Category: Aide-soignant

Concours aide-soignant et IFAS : sélection, financement, annales et résultats par établissement.

  • ES-AS-EJE Languedoc-Roussillon 2008

    Annales ES- EJE- AS : Languedoc-Roussillon 2008

    Epreuve d’admission

    La rumeur : une forme de régulation sociale

    Notre obsession pour la culture populaire reflète un intérêt marqué pour ce que font les autres ; et cet intérêt est un effet secondaire de notre psychologie, qui au cours de la Préhistoire a évolué pour assurer le succès social de nos ancêtres. Serions-nous câblés pour les bruits de couloir ?

    Il n’y a seulement une dizaine d’années que les psychologues s’intéressent à la rumeur, en partie parce qu’il est difficile de la définir. La plupart des chercheurs s’accordent à dire qu’il s’agit d’une pratique qui implique de parler de personnes qui ne sont pas présentes et que ces conversations se déroulent dans une atmosphère détendue, informelle et divertissante. Qui plus est, la conversation concerne des informations sur lesquelles nous pouvons porter un jugement moral. Les bruits de couloir semblent essentiellement être les mêmes partout ; le commérage entre collègues de travail n’est pas qualitativement différent du potin entre amis en dehors du travail.

    Tout le monde semble détester l’idée du commérage, pourtant, il est exceptionnel de rencontrer quelqu’un qui soit capable de s’éloigner lorsqu’il entend une histoire croustillante concernant une connaissance. Et nous savons tous très bien à quel point il est difficile de garder secrètes de telles informations !

    Pourquoi l’information privée sur les autres représente-t-elle un attrait aussi irrésistible ? Le psychologue Robin Dunbar, de l’Université de Liverpool en Angleterre, suggère que le potin ets un mécanisme permettant de créer des liens dans un groupe social, l’équivalent humain du toilettage mutuel que l’on observe dans certains groupes de primates. Selon Sarah Wert, à l’Université du Colorado à Boulder, et Peter Salovey, de l’Université Yale, aux Etats-Unis, le cancan est l’un des meilleurs outils que nous possédions pour nous comparer socialement. La question fondamentale reste néanmoins de savoir comment les commérages en sont arrivés à remplir ces fonctions ?

    Lorsque les psychologues de l’évolution détectent un caractère partagé entre personnes d’époques, de cultures et d’âges différents, ils soupçonnent qu’il s’agit d’un aspect essentiel de la nature humaine, devenu une partie de notre identité, au cours de notre Préhistoire. Diverses adaptations évolutionnistes nous ont permis non seulement de survivre, mais aussi de prospérer dans notre environnement préhistorique.

    Ainsi, être attiré par des lieux qui procurent des ressources alimentaires et fournissent de l’énergie, ainsi que des compagnons qui semblent capables d’élever des enfants en bonne santé regroupe des traits avantageux que l’évolution a sélectionnés. En quoi, un intérêt pour les cancans relèverait-il d’un même processus évolutionniste ? Pourquoi les rumeurs auraient-elles présenté un avantage dans notre environnement social ancestral ?

    Pour autant que les scientifiques le sachent, nos ancêtres préhistoriques ont vécu en groupes relativement petits, dans lesquels tout le monde connaissait tout le monde personnellement et depuis toujours. Les étrangers étaient probablement un phénomène rare et temporaire. Nos ancêtres des cavernes devaient coopérer avec les membres du groupe pour résister aux groupes extérieurs mais ils devaient également avoir conscience que ces mêmes membres du groupe étaient leurs principaux compétiteurs quand il s’agissait de partager des ressources limitées. Dans ces conditions, nos ancêtres ont dû affronter plusieurs problèmes adaptatifs tels que mémoriser qui était un partenaire fiable et qui était un tricheur, savoir qui serait un partenaire reproductif valable et élaborer des stratégies pour gérer avec succès les amitiés, les alliances et relations de famille.

    L’intelligence sociale requise pour réussir dans cet environnement exigeait que chacun soit capable de prédire et d’influencer le comportement des autres. Dès lors, comme il devenait intéressant de connaître les relations privées des autres, cette capacité a été favorisée par la sélection naturelle.

    L’aspect le plus désagréable des potins est qu’ils représentent souvent une stratégie utilisée par des individus pour promouvoir leur propre réputation et leurs intérêts aux dépens d’autrui. Ce côté désagréable du ragot éclipse souvent un fonctionnement plus anodin. Après tout, partager une rumeur avec quelqu’un est un signe de confiance :cela signale qu’on pense que cette personne n’utilisera pas cette information sensible pour nous nuire. Les secrets partagés sont une façon de lier des individus. Un individu qui n’est pas inclus dans un potin de bureau est marginalisé : on considère qu’on ne peut pas lui faire confiance ou qu’il n’est pas bien intégré au groupe.

    De nombreuses données ont mis en évidence que, lorsqu’elle est contrôlée, une rumeur peut être une force positive pour un groupe. En 2004, Roy Baumeister et ses collègues, de l’Université d’Etat de Floride, ont montré qu’une rumeur sert à transmettre les règles orales des groupes sociaux, parce qu’elle rappelle à chacun les normes et les valeurs du groupe ; elle peut dissuader contre les tentations de s’éloigner de ces normes et représente un moyen de punir ceux qui transgressent les règles. Les potins sont des outils efficaces pour transmettre les informations que l’on a (ou que l’on croit avoir) sur autrui, et se révèlent particulièrement utiles pour contrôler les « resquilleurs » qui pourraient être tentés de violer la norme du groupe en prenant davantage au groupe qu’ils ne lui donnent. Dans les groupes, les individus qui ont transgressé les attentes sur le partage des ressources ou qui ont manqué à leurs responsabilités deviennent les cibles préférées des cancans et ils sont exclus du groupe. Cette pression sociale peut les faire évoluer. Diverses études anthropologiques de groupes de chasseurs-cueilleurs ont confirmé l’existence d’une telle fonction de contrôle social.

    Le commérage est donc plus compliqué et socialement plus important qu’il n’y paraît. Ceux qui se préoccupent de la question souhaitent généralement diminuer sa fréquence pour tenter d’éviter les effets incontestablement négatifs qu’il produit souvent dans les réseaux sociaux. Cependant, cette tendance néglige le fait que le potin contribue au bon fonctionnement du groupe. Peut-être serait-il productif de penser le potin en termes d’habilité sociale plutôt que de défaut. Celui qui refuse d’entretenir les rumeurs au travail ou dans les divers réseaux de la vie sociale risque de se retrouver assez vite socialement exclu. Au contraire, celui qui jacasse en permanence à propos de tout ce qu’il entend avec tous ceux qui veulent bien l’écouter aura rapidement une solide réputation de cancanier auquel on ne peut pas faire confiance. Un « bon » commérage consiste à être un équipier fiable, à partager les informations essentielles avec les autres pour n’être pas perçu comme servant ses intérêts propres, et à se taire quand il le faut.

    D’après un texte de Franck McAndrew, professeur de psychologie au Knox College, à Galesburg, aux Etats-Unis

    Cerveau et Psycho N°30- novembre-décembre2008

    Vous disposerez de 2h45 pour réaliser les épreuves :
    Faire le résumé de texte et répondre aux questions de réflexion sur l’actualité.
    Pour ces deux épreuves : il sera tenu compte du style et de l’orthographe

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  • EJE AS ES Aquitaine 2007

    Annales ES, EJE, AS : Aquitaine 2007

    Epreuve écrite d’admissibilité

    1. Expression

    « Aujourd’hui, les préoccupations liées à l’emploi finissent par nous faire oublier que le travail lui-même, l’autonomie qu’il confère, sont une condition essentielle de la réalisation de soi et d’une société vivable. »

    François Dubet, sociologue, Sciences Humaines, février 2007

    Vous expliciterez et commentez ce jugement sur le travail, sous la forme d’un exposé organisé et argumenté.

    2. Étude d’un texte argumentatif

    Société de surconsommation et environnement

    Bien sûr, si vous êtes ici ce soir c’est que vous êtes déjà convaincus de l’importance de l’écologie et de la lutte contre la pollution. Je ne vais donc pas simplement essayer de vous convaincre par une argumentation alertante et alarmante. C’est pour cela que j’ai accepté cette conférence avec deux pôles importants qu’on ne met pas toujours ensemble mais qui sont fondamentaux : d’une part, le problème de la détérioration de l’environnement et d’autre part le problème social, c’est- à- dire la mauvaise distribution des richesses dans le monde.

    Nous savons que 10 % des personnes possèdent la majorité des biens. Parmi ces 10 % il y a nous, il faut bien le dire : nous sommes des privilégiés. Pendant ce temps, 80 % de la population mondiale est très mal lotie. En effet, la fraction des gens vivent sous le seuil de pauvreté augmente tous les ans et c’est une très mauvaise nouvelle. Pourquoi ? Parce que la misère engendre la guerre et le terrorisme.

    Le problème que nous rencontrons est autant un problème écologique d’épuisement des ressources naturelles, de détérioration et de pollution que ce problème social. Comment empêcher une fraction toujours plus grande des gens d’aspirer à avoir accès à un minimum de richesse ? Quand vous avez soif, vous allez prendre de l’eau au robinet mais vous savez, plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau et sont obligées de marcher des kilomètres vers des puits de plus en plus pollués.

    Notre planète est dans un mauvais état et je vais essayer de vous donner un résumé de sa situation globale. En même temps, je crois que c’est important de ne pas prendre une position défaitiste et de se dire que c’est foutu, qu’il n’y a rien à faire.

    Pour moi, les deux organismes qui sont à l’origine de cette soirée sont justement des exemples vivants qu’il est possible de poser des actions. C’est pour cela que j’ai accepté avec plaisir cette invitation. Il y a des gens qui font des choses et il y a des choses qui donnent des résultats. C’est très important d’avoir ce sentiment que tout n’est pas perdu, qu’il y a des choses à faire. Non seulement au niveau international car sur ce plan nous ne pouvons pas forcément grand-chose, mais au contraire à un niveau très local.

    Vous connaissez sans doute la fameuse phrase de Charles Dubos qui disait : « Il faut penser globalement et agir localement ». On ne changera pas le monde, on n’améliora pas toute la situation mais nous pouvons, chacun dans notre sphère et en nous associant, former des contre-pouvoirs. Bien sûr, nous sommes face à d’énormes pouvoirs économiques et à ce que nous appelons la mondialisation qui nous inquiète à juste titre.

