Category: Aide-soignant

Concours aide-soignant et IFAS : sélection, financement, annales et résultats par établissement.

  • Annales du concours de Moniteur-Educateur de Champagne-Ardennes ; session 2004 Epreuve écrite.

    Annales de Moniteur-Educateur de Champagne-Ardenne ; session 2004

    Epreuve écrite

    Durée : 2 heures.

    La défaite du droit d’ingérence.

    De la défense sans frontières des droits de l’homme à la loi du plus fort.

    En s’ingérant dans les affaires irakiennes, George Bush a peut-être tué “le droit d’ingérence” humanitaire qui commençait à naître. Un fait domine toute la période depuis l’effondrement de l’Union soviétique : le virage brutal opéré par le président américain, sous l’influence du 11 Septembre, dans le sens du réalisme et même de l’impérialisme. Compte tenu du poids des Etats-Unis à l’échelle internationale, il a pour conséquence de bouleverser la donne internationale et, au passage, de défigurer – et peut-être de discréditer – le nouveau droit, difficilement conquis dans les deux décennies précéentes, qui devait surpasser l’ancienne souveraineté des Etats pour autoriser l’ingérence chez les autres pour des raisons humanitaires ou de protection des droits de l’homme, telle que l’a défendue Bernard Kouchner.

    Qu’est-ce à dire ? La question posée est celle de la souveraineté : qui a le droit d’intervenir en dernier recours, sans avoir à rendre compte à personne qu’à soi-même ? Quatre types de réponses sont classiquement données.

    Les souverainistes. Ce sont ceux qui pensent qu’en dernier ressort la souveraineté appartient aux Etats, entités indépendantes, égales en droit, consacrées auprès de leurs semblables par la détention du pouvoir effectif à l’intérieur. Le respect de l’indépendance de chacun est la vraie garantie de la paix, quelle que soit la nature du régime, démocratie ou dictature. L’ONU n’est pas inutile, mais elle doit se limiter à des missions de bons offices entre Etats souverains. Sont souverainistes toutes les puissances qui ne souhaitent pas que l’on mette le nez dans leurs affaires : la plupart des Etats du tiers-monde, la Chine, la Russie et de façon générale, toutes les dictatures.

    Les internationalistes. Pour eux, le dernier mot n’appartient pas aux Etats, mais à la communauté librement constituée entre eux, c’est-à-dire à l’ONU. La logique de cette position, c’est de faire de l’ONU un suprême échelon, qui devrait être progressivement doté d’un pouvoir d’arbitrage mais aussi de coercition pour venir à bout des Etats fauteurs de guerre. Sont internationalistes les Etats qui s’inspirent des droits de l’homme et souhaitent la constitution d’un pouvoir d’arbitrage pour réguler les questions pendantes à l’échelle de la planète. Lors de la crise irakienne, l’Allemagne et surtout la France se sont installés sur ce créneau.

    Les populistes. Ceux-là pensent que le pouvoir suprême ne devrait pas appartenir aux Etats mais aux peuples. L’ONU n’est une institution valable que pour autant qu’elle reflète les aspirations des peuples et s’efforce de les imposer aux gouvernements.

    Un certain nombre d’organisations non gouvernementales, tels Attac et autres altermondialistes, plaident ainsi pour une souveraineté populaire, dont elles seraient les interprètes, au détriment des Etats.

    Les réalistes. Ils considèrent que la loi suprême à l’échelle internationale est la loi du plus fort à un moment donné. C’est à celui-ci, dont il faut souhaiter qu’il soit inspiré par le Juste et le Bien, de jouer le rôle de gendarme interational. L’ONU ne peut figurer qu’en situation d’auxiliaire. Si elle s’oppose à l’Etat dominant, elle doit être combattue.

    Est réaliste, naturellement, l’Etat le plus puissant, qui entend que son pouvoir de fait donne naissance à une légitimité de droit, avec tous les avantages attachés à cette position. Les Etats-Unis de Bush appartiennent à ce camp réaliste, parfois proche du cynisme.

    Jaques JULLIARD ; Le Nouvel Observateur ; 11-17 septembre 2003.

    Questions :

    Vous serez évalués sur la qualité de votre expression ( 3 points réservés à la présentation et à l’orthographe) , sur votre capacité de compréhension d’un texte et sur la qualité de votre expression personnelle.

