Category: Psychomotricien

Concours de psychomotricité : formation, sélection, annales et conseils pour préparer les épreuves.

  • Var 2012

    CONCOURS D’ENTRÉE PSYCHOMOTRICIEN

    Var 2012

    Épreuve de contraction de texte

    Durée de l’épreuve: 2 heures

    Rire, socialisation et distance de classe

    « Dis-moi si tu ris, comment tu ris, pourquoi tu ris, de qui et de quoi, avec qui et contre qui, et je te dirai qui tu es » (Le Goff, 1997) : l’intérêt programmatique des jalons posés par Jacques Le Goff pour une sociohistoire du rire dans un article célèbre vaut bien au-delà de la seule période médiévale. Pourtant, le rire continue d’embarrasser la sociologie Dans la grande tradition humaniste issue de Rabelais, il demeure envisagé comme signe universel et naturel : saturé par une littérature psychologique, philosophique et littéraire, le rire est le propre d(‘un homme abstraitement détaché de ses conditions matérielles d’existence et de coexistence. Sa soudaineté l’impose d’emblée comme secousse corporelle, convulsion mouvante et transitoire d’une expressivité faciale soumise aux inclinations fluctuantes de l’humeur. Cette qualité première de fulgurance immédiate explique que le rire se soit vu refuser la fixité ou l’intensité par ailleurs reconnues aux dispositions sociales plus classiques (à agir, penser et sentir).

    Le rire n’est pas le produit d’une opération intellectuelle ou d’un projet : si la sociologie se révèle particulièrement bien outillée pour mener à bien l’analyse serrée de sa « signification sociale» (Bergson), elle doit néanmoins saisir les rieurs dans l’immédiateté d’une pratique routinière. Mais leurs rires sont aussi les traces d’un rapport au mo~ et de représentations incorporées de ce monde: des indices sans doute « d’autant plus profonds qu’ils ne sont pas réfléchis» (Chartier) et qui peuvent faire l’objet de remémoration et de verbalisation a posteriori au cours d’entretiens longs passés avec les rieurs eux-mêmes. Par ailleurs, le rire est une pratique traversée par des contradictions sémantiques. Est-il refus de sympathiser et de comprendre ou bien intègre-t-il rieurs et moqués dans le partage d’une même communauté ? Sans l’explicitation du rire par le rieur lui-même, sa signification demeure indécidable ou évasive. Ainsi, cet article se propose d’établir le s’il explicite ce que le rire, dans ses usages sociaux classant, peut révéler de la socialisation et des rapports de classe. La nature du rire est ambivalente et labile

    Une enquête en cours sur la réception culturelle des œuvres comiques, dont l’objectif consiste à objectiver les analogies entre les propriétés sociales des rieurs et les propriétés schématiques des scènes fictives qui les font rire, fait apparaître combien le rire manifeste une forme de la distance sociale. Il vaut comme acte de positionnement relatif et comparatif d’une identité sociale propre en ce qu’il est une certaine façon de juger des situations comiques qui se présentent à nous et de catégoriser les personnages pris dans ces situations. Acte sémique non verbal, Ie rire engage une définition sociale de soi : il combine étroitement un principe d’identité (« qui tu es ») et un principe d’opposition (« contre qui tu ris »). C’est donc d’abord en tant qu’affect de position, émotion socialement constituée exprimant la position dans l’opposition à d’autres, que le rire questionne la sociologie.

    L’opération de dénaturalisation nécessite d’interroger le pouvoir de prospection heuristique des principes classiques de variation de la socialisation (la classe, le sexe, l’âge, etc.) dans la production sociale du rire. l’expérience ordinaire enseigne combien les motifs les plus communs de la production culturelle comique (chutes, etc.) peuvent constituer des invariants trans-historiques et trans-classes. Le genre comique est d’ailleurs le genre culturel préféré des Français (44 d’entre eux le retiennent comme premier choix) toutes classes sociales confondues. L’ordonnancement de la pratique par la variable des classes sociales, qui se verraient elles-mêmes associées à des sous-catégorisations comiques hiérarchisées, ne suffit pas à épuiser la signification sociologique du rire.

    Reste donc cette question: le rire, par les objets précis qu’il se donne, par les façons diverses, dont il affleure à la surface des corps, circonscrit-il un territoire soumis à l’action des effets de socialisation? Il n’y a pas, concernant le rire, d’instance unique et identifiable de socialisation à la pratique, même si l’institution scolaire s’efforce de transmettre le sens de la légitimité culturelle comique classique. le rire relève du fait social total, traversé par plusieurs dimensions de la vie sociale et invitant du même coup à développer une analyse désectorisée. Les historiens du rire ont pourtant proposé des sociographies macroscopiques des types de rire, qui ont opportunément rappelé que le rire peut être, sous l’apparente bienfaisante frivolité du comique, un instrument doux d’exclusion socioculturelle pratiquée de classe à classe (Bakhtlne, Baecque) : la classe est appréhendée comme première matrice, particulièrement différenciatrice, de socialisation au rire. Une enquête sociologique menée aux Pays-Bas conclut en ce sens que l’action de la variable statutaire de la classe est massivement déterminante en matière de rire et fait contraster un rire d’en haut, caractérisé par l’usage de l’absurde, et un rire d’en bas, caractérisé par la valorisation de la convivialité comique.