    Il faut être lucide et comprendre que la situation dans laquelle nous sommes constitue un drame à l’échelle cosmique puisque 15 milliards d’années d’évolution sont menacées. En même temps, il faut prendre conscience que l’ont peut poser des actions et faire des pressions ayant une influence réelle sur les gouvernements.

    On peut faire des choses à petite échelle tel le commerce équitable dont parle Equiterre et que j’admire beaucoup, où les gens prennent eux- mêmes en main des situations comme la vente du café ou autres. Cet aspect d’action à échelle individuelle et personnelle illustre bien qu’il n’y a pas un grand problème mais des millions de petits problèmes. Chacun de ces petits problèmes écologiques et sociaux peut être pris en main par des gens et on peut obtenir des résultats positifs.

    HUBERT REEVES, extrait de la conférence organisée par l’ACEF

    (Association Coopérative d’Économie familiale de l’Est) et Équiterre,

    17 octobre 2000, Université du Québec à Montréal.

    Questions (10 points)

    1. Quelles sont les préoccupations de l’auteur ?
    2. Quelle attitude nous encourage- t –il à adopter ?
    3. Selon vous, pourquoi l’auteur associe- t –il la détérioration de l’environnement à une mauvaise distribution des richesses ?

    Travail d’écriture (10 points)

    L’auteur cite Charles Dubos, écrivain philosophe français : « Il faut penser globalement et agir localement ».

    Commentez cette citation. Vous pouvez illustrer votre commentaire d’exemples précis.

    3. Questions à choix multiple

    1. Le grand prix du roman de l’Académie Française a été attribué en 2007 à :

    1 a. Vassilis Alexakis, pour Ap. J.-C.

    1 b. Henriette Jelinec, pour Le destin de Louis Voronine

    1 c. Jonathan Littell, pour les Bienveillantes

    2.Une circulaire du ministre de l’Éducation nationale a demandé aux professeurs de lire aux professeurs de lire aux élèves la lettre d’un jeune résistant. Il s’agit de :

    1 a. René Char

    1 b. Guy Moquet

    1 c. Jean Moulin

    3.Le septième tome d’Harry Potter est sorti au mois de septembre 2007 avec un tirage record. Le livre s’intitule :

    1 a. Harry Potter à l’école des sorciers

    1 b. Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban

    1 c. Harry Potter et les reliques de la mort

    4.La finale du tournoi « simple Messieurs 2007 » de Roland Garros a été gagnée pour la troisième fois par :

    1 a. Roger Federer

    1 b. Carlos Moya

    1 c. Rafael Nadal

    5.L’homme de la transistion de l’URSS à l’actuelle Russie est mort en avril 2007. Il s’agit de :

    1 a. Boris Nikolaïevich Eltsine

    1 b. Mikhaïl Gorbatchev

    1 c. Anatoli Lukianov

    6.En 2007, le groupe Danone a vendu une célébre marque de biscuits aux américain. Il s’agit de :

    1 a. Bijou

    1 b. Delacre

    1 c. Lu

    7.Le Premier ministre français actuel s’appelle :

    1 a. Jean- Louis Bianco

    1 b. Jean- François Copé

    1 c. François Fillon

    8.

    La Communauté Européenne
    existe depuis déjà :

    1 a. 10 ans

    1 b. 30 ans

    1 c. 50 ans

    9. Après plusieurs années de fermeture pour des travaux de rénovation, sa réouverture a eulieu en octobre 2007. Il s’agit de :

    1 a. l’Institut des Études Politiques de Paris

    1 b. l’Institut Goethe à Paris

    1 c. l’Institut Pasteur à Paris

    10. Un ancien membre du gouvernement français a été nommé à la tête du Fond Monétaire International (FMI). Il s’agit de :

    1 a. Lionel Jospin

    1 b. Jean- Pierre Raffarin

    1 c. Dominique Strauss- Kahn

    11. Un cyclone ayant fait beaucoup de dégâts a frappé durant l’été 2007 les régions très touristiques du Yucatan (Mexique) ainsi que

    la Martinique. Il
    s’agit du cyclone :

    1 a. Dean

    1 b. El Nino

    1 c. Noël

    12. Un célèbre mime nous a quittés en septembre 2007. Il avait inventé en 1947 le personnage de Bip, devenu populaire dans le monde entier. Il s’appelait :

    1 a. Jean- Louis Barrault

    1 b. Jacques Lecoq

    1 c. Marcel Marceau

    13. Qui a été nommé en octobre 2007 secrétaire d’État aux Sports ?

    1 a. Xavier Darcos

    1 b. Bernard Laporte

    1 c. Mahyar Monshipour

    14. La question de l’immigration en France a donné lieu en 2007 à un débat portant sur l’examen de l’ADN des individus. Quelle est la signification de ce sigle ?

    1 a. acide désoxyribonucléique

    1 b. acide dihydronucléaire

    1 c. acide diphénylnéodyme

    15. Le 9 octobre 2007 était célébré le 40e anniversaire d’une figure emblématique de la lutte pour la liberté. Il s’agit de :

    1 a. Simon Bolivar

    1 b. Ernesto Guevara De
    La Serna

    1 c. Emiliano Zapata

    16. Qui est l’actuel ministre de
    la Culture ?

    1 a. Christine Albanel

    1 b. Christine Boutin

    1 c. Christine Ockrent

    17. Les médias se font l’écho d’une nouvelle figure emblématique du rugby français :

    1 a. Sébastien Chabal

    1 b. Antoine Chaval

    1 c. Hippolyte Cheval

    18. Qui incarne le rôle d’Édith Piaf dans le film d’Olivier Dahan, sorti sur les écrans le 14 février 2007 ?

    1 a. Marion Cottillard

    1 b. Ludivine Sagnier

    1 c. Audrey Tautou

    19. Le 22 janvier 2007, l’Abbé Pierre est mort à l’âge de 94 ans. En quelle année a- t- il engagé son combat contre la misère ?

    1 a. 1954

    1 b. 1958

    1 c. 1962

    20. En 2007, 580 villes de France ont participé à la 8e édition de la fête des voisins. Á quelle date cette manifestation a-t-elle lieu ?

    1 a. 30 mars

    1 b. 29 mai

    1 c. 11 juillet

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  • AS. IDF (1) avril 2007

    Concours d’ Aide- Soignant Ile-de-France (1)

    CULTURE GENERALE :12 points .

    L’ industrie de la perte de poids est extrêmement prolifique : elle représente un marché d’environ 2 milliards par année aux Etats-Unis seulement . Malheureusement, les informations qui circulent sur la perte de poids encouragent le rêve et l’espoir chez ceux qui en perdent difficilement ou qui ont peine à le maintenir . Les solutions miracles n’existent pas, tous les spécialistes le répètent et, pourtant, il est facile de s’accrocher aux mythes qui s’ insèrent dans nos propres croyances, aidés en cela par des charlatans du régime qui ne regardent qu’une seule chose : grossir leur portefeuille .
    Mythe n° 1 : l’eau fait maigrir.
    L’eau n’a jamais fait maigrir personne. L’eau est essentielle à la vie et possède plusieurs rôles tels le maintien de la température du corps, l’élimination des déchets, la lubrification des articulations, l’hydratation de la peau ou encore la formation du sang. pour toutes ces raisons, il est important de boire de l’eau régulièrement . Quant à votre poids, l’eau peut vous aider à maigrir parce qu’elle ajoute un volume à l’estomac (un verre d’eau avant le repas peut effectivement vous porter à manger moins.) et qu’elle permet de mieux distinguer la faim de la soif. (…)
    Mythe n° 2 : Les suppléments de protéines peuvent donner plus de muscles.
    Aucune preuve jusqu’à présent n’ a démontré qu’un surplus de protéines, soit en suppléments, soit dans l’assiette, puisse augmenter le tour de bras ! Seul l’entraînement musculaire peut provoquer cet effet. (…)
    Mythe n°3 : Transpirer beaucoup aide à maigrir.
    La transpiration ne se compose que d’eau et de sel , elle ne sert qu’à refroidir le corps, la seule chose que l’on favorise en transpirant est la déshydratation. La transpiration est un des moyens qu’a le corps humain pour maintenir sa température à peu près constante. Mettre un vêtement imperméable ou se ouvrir exagérément n’aboutit qu’à perdre davantage d’eau et à faire monter sa température corporelle. Ce poids que vous avez perdu en eau sera repris dè que votre corps sera réhydraté. (…)

    http :// charlatans.free.fr
    1/ Faites ressortir les idées principales de ce texte. (4 points)

    2/ Un (e) ami (e) vous fait part de son intention de suivre un régime, il (elle) vient de lire dans un magazine qu’il fallait qu’il (elle) pratique une période de restriction (manger seulement des fruits ou des légumes) pendant sept jours consécutifs jusqu’ à ce qu’il (elle) perde le nombre de kilos souhaités.
    Que pensez-vous de ce type de régime ? Argumentez votre réponse en une vingtaine de lignes.

    BIOLOGIE : 6 points

    1/ 2,5 points
    Pour chaque proposition, cochez la case correpondante “Vrai” ou “Faux”. si la proposition est fausse, vous la corrigerez.

    Proposition Vrai Faux Correction
    Le passage des nutriments dans
    la circulation sanguine s’appelle la digestion
    – – –
    La peau a un rôle de synthèse de la vitamine D – – –
    La sérothérapie est l’injection d’antigènes spécifiques
    permettant à l’organisme de fabriquer des anticorps.
    – – –
    Les cellules sexuelles de la femme sont les chromosomes. – – –
    L’urine est composée de 95 % d’eau, de sels minéraux et de
    matières organiques (urée, acide urique, crétinine.)
    – – –
    La cavité médullaire des os longs est remplie de moelle grise. – – –
    L’intestin grêle se situe entre l’estomac et le rectum – – –
    Le poumon gauche est composé de trois lobes – – –
    Les globules blancs ou leucocytes permettent le transport du dioxygène. – – –
    L’enveloppe qui entoure les poumons s’appelle le péritoine. – – –

    2/ 0,5 point

    Qui suis-je ?