    A. Compréhension (4 points)

    1. Dégagez les différentes parties du texte.

    2. Délimitez chaque partie : vous citerez les deux premiers mots et les deux derniers mots de chaque partie.

    3. Formulez un titre pour chaque partie. ce titre doit refléter l’idée générale de chaque partie.

    B. L’ONU (1 point)

    Que signifie le sigle ONU ?

    C. Commentaire. (12 points )

    En vous inspirant de vos propres connaissances, expliquez par des exemples ce qu’est selon vous l’évolution de la défense des droits de l’homme aujourd’hui.

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  • Annales du concours de Moniteur-Educateur de Picardie ; session 2004 Epreuve écrite français.

    Annales du concours de Moniteur-Éducateur de Picardie ; session 2005

    Épreuve écrite.

    Durée : 3 heures

    La mère sauvage.

    Je n’étais point revenu à Virelogne depuis quinze ans; J’y retournai chasser, à l’automne chez mon ami Serval, qui avait enfin fait reconstruire son château, détruit par les Prussiens.

    J’aimais ce pays infiniment, il est des coins du monde délicieux qui ont par les yeux un charme sensuel. On les aime d’un amour physique. Nous gardons, nous autres que séduit la terre, des souvenirs tendres pour certaines sources, certains bois, certains étangs, certaines collines, vus souvent et qui nous ont attendris à la façon des événements heureux. Quelquefois même la pensée retourne vers un coin de forêt, ou un bout de berge, ou un verger poudré de fleurs, aperçus une seule fois, pour un jour gai, et restés en notre cœur comme ces images de femmes rencontrées dans la rue, un matin de printemps, avec une toilette claire et transparente, et qui nous laissent dans l’âme et dans la chair un désir inapaisé, inoubliable, la sensation du bonheur coudoyé.

    A Virelogne, j’aimais toute la campagne, semée de petits bois et traversée de ruisseaux qui couraient dans le sol comme des veines, portant le sang à la terre. On pêchait là-dedans des écrevisses, des truites et des anguilles ! Bonheur divin ! On pouvait se baigner sur place, et on trouvait souvent des bécassines dans les hautes herbes qui poussaient sur les bords de ces minces cours d’eau.

    J’allais, léger comme une chèvre ,regardant mes deux chiens fourrager devant moi.

    Serval, à cent mètres sur ma droite, battait un champ de luzerne. je tournai les buissons qui forment la limite du bois des Saudres, et j’aperçus une chaumière en ruines.

    Tout à coup, je me la rappelai telle que je l’avais vue pour la dernière fois, en 1869, propre, vêtue de vignes, avec des poules devant la porte. Quoi de plus triste qu’une maison morte, avec son squelette debout, délabré, sinistre ?

    Je me rappelai aussi qu’une bonne femme m’avait fait boire un verre de vin là-dedans, un jour de grande fatigue, et que Serval m’avait dit alors l’historie des habitants. Le père, vieux braconnier, avait été tué par les gendarmes. le fils,que j’avais vu autrefois, était un grand garçon sec qui passait également pour un féroce destructeur de gibier. On les appelait les Sauvage.

    Était-ce un nom ou un sobriquet ?

    Je hélai Serval. il s’en vint de son long pas d’échassier.

    Je lui demandai :

    “Que sont devenus les gens de là ?”

    Et il me conta cette aventure.

    MAUPASSANT ; Contes et Nouvelles

    1. Travail d’écriture ( 10 points)

    “J’allais (…) ruines.” (lignes 19-23). Réécrivez ce passage en vous plaçant du point de vue d’un observateur étranger qui arrive en face des deux chasseurs et qui ignore leur identité.

    Consigne: Vous commencerez par “Il voyait un chasseur…”

    2. Discussion (10 points)

    “Je me rappelai aussi qu’une bonne femme m’avait fait boire un verre de vin (…) un jour de grande fatigue.” Pourquoi ces lois de l’hospitalité sont-elles parfois oubliées ? Pourquoi vous paraît-il nécessaire de les préserver ?

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  • Annales du concours de Moniteur-Educateur de Champagne-Ardennes ; session 2003 Epreuve écrite.

    Annales du concours de Moniteur-educateur de Champagne-Ardennes.; session 2003.

    Epreuve écrite.