    Laure FLANDRIN – sociologie.org – 2011

    CONSIGNES:

    Vous résumerez ce texte en 210 mots.

    – Une marge de 10, en plus ou en moins, est admise.

    – Vous indiquerez à la fin de votre résumé, le nombre de mots employés.

    Rappels: On appelle mot, toute unité typographique signifiante séparée d’une autre par un espace ou un tiret.
    Exemples: « c est-à-dire » = 4 mots ; « l’objectif » = 2 mots
    Mais: « Socio-économique » = 1 mot; puisque les deux (ou l’une des deux) unités typographiques n’ont pas de sens à elles seules.
    Attention: un pourcentage, une date, un sigle = 1 mot.

  • Dates d’affichage des résultats psychomotricien 2015

    Dates d’affichage des Résultats Psychomotricien

    Villes

    Date d’affichage Résultats

    Hyères

    24 juin 2015

    Lille

    19 juin 2015

    Lyon

    02 juin 2015

    Meulan Les Mureaux

    22 juin 2015

    Paris Pitié Salpétrière

    entre le 24 et 30 juin 2015

    Paris ISRP Paris/Marseille

    entre le 23 et 26 juin 2015

    Toulouse

    26 mai 2015

  • Tabl Ann Psycho

       

        

    Annales des concours Psychomotricien corrigées

    PACKS BIOLOGIE

    Toulouse 2013 Français

    Paris ISRP 1998 Français

    Paris Salpétrière 1998 Français

    Paris Salpétrière 1999 Français

    Paris ISRP 2000 Français

    Paris ISRP 2001 Français

    Paris ISRP 2002 Français

    Paris ISRP 2003 Français

    Toulouse 2003 Français

    Lille 2003 Français

    Toulouse 2004 Français

    Paris ISRP 2004 Français

    Paris ISRP 2005 Français

    Toulouse 2005 Français

    Paris ISRP 2006 Français

    Paris ISRP 2007 Français

    Loos 2007 Français

    PARIS 2008
    Sujet de français
    Corrigé de français

    PARIS ISRP 2008

    Sujet de français
    Corrigé de français

    PARIS 2009
    Sujet de français
    Corrigé de français

    PARIS ISRP 2009

    Sujet de français
    Corrigé de français

    Toulouse 2010 Français

    LOOS 2010
    Sujet de français
    Corrigé de français

    Sujet Toulouse

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  • psychomot Toulouse 2012

                                     LISTE ADMIS CONCOURS PSYCHOMOTRICIEN 

                                                                  TOULOUSE 2012

    Liste principale: 50 places

    RANG
    NOM
    Prénom
    1
    LOEB
    Ophélie
    2
    YEHIA ALCOUILABI
    Radiba
    3
    POIRRIER
    Isabelle
    4
    VISSEQ DE LA PRADE
    Manon
    5
    BOUQUET
    Solène
    6
    LANDES
    Floriane
    7
    KAPP
    Dorothée
    8
    MAZIER
    Camille
    9
    PELVET
    Sophie
    10
    LUVISUTTO
    Marion
    11
    TRONEL
    Aurélie
    12
     
    JOSSE
    Charlotte
    13
    MARTINET
    Charlotte
    14
    LAMBLIN
    Amélie
    15
    CHILLET
    Perrine
    16
     COMTE
    Alexandra
    17
    GAUVIN
    Joris
    18
    QUACH
    Cindy
    19
    DARDEVET
    Morgane
    20
    CHAUTARD
     Marguerite
    21
    VONGPHRACHANH
    Clarisse
    22
    KERROUA
    Sarah
    23
    COURTINEL
     
    Marine
    24
     
    PRADAL
    Fabien
    25
    BLANCHARD
    Marie
    26
    MOLES
    Floriane
    27
    LE MONTAGNER
    Bérénice
    28
    MARTINEAU
    Marie
    29
    PIGNON
    Laura
    30
    JEANNIN
    Aline
    31
    GAUTHIER
    Fanny
    32
    AUDA
    Charlotte
    33
    MICHAUD
    Clarisse
    34
    LEGROS
    Leonore
    35
    LE
    Margaux
    36
    COMTE
    Juliette
    37
    AUBANIAC
    Pauline
    38
    COMBRE
    Marlène
    39
    DE LIVRON
    Marguerite
    40
    NARO
    Clémence
    41
    MARC
    Damien
    42
    THEPAUT
    Clémence
    43
    BRUYAS
    Fanny
    44
    HERY
    Lucile
    45
    DURBAN
    Lucile
    46
    AVOCAT
    Elodie
    47
    LORIQUE
    Gwendoline
    48
    LEROY
    Pauline
    49
    LAPENDRY
    Pauline
    50
    VIDAL
    Charlotte
                                                             Source : cliquez ICI (document non archivé)
  • psychomot Lille 2012

