Category: Aide-soignant

Concours aide-soignant et IFAS : sélection, financement, annales et résultats par établissement.

  • Es-EJE Champagne-Ardennes 2008

    Annales ES-EJE-AS : Champagne-Ardennes 2008

    MENTIR COMME ON RESPIRE

    On se croit volontiers inapte à tromper les autres mais doué pour détecter les falsificateurs. La vérité, le plus souvent, est à l’opposé de cette conviction.

    Soyons honnêtes : nous mentons tous. Quotidiennement, et même plusieurs fois par jour. « L’homme est de glace aux vérités. Il est de feu pour les mensonges », écrivait La Fontaine. Nous mentons pour protéger nos intérêts et ceux des autres. Nous mentons parce que ceux à qui nous parlons nous feraient des scènes si nous leur disions ce que nous pensons d’eux. Nous mentons pour continuer d’aimer nos proches et pour qu’ils continuent de nous aimer. Nous mentons pour préserver notre image, nous mentons pour nous faire valoir ou pour séduire… Si nous ne mentions pas, la vie serait infernale.

    Ce n’est pas faute, pourtant, d’avoir été prévenus. À peine savait-on parler que nos parents, l’air sévère, nous le faisaient comprendre : mentir, ce n’était pas beau. Mais dans le même temps, on nous montrait déjà le contraire ! Entre les vérités à ne pas dire « parce que cela ne se faisait pas » et les remerciements à prodiguer « parce que c’est gentil de t’avoir fait un cadeau » (aussi horrible soit-il), l’enfant ne met pas longtemps à apprendre qu’il y a, en la matière, deux poids et deux mesures. Entre la morale et la pratique, allez choisir… Ainsi la vérité qui sort de la bouche des enfants devient-elle vite relative. (…)

    [Les] « menteurs » véritables, qui sont-ils ? Des manipulateurs, pratiquant l’affa­bulation pour mener leurs victimes là où elles le désirent ? Des joueurs pour qui la vie ne vaut d’être vécue qu’en endossant plusieurs rôles ? Des revanchards qui n’auront de cesse de faire subir à d’autres ce que, dans leur jeunesse, on leur a fait subir ? (…)

    Pas d’illusions à avoir, en effet : presque toujours, celui qui est passé maître en fait de tromperie l’est dans son propre intérêt. Qu’il s’agisse de protéger son couple et sa liberté, d’accroître son pouvoir ou d’échapper aux contraintes, il s’agira d’abord, à ses yeux, du chemin le plus court et le plus sûr de parvenir à ses fins.

    Par omission -la forme la plus simple – ou par falsification, avec mauvaise foi ou force détails, dans la peur ou dans l’exaltation (il peut y avoir plaisir à la duperie), de façon occasionnelle ou systématique, grandiose ou minable, il est mille mensonges possibles. Certains, même découverts par ceux qui en ont fait les frais, resteront acceptables, voire attendrissants. D’autres laisseront un senti­ment de trahison intolérable… Entre la petite faiblesse que l’on cherche à cacher et l’abus de confiance caractérisé, il peut y avoir un monde.

    Petit réconfort pour les moralistes : les mensonges que l’on profère dans la vie courante n’ont pas tous pour objet de s’avantager soi-même. On peut travestir la vérité pour autrui, pour ne pas inquiéter ou pour protéger quelqu’un. Des mensonges « altruistes », en quelque sorte, pour lesquels les femmes semblent plus douées que les hommes : contrairement à une idée tenace, les tests montrent qu’elles ne profèrent pas plus de mensonges qu’eux, mais elles le font une fois sur deux dans un but désintéressé.Plus gratifiants pour l’image de soi, ces mensonges-là sont aussi plus faciles à réussir car ils mobilisent moins d’émotions négatives (la peur, la honte). Mais sont-ils pour autant bénéfiques pour ceux à qui ils sont destinés ? Toute vérité, c’est vrai, n’est pas bonne à dire à qui ne veut pas l’entendre. (…)

    CATHERINE VINCENT, Le Monde, novembre 2004 (extraits)

    1. Explication de texte (5 points)

    1. Quels sont les différents types de menteurs ? (2,5 points)

    2. Relevez 5 différents types de mensonges. (2,5 points)

    2. Discussion (15 points)

    Selon cet article, le mensonge serait un mal nécessaire, inhérent à la vie sociale. Nous ne partageons pas cet avis. Quelle est votre position ? Illustrez par des exemples que vous puiserez dans la société contemporaine.