    Durée : 2 heures.

    Héros : Jeanne d’arc, Zidane et les pompiers de New-York.

    Autrefois, c’était Vercingétorix ou Jeanne d’Arc. Aujourd’hui, c’est Zidane ou les pompiers de New York. Ce sont les héros. Des hommes – plus rarement des femmes – qui, par leurs exploits personnels, ont pu s’élever au-dessus du commun des mortels. Les peuples en ont fait des demi-dieux et des modèles.

    Partant du constat que toutes les sociétés humaines aiment à célébrer des héros, une équipe d’ethnologues s’est interrogée sur leur mode de fabrication. Pour cela, ils ont fouillé l’histoire européenne pour essayer de comprendre – de Napoléon à Jean Moulin, de Jeanne d’Arc à Stakhanov – quels types de personnages les peuples sélectionnaient comme “héros national”, et surtout selon quelle procédure de glorification.

    La figure du héros possède, par-delà les lieux et les périodes historiques, quelques traits archétypaux. La figure du héros national est toujours un personnage issu du peuple. Il a participé à la libération de son pays et combattu pour cela contre de puissants ennemis, parfois, comme Jeanne d’Arc ou Vercingétorix, au prix de sa vie. Mais ce qui fait avant tout un héros tient à la mise en scène du personnage, qui sera faite par la suite. Car il va servir de symbole à la glorification d’un pays, à la construction d’une mémoire. Si les héros existent, ce n’est pas tant que les peuples ont soif d’idoles, mais parce que leur héros va servir de cause et devenir emblème dans un combat.

    Notons que la figure du héros se distingue de celle de la “star”. Une star appartient au monde du spectacle et n’a aucun exploit à mettre à son crédit. Le héros, lui, a combattu pour une noble cause et le domaine dans lequel il s’est illustré est révélateur des valeurs de la société qui le vénère.

    En France, Zidane a acquis le statut de héros national pour avoir marqué deux buts mémorables contre le Brésil en finale de Coupe du monde de football. Sous d’autres cieux, Oussama Ben Laden est aussi un héros pour avoir osé affronter l’ennemi américain, et fait s’effondrer les deux tours du World Trade Center.

    J.-F. DORTIER ; Sciences humaines ; 2002.

    Questions :

    Vous serez évalués en fonction de la qualité de l’expression , de la capacité de compréhension et de l’effort de réflexion personnelle.

    A. Compréhension (18 points )

    1. Dégagez les différentes parties du texte et dites combien vous en relevez. Délimitez chaque partie : vous citerez les deux premiers mots et les deux derniers mots de chaque partie

    2. Titrez chaque partie puis formulez en une phrase son contenu sans paraphraser.

    B. Vercingétorix et Jean Moulin (2 points)

    Qui sont Vercingétorix et Jean Moulin ?

    C. Discussion. (20 points)

    Le texte distingue les héros des stars. de ce fait et selon vous, les héros sont-ils encore nécessaires aujourd’hui et pourquoi ?

    il vous est demandé de structurer votre réponse et d’argumenter vos idées à partir d’exemples tirés de vos connaissances et de vos expériences.

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  • IFAS Mulhouse

    LISTE des admis en Institut de Formation Aide Soignant

     

    Mulhouse 2012

    Liste principale A par ordre alphabétique : 4 places

    NOM
    Prénom
    COLLIN
    Virginie
    GREGORINI
    Viviane
    KUDRON-ERNY
    Nadine
    ROBSON
    Marie-Anne Suzanne
    Liste principale B par ordre alphabétique : 39 places