    LISTE des admis en Institut de Formation

     
    de Psychomotriciens  R.Leclercq

     

      Lille 2012

    Liste principale par ordre de mérite : 70 places 
    NOM

    Prénom

    BIO Q1

    BIO Q2
    BIO /20
    FRC /20

    Total /40
    MANDEL ép.LECOCQ
    Stéphanie
    7,00
    8,50
    15,50
    16,00
    31,50
    BUINO-LANVIN
    Aurore
    8,75
    7,00
    15,75
    15,00
    30,75
    MARCHANT
    Pierre
    6,75
    7,50
    14,25
    16,00
    30,25
    DUBOIS
    Coline
    9,00
    8,25
    17,25
    12,00
    29,25
    LOEB
    Ophélie
    7,50
    9,50
    17,00
    12,00
    29,00
    JOURDAIN
    Anne
    7,00
    8,50
    15,50
    13,50
    29,00
    DENTIN
    Lucile
    6,50
    9,00
    15,50
    13,50
    29,00
    REMY DE COURNON
    Romane
    6,50
    7,00
    13,50
    15,50
    29,00
    SIOC’HAN DE KERSABIEC
    Alice
    5,50
    8,00
    13,50
    15,50
    29,00
    PIGNON
    Laura
    6,00
    9,25
    15,25
    13,50
    28,75
    DELVALLEZ
    Elise
    6,75
    7,00
    13,75
    15,00
    28,75
    PERARD
    Paloma
    5,75
    7,25
    13,00
    15,50
    28,50
    HAGNIEL
    Claire
    5,50
    8,75
    14,25
    14,00
    28,25
    MOREAU DE LIZORIEUX
    Jehanne
    5,75
    8,25
    14,00
    14,00
    28,00
    MARTINET
    Charlotte
    6,50
    7,50
    14,00
    14,00
    28,00
    BUTEZ
    Julie
    7,00
    7,00
    14,00
    14,00
    28,00
    SANSALONE
    Margot
    5,25
    8,00
    13,25
    14,50
    27,75
    PUTMAN
    Judith
    6,50
    9,00
    15,50
    12,00
    27,50
    ROUX
    Camille
    6,75
    9,50
    16,25
    11,00
    27,25
    DROUART
    Lison
    7,75
    7,75
    15,50
    11,75
    27,25
    VIGNE
    Emmanuelle
    7,25
    7,25
    14,50
    12,75
    27,25
    DE FRESSE DE MONVAL
    Alix
    6,00
    7,75
    13,75
    13,50
    27,25
    CAUDAL
    Adeline
    6,50
    8,50
    15,00
    12,00
    27,00
    SERIZAY
    Morgane
    6,00
    8,50
    14,50
    12,50
    27,00
    EKK
    Justine
    5,50
    8,50
    14,00
    13,00
    27,00
    LAIR
    Laetitia
    6,75
    6,75
    13,50
    13,50
    27,00
    MARTINEAU
    Marie
    6,50
    9,75
    16,25
    10,50
    26,75
    THEPAUT
    Clémence
    6,25
    9,75
    16,00
    10,75
    26,75
    BERNADOU
    Yohan
    6,75
    8,00
    14,75
    12,00
    26,75
    LONGUEVILLE
    Marig
    5,50
    8,25
    13,75
    13,00
    26,75
    LEMONTAGNER
    Bérénice
    5,00
    8,75
    13,75
    13,00
    26,75
    BAURAIN
    Elise
    9,50
    9,25
    18,75
    7,75
    26,50
    COCARDON
    Marie
    6,75
    8,75
    15,50
    11,00
    26,50
    AVOCAT
    Elodie
    6,25
    8,75
    15,00
    11,50
    26,50
    LOFFICIAL
    Cindy
    7,00
    7,50
    14,50
    12,00
    26,50
    LABOREL
    Sarah
    6,25
    7,75
    14,00
    12,50
    26,50
    JAMET
    Alice
    5,75
    6,75
    12,50
    14,00
    26,50
    GELEBART
    Anne-Claire
    5,25
    6,75
    12,00
    14,50
    26,50
    LEBOUCHER
    Fanny
    4,25
    7,00
    11,25
    15,25
    26,50
    MICHAUD
    Clarisse
    5,25
    8,50
    13,75
    12,50
    26,25
    CARON
    Florent
    4,75
    8,50
    13,25
    13,00
    26,25
    MUTSCHLER
    Camille
    5,00
    8,25
    13,25
    13,00
    26,25
    CANIS
    Mégane
    6,25
    7,00
    13,25
    13,00
    26,25
    COMTE
    Juliette
    5,50
    9,50
    15,00
    11,00
    26,00
    LAPENDRY
    Pauline
    6,25
    8,25
    14,50
    11,50
    26,00
    JOSSEAUX
    Vincent
    6,50
    7,50
    14,00
    12,00
    26,00
    LEMAY
    Alice
    5,75
    6,75
    12,50
    13,50
    26,00
    CHAURIN
    Cindy
    6,00
    8,75
    14,75
    11,00
    25,75
    QUACH
    Cindy
    6,25
    8,50
    14,75
    11,00
    25,75
    POIRRIER
    Isabelle
    8,25
    8,75
    17,00
    8,50
    25,50
    GUILOPPE-PIERRE
    Clarisse
    5,25
    9,25
    14,50
    11,00
    25,50
    DE JESUS DIOGO
    Angélique
    6,50
    6,75
    13,25
    12,25
    25,50
    GUILBAUD
    Betsy
    5,00
    8,00
    13,00
    12,50
    25,50
    COCAUD
    Céline
    5,50
    7,00
    12,50
    13,00
    25,50
    GAUCHET-DEHERRIPON
    Aimée
    5,00
    6,50
    11,50
    14,00
    25,50
    DRIEUX DE LA PORTE
    Ombline
    3,75
    7,25
    11,00
    14,50
    25,50
    GUIGNARD
    Jennifer
    7,00
    8,25
    15,25
    10,00
    25,25
    CHABERT
    Rémi
    6,50
    8,25
    14,75
    10,50
    25,25
    ROUSSEAU
    Perrine
    6,75
    8,00
    14,75
    10,50
    25,25
    JAFFRELOT
    Julie
    6,00
    7,75
    13,75
    11,50
    25,25
    DEFONTAINE
    Céline
    5,50
    7,75
    13,25
    12,00
    25,25
    MORENO
    Lena
    5,50
    7,75
    13,25
    12,00
    25,25
    BUTELET
    Pauline
    5,75
    7,00
    12,75
    12,50
    25,25
    FAUCHER
    Domitille
    4,75
    7,50
    12,25
    13,00
    25,25
    JOSSE
    Charlotte
    7,00
    8,00
    15,00
    10,00
    25,00
    CIANI
    Nina
    5,75
    9,25
    15,00
    10,00
    25,00
    LE FAUCHEUR
    Zelia
    6,00
    9,00
    15,00
    10,00
    25,00
    BROSIUS
    Jill
    6,00
    8,50
    14,50
    10,50
    25,00
    DELAIRE
    Heloïse
    5,75
    8,75
    14,50
    10,50
    25,00
    SOMBRET
    Priscilla
    CONCOURS 2011: REPORT DE FORMATION