    Durée de l’épreuve : 3 heures

    Prépa social – Concours Travail social – Prépa sociale – Concours Educateur spécialisé – Concours Educatrice jeunes enfants – EJE- ES- AS Paramédical – Concours Assistante sociale – Méthodologie Concours social – Sujets concours éducatrice jeunes enfants – Institut du travail social – Sujets concours assistante sociale – Annales concours social – Annales concours 2008 – Sujets concours educateur spécialisé. Concours Champagne-Ardennes

  • AS ES EJE Alsace 2008

    Annales ES-EJE-AS : Alsace 2008

    GUERRE SOCIALE

    Après le 11 septembre 2001 et la guerre d’Afghanistan, les citoyens ont le sentiment d’être plongés dans un monde dominé par la violence politique et le terrorisme. Depuis plus d’un an, à coups de terribles images et de témoignages hallucinants, les grands médias jettent l’effroi en relatant des attentats épouvan­tables, des explosions meurtrières, des prises d’otages spectaculaires…

    Plus une semaine ne se passe sans que soit versé un douloureux tribut de sang, d’Israël à Bali, de Karachi à Moscou, du Yémen à la Palestine… donnant l’impression que la planète serait balayée par l’ouragan d’une sorte de nouveau conflit mondial – « la guerre contre le terrorisme international » – plus atroce encore que les précédents. Et dont l’éventuelle guerre américaine contre l’Irak ne serait qu’un simple épisode.

    Cette impression est fausse. Contrairement aux apparences, la violence politique n’a jamais été aussi faible. Les révoltes et les insurrections d’ordre politique, les guerres et les conflits ont rarement été aussi peu nombreux. N’en déplaise aux médias, le monde est calme, tranquille, largement pacifié.

    Il suffit pour s’en convaincre de comparer le paysage géopolitique actuel à celui d’il y a vingt-cinq ou trente ans. La presque totalité des groupes protestataires radicaux adeptes de la lutte armée ont disparu. Et la plupart des conflits de haute et basse intensité qui, dans tous les continents, causaient chaque année des dizaines de milliers de morts se sont terminés.

    Presque tous les brasiers que la perspective marxiste de construire un monde meilleur avait enflammés sont effectivement éteints ou en voie d’extinction. Il reste à peine, à l’échelle de la planète, une dizaine de foyers de violence : Colombie, Pays basque, Tchétchénie, Proche-Orient, Côte-d’Ivoire, Soudan, Congo, Cachemire, Népal, Sri Lanka, Philippines… Certes, un nouvel adepte de Ia lutte armée – l’islamisme radical -a fait son apparition et occupe désormais le devant de la scène médiatique. Mais ses actions, aussi spectaculaires soient‑elles, ne doivent pas masquer l’essentiel : la lutte politique armée s’est raréfiée.

    Cela veut-il dire qu’il n’y a pas d’autres formes de violence à l’oeuvre ? Non évi­demment. À commencer par la violence économique qu’exercent, stimulés par la mondialisation libérale, les dominants sur les dominés.

    Les inégalités atteignent des dimensions inédites. Littéralement révoltantes. La moitié de l’humanité vit dans la pauvreté, plus d’un tiers dans la misère, 800 millions de personnes souffrent de malnutrition, près d’un milliard demeu­rent analphabètes, un milliard et demi ne disposent pas d’eau potable, deux mil­liards n’ont toujours pas d’électricité…

    Et aussi incroyable que cela puisse paraître, ces milliards de damnés de la terre se tiennent politiquement tranquilles. C’est même l’un des grands paradoxes de notre temps : plus de pauvres que jamais, et moins de révoltés qu’il n’y en eut jamais.