    NOM
    Prénom
    ANDOLDATTO
    Régina
    BARI
     
    Morgane
    BICLOT
    Caroline
    BRAESCH
    Adrien
     
    BURGER
     
    Pauline
    CHENAL
    Zélia
     
    CLADEN
     
    Stéphane
    COLLIN
    Véronique
     
    DUPETIT
    Mélanie
    FISCHETTI
    Alexia
    FÜHLER
     
    Anne
    FURSTENBERGER
     
    Amandine
    FUSSNER
    Nathalie
     
    CAGNIEUX
    Déborah
    GUBELLO
    Emilie
    GUENAT
     
    Justine
     
    GURAK
    Sabrina
     
    HINTERLANG
    Maryline
    LANTZ
    Christelle
     
    LOCQUET
    Aurélie
      MAADI
     
    Nora
    MEYER
    Thomas
     
    MUKAMANA
    Caroline
    NATUREL
    Laura
     
    NIDERCORN
     
    Cécile
    OLIVEIRA
    Jacinthe
    PARISOT
    Morgane
    PARISOT
    Charlène
    PAYET
    Sophie
    RASOANAIVO
    Laurence
    RIESCHER
    Delphine
    RIFF
    Méline
    ROSSIGNOL
    Julie
    SANCHEZ
    Cédric
    SCHMITT
    Virginia
    SELICIATO
    Fiona
    VERGER
    Alexia
    WUNDERLY
    Jennifer
    WURCKER
    Annick
                       Source : cliquez ici
  • IFAS COLMAR ADMIS 2012

    LISTE des admis en Institut Aide-Soignant

     

      Colmar
    2012

    Liste principale par ordre alphabétique : 10 places

    LISTE A

    NOM
    Prénom
    ABT
    Catherine
    BARADEL
    Elodie
    BATOT
      Amandine
      CHERNI
    Faten
      FALCINELLA
    Manon
      JEMILI
    Samia
      KAKMOU
    Marie Thérèse
      METHOT
    Mylène
    OHLMAN
      Aude
      REINBOLD
      Estelle

    LISTE des admis en Institut Aide-Soignant

     

      Colmar

    Liste principale par ordre alphabétique : 18 places

    LISTE B

    NOM
    Prénom
    AIT ITTO
    Naima
    BAUMANN
     
    Marina
     
    BELLO
      Bruno
     CLADEN
    Stéphane
      CRESCENCE
    Lydie
      FLEITH
     
    Claudine
      JEHL
    Sophie
      JODAR
    Eloïse
     
    KONCKI
      Magali
      LAEUFER
      Justine
     
    MAGDELEINE
      Elodie
    PORRES TAMAYO
    Gretel
    SAMY
     
    Audrey
      TOURNEUR
    Isabelle
      TRETZ
      Océane
      TRUCHOT
      Céline
      WOTLING
     
    Sonia
      WURTZ
      Adeline

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  • CFPBNA

    LISTE des admis en Institut Aide-Soignant

     

      CFPBNA (Bordeaux Nord)

    Liste principale par ordre alphabétique : 42 places

    NOM
    Prénom
    ALAPERRINE
    Pierre
    ALLEK
    Fatima
    BADJI
     
    Mariama
     
    BAHA
    Amal
     
    BEDOUET
    Bérénice
     
    BERTIN
    Maxime
     
    BIDON
    Laurie
     
    BONENBERGER
    Elena
    BOULIER
     
    Aurore
     
    BRAMOUILLE
     
    Julie
    BRUNEAU
     
    Jamile
    CARDOSO
    Amélie
    CHARLES
    Caroline
     
    DEJEAN
    Nicolas
     
    DOUMINGE
     
    Emilie
    FLOUPIN
     
    Sandra
     
    FONTAINE
    Léa
    FOURNIER
     
    Stéphanie
    FRANCHEAU-DURAND
    Anne-Sophie
    GARNIER
    Sarah
     
    GEHANS
    Jonathan
    GNONKPKPON
    Comlan Fleury
    GOURIOU
    Priscilla
    GOYER
    Sarah
     
    GREGOIRE
     
    Estelle
    HELIAS
    Claire
    KARPINSKI
    Marie-Laure
    LAMARCHE
    Victor
    LAMBERT
    Eloise
    LASSALE
    Charlotte
    LE MEUT
    Myriam
    LOPES FRAGOSO
    Solange Eliana
    MANZANO
    Paul
    MEZIANE
    Mohamed
    MORDRETTE
    Catherine
    MOREAU
    Charlotte
    NEAGU
    Adriana-Costina
    ORNON
    Julia
    RAMONDOU
    Noémie
    ROSE
    Johan
    TESTE
    Laura
    WENDLING
    Laetitia

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  • ifas annecy

    LISTE des admis en Institut Aide-Soignant

     