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  • Concours de Psychomotricien de Paris ; session 2009. Epreuve de français

    Concours de psychomotricien de Paris ; session 2009

    Epreuve de français

    Rappelons rapidement les quelques données qui ont un impact sur les relations entre la fille et son père. L’autonomie politique, professionnelle et financière de femmes françaises n’a pas un demi-siècle ! On l’oublie trop souvent. Il faut attendre 1944 pour que la fraternité républicaine puisse se décliner au féminin : les femmes obtiennent le droit de vote. En même temps que citoyennes, elles deviennent des ménagères “libérées” du travail domestique . Les machines et les robots sont censés les soulager de leurs corvées,tout en suscitant le goût de la consommation. Cela devient nécessaire car les femmes travaillent de plus en plus. L’accès aux professions demandant une qualification a été rendu possible par l’accès à l’enseignement secondaire et supérieur, où les femmes réussissent en moyenne mieux que les hommes. Mais il faudra attendre 1965 pour que la loi reconnaisse enfin aux femmes mariées le droit d’exercer une activité professionnelle sans l’autorisation de leur époux. Les femmes investissent surtout les professions du secteur public, où elles trouvent une sécurité professionnelle qu’elles recherchent et où elles bénéficient de meilleures promotions que dans le privé. En 1972, l’égalité du salaire entre hommes et femmes devient force de loi.

    Par ailleurs, l’évolution des conditions de la maternité contribue à accroitre l’autonomie des femmes. Les progrès de la médecine permettent de réduire la mortalité infantile. On assiste à une baisse du nombre de procréations : la gestion occupe de moins en moins de temps dans la vie des femmes. A partir des années 70, le baby-boom est terminé : la fécondité descend en dessous du taux de 2,1 enfants par femme, chiffre nécessaire pour que la population se maintienne à un niveau stable. De plus, avec l’apparition de la contraception, il y a eu passation de pouvoir : les femmes ont désormais l’initiative de la conception. Elles vont bientôt rêver de faire des enfants toutes seules.

    La conjugalité connaît les effets de ces changements. Le divorce devient plus fréquent , il atteint aujourd’hui 30 % des couples. Les conjugalités se diversifient : les femmes sont mariées, pacsées, vivent en concubinage ou en union libre. Sur 14,7 millions de femmes françaises vivant en couple aujourd’hui, 2 millions ne sont pas mariées. Les naissances hors mariage connaissent le développement que l’on sait , pour un bon nombre dans le cas de couples également dits “naturels”. En 1994, 40 % des enfants naissaient hors mariage, et 17 % ne vivent pas avec leurs deux parents. Parmi ces derniers, 85 % vivaient avec leur mère.

    Après avoir employé les femmes dans le service public, après leur avoir réservé un certain nombre de prestations comme les allocations familiales, la protection de la petite enfance, le développement du travail social, l’Etat a eu à coeur de protéger les femmes après une dissolution conjugale. Ce qui a amené certains auteurs à parler d’Etat-mari. Etat, mari des citoyennes et protecteur de leurs enfants à la place du père réel.