    Cette situation peut-elle durer ? C’est peu probable. En raison sans doute de l’épuisement du marxisme comme moteur international de la révolte sociale, le monde traverse une sorte de transition. Entre deux cycles de révolutions politi­ques… Et, alors que les injustices sont plus scandaleuses que jamais, on observe que d’autres formes de violence atteignent déjà des dimensions paroxystiques. En particulier la violence des pauvres contre les pauvres, et certaines formes primitives de la révolte qui s’expriment par la délinquance, la criminalité, l’insécurité et qui, un peu partout, non seulement en France, prennent les caractéristiques d’une véritable guerre sociale.

    En Amérique latine et dans d’autres régions de la planète, il y a trente ans, un jeune qui trouvait un revolver s’enrôlait au sein d’une organisation pratiquant la lutte armée pour changer le sort de l’humanité. Aujourd’hui, un jeune qui trouve un revolver songera avant tout à lui, et, se sentant victime de la rupture du contrat social par les dominants, il rompra à son tour ce contrat en attaquant une banque ou en cambriolant un magasin. Depuis le début de la grande crise économique en décembre 2001 et la paupérisation massive des classes moyen­nes, le taux de « délinquance » en Argentine a été multiplié par quatre…

    Au Brésil, l’un des pays les plus inégalitaires du monde, dont les électeurs ont voté massivement en faveur du « candidat des pauvres » Inacio « Lula » da Silva, la guerre sociale atteint des proportions insolites. Dans la ville de Rio, entre 1987 et 2000, ont été tués par balles plus de mineurs de moins de 18 ans que dans l’ensemble des conflits de Colombie, Yougoslavie, Sierra Leone, Afghanis­tan, Israël et Palestine. Au cours de ces treize années, par exemple, un millier de jeunes ont trouvé la mort dans l’affrontement israélo-palestinien ; durant la même période, 3 937 mineurs étaient abattus dans la seule ville de Rio2…

    Durant cette vague montante de ce que les médias appellent l’« insécurité », de nombreux pays – Mexique, Colombie, Nigeria, Afrique du Sud, etc. – en vien­nent désormais à dépenser plus pour la conduite de cette guerre sociale que pour leur propre défense nationale. Le Brésil, par exemple, consacre 2 % de sa richesse annuelle (PIB) à ses forces armées, mais plus de 10,6 à protéger les riches contre le désespoir des pauvres…

    La grande leçon de l’histoire de l’humanité est celle-ci : les êtres humains ont toujours fini par se révolter devant l’aggravation des inégalités. La montée actuelle au Sud comme au Nord, des délinquances et des criminalités – qui ne sont souvent que des manifestations primitives et archaïques d’agitation sociale constitue un signe indiscutable de l’exaspération des plus pauvres devant l’injustice du monde. Il ne s’agit pas encore de violence politique. Mais chacun sent bien qu’il s’agit d’un sursis. Pour combien de temps ?

    IGNACIO RAMONEZ, Le Monde diplomatique, novembre 2002.

    1. Résumé (8 points)

    Dans un premier temps, vous dégagerez les aspects essentiels de l’article de façon synthétique et concise et retraduirez à travers ces éléments la démarche et la cohérence d’ensemble.

    2. Argumentation (12 points)

    À partir de votre compréhension de l’ensemble du texte, vous discuterez en argumentant l’extrait notifié en rouge.

    Durée : 3 heures pour l’ensemble.

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  • AS Basse-Normandie (1) mars 2006

    Concours d’ Aide-Soignant

    Basse-Normandie (1) Mars 2006

    Culture Générale :12 points

    Secouer un bébé peut le tuer ou l’handicaper à vie.