    Je propulse le sang vers les organes du corps en général et les cellules. Je suis ………………..
    Je transporte le sang à la sortie du coeur vers les organes du corps en général et les cellules. Je suis ……………….
    Je transporte le sang des organes vers le coeur. Je suis …………………….
    Je fabrique les spermatozoïdes et sécrète l’hormone mâle. Je suis……………………..

    3 / 1,5 points
    Complétez ce texte à trous.

    ………………………..sont les organes de la respiration. A l’inspiration, …………….se conracte et s’abaisse, le thorax s’agrandit. L’air extérieur, chargé ……………….., pénètre dans les poumons et remplit les ……………….
    A l’expiration, l’air chargé……………………est expulsé vers la ………………….

    4/ 0,5 point
    Citez quatre fonctions de la peau
    .

    MATHEMATIQUES : 2 points.

    Tableau de la composition des aliments

    100 g de chacun des aliments fournissent :

    Aliments Protides Lipides Glucides –
    PRODUITS LAITIERS g g g kcal
    Lait de vache
    Lait entier 3,4 3,7 4,9 66,5
    Lait écrémé 3,6 0,2 5 36,2
    Lait concentré sucré 10 10 54 346
    Dérivés du lait g g g kcal
    Beurre 0,8 84 0,5 761,2
    Yaourt 3,4 1,5 – 27,1
    CEREALES ET DERIVES g g g kcal
    Pain de blé complet 7,7 1 48 231,8
    Pain blanc 7 0,8 55 255,2
    Pain de seigle 7 1 51 241
    PRODUITS SUCRES g g g kcal
    Sucre en morceaux 0 0 100 400
    Cacao 21 28 38 488
    Chocolat 7 24 64 500

    Ce matin, vous consommez lors de votre petit déjeuner :
    – 3 tartines de pain blanc (chaque tartine pèse 30 grammes )
    – 2 tablettes de beurre (chaque tablette pèse 10 grammes.)

    Vous devez faire apparaître vos calculs.

    1/ 0,5 point
    Combien de grammes de glucides aurez-vous consommés au petit déjeuner ?

    2/ 0,25 point
    Calculez le nombre de kilocalories pour un bol de 200g de lait entier avec 30 g de cacao.

    3/ 0,25 point
    Calculez la différence de kilocalories consommées entre l’absorption de 200 g de lait écrémé et de 200 g de lait concentré sucré.

    4/ 0,75 point
    Complétez le tableau ci-dessous.

    En grammes En milligrammes En centigrammes
    Pain de blé complet 70 – –
    Sucre en morceaux – 100 –
    Fromage blanc – – 25 000
    5 / 0,25 point
    Pour un bol de 200 mL de lait écrémé, donnez la quantité de liquide en litre, centimètre-cube et centilitre
    .

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  • AS ES EJE Alsace 2006

    Admission : Alsace 2006

    Annales AS, ES, EJE

    Résumé de texte (épreuve n°1) et Questions de réflexion sur l’ actualité (épreuve n°2)

    Durée : 2 heures 45. Chacune des deux épreuves est notée sur 20. (Note finale sur 40). Le style et l’orthographe sont pris en compte.
     

    Epreuve n°1- Résumé de texte

    – Résumez le texte en 241 mots (une marge de 10% en plus ou en moins est admise).

    – Indiquez à la fin de votre résumé le nombre exact de mots employés.

    Comment gérer l’épreuve du chômage ?

    Il n’est pas un jour où une entreprise ferme ses portes, où des personnes ne se fassent renvoyer, où des chômeurs ne se voient refuser un emploi. Depuis plus de trente ans , le chômage rythme le quotidien de beaucoup d’entre nous. Pour certains, cette situation est devenue une fatalité, pour d’autres, c’est un passage avant des jours meilleurs. Pourtant,on entend souvent dire ou insinuer que si les chômeurs le voulaient vraiment, ils pourraient retrouver du travail .Une étude réalisée en 2003par Bengt Furäker et Marianne Blomsterberg, de l’Université de Götenborg, en Suède, sur des travailleurs et des chômeurs en témoigne. Bien que 60 pour cent des personnes ayant répondu à cette enquête reconnaissent que le situation économique est la cause principale de manque

    d’emploi, 73 % d’entre eux considèrent que si les chômeurs le voulaient vraiment, ils retrouveraient du travail. Il est courant de rendre les personnes sans emploi responsables de leur situation. Toutefois, ce faisant, on néglige le contexte économique etsocial responsable du chômage, et on perd de vue que le chômage est une expérience difficile, voire dramatique, pour les individus touchés.

    L’ensemble des recherches réalisées en psychologie indique que la situation du chômage est vécue comme une épreuve qui s’accompagne de stress et d’anxiété, mais également d’un profond sentiment de honte et de culpabilité. Les chômeurs se sentent inutiles, vivant au crochet de la société et incapables, malgré leurs efforts, de retrouver un emploi. La résignation s’installe, laissant bon nombre d’entre eux au ban du monde professionnel. Les personnes privées d’emploi ont systématiquement des indicateurs de santé mentale et physique inférieurs aux scores des actifs.

    Ces personnes présentent souvent une détresse mentale et des signes de dépression, ont plus de difficultés à se concentrer ou à prendre des décisions, et souffrent plus de

    surmenage et de roubles du sommeil que les travailleurs. Ainsi, des études réalisées à différents intervalles de temps ont mis en évidence que le bien-être décline à mesure que les individus passent de la situation de travail à celle de chômage et augmente dans le cas inverse. Ces effets sont d’autant plus puissants que la durée du chômage s’allonge.

    Pourquoi la situation de chômage est-elle à ce point destructrice pour la santé mentale ?

    La réponse à cette question tiendrait aux fonctions que remplit le travail. A l’instar d’autres activités, l’emploi combine un ensemble de fonctions qui seraient bénéfiques pour l’individu. Tout d’abord, ne pas avoir d’emploi fixe signifie ne plus disposer de son salaire habituel. Ce manque à gagner entraîne de nombreuses restrictions difficiles dans la vie quotidienne et rend les personnes concernées dépendantes des organismes d’assurance-chômage. Toutefois, l’emploi ne se résume pas au seul aspect financier. Il permet de répondre à d’autres besoins. Ainsi, il offre une structure temporelle : les horaires, les jours de congé et de travail fournissent des repères aux travailleurs. De surcroît, il les fait sortir de la sphère privée et les conduit à confronter leur vision du

    monde avec la réalité sociale. Il développe leur sentiment d’utilité. La personne devient le témoin de ses propres capacités et de ses talents. Mais, par-dessus tout, l’emploi définit une position et un statut dans la société.

    Etre chômeur signifie appartenir à un groupe de moindre valeur, un groupe stigmatisé. Jean-Claude Croizet, du laboratoire de psychologie sociale et cognitive de l’Université de Poitiers, et Jacques-Philippe Leyens, de l’Université catholique de Louvain, en Belgique, définissent le stigmate comme « une caractéristique associée à des traits et stéréotypes négatifs qui font en sorte que ses possesseurs subiront une perte de statut et seront discriminés au point de faire partie d’un groupe particulier ; il y aura « eux », qui ont une mauvaise réputation, et « nous » les “normaux” . On en déduit quatre éléments définissant la stigmatisation : la possession d’un attribut négatif, l’existence d’un stéréotype négatif à l’encontre du groupe, le rejet de la discrimination et, enfin, le fait que l’identité sociale du groupe soit perçue comme négative par les membres du groupe (pas seulement par ceux qui n’en font pas partie). Rappelons qu’un stéréotype représente l’ensemble des traits attribués à un groupe.

    Or ces différents éléments caractérisent le groupe de personnes sans emploi. Tout d’abord, être chômeur signifie ne pas disposer d’un des attributs les plus valorisés de notre société, à savoir un emploi. Bien que l’importance du travail ait connu quelque remise en question, il n’en reste pas moins qu’il demeure une valeur première permettant aux individus de se définir au sein de nos sociétés méritocratiques. Autrement dit, la reconnaissance sociale passe forcément par une reconnaissance professionnelle.

    Ensuite, les chômeurs ont conscience d’appartenir à un groupe particulier, mais la majorité d’entre eux déclarent ne pas aimer en faire partie. Cela est probablement dû au fait qu’un stéréotype négatif lui est associé. Qui n’a jamais pensé que les chômeurs étaient oisifs et se complaisaient dans leur situation ! Ce stéréotype est à ce point répandu que les chômeurs eux-mêmes l’ont intégré : quand on les interroge sur la vision que la société a d’eux, ils répondent qu’ils sont perçus comme des « fainéants, incompétents et apathiques ». Ce stéréotype n’est pas sans influence sur les chômeurs. D’une part, il influe sur leurs interactions avec les travailleurs en ce sens que les individus privés d’emploi se sentent souvent réduits au stéréotype du chômeur, comme si, en raison de leur appartenance, ils avaient perdu leurs spécificités. D’autre part, ce stéréotype participe au maintien des chômeurs dans leur situation de non-emploi. En effet, le stéréotype de chômeurs déclenche des mécanismes qui, non seulement, entravent les performance intellectuelles des chômeurs, mais émoussent également leur envie d’entreprendre des recherches d’emploi ou de participer à des activités culturelles. En d’autres termes, le stéréotype du chômeur est un frein à l’insertion sociale et professionnelle des personnes sans emploi.

    D’après un texte de David Bourguignon et Ginette Herman

    Cerveau et psycho. N° 18– Bimestriel Novembre- Décembre 2006

    Epreuve n°2- Questions de réflexion sur l’actualité

    – Choisissez deux affirmations (parmi les trois proposées)

    – En vous appuyant explicitement sur les éléments que vous avez relevés dans l’actualité, dégagez les axes de réflexion et construisez et développez votre argumentation en unequarantaine de lignes pour chaque question.

    Objectif : évaluer votre capacité à structurer une réflexion sur les questions de société présentes dans l’actualité.

    Critères de notation :

    – Enoncé d’éléments d’actualité pertinents.

    – Dégagement d’axes de réflexion.

    – Argumentation construite et développée sur ces axes.

    Questions :

    1. Face à la montée des risques environnementaux globaux, les Etats continuent de privilégier les intérêts nationaux à court terme.

    2. L’évolution de la notion de sécurité transforme en profondeur notre conception de la démocratie.

    3. Sur une année, près d’un jeune sur deux déclare avoir pris une « cuite » ponctuelle pouvant s’avérer dangereuse pour la santé.