    Ces quelques constats nous permettent-ils de penser que la femme est émancipée ? L’évolution est significative, mais le discours triomphaliste tenu récemment par la presse, selon lequel les femmes seraient aujourd’hui restituées dans leurs droits, selon lequel nous vivons sous le matriarcat, ne sert qu’à masquer une réalité contraire. Si la famille a beaucoup évolué, et avec elle les rôles respectifs de l’homme et de la femme, redéfinis récemment par la loi vis-à-vis des enfants, la place de la femme dans le champ social laisse subsister des inégalités.

       

       

    La condition des femmes a évolué, mais leur position relative vis-à-vis des hommes est restée stable. Le couple d’opposition homme-femme se déplace, mais subsiste.

    La condition des femmes s’améliore, leur inégalité se maintient.

    Si les filles réussissent mieux que les garçons au baccalauréat et sont plus nombreuses en université, certains domaines restent réservés à une majorité masculine : dans les lycées techniques, elles s’orientent plus vers des métiers humains et sociaux (commerce, secrétariat, santé ) que des métiers techniques. Elles sont minoritaires dans les classes préparatoires et, à l’université, elles sont peu présentes dans les disciplines scientifiques.

    Au niveau professionnel, leur choix semble guidé par trois principes. Le premier est que les emplois qui leur conviennent le mieux sont ceux apparentés aux fonctions domestiques : enseignement, santé, services, activités symboliques ( art et littérature, presse ). Le deuxième veut que, à qualification égale, les hommes sont préférés pour détenir une fonction d’autorité, les femmes restant cantonnées aux rangs hiérarchiques inférieurs. Le troisième principe veut que les hommes gardent le monopole des métiers techniques. On peut donc affirmer que, si la condition sociale des femmes s’améliore, le différentiel avec les hommes persiste.

    Jean-Claude LIAUDET ; Telle fille, quel père ? ; L’Archipel ; 2002.

    1. Résumé

    Vous résumerez ce texte en 170 mots (+ ou – 10 %). Vous indiquerez à la fin de votre résumé le nombre de mots employés.

    2. Questions.

    Définissez les expressions et termes soulignés : force de loi, conjugalités, concubinage, couples naturels, dissolution conjugale, matriarcat.

    Voir le corrigé

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  • Concours de Psychomotricien de Paris ; session 2008. Epreuve de français. Durée : 2 heures

    Concours de psychomotricien de Paris ; session 2008

    Epreuve de français

    Durée : 2 heures

    Dans toute l’histoire de l’esprit humain, l’étonnement a joué un rôle considérable et déployé de précieuses vertus. Non qu’il ait été suffisant ; mais il a été indispensable. C’est parce qu’un homme ou plusieurs, se sont étonnés de certaines absurdités ou improbabilités choquantes admises autour d’eux que des progrès ont été faits dans la connaissance de la réalité. Il faut, bien entendu, que l’étonnement devienne actif, qu’il n’ait pas honte de lui-même, qu’il ose demander des comptes. Et, s’il n’a pas à s’incliner devant des croyances traditionnelles, il n’a pas non plus à désarmer devant des théories neuves ou des hypothèses, pour la seule raison qu’elles sont neuves ou bouleversantes.

    C’est ainsi qu’aux époques – dont les plus anciennes sont déjà très reculées – où fut avancée l’hypothèse de la rotondité de la Terre, il était très légitime de soulever l’objection des antipodes ; ou plus tard, quand on en vint au mouvement de la Terre sur elle-même et autour du soleil, de demander comment cette giration rapide pouvait se produire sans projeter dans l’espace tout le mobilier terrestre et même se faire sentir des êtres vivants qui y participent.

    Ces étonnements, quand ils ne prenaient pas la forme d’interdictions dogmatiques ou de persécutions de la pensée libre, ne pouvaient guère que tourner au profit de la recherche et de la découverte. Ils signalaient des points obscurs ou des points faibles. Ils obligeaient les savants novateurs à justifier leurs assertions, à mieux les prouver.

    Ce serait encore le cas à l’heure actuelle si à l’ancien préjugé contre la nouveauté n’avait pas succédé un préjugé aussi fort en sa faveur. S’étonner met en péril l’amour-propre : ” Pour quel imbécile, ou quel retardataire incurable ne vais-je pas me faire prendre ?” Cet amour-propre inhibant se développe en cercles concentriques autour du spécialiste intéressé. Les savants, d’une obédience toute voisine, trouveraient déjà de mauvais goût de jouer les importuns. Les gens éclairés, situés plus ou moins loin, ne se sentent pas qualifiés pour intervenir. Et leur avis, dans la mesure où ils ont l’occasion d’en indiquer un, ne peut-être que : ” Puisque tant de personnes éminenetes et bien mieux placées que moi ont l’air de trouver cela tout naturel, c’est que tout cela doit être naturel ; et que ma petite gêne tient à des habitudes de pensée surannées et vulgaires.”

