Category: Ergothérapeute

Concours d’ergothérapie (IFE) : écoles, épreuves de biologie et de français, annales et corrigés.

  • Dates d’affichage des résultats ergothérapeute 2014

    Dates d’affichage des Résultats Ergothérapeute

    Villes

    Date d’affichage Résultats

    Alençon

     juin 2015

    Berck sur Mer

     juin 2015

    Clermont Ferrand

    22 juin 2015

    Créteil

    25 juin 2015

    Hyères

    juin 2015

    Laval

    juin 2015

    Marseille

    juillet 2015

    Meulan Les Mureaux

    juillet 2015

    Montpellier

    juin 2015

    Paris ADERE

    juin 2015

    Rennes

    juin 2015

    Rouen

    juillet 2015

    Saint Sébastien de Morsent

     juin 2015

    Tours

    juin 2015

  • IFE Hyères 2013

    LISTE des admis en Institut de Formation
      en Ergothérapie

    Hyères2013

    Liste principale par ordre alphabétique : 30 places

    NOM Prénom
    BARROIS Sarah
    BERNARD Marie-Lou
    BODENES Lucie
    BOUSQUET Mathilde
    BRUSSET Sandra
    CHABRE Juliette
    COQUILLAT Manon
    COULAUD Virginie
    DOUCET Clémence
    GATTO Pierre Emmanuel
    GAUTIER Anaïs
    GAUVRIT DOBARIA Frédérique
    KEHREN Justine
    KOZMA Marianne
    LAMOTHE Marine
    LECROQ Joanna
    MOUGET Lucie
    Publication internet non autorisée
    PETIT Loréline
    PHAM Sophie
    PRATS François
    PRUVEL Annabel
    REVOL Valérianne
    ROGER Coline
    ROULEAU Laura
    SKRZYDLEWSKI Julien
    TANGUY Sarah
    VASSIVIERE Céline
    V EYRIERE Amélie
                                                     Source : Liste principale cliquez ICI (document non archivé)
                                                                                    Liste complémentaire cliquez ICI (document non archivé)
     

  • Les écoles d’ergothérapie

    Réinitialiser la recherche ou Rechercher sur la carte de France

    Institut de formation Date du concours Date limite d’inscription
      IFE Rennes 05/04/2012 19/03/2012  
      IFE Adere 12/05/2012 30/04/2012  
      IFE Créteil 12/05/2012 30/04/2012  
      IFE Montpellier 02/06/2012 22/05/2012  
      IFE Berck sur Mer 15/05/2013 12/04/2013  
      IFRES Alençon 05/05/2012 09/03/2012  
      IFE Les Mureaux 24/05/2012 21/04/2012  
      IFE Croix Rouge Française 09/06/2012 09/05/2012  
      IFPVPS Institut d’Ergothérapie 16/06/2012 25/05/2012  
  • Concours d’ergothérapie de Paris ADERE ; session 2008. Epreuve de contraction de texte

       

       

    Concours d’ergothérapeute ADERE ; session 2008

    Epreuve de contraction de texte

    Résumez ce texte en 120 mots. (+ ou – 5% ). Indiquez à la fin le nombre de mots employés.

    Durée : 1 heure

       

       

    Aujourd’hui, la machinerie sociale tout entière, loin de fournir des points d’appui à l’enfant pour se dégager de l’infantile, répercute à l’infini le principe dont l’éducation doit justement lui apprendre à se dégager : ” Tes pulsions sont des ordres.” Ainsi la “pulsion d’achat” devient-elle le moteur de notre développement économique. la publicité court-circuite toute réflexion et exalte le passage à l’acte immédiat. La télévision zappe plus vite que les téléspectateurs pour les scotcher à l’écran et les empêcher de passer sur une autre chaîne. Le téléphone portable réduit les relations humaines à la gestion de l’injonction immédiate. Tout susurre à l’oreille des enfants et des adolescents : “Maintenant, tout de suite ,à n’importe quel prix.”