    Le syndrome du bébé secoué (SBS) désigne des blessures spécifiques dans le cerveau d’un enfant, liées au fait qu’il a été secoué.Chaque année, depuis 1996, on recense l’hospitalisaiton d’environ 50 bébés dans le service de neurochirurgie pédiatrique de l’hôpital Necker (AP-HP, Paris). Par extrapolation, on peut alors estimer l’existence d’au moins 300 cas dans toute la France. Méconnue, cette pethologie est souce de handicaps majeurs (retard mental à 90%, trouble d ela vue à 75%) et peut même entraîner le décès de l’enfant (dans 10% des cas.)
    Les lésions proviennent de forts secousses dues à des mouvements brutaux ete rapides de va-et-vient de la t^te du nourisson, induisant une déchirure par cisaillement de vienes unissant la surface du cerveau (dure-mère) aux méninges, à l’origine d’hématomes sous-duraux.
    Les victimes, le plus souvent âgées de 6 mois, sont de sexe masculin. les auteurs de ces gestes sont , le plus souvent, des personnes fatiguées qui ne supportent plus les pleurs du bébé et qui, perdant tout contrôle, le secouent pour le faire taire.
    Le diagnostic du bébé secoué est difficile à poser. Les signes cliniques initiaux sont très variables suivant la gravité des lésions (vomissements, malaises allant de la somnolence au coma, tension de la fontanelle, crises convulsives, troubles repiratoires…). il faut alors pratiquer un scanner cérébral pour décelere l’hématome sous-dural, ainsi qu’un fond d’oeil à la recherche d’hémorragies rétiniennes, e des radiographies du squelette du corps entier, pour voir si l’enfant n’ apas été victime de maltraitance, voire de fractures.
    Le syndrome du bébé secoué est encore trop peu connu : 39% des femmes parturientes n’en ont jamais entendu parler ; 30% en ont entendu parler, mais ne savent pas ce que les mots recouvrent. C’est pourquoi une campagne de prévention a été initiée, en octobre dernier, par le Centre ressources francilien du trumatisme (CRFTC) afin de sensibiliser le sparents et les professionnels de santé sur le fait que secouer un bébé brutalement peut le tuer.

    Soins Aides-Soignantes, num 7, décembre 2005

    QUESTIONS :

    1 / Dégagez les idées principales du texte ci-joint sous forme d’un résumé de 15 lignes maximum. (4 points)

    2 / Quels sont les facteurs qui seraient susceptibles de pousser les personnes à commettre cet acte ? (4 points)

    3 / Quels conseils donneriez-vous à des adultes pour prévenir le risque du syndrome du bébé secoué ? (4 points)

    Biologie : 4 points

    1/ Comment s’appelle l’extrémité d’un os long ? Combien de vertèbres constituent la colonne vertébrale ? (0,8 point)

    2/ Citez les 3 couches qui recouvrent et protègent le cerveau. Comment s’appelle la cellule nerveuse ? (0,8 point)

    3/ Décrivez le trajet du sang dans la petite circulation. Quel est le rôle des plaquettes ? (0.8 point)

    4/ Citez le sphincter qui ferme l’estomac. Citez les 3 groupes d’aliments énergétiques. A quel groupe appartient l’amidon? (0.8 point)

    5/ Quelles sont les fonctions des testicules ? Citez 4 infections sexuellement transmissibles (ou IST). (0.8 point)

    Mathématiques : 4 points


    Opérations numériques de base (2 points)

    1/ Pendant les soldes, Stéphanie achète un pull à 28,50 €, un pantalon à 53,82 € , des bottes à 91,35 € et 3 paires de chaussettes à 2,90 € la paire.
    Combien a-t-elle dépensé?
    Combien lui reste-t-il d’argent, sachant que son budget était de 215 € ?

    2/ Pour se rendre à son travail, Laurent parcourt 27,5 kms aller et retour. Combien fait-il de kms par an, sachant qu’il travaille 4 jours sur 7 et qu’il a 8 semaines de vacances par an ?

    Opérations mathématiques de conversion (2 points)

    3/ Un restaurateur prépare une paella géante de 29, 500 kg pour 83 personnes. Combien pèse la part d’une personne en grammes ?

    4/ Convertissez dans l’unité demandée :

    5,2 L : ? dL
    37 L : ? cL
    13,64 dL : ? mL

    5/ Pour Noël, une grand-mère envoie un colis à sa petite-fille. elle met une poupée de 350 g, un dictionnaire de 1,245 kg et une carte de 55 mg. L’emballage vide pèse 60 cg.
    Quelle est la masse totale du colis ?