      Annecy
    2012

    Liste principale par ordre de mérite : 56 places

    NOM
    Prénom
    ASSILAMEHOU BONNAZ
    Amoko Massognade
    DE BEAUMONT
    Danielle
    LE MOIGNE BLANC
      Géraldine
      FOKAM NOTAMGHE
    Denise
      SOLOGNY
    Betty
      PERROT
    Nathanaëlle
      GAGNIEUX
    Laetitia
      MARTEAU
    René
    FEDOROFF
      Nelly
      RASTELLO
      Anaïs
    PINAUDEAU
      Matthieu
    SCOTTON
    Aurore
    TAO PINCOT
    Kuenincle Anastasie
      SCHICKES
    Flavie
      JULLIN
      Jessica
     
    GARCIA
      Manuel
      BOVET
    Nadège
     
    PERRIER
      Maéva
     
    RECH
    Anaïs
     
    CHARVIER POZZO
    Dominique
      GROGNUX AMAFROID-BROISAT
    Christelle
    CHARRON VASBIEN
    Sabine
    KHAJJOU NADICH
    Noura
    ABOUKHALID
    Nasser
      HOARAU
      Guillaume
    PERRIGOUARD
    Aude
    CHALAMEL
    Gwénaëlle
    MONTESINOS
    Anaïs
    GRIOT
    Marion
    RAY THOMAS
    Irène
    CONVERS
    Ludivine
    MBARGA
    Véronique
    TRAPANI
    Jeanne
    BAUDELET
    Nathalie
    LAVEAUT THIAFFEY-RENCOREL
    Fanny
    ORAND
    Adélaïde
    BELLANGER
    Marine
    GEORGES
    Leslie
    AYDIN
    Derya
    MORIN
    Coralie
    ROUSSEAU
    Nicolas
    BOUILLOT
    Yvelin
    SLAIMIA
    Selma
    ARHAB
    Warda
    OGER
    Anaïs
    BEDOY
    Lesly
    PASQUIER
    Elisabeth
    FIORENTINO
    Laura
    SIMONATO
    Marine
    AGIUS BONNEVIE
    Angélique
    ABDI
    Roxanne
    ABBE-DECARROUX
    Maryse
    HABOURY
    Chrystelle
    TASSET
    Catherine
    LAPORTE
    Hélène
    FANIN-REBY
    Emilie

                                                                             Source : cliquez ici 

  • AS ES EJE PACA 2009

    EPREUVE COMMUNE AS / ES / EJE
    IRTS PACA
    SESSION 2009
    Durée 3h30

    [ … ] Sur le marché de l’emploi, les jeunes et les « vieux» vivent des situations qui ne sont pas si éloignées. Les forces centrifuges éloignent les salariés des deux extrémités de l’échelle des âges professionnels. Il est préférable d’être un homme, blanc, plutôt bien diplômé et dans le début de la trentaine. Et ce d’autant plus que le marché de l’emploi est concurrentiel car la France peine à transformer la croissance en emploi, comparativement à la plupart de nos partenaires de l’OCDE. Ce problème est notamment lié à l’articulation entre la formation et l’emploi, et à l’accompagnement du potentiel des salariés par une réelle formation tout au long de la vie. La frilosité de l’Hexagone à intégrer la diversité moderne, qu’elle se rapporte au genre, à l’origine ethnique ou à l’âge (jeunes et vieux), est assez singulière. C’est une culture qui imprègne aussi les représentations et les pratiques des acteurs politiques, sociaux et économiques. Je constate que la discrimination par l’âge est latente et plutôt bien tolérée dans notre pays. Les derniers travaux d’Amadieu sur les discriminations révèlent d’ailleurs que les plus fortes discriminations sur le marché du travail concernent les quinquagénaires

    Julien Damon : Après ces échanges relatifs au diagnostic de la situation française, je voudrais que vous en veniez maintenant à des pistes d’action et à des recommandations d’ordre stratégique. Que proposez-vous de faire? S’il y avait des programmes publics ou des idées originales à défendre, pour soutenir les solidarités intergénérationnelles, ce serait lesquels selon vous?