    Il ne faut pas s’étonner, dans ces conditions, qu’il soit devenu plus difficile d’éduquer aujourd’hui : les parents savent l’énergie qu’il faut déployer pour contrecarrer l’emprise des modes, des marques, des stéréotypes imposés par les “radios jeunes” et répercutés par les médias. Les professeurs constatent au quotidien la difficulté de construire des espaces de travail effectif, de permettre la concentration, de former à la maîtrise de soi et à l’investissement dans une tâche. Ils voient leurs élèves arriver en classe avec une télécommande greffée au cerveau, un phallus high-tech qui dynamite tous les rituels scolaires qu’ils peinent à mettre en place. La préoccupation principe des enseignants – ce qui les épuise aujourd’hui – est de faire baisser la tension qui monte.

    Face à ce déferlement de l’infantile, la pensée magique fait des ravages : restaurer l’autorité, changer les méthodes de lecture et apprendre les quatre opérations dès le cours préparatoire sont présentés comme des moyens de sauver les lettres de la République ! Triomphe de la prescription technocratique quand il faudrait créer obstinément des situations pédagogiques où l’enfant découvre, dans l’action, que la jouissance de l’instant est mortifère et qu’il n’ y a de désir possible que dans la construction de la temporalité.

    Mais, face à cette modernité qui produit les moyens de la barbarie, la pensée totalitaire avance aussi sournoisement. Elle se nourrit de la peur et se déploie toujours selon la même logique : dépister, le plus précocement possible les déviances individuelles, les circonvenir en isolant et médicalisant tous les “troubles”, typologiser, classifier, et séparer les individus, les assujettir à une logique de service contrôlée par des officines privées. Triomphe d’une formalisation soft, plébiscitée par l’individualisme libéral, quand il faudrait, au contraire, déverrouiller les destins en faisant circuler de la parole, en permettant aux sujets de se mettre en jeu sur des projets improbables, de rencontrer des occasions de s’impliquer et de fabriquer du collectif; Ainsi, parce que la crise de l’école renvoie à des enjeux fondamentaux, on n’ y mettra pas un terme par des mesures techniques circonscrites. C’est la crise de l’éducation qu’il faut traiter en posant des questions qui restent encore très largement occultées : peut-on considérer l’enfant comme un prescripteur d’achat, un public captif pour la publicité ? Ne faut-il pas prendre au sérieux, enfin, la question des médias- et, en particulier, de l’audiovisuel- en faisant valoir que leur liberté d’expression s’exerce dans une démocratie et doit s’accompagner d’un devoir d’éducation ? Ne faut-il pas repenser la gestion du temps de l’enfance en relâchant, au moins partiellement, la pression évaluative ? Ne faut-il mettre en place une relance de l’éducation populaire pour faire pièce à la frénésie consommatrice en matière de loisirs et de culture ? Ne faut-il pas, enfin, faire du soutien à la parentalité une priorité politique, en cessant de considérer les parents en difficulté comme des délinquants ou des malades mentaux ?

    Philippe MEIRIEU ; Le Monde ; “L’école face à la barbarie consommatrice” ; 23 mars 2007

       

       

    Prépa ergothérapeute – Concours Ergothérapeute – Prépa ergo – Métier ergothérapeute – Concours ergothérapeute Adere- Paramédical – ergothérapie –  Annales – Annales concours ergothérapeute –  Annales corrigées Ergothérapeute – Sujets concours français ergo – Epreuve de contraction de texte concours ergothérapeute ADERE

  • Annales Ergothérapie Ile-de-France 2005 Sujet de français Epreuve de contraction de texte

       

       

    Annales ergothérapeutes : Créteil 2005

    Epreuve de contraction de texte

    Le texte ci-dessus est à résumer en 100 mots. Une marge de 5 % en plus ou en moins est admise. Le nombre total de mots devra figurer en fin de copie. il est précisé qu’un mot monosyllabique (à, de, le, un, etc.), un nombre, comptent à chaque fois pour un mot.