    Prépa social – Concours Travail social – Prépa sociale – Concours Educateur spécialisé – Concours Educatrice jeunes enfants – EJE- ES- AS Paramédical – Concours Assistante sociale – Méthodologie Concours social – Sujets concours éducatrice jeunes enfants – Institut du travail social – Sujets concours assistante sociale – Annales concours social 2010 – Annales corrigées concours du social – Sujets concours educateur spécialisé – Concours amiens picardie

  • ES-EJE-AS Languedoc 2007

    Annales ES-EJE-AS : Languedoc-Roussillon 2007

                                                                                                                        LA DOULEUR A-T-ELLE UN SENS ?

    Le problème de la douleur est l’un des plus aigus de notre société, confrontée au problème de la vie prolongée, du vieillissement, des douleurs chroniques et de fin de vie. La douleur n’est pas qu’un phénomène biologique, c’est aussi un rien philosophique où l’esprit, mis à l’épreuve, trouve l’occasion de mesurer ses qualités : c’est du moins ce qu’ont professé de nombreuses religions. Darwin voyait en la douleur un sauf-conduit : souffrir, c’est prendre connaissance d’un danger. Parfois, la douleur se dissocie pourtant de sa fonction première de sauvegarde, pour amener, au contraire, une altération durable et intense de l’individu, auquel cas elle a un caractère aberrant. Le corps, auquel nous ne prêtons d’ordinaire guère attention, devient source de préoccupations constantes. Il nous est étranger et rebelle, modifie nos rapports aux autres, car nous sommes obsédés par notre souffrance. Nous nous replions sur nous-mêmes, nos activités familières et liens sociaux perdent leur spontanéité. La douleur est alors une épreuve existentielle. Elle nous laisse devant un vide, et c’est à combler cette vacuité qu’ont travaillé les traditions philosophiques et religieuses ; certaines ont voulu attribuer un sens à la douleur, d’autres ont cherché comment un sens pouvait émerger de notre rencontre avec elle.De ces tentatives d’investir la douleur d’un sens, la plus familière dans notre culture nous vient de la tradition chrétienne. La douleur y est la rançon du péché originel, marque de l’humanité déchue, compagne inséparable de l’humaine condition. L’idée de la douleur comme expiation de la faute n’est pas propre à la tradition chrétienne, elle se rencontre aussi dans les religions orientales, telles I’ hindouisme ou le bouddhisme. Elle y prend même un sens moral plus immédiat, car la douleur n’est pas simplement le rappel d’une faute originelle abstraite dont nous ferions l’héritage collectif, elle est pour chacun une juste rétribution des fautes qu’il a commises lors de vies antérieures. Toute souffrance est méritée, même si l’on a perdu le souvenir de la faute dont elle est la rétribution. En dépit de leurs conceptions très différentes de la personne, les traditions chrétiennes et orientales partagent l’idée que le séjour terrestre est transitoire, que l’enveloppe charnelle où s’incarne l’âme n’est qu’un lieu de passage. La douleur,en nous faisant voir notre corps comme étranger à ce qui est véritablement nous, nous rappelle que l’essentiel est ailleurs : dans la vie éternelle de l’âme pour le chrétien, dans le renoncement à l’illusion du soi individuel et dans la sérénité suprême que procure la fusion avec la source cosmique de l’Être, pour le bouddhisme ou l’hindouisme. Toutefois, le christianisme et le catholicisme investissent la douleur d’autres significations. Conséquence de la faute, la douleur est aussi l’instrument de la rédemption. C’est le sens du message christique : le Christ mort sur la croix rachète les péchés du monde. En acceptant la douleur, en participant par elle aux souffrances du Christ, l’homme participe à son rachat. De façon générale, dans l’expérience religieuse, la reconquête du sens implique le passage par la transcendance. La douleur ne prend sens que par l’existence d’un Au-delà auquel elle renvoie et qui l’abolit.

    Les sages antiques proposent un autre rapport à la souffrance. Ce n’est pas la douleur elle-même qu’ils cherchent à investir d’une signification, mais l’expé­rience qu’ils en font. Ce qui les unit est le refus de l’abdication devant la douleur. La douleur physique ne saurait abattre le sage épicurien, car il puise en lui-même de quoi la contrebalancer. Il peut surmonter la douleur présente en se reportant en pensée au souvenir des plaisirs qu’il a éprouvés dans le passé et en évoquant l’image de plaisirs futurs. Pour le sage stoïcien, l’exercice de la liberté passe par la soumission volontaire au destin. La grandeur d’âme avec laquelle nous endurons ce que la loi de l’Univers nous astreint à souffrir est la mesure de notre liberté. Le sage antique ne conçoit pas la douleur comme le salaire de la faute, il ne s’en repaît pas et n’y voit pas la voie du salut. Confronté à elle, il lui oppose sa force d’âme. Aussi ne prend-elle sens que vaincue, hymne au triomphe de la sagesse.

    Dans nos sociétés modernes, où elle n’est plus conçue comme fatalité, où l’appel à la transcendance pour lui donner un sens ne séduit plus guère, où l’orgueilleuse résistance du sage n’est plus si prisée, comment la douleur peut-elle être vécue et pensée ? Comment réagir à cette perte du rapport à soi et au monde qu’elle instaure ? Dans nos sociétés hautement médicalisées, la tentation est grande de s’en remettre aux spécialistes, d’attendre d’eux l’identi­fication de la cause et surtout le soulagement de la douleur. De fait, si une simple prise de médicaments peut abolir la douleur et nous rendre à nous-mêmes, pourquoi nous en priver, à quoi bon des souffrances inutiles ? Mais la douleur ne se laisse pas toujours aussi facilement réduire. En nous abandonnant passivement aux mains des médecins, nous nous rendons double­ment étrangers à nous-mêmes. Notre corps indocile, nous le livrons telle une machine aux techniciens chargés d’en réparer les dysfonctionnements, de donner sens à la douleur, de repérer la panne dont elle est signe. S’ils échouent la perte du sens est totale.

    La réappropriation de soi passe alors par une réappropriation de la douleur el de ses méthodes de contrôle. Ignorant des causes de sa douleur, le malade reste le meilleur juge de son intensité et du compromis acceptable entre souffrance et perte de lucidité liée à la prise massive d’analgésiques. Il peut être actif vis-à-vis de sa douleur : s’il participe à sa prise en charge par l’utilisation de techniques de neuro stimulation ou d’auto analgésie (dans les douleurs cancéreuses aiguës, il décide lui-même de l’injection de morphine) ou de techniques psychologiques de contrôle de la douleur (hypnose, relaxation), ou s’il sait pouvoir utiliser ur droit à l’euthanasie dans les cas les plus intolérables, il se sentira moins victime d’un mal insensé. Peut-être est-ce le sens qu’il faut donner à la douleur aujourd’hui : celui d’un combat dont le patient doit être, non plus seulement le théâtre, mais aussi l’acteur.

    D’après un texte d’ELISABETH PACHERIE

    chargée de recherches au CNRS

    Institut Jean-Nicod, Paris, Cerveau et psycho, numéro 4, décembre 2003

    1. Résumé (10 points)

    Résumez le texte en 252 mots (une marge de 10 % en plus ou en moins est admise). Indiquez à la fin de votre résumé le nombre exact de mots employés.

    2.  Argumentation (10 points)

    En vous appuyant explicitement sur les éléments que vous avez relevés dans l’actualité, dégagez les axes de réflexion puis construisez et développez votre atqumentation en une quarantaine de lignes pour chaque question.

    1.  L’Europe sera-t-elle riche de ses poubelles ? Le traitement des déchets et le recyclage deviennent des questions économiques importantes.

    2.  Environ 17 % des travailleurs handicapés sont au chômage contre 8 % pour l’ensemble de la population active.

    Durée totale de l’épreuve : 2 heures 45 minutes

    Prépa social – Concours Travail social – Prépa sociale – Concours Educateur spécialisé – Concours Educatrice jeunes enfants – EJE- ES- AS Paramédical – Concours Assistante sociale – Méthodologie Concours social – Sujets concours éducatrice jeunes enfants – Institut du travail social – Sujets concours assistante sociale – Annales concours social – Sujets concours educateur spécialisé – Concours Languedoc – Annales concours 2007

  • ES-AS-EJE Rhône-Alpes 2007

    Annales ES-AS-EJE : Rhône-Alpes 2007

    1/ Expression (coef. 2, durée : 3 heures)

    « Les gens qui ne rient pas ne sont pas sérieux ».

    1. Expliquez cette affirmation de A. Allais. (5 points)

    2. Dans un développement structuré et argumenté, vous direz, selon vous, quelle place doit ou devrait occuper le rire dans notre société. Justifiez votre réponse. (15 points)

    2/ Etude d’un texte argumentatif (coef. 2, durée : 4 heures)

    « Fonction d’une ardeur éteinte, d’un déséquilibre, non point par surcroît, mais par défaut d’énergie, la tolérance ne peut séduire les jeunes ». Ce constat est celui du philosophe roumain Émile Cioran. Il l’a livré dans une « Lettre à un ami lointain », premier chapitre d’une Histoire et utopie parue en 1960 aux éditions Gallimard. L’adolescence est par essence la période des extrêmes. Certains, qui oublient de devenir adultes, s’installent dans le fanatisme, c’est-à-dire dans une fermeture d’esprit désespérante, des certitudes qui assassinent en eux la vie, la contradiction et simplement tout esprit critique.

    Donc il est difficile de parler de tolérance à ceux qui vivent de slogans rava­geurs, de « boutades incendiaires » et d’impatience face au temps. Et pourtant, il serait suicidaire pour une société de faire le silence sur cette vertu essentielle qui consiste à écouter les autres et à respecter leur point de vue, leurs convic­tions et leurs coutumes. Alors enseignons la tolérance ! Débarrassons-la de ses habits de moralisme prude et de ses vernis. La tolérance est une façon d’être au monde et cela commence à l’école primaire.

    Avouons aussi que la nature de l’homme ne penche pas vers cette tendance. Elle serait foncièrement intolérante. Toute la culture que les pays civilisés, les États de droit propagent, prend racine dans le fait que la tolérance n’est pas naturelle et qu’il faut l’acquerir comme une deuxième nature au point qu’elle devienne spontanée, une sorte de réflexe. Ce n’est pas facile. Il faut vaincre tant de résis­tances, tant de tentations.