    Jean-Philippe Viriot-Durandal : Premièrement, il faut une vraie pédagogie des questions sociales. La méconnaissance de ces questions chez les jeunes comme dans la population en général est patente. L’ignorance sert la peur et l’absence de confiance la conforte. Il faut une didactique des questions sociales propre à faciliter un transfert de la connaissance au-delà des cercles d’experts, en utilisant tous les types d’outils possibles, à commencer par la radio, la télévision, l’école, etc. Deuxièmement, il faut rebâtir un contrat social autour d’un État donnant des opportunités et des chances tout au long de la vie, et n’axant pas uniquement son action sur la redistribution des revenus par des allocations. Je suis favorable à la mise en place d’une véritable politique d’activation, ce qui induit des moyens, en commençant par une plus grande efficacité des services d’orientation pour les jeunes et en prolongeant l’accompagnement dans le temps. Il s’agit de permettre à nos concitoyens de se projeter dans l’avenir, quel que soit leur âge. Il faut accompagner les reconversions individuelles en fonction des besoins du marché du travail, de la volonté des salariés et de l’allongement de leur durée d’activité. Nous avons besoin d’une pensée transversale qui prenne en compte l’ensemble du cycle de vie, plus que d’une analyse segmentée par cohorte. Il me semble également légitime de recentrer le débat sur la question du pouvoir et des limites du politique, et de sa capacité à agir sur les flux économiques et sur les situations sociales. L’État doit conserver un rôle en matière de redistribution des ressources mais aussi offrir des opportunités. On ne pourra pas bâtir de politique sociale si la France n’est pas compétitive à l’international et si elle ne crée pas de richesse. Tout ce que nous venons d’évoquer dans ce débat n’a pas lieu d’être si nous continuons à perdre des marchés, si nous n’investissons pas dans la recherche et si nous ne gardons pas notre matière grise tout en orientant mieux vers les métiers techniques. Sans cela, nous serons condamnés à gérer des stocks, à réduire la redistribution à des tours de passe-passe entre groupes sociaux. Plus la manne diminuera, moins les États pourront redistribuer et plus les relations seront tendues entre catégories d’intérêts. L’équité générationnelle suppose aussi que nous renforcions les mécanismes de garanties pour la retraite des jeunes d’aujourd’hui par le fonds de réserve notamment.

    Ce texte est extrait du dossier « Les jeunes dans une société vieillissante» (Revue Horizons Stratégiques, n°4, avril 2007), et présente un débat sur “Qu’en est-il des rapports intergénérationnels en France”, entre trois personnes qui ont contribué, ces dernières années, par leurs réflexions et expertises, à renouveler l’approche des relations intergénérationnelles :

    – Louis CHAUVEL, professeur des universités à Sciences Po Paris, chercheur à l’OSC et à l’OFCE et membre de l’Institut Universitaire de France, est l’auteur du Destin des générations (PUF, 1998-2002) et des Classes moyennes à la dérive (Seuil, 2006).

    – Jean-Philippe VIRIOT-DURANDAL, maître de conférences en sociologie à l’Université de Franche-Comté, chercheur au GEPECS, Université Paris 5, et professeur associé à l’Université de Sherbrooke, a notamment produit Le pouvoir gris. Sociologie des groupes de pression de retraités (2003) et « les Politiques de la vieillesse et solidarités sous pression », in S. Paugam (éd.) Repenser la Solidarité au XXIe siècle (2007).

    – Julien DAMON, chef du Département « Questions sociales » du centre d’analyse stratégique et animateur de ce débat, qui s’est déroulé le 16 janvier 2009.

    CONSIGNES:

    A partir du texte ci-dessus, répondez aux consignes suivantes en 5 pages maximum (1 feuille = 2 pages) :

    Repérez les idées principales du débat présenté dans le document ci-joint, commentez-les en argumentant vos propos.

    Choisissez une phrase de ce débat. Après l’avoir retranscrite, indiquez en quoi cette phrase résonne avec votre projet de formation en travail social.

    CRITERES D’ÉVALUATION:

    Analyse, synthèse, argumentation (10 Points) :
    – Bon repérage des idées principales

    – Apports de connaissances, références, exemples …

    – Cohérence de ces connaissances, références, exemples avec les idées développées

    – Pertinence du commentaire

    Inscription en formation en travail social (5 points) :

    – Justification du choix de la phrase

    – Principe de réalité quant aux enjeux et missions du travail social

    – Pertinence du choix de la phrase par rapport au projet du candidat

    Organisation et expression écrite (5 points) :

    – Respect des règles orthographiques, grammaticales, syntaxiques

    – Présence d’un plan

    – Présentation, soin apporté à la copie

  • AS ES EJE PACA 2008

    EPREUVE COMMUNE AS / ES / EJE
    IRTS PACA
    SESSION 2008
    Durée 3h30

    LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS ET LIEN SOCIAL
    Dominique SCHNAPPER