    Or l’étonnement dont nous parlons est une sorte d’émotion intellectuelle qui accompagne le fait de penser quelque chose avec force et plénitude. Même dans la vie quotidienne et devant les affirmations les moins abstruses, cette force et cette plénitude font souvent défaut chez l’homme moyen. Déclarez devant un certain nombre de personnes : “Le curseur Untel a fait l’autre jour le trajet de Lyon à Valence, à pied, en une heure cinquante-huit…”, vous serez surpris de voir combien peu de vos auditeurs protestent que c’est rigoureusement impossible. La plupart acceuillent votre affirmation distraitement, et ne se donnent pas la peine de la penser dans les termes et conditions de la réalité qu’ils connaissent. A plus forte raison, leur sens critique entre-t-il en sommeil dès que l’affirmation leur vient d’une autorité scientifique, s’exprimant ès qualités, et de plus noyant, comme il est de coutume, la crudité de son affirmation dans la sauce d’un jargon spécial(…)

    L’étonnement actif et qui réclame des comptes a pratiquement disparu.

    JULES ROMAINS ; Pour raison garder ; éditions Flammarion ; 1960

    1. Résumé. (15 points)

    Vous résumerez ce texte en 170 mots. ( + ou – 10 %). Vous indiquerez à la fin le nombre de mots employés.

    2. Questions (3points)

    Expliquez le sens des expressions suivantes :

    ” interdictions dogmatiques”

    “se développe en cercles concentriques”.

    Orthographe : 2 points.


    Voir le corrigé

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  • Instituts de formation psychomotricien

    Centre de formation au métier de Psychomotricien
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    ISTR Lyon

    Univ. Lyon 1 Claude Bernard
    8 avenue Rockfeller
    69373 Lyon Cedex 8

    Sécrétariat Concours
    19 rue Nungesser et Coli
    69008 Lyon
    04 78 77 70 89
    http://istr.univ-lyon1.fr/

    Date limite d’inscription 27/03/2012
    Date du concours 25/04/2012
    Date des résultats 29/06/2012
    Type d’épreuves Nombre de places Liste d’attente
    de l’année précédente
    L’admission porte sur deux épreuves écrites et anonymes
    – QCM BIOLOGIE : Durée 2 heures- Note sur 20
    – CONTRACTION DE TEXTE: Durée: 2 heures- Note sur 20
    49(2012)
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  • ISRP 2006 français

       

       

    CONCOURS D’ENTREE

    A l’INSTTTUT SUPERIEUR DE REEDUCATION PSYCHOMOTRICE

    ISRP Paris 2006

    13 mai 2006              Epreuve de Français

    La Société Incapable de Décider des Alternatives

    Les rédacteurs du rapport annuel de l’ONUSIDA et de l’OMS sur l’épidémie de sida doivent, chaque année, se livrer à un exercice redoutable. Ils doivent d’une part publier les statistiques relatives aux décès provoques par le VIH et aux nouvelles infections, en progression fulgurante dans certains pays, d’autre part se féliciter rituellement des succès obtenus en matière de prévention on de diminution du taux de prévalence.

    An risque parfois de friser le paradoxe dissimulé derrière un understatement très anglo-saxon. C’est ainsi que l’on apprend que le Kenya fait partie des «bons élèves» de la communauté internationale puisque le taux de prévalence du VIH dans la population a été ramené de 10 à 7 % depuis 2003. L’information est soigneusement mise en valeur par une « accroche » de la maquette: « les baisses les plus spectaculaires de la prévalence se sont produites chez les femmes enceintes du Kenya urbain ». Mais le texte dévoile une toute autre réalité; infiniment moins riante : « Les baisses de l’incidence et de la prévalence du VIH ont probablement été partiellement produites par les changements de comportements, mais deux progressions « naturelles » des épidémies de sida pourraient aussi avoir abaissé la prévalence. Premièrement, au fur et à mesure du développement de l’épidémie et de l’augmentation du nombre des personnes qui décèdent de maladies liées au sida, les taux de mortalité peuvent être supérieurs au rythme auquel les nouvelles infections st produisent.

       

       

    En conséquence, le nombre total de personnes vivant avec le VIH s’abaisse (et la prévalence chute) mais le rythme des nouvelles infections à VIH n’est pas nécessairement ralenti.

    Deuxièmement, dans les premiers stades de l’épidémie, le VIH se propage surtout par les personnes les plus exposées au risque de contracter et de transmettre le virus. Leur décès finit par les retirer des circuits de transmission du VIH et (toutes choses étant égales par ailleurs) pourrait provoquer un déclin de l’incidence du VIH qui pourrait se traduire aussi par une baisse de la prévalence ». Le taux a chuté car la mortalité a été élevée, on comprendra que la nouvelle ne porte guère à l’optimisme.