    Parlant des jeunes, Cioran dit ceci : « Donnez-leur l’espoir ou l’occasion d’un massacre, ils vous suivront aveuglément ». Les intégristes politiques, idéolo­giques ou religieux ne cessent de proposer aux jeunes ce genre d’occasion. Cela peut être anodin comme la mode vestimentaire ou musicale, c’est-à-dire quel­que chose qui passe et qui change. Sachant cela, le travail sur et avec la jeunesse devient primordial, étant donné ses prédispositions à suivre n’importe quel charlatan et à traduire en acte n’importe quelle aberration.

    Le devoir de tolérance devenu une seconde nature de l’être participe à l’élabo­ration et à la consolidation de l’État de droit. Sans tolérance, pas de démocratie. Autrement dit, la démocratie est antinomique de l’intolérance. Le fanatisme est l’incendie que l’intolérance allume en douce dans le tissu démocratique. C’est une fixation, une obsession de pureté illusoire, une erreur qui cherche à arrêter la vie, c’est-à-dire tout ce qui bouge, change et étonne.

    Le tolérer serait tolérer l’intolérable. Comment accepter que le fanatisme prenne l’espace existant à lui tout seul et en fasse une scène pour la tragédie ? Comment accepter les ennemis de la liberté, les destructeurs de l’intelligence et de la beauté, les militants d’un ordre totalitaire, uniforme et exaltant la loi du plus fort, loi de la jungle ? Où trouver la patience, le courage et le calme pour réfuter cette barbarie qui manie plus le pistolet-mitrailleur que la parole ou l’écrit ? Comment sauvegarder ses principes, rester rigoureux dans le respect d’une conviction différente et même opposée à la sienne, comment coexister avec des gens qui tentent d’éliminer tout ce qui n’est pas identifiable à leur délire ?
    La tolérance est un métier difficile. Il faut du courage et de la force. Il faut un esprit solide, rompu aux débats, à tous les débats. Il faut un esprit de résistance. Qui peut prétendre rassembler toutes ces vertus ? Quelqu’un entre le militaire et le poète, entre le gendarme et le philosophe, entre le magistrat et l’artiste. Car toute grande littérature, toute grande peinture ont été l’expression de l’intolé­rance à l’intolérable. On n’écrit pas le bonheur, on ne dessine pas la paix. L’art est rupture, refus, colère et même provocation. Quand la beauté est saccagée, quand l’intelligence est assassinée, quand l’enfance est violée, quand l’être est humilié, l’art ne peut être qu’intolérant. Il ne tolère ni la laideur dont l’homme est capable, ni l’horreur qu’il provoque.

    TAHAR BEN JELLOUN, Extrait reproduit du Courrier de l’Unesco, avril 1995,

    .www.unesco.org/courrier

    Questions (10 points)

    1. Expliquez le sens dans le texte des expressions suivantes : « boutades incendiaires » et « moralisme prude ». (2 points)

    2. « Tolérance » et « intolérance » : quelle définition l’auteur donne-t-il de chacune de ces deux notions opposées ? Vous justifierez votre réponse par un relevé précis des termes du texte. (4 points)

    3. Pour quelles raisons, selon Tahar Ben Jelloun, la tolérance est-elle « un métier difficile » ? Reformulez les arguments qui dans le texte justifient cette affirmation. (4 points)

    Travail d’écriture (10 points)

    Dans un développement organisé, illustré d’exemples précis, vous direz dans quelle mesure La tolérance vous semble une valeur toujours actuelle.

    3. Questions à choix multiple (coef 1 ; durée : 1h30 )

    1. PIB signifie :

    a. produit intérieur brut
    b. production intérieure basique
    c. produit intégré biologique

    2. La proportion d’eau douce représente :

    a. 50 % du volume d’eau terrestre
    b. 20 % du volume d’eau terrestre
    c. 3 % du volume d’eau terrestre

    3. La capitale des États-Unis est :

    a. New York
    b. Los Angeles
    c. Washington

    4. Max Havelaar est une association qui :

    a. favorise l’accès au logement des personnes sans domicile
    b. lutte contre la faim dans le monde
    c. appose un label des produits garantissant les principes du commerce équitable

    5. Le vaccin contre la rage a été inventé par :

    a. Pasteur
    b. Marie Curie
    c. Blaise Pascal

    6. Le prix Nobel 2007 de littérature a été attribué à :

    a. Paula Fox
    b. Doris Lessing
    c. Mary Higgins Clark

    7. Gordon Brown est :

    a. un acteur de cinéma
    b. un musicien rock
    c. le Premier ministre britannique

    8. Bénazir Bhutto a été Premier ministre :

    a. en Inde
    b. au Pakistan
    c. en Birmanie

    9. En France, il existe :

    a. 900 000 associations
    b. 500 000 associations
    c. 350 000 associations

    10. Le ministre de la Jeunesse et des Sports en France est :

    a. Bernard Laporte
    b. Roselyne Bachelot
    c. Maud Fontenoy

    11. L’ennemi intime, film récemment en salle, raconte des événements lors de :

    a. la guerre d’Algérie
    b. la guerre du Vietnam
    c. la seconde guerre mondiale

    12. Parmi ces 4 régions, laquelle est la plus peuplée ?

    a. Bourgogne

    b. Alsace

    c. Bretagne

    d. Auvergne

    13. Lequel de ces pays européens n’a pas adopté l’euro ?

    a. Portugal
    b. Danemark
    c. Finlande
    d. Grèce

    14. Les buts de l’association Don Quichotte sont de soutenir :

    a. des artistes
    b. des tiers-mondialistes
    c. des sans abris
    d. des utopies

    15. Depuis 2004, ce revenu vient compléter le dispositif RMI pour encourager le retour à l’emploi des bénéficiaires du RMI :

    a. RMA
    b. ASS
    c. PMI
    d. ERE

    16. Le Musée du Quai Branly a été inauguré en juin 2006 par Jacques Chirac. Il contient :

    a. le Musée des arts premiers
    b. le Musée des cadeaux des présidents de la Ve République
    c. le Musée des arts martiaux japonais

    17. En 2007, est mort Mstislav Rostropovitch. Qui était-il ?

    a. un cosmonaute russe
    b. un violoncelliste russe
    c. un joueur d’échecs russe

    18. Un clone est :

    a. un ensemble de cellules issues du croisement d’êtres vivants très proches
    b. un ensemble de cellules issues d’une même cellule initiale
    c. un ensemble de cellules ayant subi une mutation génétique artificielle
    d. un ensemble de cellules sans matériel héréditaire

    19. Parmi ces techniques agricoles, quelle est celle qui permet d’augmenter la surface cultivée en agissant sur le relief ?

    a. L’écobuage
    b. l’assolement
    c. la culture en terrasse
    d. la culture en serre

    20. Parmi les affirmations suivantes, laquelle est inexacte ?

    a. le Président de la République préside le Conseil des Ministres
    b. le Président de la République préside Le Conseil Constitutionnel
    c. le Président de la République préside le Conseil supérieur de la magistrature
    d. le Président de la République préside le Conseil supérieur de la défense nationale

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  • AS Lorraine 2007

    Annales AS : Lorraine 2007

    DOCUMENT 1 : TERRIBLE BILAN DES FEMMES BATTUES

    La ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la parité, Catherine Vautrin, a présenté hier un rapport accablant sur les violences conjugales.

    « En France métropolitaine, en moyenne, une femme meurt tous les trois jours victime de violences conjugales, contre seulement un homme tous les 14 jours », indique un « recensement national faisant état de personnes décédées » depuis le ler janvier 2006, réalisé avec la police et la gendarmerie et présenté hier en conseil des ministres par la ministre déléguée à la cohésion sociale et à la parité Catherine Vautrin.

    « C’est un fléau qui touche absolument tous les milieux », a souligné la ministre, annonçant qu’elle allait proposer d’en faire une « cause nationale » en 2008.

    Dix enfants tués

    « De façon globale depuis le 1er janvier 2006, il a été commis 113 homicides dont 83 % des victimes sont des femmes », précise le rapport.Il souligne également que 10 enfants de moins de six ans ont été tués depuis le début de l’année, dans le cadre de violencès conjugales.« La séparation apparaît toujours comme une période à risques, puisqu’elle intervient dans pas loin de la moitié des cas (41 %). Dans plus de la moitié des homicides, les auteurs sont en inactivité et l’alcool est présent dans un quart des faits », selon l’enquête.Amnesty International avait dénoncé en février les violences contre les femmes en France, estimant qu’il s’agissait d’une « affaire d’État », et critiqué la timidité de la justice et l’absence d’une véritable prévention.

    Un milliard d’euros par an

    Un sondage CSA paru hier dans le Parisien montre que près d’un tiers des Fran­çais (30 0/o) pensent qu’une femme de leur entourage subit ou a subi des violences conjugales.75 % estiment que les pouvoirs publics n’agissent pas de manière suffisamment efficace pour lutter contre ce fléau, malgré la promulgation d’une loi le 4 avril, qui a notamment porté l’âge légal du mariage pour les filles à 18 ans au lieu de 15 et aggravé les peines en cas de violences entre conjoints ou ex-conjoints. La loi est un « indéniable progrès mais elle ne va pas assez loin », estime Suzy Rojtman, porte-parole du Collectif national pour les droits des femmes.Hier, pour la première fois, le gouvernement a chiffré le coût économique des violences conjugales, qu’il estime à un milliard d’euros par an.

    Selon Mme Vautrin, il faut d’abord « sortir les victimes de l’état de culpabilité dans lequel elles sont ». Elle a présenté 10 courts-métrages qui seront diffusés sur TV5 et Arte à partir de samedi, pour sensibiliser l’opinion.Mme Vautrin a aussi annoncé la mise en place d’un numéro de téléphone unique à quatre chiffres pour les victimes, à partir de janvier 2007.

    Les difficultés de logement

    Par ailleurs, le gouvernement veut lutter contre les difficultés de logement des femmes victimes en travaillant avec les bailleurs sociaux pour faire lever la clause de solidarité figurant dans la plupart des contrats de bail, lorsqu’elles souhaitent quitter le domicile conjugal.Il espère faciliter l’attribution de logements sociaux aux personnes en instance de divorce.