    Non ! La vocation de l’art est beaucoup plus profonde, plus forte : depuis toujours, l’art a eu une fonction de découverte de ce qui ne peut être exprimé par les mots scientifiques, par les concepts bien établis ; il est là pour déstabiliser notre conformisme, pour nous faire sortir de notre univers à la rationalité envahissante et parfois si vaine.

    La « consommation artistique » n’a jamais été aussi grande, aussi présente, aussi révérée qu’aujourd’hui. Les foules se pressent et font la queue lors des expositions de grands artistes reconnus. Les places à l’Opéra, malgré leur prix, sont toujours occupées. Les grands concerts, annoncés longtemps à l’avance, font salle comble. Les concerts de pop ou de rock and roll rassemblent plusieurs milliers d’adolescents fascinés, passionnés et fanatiques. Les journaux font une place importante aux nouvelles concernant l’art.Le cinéma, dans notre pays au moins, est l’un des sujets de conversation favoris. La littérature tente d’occuper son espace culturel lors de l’annonce de prix médiatisés. Or, cette présence de l’art est paradoxalement peu influente dans notre rapport au monde. Une exposition de Cézanne ne change pas le regard, mais est intégrée au mieux comme une connaissance, au pire comme un sujet de conversation mondaine ; en tout cas, elle sera éphémère et rangée dans la bibliothèque corticale du cerveau dont elle ne sortira plus jamais. Le concert et l’opéra permettent de faire état de jugements péremptoires fraîchement acquis plutôt que d’ouvrir à la découverte infinie et renouvelée parfois difficile de l’émotion musicale et les stades pleins des concerts de rock sont plus faits pour rassembler, communier dans la même extase que pour séduire l’oreille

    Et cette « consommation artistique » qui affleure l’être sans l’entamer, qui permet de maintenir ouvert un code relationnel culturel, est encouragée, sinon suscitée par l’emprise de la télévision. Certes, c’est un lieu commun de dauber sur elle. Viendrait-elle à s’arrêter que l’humanité se regarderait étonnée, frustrée, mais sans doute rapidement sevrée. Pourtant, son intégration totale à l’univers mental est impressionnante. L’oeil, happé par la séquence des images mobiles, est « trappé » : c’est la mobilité seule qui capte l’attention de l’oeil. Celui-ci transmet au cerveau passif un flux d’images presque stroboscopiques et la paresse mentale se met alors en marche : le cerveau est au repos mais dans un état de repos trompeur, gardant l’illusion d’une participation active. Ses neurones sont en situation de miroir, c’est-à-dire qu’ils miment l’action observée sans autre participation active que l’enregistrement béat, et les images défilent, chaotiques, hectiques1. Il suffit de faire l’expérience d’être loin d’un écran de télévision, dans un café par exemple, et d’observer à distance : la rapidité de changement des images révèle leur virtualité de fait. Mais, il s’agit d’une virtualité agissante. Le cerveau met, en effet, en marche son fonctionnement neuronal, se persuade que son attention agit, qu’il est en état de veille active. Cette activité est factice. Le cerveau croit qu’il fonctionne alors qu’il est en état de réception passive. Et c’est cette illusion qui crée la fascination : ne pas penser et croire que l’on pense.

       

       

    Bien sûr, une vie active cérébrale devant la télévision peut exister . revoir un film, assister à une finale haletante de coupe du monde de football, à un dialogue politique polémique, à un documentaire sur un sujet qui passionne sont toujours liés à un engagement mental. Mais cela relève plutôt de l’exception. La télévision sature le cerveau d’images rapides, opportunes en fonction du marché qui connaît parfaitement le mécanisme d’enregistrement passif et en profite pour faire passer des messages publicitaires subliminaux. Elle capture le désir culturel pour en faire un produit lyophilisé, calibré, jetable, inutile. La télévision est aussi beaucoup plus perverse qu’on ne le croit : elle s’insinue dans notre quotidien collectif pour mettre de l’ordre dans une consommation dirigée. Les images ont pour seule finalité de vendre et non plus de montrer. Certes, il existe des émissions « culturelles » – Arte, la Cinquième -, des émissions nocturnes de qualité, mais la prégnance d’images de consommation est telle que, pour y arriver, le zapping risque de s’arrêter en route sur ce que le cerveau « ingurgite » avec un esprit de voyeur. La télévision fait du téléspectateur un voyeur, jamais un regardeur.