    De fait, le rapport 2005 de l’ONUSIDA et de l’OMS montre que la pandémie, loin d’être enrayée, progresse un peu partout dans le monde. On compte aujourd’hui 40,3 millions de personnes vivant avec le VIH, soit deux fois plus qu’il y a dix ans, en 1995. On a enregistré, en 2005, 5 millions de nouvelles infections par le VIH dont 3,2 millions en Afrique sub-saharienne. 2,1 millions d’entre elles concernaient des enfants de moins de quinze ans. Le sida a tué, en 2005, 3 millions de personnes dont 2,4 en Afrique sub-saharienne. «  Et le sida est aujourd’hui l’origine en Afrique, de 6,5% des décès d’enfants de moins de cinq ans contre 2% en 1990 »…

    D’où ce constat dramatique : « Le nombre de personnes vivant avec le VIH dans le monde a atteint son niveau le plus élevé jamais enregistré, avec 40,3 millions de personnes (contre quelque 37,5 millions en 2003) ». « Malgré des diminutions des taux d’infection dans certains pays, le nombre global de personnes vivant avec le VIH a continué de s’accroître dans toutes les régions du monde à l’exception des Caraïbes ». Les augmentations les plus marquées concernent l’Europe orientale, l’Asie centrale et l’Asie de l’Est, en particulier la Chine ou les statistiques encore lacunaires n’incitent pas à l’optimisme. On pourrait, d’ici 2010, enregistrer 10 millions de séropositifs en Chine (ils sont actuellement 840 000).

    Directeur exécutif de l’ONUSIDA, le Dr Peter Piot conclut : « L’épidémie de sida continue à surpasser les efforts déployés pour la contenir aux niveaux national et mondial… Il est clair qu’un accroissement rapide de l’étendue et de la portée des programmes de prévention du VIH est requis de toute urgence ». Une manière habile de reconnaître la faillite des politiques menées jusqu’à ce jour. En 1981, lors de l’apparition du virus, le sida était le «syndrome imaginaire pour décourager les amoureux ». Aujourd’hui, il est le révélateur d’une « société incapable de décider des alternatives ». Le prix à payer a été particulièrement lourd : 25 millions de personnes sont mortes du sida depuis  1981. Et, au rythme actuel, ce ne pourrait être qu’un acompte.

    Patrick Girard Marianne novembre 2005

    Questions

    1. Vous ferez le résumé de ce texte en 170 mots (+ ou – moins de 10 %) / 14

    2. Vous définirez et expliquerez :

    –       Prévalence                                        /1.5 point

    –       Pandémie                                            / 1.5 point

    –       Statistique encore lacunaires        /1.5 point

    –       Programme de prévention              /1.5 point

  • Concours de Psychomotricien de Loos ; session 2010. Epreuve de français. Durée : 2 heures

    Concours de psychomotricien de Loos ; session 2010

    Epreuve de français


    Durée : 2 heures

    La polémique qui s’est engagée par presse interposée entre le directeur de Sciences Po et la Conférence des grandes écoles, au sujet de quotas réservés aux boursiers dans leur concours d’accès, montre bien le trouble des opinions devant la crise structurelle de l’enseignement supérieur et la désorientation des familles politiques. Réputé pour ses idées progressistes, Richad Descoings se fait le défenseur véhément de la politique annoncée par la ministre de l’enseignement supérieur, au risque de faire passer pour d’affreux réactionnaires tous les tenants des grandes écoles, où l’on compte classiquement une bonne proportion d’esprits libres, plutôt classés à gauche. La réalité est évidemment plus complexe et moins manichéenne.

    Naguère fleurons de l’élitisme républicain et d’un certain brassage social par la sélection progressive des meilleurs élèves de l’enseignement public, les grandes écoles tendent à devenir, avec les mêmes mécanismes de recrutement, le refuge des enfants de la bourgeoisie intellectuelle. Elles en sont plutôt le réceptacle involontaire que l’artisan délibéré.

    La première cause réside dans la dégradation de l’enseignement supérieur universitaire, qui n’a, ni pu, ni su, à partir des années 1980, faire face à la massification de ses effectifs et aux changements pédagogiques, qu’imposait une origine plus populaire de ses étudiants. Devant ce constat, la stratégie des parents les plus avisés, sinon les plus fortunés, était claire : faire en sorte que leurs enfants accèdent aux meilleures filières du secondaire, bac S en priorité, puis aux classes préparatoires;

    Dans le même temps, confrontés à cet afflux, les grands lycées de Paris et de province intensifiaient pour les mêmes raisons la sélection à l’entrée de leurs classes préparatoires. la lourde procédure informatique de choix mise en place justifiait le résultat, plus qu’elle ne l’infléchissait. Au total, le jugement est sans appel : les grandes écoles actuelles constituent un filtre d’iniquité sociale, et elles se privent d’un sang nouveau issu de couches culturellement différentes. Sur ce point, Richard Descoings avait raison. Où l’avis est plus contestable, c’est le changement radical qui constituerait un recrutement particulier pour les élèves issus de milieux moins favorisés. De bons spécialistes affirment, sur la foi des expériences américaines et de Sciences Po Paris, que la procédure ne fait pas baisser le niveau. Dont acte. Mais le témoin n’est-il pas biaisé ? Les meilleurs universités des États-Unis, publiques comme privées, mettent en effet en oeuvre des actions généreuses de bourses ou de prêts pour couvrir les frais d’inscription et d’entretien élevés d’étudiants motivés et peu fortunés, et attirer des élèves issus de tous les établissements d’enseignement secondaire des États concernés. Elles pratiquent ainsi une politique volontariste de brassage social et ethnique, qui n’est pas sans s’apparenter au busing bien connu pour les lycées (transfert quotidien d’adolescents de quartiers pauvres vers des institutions pédagogiques de zones plus aisées ).