    Campagne européenne contre les violences aux femmes

    Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, lancera lundi à Madrid une campagne européenne contre les violences domestiques faites aux femmes, a annoncé hier le Conseil de l’Europe, promoteur de cette initiative. Cette campagne baptisée « Stop à la violence domestique faite aux femmes », s’étendra tout au long de l’année 2007 à travers les 46 pays membres de cette organisation.

    L’Est républicain, 23 novembre 2006

    DOCUMENT 2 : VIOLENCES CONJUGALES

    Prévenir la récidive des auteurs de violences et faciliter l’hébergement des victimes.

    La lutte contre les violences au sein du couple se renforce. Alors que le Parle­ment a définitivement adopté, le 23 mars, la proposition de loi aggravant les peines pour les auteurs de violences (voir p. 168), deux rapports viennent enri­chir le débat sur la prise en charge des hommes violents et l’hébergement des femmes victimes.

    Le docteur Roland Coutanceau a remis, le 21 mars, à Mme Catherine Vautrin, son rapport intitulé « Auteurs de violences au sein du couple : prise en charge et prévention (http://www.cohesion-sociale.gouv.fr/). Un travail qui s’inscrit dans le prolongement du plan global 2005-2007 sur les violences au sein du couple (TSA, n° 996 du 26 novembre 2005, p. 22, n° 1044 du 2 décembre 2005, p. 22). Pour ce psychiatre, précurseur des consultations spécialisées pour hommes violents, la prise en charge du sujet violent suppose d’abord « des obligations ou des injonctions recommandées ou imposées lors des décisions de justice ». La loi permet à cet égard au juge d’imposer ou de suggérer une prise en charge sanitaire, sociale et psychologique dans différents cadres pré ou post-senten­tiel. Le docteur Coutanceau considère aussi que « le rappel à la loi de l’auteur des violences est le point de passage obligé de toute prise en charge ». Il devrait donc être réaffirmé « solennellement par un magistrat ». Outre ces principes, le rapport préconise notamment de systématiser la garde à vue et le déferrement au Parquet en cas de violences, d’effectuer un signalement auprès de la protection de l’enfance lorsque le couple a des enfants et de développer des consultations spécialisées pour hommes violents sous forme de prise en charge individuelle et de groupes de paroles. Il annonce également la mise en place de l’accueil familial des femmes victimes de violences à titre expéri­mental dans trois départements — la Drôme, l’Ardèche et la Réunion —, sur le modèle de l’accueil familial à titre onéreux des personnes âgées et handicapées. Le coût financier de la mesure, estimé à environ 1 300 € par mois (à comparer au coût en CHRS, 3 100 €), sera supporté esentiellement par l’État, les conseils généraux prenant en charge les femmes enceintes et les enfants de moins de trois ans.

    C’est sur « l’hébergement et le relogement des femmes victimes de violences » que se sont penchés, pour leur part, M. Bernard de Korsak et Mme Anne-Marie Leger, respectivement ingénieur des ponts et chaussées et inspectrice générale des affaires sociales (IGAS), dans un rapport daté de janvier 2006 et rendu public ces jours-ci (http://www.ladocumentationfrancaise.fr/). Les deux institutions avaient été missionnées en avril dernier par le Gouvernement pour dresser un état des lieux. Le rapport formule 26 propositions qui visent à traiter en amont la question du « lieu de vie » pour la victime et, le cas échéant, ses enfants. Il suggère ainsi d’améliorer l’évaluation quantitative des besoins, de renforcer le rôle de la commission départementale d’action contre les violences faites aux femmes dans le domaine de l’hébergement et du logement, de transcrire les besoins recensés dans les dispositifs prioritaires locaux (plans départementaux d’accès au logement des personnes défavorisées, schémas d’accueil d’héberge­ment et d’insertion…).Afin de détecter plus tôt les femmes victimes, les experts proposent de mettre en place un numéro téléphonique unique et simplifié au niveau national. Ils souhaitent aussi que le dispositif d’éviction du conjoint violent soit complété. Par exemple, en assouplissant les conditions de maintien de la victime dans son logement du parc social : changement du titulaire du bail sans nouvelle attri­bution, prise en compte de ressources temporairement inexistantes ou insuffi­santes, mise en sécurité minimale du logement.

    La loi réprimant plus sévèrement les violences au sein du couple est adoptée. Les députés ont adopté définitivement, le 23 mars, la proposition de loi renfor­çant la prévention et la répression des violences au sein du couple ou contre les mineurs. Elle définit comme circonstance aggravante le fait de commettre des violences au sein du couple (mariés, concubins ou pacsés) ou entre anciens conjoints. Elle érige aussi en circonstance aggravante le viol et les autres agress­sions sexuelles au sein du couple. Et lorsque l’auteur du viol et la victime sont unis par les liens du mariage, la présomption de consentement des époux à l’acte sexuel ne vaut que jusqu’à preuve du contraire. Parmi les autres mesures : les dispositions qui permettent déjà l’éloignement du conjoint ou concubin violent du domicile du couple sont étendues aux ex-conjoints. La loi cherche aussi à lutter contre les mariages forcés. À ce titre, elle porte notamment de 15 à 18 ans l’âge du mariage des femmes et allonge les délais permettant de demander la nullité du mariage pour vice de consentement.

    TSA, n° 1061, 31 mars 2006

    DOCUMENT 3 : VIOLENCES CONJUGALES, COMMENT EN SORTIR ?

    Le terme « violences conjugales » recouvre plusieurs réalités. Pour les victimes, sortir de ce cercle infernal est long et douloureux, comme l’explique Maïté Albagly, secrétaire générale du Mouvement français pour le planning familial. Pour Liliana Gonzales, psychanalyste, les places assignées — en l’occurrence celle des femmes battues — sont porteuses de souffrance mais aussi de signification. De plus, explique-t-elle, le récit de la violence rencontre des résonances chez celui qui écoute. D’où l’intérêt pour les professionnels de prendre le temps de construire la relation avec la victime. Selon Marlene Frich, conseillère conjugale et familiale et thérapeute, la violence conjugale recouvre un conflit psychique vie-mort. L’autre, explique-t-elle, devient nécessaire pour assurer la survie. C’est un travail du couple, pense-t-elle, qui est nécessaire pour en sortir.

    Que recouvre le terme « Violences conjugales » ?

    Malté Albegly : Il définit le processus au cours duquel un partenaire exerce des comportements agressifs et violents à l’encontre de l’autre, dans le cadre d’une relation privée et privilégiée. La violence conjugale peut être le fait de l’homme comme de la femme, cependant, dans 95 % des cas, la femme en est victime.

    Quelles formes prend la violence conjugale ?

    Elle peut prendre plusieurs formes, isolées ou conjointes, comme la violence psychologique disqualifiant la victime dans tout ce qu’elle est, la violence verbale qui humilie, la violence économique qui consiste à soumettre une personne par l’argent, la violence sexuelle avec par exemple le « viol marital » qui impose des relations sans consentement. Tous ces comportements en général précèdent la violence physique qui est la forme la plus connue et la plus repé­rable des violences conjugales, la femme en portant les traces visibles.

    Pourquoi les victimes ne portent-elles pas plainte rapidement ?

    La violence conjugale procède par phases : la déconsidération, les coups, l’explication des coups, la déresponsabilisation « Je ne suis pas responsable. Tu as provoqué ma colère », les excuses et enfin la « Lune de miel ». La lune de miel est un état fantastique durant lequel la victime va retrouver l’autre tel qu’elle l’avait imaginé quand elle l’a choisi comme partenaire.

    Existe-t-il un « profil type » des femmes qui subissent de la violence ?

    Non, les femmes de tous milieux culturels, intellectuels ou économiques sont touchées. Cette violence est encouragée par l’oppression sociale des femmes, amplifiée par l’inégalité et la dépendance économique. Bien entendu, une femme dévalorisée ou battue dans son enfance aura moins de ressources pour se défendre qu’une femme avec une personnalité bien construite.

    Quels arguments cliniques peuvent expliquer la naissance de violences au sein d’un couple ou d’une famille ?

    Liliana Gonzales : La violence est une réponse possible d’un sujet à quelqu’un ou quelque chose qui lui fait barrage. Dans un couple, elle peut surgir à l’occasion de la réactualisation de questions identificatoires dans l’actuel et dans les actes. Ces questions, restées dans une impasse, sont des questions fondamentales : qu’est-ce qu’être un homme, une femme ? Qu’est-ce qu’aimer ? Et aussi : qu’est-ce qu’une mère, un père dans cette famille-là ? Qu’est-ce que la violence alors ? C’est à partir de ce que des femmes — mais aussi des hommes — peuvent m’en dire, de leurs récits, qu’on saisit la violence, et ce travail se fait à partir de l’évocation à travers la parole des effets des actes violents, c’est-à-dire des effets de sidération et d’arrêt de la pensée. Dans ces récits de personnes qui ont traversé des violences intra-familliales,c’est souvent au moment de la grossesse et notamment quand le « ventre rond » se donne à voir (la réalité d’un enfant à venir) que la violence du conjoint éclate. Ces hommes, pas prêts à devenir pères, qui se trouvent contraints à devenir pères à marche forcée, réagissent. Pour certains hommes, il n’est pas possible de changer de place, au moins à ce moment-là, cela ne constitue pas une expérience psychique.

    Comment se traduisent concrètement ces violences ? Est-ce, comme il est courant de le penser de manière stéréotypée, l’homme qui est responsable et la femme qui est victime ?

    Parler en termes de victime et d’agresseur est important et fondamental non seule­ment parce qu’on intègre ainsi le point de vue de la loi (car il est important de déterminer un responsable des faits), mais surtout dans la mesure où une recon­naissance de la violence infligée par le corps social constitue parfois un pas néces­saire dans le chemin de l’appropriation psychique de cet acte de violence. Un pas néccessaire mais pas suffisant. Mais, de mon point de vue, penser uniquement en termes de victimes et de bourreaux ou responsables, ce serait rabattre la violence à un pur événement factuel, en écrasant toute duplicité, toute opacité fantasma­tique. C’est déshumaniser et l’homme et la femme. Mais on ne peut pas non plus rabattre l’événement sur le fantasme, en occultant le rôle du conjoint ou du parent. Une telle opération l’innocenterait implicitement en le libérant, lui (parent, conjoint), de tout désir. Dans ce domaine, mon travail consiste a accompagner la personne dans la reprise en chantier de ses questionnements, de l’appropriation de ce qu’elle a pu jouer, à son insu, dans cette histoire et, autrement dit la subjectiva­tion (c’est-à-dire pouvoir dire je à nouveau) et à essayer de faciliter l’accès à autre chose : quitter la place assignée – victime, coupable, responsable — sans oublier que les places assignées sont porteuses de souffrance mais aussi de significations.