    Et comme ce média est un écran de plus en plus permanent entre l’oeil humain et le monde, disant la nouvelle réalité du monde qui est en fait la réalité du média, il n’y a plus de rapport culturel autre que celui qu’il impose. Car la culture, toute la culture, la vraie, est la mise en route d’un rapport au monde, individuel ou collectif, qui interroge, bouscule à partir d’un engagement, d’un choix. Ce choix peut vous remettre en question, vous déstabiliser, vous décentrer, vous combler ; il est toujours la porte d’une interrogation sur la subjectivité. Il faut se méfier de la camisole cathodique, comme me le disait récemment un prisonnier de la Santé !…

    1 Grosse fièvre avec tremblements

    Didier Sicard. La médecine sans le corps. Extrait du chapitre IV, p.169-170-171. Plon, 2002. Président du Comité consultatif national d’éthique, k Professeur Didier Sicard est également chef du service de médecine interne à l’hôpital Cochin.

    Prépa ergothérapeute – Concours Ergothérapeute – Prépa ergo – Métier ergothérapeute – Concours ergothérapeute Paris – Paramédical – ergothérapie –  Annales – Annales concours ergothérapeute –  Annales corrigées Ergothérapeute – Sujets concours français ergo – Epreuve de contraction de texte concours ergothérapeute Ile-de-France

  • Concours d’ergothérapie de Créteil ; session 2009. Epreuve de contraction de texte. Résumé de texte.

       

       

    Concours d’ergothérapie de Créteil ; session 2009

    Epreuve de contraction de texte

    Durée : 1 heure

    Résumez ce texte en 150 mots (+ou – 5 %) . Le nombre total de mots doit figurer en fin de copie.

    Pour convertir les rapports de force en rapports de droit, le droit du Travail doit reposer sur un trépied juridique constitué par l’organisation, l’action et la négociation collectives. Si l’un de ces trois pieds vient à manquer, la situation est déséquilibrée et le Droit ne parvient plus à métaboliser les ressources de la violence. C’est ce qui se passe aujourd’hui : la liberté d’entreprendre a été émancipée des cadres juridiques nationaux tandis que la liberté syndicale et le droit de grève y demeurent enfermés. Non seulement ce contexte déséquilibre les relations entre syndicats et grandes entreprises, mais il rend le droit de grève largement inopérant. Tout d’abord parce que la masse grandissante des travailleurs précaires ne peut pas faire grève. Et ensuite parce que la grève n’a de sens que dans un face à face entre un employeur clairement identifiable et une collectivité de salariés placée sous ses ordres. Or cette relation binaire fait aujourd’hui souvent défaut. Les collectivités de travail sont fragmentées par l’externalisation, la sous-traitance et l’intérim. Et l’employeur est souvent différent des véritables décideurs, qui peuvent fuir leurs responsabilités et se cacher derrière l’écran des différentes sociétés placées dans leur dépendance économique. La grève tend alors à devenir l’arme des forts tandis que les faibles en sont de fait privés. Les pilotes d’Air France peuvent faire grève; mais pas les bagagistes sous-traités de Roissy. Ne pouvant plus se manifester dans le champ social , les tensions nées de l’exploitation du travail ne trouvent plus à s’exprimer que sur des bases identitaires. La dégénérescence corporative du syndicalisme et le repliement sur des revendications identitaires (religieuses, ethniques, sexuelles…) sont les deux faces d’une même médaille. Il conviendrait donc de réformer les droits d’action collective pour rendre aux plus faibles une capacité collective d’agir sur leur sort. Plus largement, il faudrait explorer les formes d’actions collectives ternaires, qui mobilisent aussi les consommateurs ou les investisseurs et sont une arme adaptée aux formes actuelles d’exercice de la liberté d’entreprendre. Et ouvrir ainsi largement la palette d’actions collectives internationales, susceptibles de faire contrepoids à la libre circulation des marchandises et des capitaux.