       

       

    Mais ces procédures de discrimination positive relèvent d’une autre culture du mérite individuel et de l’aide collective, laissée plus à l’initiative des acteurs de la société civile que de l’institution officielle. Dans une France marquée historiquement par l’égalité et par l’État, il n’est pas assuré que la greffe massive prenne et n’entraîne pas des réactions de rejet, pires que le mal.

    Pour Sciences Po, l’analyse est différente. Son directeur fait état de sa cote en progrès auprès des bacheliers et des entreprises. Mais ne la doit-elle pas avant tout au dynamisme de ses formations et à l’affaiblissement de ses concurrents universitaires ? Ni grande école trop sélective, ni université trop dévalorisée, l’ Institut d’études politiques de Paris joue sur ce statut ambigu pour séduire et rassurer. Les modifications de son recrutement pèsent finalement de peu de poids face à ces tendances fondamentales. Et pour intéressants et vertueux que soient le repérage de bons éléments dans les zones d’éducation prioritaire (ZEP) et leur soutien pédagogique ultérieur, ils ne constituent qu’un traitement homéopathique de la crise globale du système éducatif. A la limite, ils pourraient même reconstituer une nouvelle filière d’injustice sélective.

    Il est donc grand temps, ne serait-ce que pour accéder aux vœux de “fraternité” du président de la République, que les oppositions stériles sur un sujet grave cessent, et qu’on arrête de reporter sur les autres la responsabilité d’une faillite inquiétante du système éducatif, qui procède avant tout de la longue myopie à cet égard de la société française dans son ensemble.Les grandes écoles ne doivent pas être le bouc émissaire de la crise de l’université et, dans les conditions actuelles, personne ne gagnerait à les banaliser dans l’enseignement supérieur, sauf à croire qu’il suffit d’une rivière pour dessaler l’eau de la mer. Toute l’histoire française montre qu’elles gardent leur légitimité, à condition qu’elles retrouvent, à côté des universités et en collaboration avec elles, leur vocation de formation égalitaire d’une partie des élites de la nation, et cessent d’être la confirmation de sa stratification sociale. Mais la solution n’est pas dans un système de quotas de boursiers, fussent-ils d’objectifs plus que de normes, dans les classes préparatoires ou dans les concours de recrutement, mais dans une réforme sans précédent de l’efficacité globale de notre formation, de l’école à la faculté.

    De la même façon, toute réforme de l’université, de l’autonomie aux pôles d’excellence, est vouée à l’échec, si ne sont pas rétablies au plus vite au collège ou au lycée les conditions d’un enseignement de masse équitable et efficace pour tous et dans tous les lieux de la République. Comme au football, les Coupes du monde se gagnent dans les entraînements dominicaux des petits clubs de la Ligue. il ne sert à rien de traiter l’exception pour changer la règle.

    Au total, puisse le débat actuel être l’occasion de convaincre que “la société de la connaissance”, que l’on veut promouvoir, n’exige pas seulement des milliards du grand emprunt, mais la conscience politique des gisements inexploités dans le gâchis de l’éducation nationale. Il faut y mettre de la volonté, et aussi de l’imagination dans la révolution des méthodes pédagogiques dans tous les ordres d’enseignement (primaire, secondaire et supérieur) et dans l’évaluation régulière et rapprochée de leur efficacité : enseignements systématiques en petits groupes, voire en soutien individuel, renforcement de l’encadrement, vérifications continues des progressions, éradication progressive de l’échec et du retard scolaires. le prix à payer en est lord, bien plus évidemment que quelques bourses supplémentaires ou quelques places offertes dans un concours parallèle d’entrée dans des grandes écoles. Mais il est à la mesure du retard pris depuis des décennies et des défis que nous impose le XXIème siècle.

    “Reformer les grandes écoles ou l’université ? ” Guy Burgel ; Le Monde ; 8 janvier 2010

    1. Résumé (8 points)

    Contractez le texte en 200 mots ( + ou – 10 %). Indiquez le nombre de mots utilisé en bas de votre résumé.

    2. Vocabulaire (2 points)

    Expliquez les expression soulignées dans le texte :

    – discrimination positive

    – une France marquée historiquement par l’égalité et par l’État.

    3. Discussion (10 points)

    “Et pour intéressants et vertueux que soient le repérage de bons éléments dans les zones d’éducation prioritaire (ZEP) et leur soutien pédagogique ultérieur, ils ne constituent qu’un traitement homéopathique de la crise globale du système éducatif. A la limite, ils pourraient même reconstituer une nouvelle filière d’injustice sélective.” Que pensez-vous de cette analyse ?

    Voir le corrigé

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