    Quels conseils suggéreriez-vous aux travailleurs sociaux pour mieux déceler et traiter ce phénomène ?

    Il me semble important d’abord de repérer certains effets, certains signes de la violence subie ou infligée : la confusion, le chaos dans les récits par exemple. Certaines femmes sont aussi sous le poids de la honte ; c’est-à-dire qu’elles ne parlent pas, si ce n’est dans un contexte de confiance établie et réelle. De ce point de vue se révéle aussi le caractére de la violence : penser que l’autre va penser qu’elle y est pour quelque chose ; donc : il faut faire en sorte qu’on ne se sente pas jugée face à des violences reçues ; que ça peut arriver et que ça paralyse. Ce sont là des aspects importants. Or, ce contexte se construit dans le temps, avec du temps, dans une relation. Il est aussi important de ne pas agir avec précipitation, comme dans une réponse immédiate en miroir. La violence et son récit rencontrent des résonances chez celui qui écoute, produisant parfois de la fascination ou de l’horreur. La précipitation à agir ne viendrait-elle pas là, d’ailleurs, comme un évitement à ces effets ? La violence happe et annule la capacité de penser, nous l’avons dit.

    Lien social, n`’ 6660, 3 avril 2003

    DOCUMENT 4 : COUPS BAS

    Dans les couples déchirés par la violence, la culpabilité ronge souvent les victimes davantage que les bourreaux.

    D’un côté la victime, de l’autre le bourreau. Est-ce si simple ? Partant du prin­cipe que l’homme qui bat est bien évidemment en faute, François Chilowicz, auteur de cet excellent documentaire sur la violence conjugale, s’interroge sur la part de responsbilité de chacun dans ces couples qui ne fonctionnent que sur le mode de la brutalité.

    « Pourquoi est-elle restée huit ans avec moi ? », demande Did. « Pas par amour. Pas parce qu’elle croyait pouvoir me guérir. Mais parce que la violence est un jeu à deux. Un combat à la vie, à la mort. » En cause d’abord, l’histoire personnelle des protagonistes. Puis une relation trop fusionnelle qui autorise petit à petit l’un à posséder l’autre tout en le niant. Sortie de dix ans de calvaire, Dominique reconnaît qu’elle appréciait, au début de son union, d’être « vampirisée » par son époux. Comme si, en faisant d’elle sa chose, il lui prouvait son amour. « Les victimes sont attirées par leur bourreau », dit-elle. « Il y a tant de douleur dans cette relation qu’on est obligée d’aimer celui qui vous frappe. Sinon, on devient folle. »

    Chantal, de son côté a mis longtemps avant de se résoudre à faire poursuvire son tortionnaire. Un homme épousé en secondes noces, si bon danseur, si bon amant : « Je l’aimais. Je ne m’étais pas remariée pour divorcer. » Oser dénoncer les sévices subis en silence pendant des années, c’est aussi ravaler sa honte de les avoir acceptés. La culpabilité ronge par ailleurs les victimes, qui s’accusent d’être à l’origine de leur malheur comme de l’échec de leur couple. L’un n’est jamais tout noir et l’autre tout blanc. « Parfois, explique Jérôme, je vois dans son regard qu’elle me cherche. Elle sait exactement ce qu’il faut dire pour que j’explose. » Jérôme a fait l’objet de poursuites. Il cherche à comprendre. Max, en revanche, refuse d’admettre le départ de celle qu’il a martyrisée pendant vint-cinq ans. « Je la frappais avec amour, par amour », ose-t-il. « Je souffrais moralement plus qu’elle. Au bout d’un moment, je n’en pouvais plus, je lui faisais un câlin. » Après la raclée, les promesses de ne plus recommencer.

    C’est le coup ou l’humiliation de trop qui déclenche la prise de conscience. « J’ai eu un flash », explique Sylvie. « Je me suis dit : c’est fini. Et cela a été fini. » Domi­nique dit avoir vécu le procès aux assises de son mari (cinq ans de prison dont trois avec sursis) comme « une révélation de la gravité de ce que j’avais enduré ». Caroline, elle, n’a pas eu la force de porter plainte. Le jour où elle a senti que son compagnon allait la tuer, elle lui a planté un couteau dans le coeur. Elle a écopé de huit ans de prison. « Cette fois, il n’a pas eu le temps de m’amocher », dit-elle. « La justice a donc considéré que c’était moi, et non pas lui, qui étais coupable. Mais ce geste a été ma délivrance. » Tous les trois jours, en France, une femme meurt des suites de violences conjugales.

    SYLVIE VÉRAN,

    © Le Nouvel Observateur, 7 décembre 2006.

    DOCUMENT 5 : VIOLENCES CONJUGALES : SOIGNER L’HOMME VIOLENT

    Selon Michela Marzano, philosophe, chercheuse au CNRS : « À la base de la violence il y a une crise existentielle profonde qui pousse l’auteur à considérer la femme comme rien ».

    Quel est le profil de l’homme violent ? Il s’agit souvent d’individus qui n’acceptent pas la « résistance » du réel, c’est-à-dire le fait que parfois la réalité s’oppose à leur désir, que parfois les autres ne répondent pas exactement à leurs demandes. Ce qui les amène à vouloir forcer ce qui résiste, à vouloir plier ceux ou celles qui leur opposent un refus. Si l’on analyse le cas particulier des violences sexuelles envers les femmes, l’on se rend compte que les violeurs forcent leurs victimes à se plier à leurs exigences,sans prendre en compte leur refus. Ce qui devient possible à partir du moment où l’autre n’est plus pris en compte comme autre, et qu’il n’est donc plus reconnu comme un être humain digne de respect : son « non » devient un « oui », car la seule chose qui compte est la volonté de celui qui exerce la violence. Les hommes violents sont souvent des individus qui n’arrivent pas à s’inscrire dans le monde et dans la société de façon satisfaisante : à la base de leur violence il y a une crise existentielle profonde, qui les pousse à considérer les autres, et notamment les femmes, comme « rien », peut-être aussi parce qu’eux-mêmes n’arrivent pas à donner beaucoup de valeur à leur vie, et n’arrivent pas non plus à obtenir une considération adéquate de la part des autres (et notamment des femmes) La violence, de ce point de vue, apparaît comme le seul recours possible, comme le seul moyen pour s’imposer, en montrant ainsi à la société qu’il y a au moins les victimes de leur violence qui ont dû se plier à leur volonté et leur puissance.

    Que peut-on faire pour lutter contre cette violence, comment tenter de la prévenir ?

    L’éducation peut jouer un rôle très important, en permettant aux individus de prendre la mesure des effets dramatiques que la violence peut avoir. De ce point de vue, il faudrait peut-être commencer par faire comprendre aux jeunes l’exis­tence de limites, et leur montrer comment ces limites font partie de la condition humaine. Et cela, non seulement parce que l’être humain est une créature « limitée » et « mortelle » (c’est-à-dire un être qui n’est pas tout-puissant), mais aussi et surtout parce que toute action humaine est limitée par la présence d’autrui et par son désir qui peut ne pas correspondre aux attentes que l’on a. Autrui est toujours une limite à nos actions et à nos choix. Il existe une sorte d’infranchissable seuil qui nous sépare d’autrui, sauf à ne pas reconnaître celui-ci comme semblable à nous et, dans un même temps, à détruire la possibilité de notre humanité au sein du monde. Le problème est cependant que, aujourd’hui, on vit dans une société assez « clivée ». D’une part, on assiste à une dénoncia­tion de la violence et à l’institution d’une espèce d’État de police ; d’autre part, cet État de police utilise à son tour une violence qui n’est pas moins extrême et qui ne prend pas du tout en compte l’humanité des coupables. D’une part, on assiste à la dénonciation de la violence des hommes vis-à-vis des femmes ; d’autre part, certaines femmes, qui se disent féministes, proposent comme seule solution à la détresse féminine l’utitisation d’un contre-pouvoir féminin.

    Je crois que la tentative de résoudre le problème de la violence par une pénali­sation toujours plus dure et plus violente des auteurs d’actes de violence n’est pas une réponse adéquate. Ce que l’on fait, en effet, c’est répondre à la violence par la violence, sans considération aucune du fait que les hommes violents sont des individus qui n’ont probablement pas pu développer chez eux ce que Freud appelle la « compassion ». Pour Freud, la compassion est l’une des « digues psychiques » qui structurent la subjectivité des individus, une « digue » qui s’oppose à la « cruauté ». Or, les hommes violents sont des individus qui, en général, n’ont pas de compassion vis-à-vis des autres, et notamment des femmes. Car les femmes, à leurs yeux, sont souvent des « choses », des « objets » dont on peut disposer complètement. Non seulement la femme n’est pas reconnue comme une semblable, comme une présence qui demande à être respectée en tant que sujet, mais elle n’est pas non plus reconnue comme un être sensible : elle n’est plus un « autrui » qui peut contester le pouvoir et la violence des hommes. Cher­cher à opposer à cette violence une autre forme de violence qui réduit les coupa­bles en « objets » contre lesquels exercer une forme de vengeance ne peut contribuer qu’à l’affirmation du principe selon lequel il y a des individus qui n’ont pas droit au respect que tout être humain mérite en tant qu’être.

    Lien social, n° 700, 11 mars 2004

    1. Résumé

    Vous rédigerez en un maximum de 300 mots (il y a environ 10 mots par ligne) un résumé des idées essentielles des documents ci-joints. Essayez d’être concis, objectif et de relier logiquement les points les plus importants. Exprimez-vous sans recopier des passages des textes ni paraphra­ser, ni faire de commentaires personnels.

    2. Discussion
    « L’Éducation peut jouer un rôle très important, en permettant aux individus de prendre la mesure des effets dramatiques que la violence peut avoir. De ce point de vue, il faudrait peut-être commencer par faire comprendre aux jeunes l’existence de limites et leur montrer comment ces limites font partie de la condition humaine ».