    Recourir au concept de capacité permettrait ainsi, sinon de juguler, du moins d’endiguer la tendance au renversement des moyens (économiques) et des fins (humaines) . Ce renversement est particulièrement visible dans la novlangue en usage dans les institutions communautaires, imprégnée de ce que Bruno Romano appelle le fondamentalisme fonctionnel : on ne parle plus d’êtres humains, de capacités professionnelles ou de libertés, mais de capital humain, d’employabilité ou de flexibilité. Ces déplacements terminologiques appréhendent les personnes comme des choses et substituent aux catégories juridiques des manières de pensée importées de la physique ou de la biologie.

    Popularisée par Staline avant d’être formalisée par la science économique contemporaine, l’ idée de capital humain a servi d’équivalent communiste à la notion nazie de “matériel humain”. Elle procède donc d’une vision scientiste du monde qui réduit l’homme à l’état de ressource économique. Il en va de même de l’employabilité, qui consiste, au sens étymologique à plier les hommes dans les besoins des marchés au lieu de partir de leur intelligence et de leur créativité, c’est-à-dire de leurs capacités professionnelles. Quant à la notion de flexibilité, elle permet de mettre dans le même sac les travailleurs et les matériaux, là où raisonner en termes de liberté d’agir obligerait à concilier la liberté d’entreprendre et celle du travail, et à se conformer avec ce qu’il y a toujours d’inattendu et d’imprévisible, non seulement dans la circulation marchande et monétaire, mais aussi dans l’esprit et le travail des hommes.

    Malgré la séduction du pessimisme qu’elle ne peut manquer d’exercer, l’hypothèse d’une dissolution inéluctable des catégories juridiques dans la pensée cybernétique et gestionnaire est sans doute infondée. L’utopie du remplacement du gouvernement des hommes par l’administration des choses travaille l’Occident depuis deux siècles, et la fascination qu’elle exerce de nos jours ne signifie pas qu’elle cesse d’être une utopie appelée comme toutes les utopies à se heurter un jour au principe de réalité. Il semblerait ainsi entendu que la sécurité économique des êtres humains, dont la déclaration de Philadelphie avait fait l’un des buts des politiques commerciales et financières, était condamnée à disparaître au profit d’une précarité de principe, propres à les rendre “flexibles” et aptes à s’adapter aux besoins des marchés. Cette politique se heurte toutefois aux réalités de la vie humaine. Ces réalités sont celles de la succession des générations qui implique des sécurités inconnues de la sphère marchande. La plus humble des prestations de travail mobilise le temps long de l’éducation et de la formation des travailleurs, qui sont d’autant plus “performants” qu’ils jouissent d’une réelle sécurité économique et de solides capacités professionnelles. D’où l’apparition dans le vocabulaire communautaire de cet hybride qu’est la flexicurité. Il faut bien sûr saluer cette redécouverte des besoins humains fondamentaux. mais coller ainsi dans un même mot des notions différentes donne plus sûrement le jour à une chimère qu’à un concept opératoire.

    Alain SUPIOT ; L’esprit de Philadelphie ; 2010

       

       

    Voir le corrigé

    Prépa ergothérapeute – Concours Ergothérapeute – Prépa ergo – Métier ergothérapeute – Concours ergothérapeute Créteil- Paramédical – ergothérapie –  Annales – Annales concours ergothérapeute –  Annales corrigées Ergothérapeute – Sujets concours français ergo – Epreuve de contraction de texte concours ergothérapeute Créteil.

  • Concours d’ergothérapie de Paris ADERE ; session 2010. Epreuve de contraction de texte

       

       

    Concours d’ergothérapeute de Paris ADERE ; session 2010

    Epreuve de contraction de texte

    Résumez ce texte en 120 mots. Une marge de plus ou moins 5 % est admise.