    On ne peut que constater les décalages entre les principes proclamés de l’égalité de tous les individus-citoyens et la réalité des inégalités de conditions économico-sociales ainsi que des discriminations fondées sur les origines historiques ou «raciales» (c’est-à-dire justifiées par l’idée qu’il existe des « races» différentes et inégales). Alors même que les valeurs démocratiques devraient interdire tous les comportements qui traitent inégalement des personnes égales, on a observé et on continue à observer des pratiques qui sont autant de manquements aux valeurs dont se réclament les sociétés démocratiques – de la séparation dans l’espace public des Blancs et des Noirs dans le deep South aux Etats-Unis jusque dans les années 1970 à la difficulté des élèves des lycées professionnels d’origine maghrébine à obtenir un stage dans une entreprise, les exemples, inégalement graves, ne manquent pas. C’est sur l’interprétation de ces discordances que les analyses peuvent diverger. Sont-elles inhérentes au principe même de la démocratie et cette dernière doit-elle être, en conséquence, dénoncée et radicalement condamnée, comme le font par exemple les tenants du Blake power aux Etats-Unis? Ou bien s’agit-il des insuffisances et du dévoiement des principes démocratiques qu’il faut conserver à tout prix? Dans ce cas, la lutte contre les discriminations s’inscrirait dans le combat démocratique lui-même, qui consiste à lutter pour que les sociétés démocratiques soient le moins infidèles possible aux principes qu’elles invoquent pour légitimer leur politique – sachant qu’il existera toujours inévitablement un décalage, inscrit dans l’utopie démocratique, entre la proclamation des principes de l’égalité de tous les citoyens et les réalités de l’ordre et des pratiques sociales.

    ·Identifiez et repérez les idées principales du texte; discutez-les en
    Illustrant votre propos par un ou plusieurs exemples.

    ·Consacrez une page à préciser en quoi votre futur métier est concerné
    par la question des droits.

    Notation:

    Sur la forme (notée sur 8) :

    Orthographe et syntaxe acceptables. Peu de fautes, pas d’abréviations de mots, formulation claire et respectueuse des règles courantes d’expression écrite. (sur 2)

    Existence d’un plan simple: introduction, conclusion et parties repérables. (sur 4)

    Qualité de l’écriture, présentation générale du texte, respect du nombre des pages (à pondérer selon l’intérêt du contenu). (sur 2)

    Sur le fond (noté sur 12) :

    Repérage exact des idées principales

    Intérêt de la discussion et pertinence des exemples

    Existence d’une page précisant l’implication du métier choisi en regard de la question des droits.

  • Haute Normandie 2009

    Culture générale 2009 – Haute Normandie

    « L’enfant, en effet, a besoin de jouer ; il a besoin d’exprimer les pulsions archaïques qui l’habitent et de le faire, justement, dans le cadre inoffensif du jeu. Il a besoin de jouer pour apprendre à distinguer le réel du virtuel. Pour comprendre que le monde, le vrai n’est pas un jouet. (…) Le problème n’’est donc pas que les enfants jouent à la guerre. Le problème est que les adultes continuent à y jouer… mais « pour de vrai » ! Le problème n’est pas que les enfants ravagent, dans les jeux électroniques, un univers virtuel à coup de fausses bombes ; le problème est que les adultes ravagent le monde à coup de vraies bombes et prennent le risque de le détruire de façon irrémédiable. Le problème est que les adultes se déchaînent contre la nature dont personne ne saura, si elle pourra, un jour s’en remettre. LA vraie question est bien aujourd’hui d’empêcher les adultes de jouer avec le monde. Le vrai défi est d’éduquer nos enfants pour qu’ils apprennent à distinguer le jeu de la réalité. Pour que, une fois devenus adultes, ils ne jouent plus avec le monde. Et que ce dernier, peut-être, dure plus que nous et plus qu’eux ».

    Extrait de Le Monde n’est pas un jouet, Philippe Meirieu.
    Le monde de l’éducation, décembre 2004.

    Question 1: Après avoir dégagé l’idée principale du texte, montrez à l’aide d’exemples comment le jeu peut favoriser les apprentissages de l’enfant. Argumentez votre réponse.