    Dans un développement succinct, mais construit et ordonné, avec une intro­duction et une conclusion (300 mots environ), vous commenterez et discute­rez ces propos en exposant, à l’aide d’arguments et d’exemples précis, votre opinion personnelle.

    Durée totale de l’épreuve : 3 heures

    Prépa social – Concours Travail social – Prépa sociale – Concours Educateur spécialisé – Concours Educatrice jeunes enfants – EJE- ES- AS Paramédical – Concours Assistante sociale – Méthodologie Concours social – Sujets concours éducatrice jeunes enfants – Institut du travail social – Sujets concours assistante sociale – Annales concours social – Sujets concours educateur spécialisé – Concours lorraine

  • AS Centre avril 2007

    Concours Aide- Soignant
    Centre 2007

    Culture générale :12 points

    Vivre dans la rue.

    (…) J’évoquerai ici l’expérience qui peut être celle des gens de la rue. Je le ferai depuis ma place de soignant qui m’offre une vision forcément partielle. Certains signes permettent cependant de saisir, de l’extérieur, ce que vivent ces personnes. Ils concernent en particulier le rapport au corps, ainsi que le rapport au temps et à l’espace. (…)
    Dans la rue, on meurt tôt ; la moyenne d’ âge de cette population est de 53 ans. On y meurt le plus souvent de maladies qui auraient pu être soignées. Car la santé n’est pas le premier souci, l’hygiène non plus : le corps, ce sont d’abord les besoins vitaux. Chaque soir, il faut trouver où dormir. chaque jour il faut trouver à manger; On s’étonne parfois de ce qu’”ils font la manche pour acheter de l’alcool et des cigarettes.”. Oui. Et l’inverse est tout aussi vrai : beaucoup disent qu’ils sont incapables de faire la mache s’ils ne sont pas ivres. Pour ces personnes qui consomment parfois jusqu’à 10 litres de vin par jour, n peut parler “d’alcoolomanie.” (…)
    La prise en charge de gens aussi détructurés ne doit pas relever de l ‘improvisation. Un élan de générosité ne suffit pas. il peut même s’avérer néfaste, pour celui qui en est à l’origine, comme pour celui qu’on veut aider.
    Bénévolat ne signifie pas incompétence. on peut devenir bénévole après une formation et sengager à être présent régulièremet au sein d’une équipe. Surtout, il est essentiel de s’interroger sur les raisons pour lesquelles on se propose d’aider les gens. Aider des “sdf”, ce n’est pas les sauver. (…)

    Extrait de “Débats : l’homme dans le conditions extrêmes”,
    Jacques Hassin ; Le Monde, 19 juillet 2007.

    Questions :
    1/ Dégagez quatre idées principales du texte. (6 points)
    2/ Expliquez la phrase soulignée en vous aidant d’exemples. (4 points)
    3/ Citez et argumentez deux aides possibles à mettre en place pour secourir ces personnes en difficulté. (2 points.)

    Biologie : 4 points

    1/ Cochez la case qui correpond à la bonne réponse. (0,75 point)

    Proposition Vrai Faux
    L’insuline est une hormone hypoglycémiante – –
    La glycémie correspond à un taux de sucre important dans les urines – –
    La colonne vertébrale est formée d’un assemblage de 32 vertèbres – –

    2/ Donnez la définition de la digestion. (0,25 point)

    3/ Citez quatre moyens pour favoriser un bon sommeil. (1 point)

    4/ Remplacez les espaces par les termes adaptés. (1 point)

    Les………………ou hématies sont au nombre de 5 millions/……………………..de sang.
    Ils sont colorés en rouge par l’…………………….
    Ils assurent le transport du ………………………..et du ……………………..

    Mathématiques : 4 points

    1/ Sur un paquet de gâteaux de 250 g, vous avez 20% de produit en plus, quel est le poids du paquet ? (0,75 point)

    2/ Vous revenez du marché où vous avez acheté :
    – 2 kg de pommes de terre à 2,50 € le kilo
    – 1 melon à 3€ pièce.
    – 1 salade à 90 centimes d’euro pièce.
    – 750 g de fraises à 4€ le kilo.

    Combien avez-vous dépensé? (0,75 point)

    3/ Ce même jour, avant d’aller au marché, vous aviez 15 € dans votre porte-monnaie, combien vous reste-t-il ?
    Faites apparaître votre raisonnement. (0.5 point)

    4/ Madame X a uriné plusieurs fois dans la journée :

    – A 7 h : 200 mL
    – A 12 h : 0,420 L
    -A 16 h : 36 cL
    – A 21 h : 440 cm3

    Calculez en litre la quantité d’urine émise en 24 heures. (1 point)

    5/ Vous devez vous rendre de votre domicile dans une ambassade à Paris pour des formalités administratives. De votre domicile à la gare la plus proche, vous mettez 50 minutes en voiture. Votre voyage en train jusqu’à Paris dure 1 heure 35 minutes. Il vous reste encore, jusqu’à cette ambassade, 25 minutes et 66 secondes de métro.
    Quelle est la durée totale de votre voyage en heures, minutes, secondes ? (1 point)

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  • AS Franche-Comté mars 2006

    Concours d’ Aide-Soignant
    Franche-Comté. Mars 2006

    Culture générale : 12 points

    Prévenir l’excès de poids des petits.

    Quatre-vingts villes françaises organisent aujourd’hui des séances de dépistage de l’obésité chez l’enfant.
    Un enfant sur six (précisément 18%) souffre de surpoids ou d’obésité en France. Un taux en constante augmentation, qui est passé de 5% en 1980, à 12% en 1996 et à 16% en 2000. C’est pourquoi, pour la deuxième année, l’Afpa (Association française de pédiatrie ambulatoire.)propose, le 7 janvier, des séances de dépistage gratuites et des conseils de nutrition dans plus de 80 villes françaises. Cette année encore, l’accent et mis sur la prévention. Car les problèmes de poids apparaissent désormais dès l’âge de deux ans, même s’ils touchetn particulièrement les enfants de 7 à 12 ans. L’obésité s’installe progressivement, en débutant par un surpoids qui n’alarme pas toujours les parents. Or plus les kilos en trop s’accumulent , plus il est difficile de les perdre. Des études ont montré que 2/3 des enfants obèses le resteront à l’âge adulte avec un risque de complications cardiovasculaires multiplié par 3, un risque de diabète multiplié par 9, desproblèmes orthopédiques plus fréquents, sans oublier les difficultés psychologiques et sociales.
    La prévention consiste d’abord en un suivi régulier de la courbe de la corpulence. C’est un examen simple qui, selon l’AFPA, n’est pas assez pratiqué par le corps médical. Ainsi, l’édition 2005 avait permis de constater que 95% des enfants obèses n’avaient pas de courbe de corpulence dans leur carnet de santé.
    Mais prévenir l’obésité est surtout une question d’éducation. Si l’hérédité joue un rôle dans l’obésité, le mode de vie sédentaire, l’accès facile et permanent à une alimentation riche en graisee et en sucre et le grignotage sont bien souvent à l’origine des kilos superflus. En France, 45% des adolescents avouent au moins trois grignotages par jour. ” Nous conseillons aux familles de restructurer leurs repas et de rééquilibrer leur alimentation en consommnt davantage de fruits et légumes, explique Brigitte Virey, de l’ Afpa. Toute la famille doit prendre les mêmes repas de façon à ce que l’enfant ne se sente pas mis à l’écart. Et, bien sûr, nous recommandons de pratiquer un sport et des activités physiques quotidiennes.”
    Les parents sont les modèles des enfants et sont les mieux placés pour montrer l’exemple. D’autant que, chez les petits, la prise de poids n’est pas une fatalité . Un enfant grandit. Il suffit souvent de stabiliser son poids durant quelques mois pour qu’il retrouve la ligne.

    Martine Betti-Cusso et Philippe Doucet, Le Figaro Magazine, 7 janvier 2006

    Pour les deux questions qui suivent, 4 points seront attribués à la présentation, syntaxe, orthographe, vocabulaire.

    Questions:
    1/ Dégagez les idées principales du texte.
    2/ Expliquez la phrase : “Les parents sont les modèles des enfants et sont les mieux placés pour montrer l’exemple.”

    Biologie : 5 points

    1/ (1 point)
    a/ Nommez l’unité fonctionnelle du rein.
    b/ Citez et expliquez les 3 temps de l’élaboration de l’urine.

    2/ (1 point)
    Expliquez les échanges gazeux au niveau de l’alvéole pulmonaire.

    3/(1 point )
    a/ Nommez les trois tuniques du coeur.
    b/ Expliquez le fonctionnement cardiaque. (cycle)

    4/ (1 point)
    Donnez la définition des muscles lisses et citez un exemple de muscle lisse.

    Mathématiques : 3 points

    Opérations numériques de base. (2,5 point)

    1/ (1 point)
    A l’occasion d’un effort physique, vous prenez vos pulsations : 27 pulsations sur 15 secondes. Calculez la correspondance pour une minute.

    2/ (1 point)
    Vous travaillez dans un service de soins et vous utilisez des essuie-mains à usage unique à 0,4 centime d’euro l’unité.
    Votre consommation en avril est de 12 500 unités.
    Votre consommation en mai est de 11 200 unités.
    Votre consommation en juin est de 13 450 unités.

    Sachant que le fournisseur vous octroie une réduction de 2% si votre consommation est supérieure à 30 000 unités par trimestre, calculez le coût de votre consommation trimestrielle. Faites apparaître vos opérations.

    3/ (0.5 point)
    Vous achetez une robe dont le prix initial est de 128 €. Elle est soldée à 70% de son prix.
    a/ Quel sera le montant de la réduction ?
    b/ Quel sera le prix facturé en caisse ?

    Opérations mathématiques de conversion : (0.5 point.)

    4/ (0,25 point)

    Convertissez :
    3.22 g = …………..mg
    46.5 cm =…………m
    18,9 mL = …………dL
    58 730 mm3 = …………mL
    4,725 hL = …………….L
    13 h = ………..s
    2 dm3 = ………….L
    5 400 s = ……………H………..min

    5/(0.25 point)
    Calculez : combien de fois doit-on verser le contenu d’une pipette de 10 cm3 pour remplir un flacon d’un quart de litre ?

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