    Durée : 1 heure

    Résister. Chacun sait bien que cet impératif veut dire pour lui et autour de lui. Résister à l’insécurité sociale galopante, au naufrage de l’éthos public, au court-termisme, à l’ivresse marchande, à la société du mépris, à la corruption des institutions. Résister à la “droitisation” du monde en un mot. Certes, mais pas seulement. Car nul ne pourrait penser qu’il suffirait de retourner au capitalisme des années 60 pour arranger les choses, comme s’il ne s’agissait que d’un phénomène de déclin à enrayer. On ne peut en effet ériger la seule défensive – y compris de l’environnement- en une vision d’ avenir. Il faut donc aussi imaginer. Sinon la résistance s’émousse et se mue en résignation crispée, en réaction intégriste ou en désenchantement dépressif.

    Mais de quelle utopie avons-nous besoin ? Car l’expérience nous invite à la circonspection, tant de catastrophes et d’horreurs ayant suivi dans l’histoire récente la promesse des lendemains qui chantent. Comment alors sortir de la nasse, autrement qu’en agitant le spectre d’un soviétisme miraculeusement régénéré et débarrassé de sa propension totalitaire ? Les utopies classiques ont été des utopies du modèle, proposant des réorganisations du monde clés en main. Au XIXème siècle, Cabet décrivait par exemple les conditions d’une vie idéale en Icarie. Mais c’était au prix de la vision d’un monde hiérarchisé, qui présupposait la vertu des hommes et leur parfaite intériorisation de contraintes collectives. D’où la dénonciation par nombre d’ouvriers de l’époque d’un “communisme de caserne”. A ces naïves utopies d’en haut, effectivement lourdes de menaces, il faut substituer les utopies d’en bas, fondées sur des expériences décentralisées et innovantes dans tous les domaines. Le nouvel esprit de l’utopie est là celui d’un combat pour les rendre possibles : il est d’explorer des voies inédites, d’oser essayer ce qui ne l’a pas encore été.

    Le nouvel esprit de l’utopie est ensuite de l’ordre d’une discipline intellectuelle. Il consiste d’abord à rompre avec les conformismes. penser à neuf, c’est produire une nouvelle critique sociale qui ne se limite pas à dénoncer de façon globale le néolibéralisme ou à stigmatiser le capitalisme financier. Il faut analyser de façon beaucoup plus fine et opératoire les mécanismes qui conduisent à faire accepter les inégalités, à réduire les liens de confiance et à modifier en profondeur les représentations sociales de l’égalité. C’est en effet la structure même de la société et son fonctionnement interne qui font problème. Il consiste en second lieu à produire une pensée lisible du long terme. La difficulté est en effet aujourd’hui que l’évolution de la gravité des problèmes du long terme n’entraîne pas de changement suffisant des comportements. Il faut rendre pour cela plus sensible, plus immédiat, le long terme comme question du présent. Le nouvel esprit de l’utopie, c’est enfin de compter sur les possibilités de la démocratie et de faire fond sur ses difficultés. C’est là encore rompre avec les utopies anciennes, qui suspectaient au fond toujours le peuple de ne pas être à la hauteur de sa tâche historique. Le problème est qu’il y a derrière cette vision l’idée d’un monde harmonique et unifié, dès lors qu’il aurait été débarrassé de ses puissances maléfiques, exploiteurs ou maîtres indignes. Or la difficulté de la démocratie est qu’elle se lie à l’expérience de divisions sociales et de conflits transversaux, intérieurs au corps même du social . Difficulté qui constitue son objet. Si le peuple est le souverain, il est en effet toujours divisé, problématique. Il doit être construit par la discussion, la confrontation, entre conflits et négociations. il faut donc, pour aimer la démocratie, la compliquer, et s’attacher à lui donner consistance contre tout ce qui prétend la réduire à la légitimation électorale. c’est là le cœur de l’utopie qu’il faut faire vivre.