    Chèques volées à des personnes âgées

    Une aide à domicile intervenait dans la région de B. A dérobée à trois personnes âgées chez qui elle travaillait une trentaine de chèques.
    L’escroquerie a duré plusieurs mois, les victimes ne s’étant pas aperçues tout de suite des vols.
    Elles ont fini par porter plainte et après enquête, l’aide à domicile a été interpelée par les gendarmes.
    Son époux à alors contacté les victimes, s’engageant à les dédommager.
    Sa femme a été remise en liberté et un délai a été accordé par le procureur de la République afin de lui permettre de régulariser la situation.

    L’éveil normand, mercredi 10 septembre 2008.

    Question 2: Dégager de ce texte trois faits positifs et trois fait négatifs et argumentez-les.

    Le handicap au quotidien

    La réalité que recouvre le terme handicap est multiple. La représentation de la personne handicapée en fauteuil roulant ou avec sa canne blanche est tenace mais réductrice. La situation concerne aujourd’hui 12 millions de personnes en France. A différents degrés, ces personnes souffrent d’une incapacité, d’une limitation d’activité ou de déficiences gravement handicapantes.

    Revue de l’aide-soignante n° 99 Août-septembre 2008

    Trente ans après la loi d’roientation en faveur des personnes handicapées de 1975, la loi »pour l’égalité des droits et des chances, la participation e la citoyenneté des personnes handicapées » a été adoptée le 11 février 2005. Son ambition est double : favoriser l’intégration des personnes handicapées dans la société et faciliter leur vie quotidienne.

    Guide pratique « Vivre son handicap en Seine-Maritime »

    Question 3: En 15 lignes, expliquer 5 moyens mis en place ou qui à votre avis pourraient être mis en place afin de favoriser l’intégration des personnes handicapées dans la société et faciliter leur vie quotidienne.

    Principal souci des mamans qui élèvent seules leurs enfants : l’autorité

    En matière d’éducation, les clichées ont la vie dure. Comme celui qui prétend que certaines personnes sont naturellement douées pour l’autorité et d’autres non. En réalité, savoir se faire obéir n’a rien d’inné ! L’explication est beaucoup plus simple, « un enfant finit toujours par obéir quand il sent qu’un adulte est vraiment décidé à lui faire respecter une limite, qu’il ne parviendra pas à le faire changer d’avis, que cet adulte est persuadé de l’importance de cette limite et convaincu de son bon droit » insiste Claude Haalmos, psychanalyste et auteur de L’autorité expliquée aux parents.
    Malheureusement, le problème est justement là, dans cette absence de conviction et de confiance en soi des mamans solos. « Beaucoup d’entres elles s’installent dans l’idée de toute façon, elles n’arriveront pas à se faire obéir de leurs enfants ».

    Dossier Parents solos – Magazine vies de familles – Septembre 2008

    Quesqtion 4: Qu’en  pensez-vous ?
    Développez et argumentez votre réponse.

    L’exclusion au féminin

    A Paris, les femmes sont de plus en plus nombreuses à rejoindre le cortège jusque-là masculin des sans-abri. Les associations peinent à trouver une réponse à ce phénomène.
    Elles sont seules, endettées, frappées d’expulsion : de plus en plus de femmes sont touchées par l’exclusion. « Augmentation des divorces, précarité croissante : en quelques années leur nombre a explosé » explique Joachim Soares de la Fondation Abbé Pierre. Une institution qui les voit défiler quotidiennement : avant d’échouer dans la rue, ces femmes en galère passent par ces permanence juridiques dans l’espoir de trouver qui une rémission, qui une solution. Elles représentent désormais 36 % du public accueilli. Parmi elles, 23 % sont seules avec enfant…
    « Elles connaissent le même sort que les hommes mais elles sont plus exposées » constate Xavier Emmanuelli, le fondateur du Samu Social…
    A la rue depuis longtemps, ces femmes-là trimbalent des parcours personnes chaotiques. Leur offrir de se laver revient à les mettre en péril : elles risquent encore davantage le viol.

    Dossier le Nouvel Observateur – N° 2200 du 4 au 10 janvier 2007 Isabelle Curtet-Poulner

    Question 5: Qu’en pensez-vous ? Argumentez vos réponses.