    Pierre ROSANVALLON ; Imaginer et résister, pour un nouvel esprit de l’utopie.” Libération ; 18 mars 2010.

       

       

     

    Prépa ergothérapeute – Concours Ergothérapeute – Prépa ergo – Métier ergothérapeute – Concours ergothérapeute Adere- Paramédical – ergothérapie –  Annales – Annales concours ergothérapeute –  Annales corrigées Ergothérapeute – Sujets concours français ergo – Epreuve de contraction de texte concours ergothérapeute ADERE

  • Concours d’ergothérapeute de Berck-sur-mer ; session 2009. Epreuve de français

    Concours d’ergothérapeute de Berck-sur-mer ; session 2009

     
    Épreuve de français

    Résumez le texte en 110 mots. (+ ou – 10 %). Indiquez à la fin le nombre de mots employés.

    Qu’avons-nous fait de leurs vingt ans ?

    Lancinante, parfois insupportable, la question se pose et s’impose à nous avec chaque jour plus d’acuité. Elle obsède les meilleures consciences, culpabilise nombre de parents, trouble les enseignants et les éducateurs et déroute les politiques. En imposant le silence aux intéressés.

    Ils sont nés dans des familles éclatées, parfois atomisées, ont été plongés dans un système éducatif en perpétuelle mutation, abordent le chemin tortueux des petits boulots et de l’Agence pour l’emploi (…)

    Ils désertent les mouvements assocaitifs, fuient les formations politiques classiques et tournent le dos aux syndicats pour planter le nez dans les étoiles et rêver d’une société plus solidaire, d’une terre mieux protégée, d’une approche plus humaniste des grands problèmes de la planète.

    Ils savent que l’amour peut être mortel, la crise durable et la guerre toujours possible à deux pas des frontières. Qu’avons-nous fait de leurs vingt ans ? Acteurs directs ou indirects, nous observons à bonne distance, comme des apprentis ethnologues, cette génération pas comme les autres. Ne sachant trop que dire ni que faire. Refusant d’y reconnaître le fruit de nos amours. Ils ne forment pas vraiment une population homogène mais expliquent sans haine ni complexe leurs différences sociales, culturelles ou géographiques.

    Ils font taire leurs divergences pour faire cause commune face aux mêmes “galères”, aux mêmes écueils sur lesquels -drogue ou sida- leur jeune vie peut venir s’échouer.

    Ils refusent nos références pour parler d’une même voix d’un monde bien à eux sans vouloir des vieux schémas en faillite ni savoir par quoi les remplacer. Leurs doutes puisent leurs racines plus dans leurs interrogations intérieures que dans un quelconque rejet de la société qui les entoure. Bien incapables, souvent, de contester des règles qu’ils ont beaucoup de difficultés à comprendre.

    Ils forment, entre dix-huit et vingt-cinq ans, une génération en mal d’héritage à qui rien de solide, rien de crédible, rien d’enthousiasmant ne semble avoir été légué. une génération en manque d’histoire et de racines pour inventer son avenir. Une génération en quête de repères, qui cherche des bornes et des balises pour tracer son itinéraire. une génération qui, pour l’heure au moins, n’aspire ni à bousculer, ni à combattre, mais qui réclame un peu d’écoute, un minimum de dialogue, des clés pour comprendre et espérer, des cartes moins brouillées pour choisir son chemin et peser sur son propre destin. Ce parcous au coeur d’une génération désenchantée est plus ambitieux qu’un constat et moins catégorique qu’un réquisitoire : il se veut un cri, où l’amertume le dispute à l’espérance.

    Gérard BARDY


    Voir le corrigé

    Prépa ergothérapeute – Concours Ergothérapeute – Prépa ergo – Métier ergothérapeute – Concours ergothérapeute Berck – Paramédical – ergothérapie – Annales – Annales concours ergothérapeute – Annales corrigées Ergothérapeute – Sujets concours français ergo – Epreuve de contraction de texte concours ergothérapeute Berck-sur-mer.