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  • ES Ecole européenne 2010

    ECOLE EUROPEENNE SUPERIEURE EN TRAVAIL SOCIAL

    SELECTION EDUCATEUR SPECIALISE
    EPREUVE ECRITE 2010

    Durée 3 heures

    1 – REDACTION D’UN RESUME DE TEXTE (10 points)

    Vous résumerez le texte en 100 mots (une marge de 10% en plus ou en moins est admise). Au-delà ou en deçà de cette marge, vous vous exposez à une note éliminatoire.

    Vous indiquerez à la fin de votre résumé le nombre de mots que vous aurez utilisés. Tous les mots comptent. Par exemple : “c’est-à-dire ” compte pour 4 mots.

    2 – QUESTION (10 points)

    Au regard des éléments du texte, que pensez-vous de cette évolution progressive qui met en relief les préoccupations politiques actuelles ? Vous argumenterez votre point de vue à partir de vos connaissances et/ou de vos expériences.

    « La protection de l’enfance en question »

    Un rapport de la Cour des comptes pointe du doigt de graves insuffisances dans le dispositif de la protection de l’enfance. La loi édictée il y a maintenant deux ans et demi souffrirait de graves lacunes.

    La protection de l’enfance qui représente environ six milliards d’euros par an – a concerné 300 000 jeunes en 2007, dont la moitié ont fait l’objet d’un placement hors de leur famille, et l’autre de mesures éducatives. Le 1 er octobre, la Cour des comptes rendait un rapport plus que sévère sur le sujet : structures d’accueil trop peu contrôlées, rôles mal répartis entre judiciaire et administratif, insuffisances d’exécution des décisions de justice (pointant par exemple des « délais très excessifs » pour les décisions de placement) et même risque de « maltraitance institutionnelle » entre judiciaire et administratif. À partir d’une enquête portant sur dix-sept départements, dix-huit tribunaux, cinq services de protection judiciaire de la jeunesse et « plusieurs » associations, l’écrit dénonce vertement des enfants « souvent ballottés d’institution en institution » et aussi le fait que soixante-cinq jeunes confiés à l’aide sociale à l’enfance aient été, en 2006, hébergés à l’hôtel.

    Les attaques ont porté tous azimuts : 82 % des mesures sont ordonnées par les juges alors qu’une proportion d’entre elles pourraient être traitées par le département ; en outre, ceux-ci ne reçoivent pas toujours les informations concernant l’enfance en danger, notamment « celles connues de l’éducation nationale ou des médecins ». Qui plus est, les conseils généraux s’en remettent à un secteur associatif dont l’efficacité ne serait pas suffisamment vérifiée : la Cour des comptes incite les Départements à revoir les anciennes autorisations d’accueil. « L’offre est rigide et souvent, on a l’impression qu’elle conditionne les décisions, plutôt que l’analyse du besoin réel des enfants », conclut-elle.

    La délinquance des mineurs intéresse plus que la protection de l’enfance

    Globalement, la loi du 5 mars 2007 sur la protection de l’enfance serait mal appliquée. « On constate que le parcours des enfants protégés est souvent long et chaotique. Les enfants, déjà fragilisés, subissent donc les effets des défauts d’organisation de la prise en charge », déclarait Philippe Seguin, président de la Cour des comptes.Même si le dispositif actuel n’est pas radicalement remis en cause, l’institution plaide pour une meilleure coordination des acteurs concernés sous la houlette des conseils généraux.

    Elle préconise aussi une évaluation plus stricte et une meilleure définition des mesures éducatives et des placements, au moyen de référentiels. Que penser d’un tel tableau ? Prévu dans la loi de 2007, le fonds de financement n’a toujours pas été créé et, bien plus inquiétant, Nadine Morano, ministre de tutelle, l’a officiellement enterré le 23 juin dernier. Au grand dam des associations, dont l’Unasea ou l’Unicef… Où est alors le véritable dysfonctionnement ? En interface, la question de la délinquance des mineurs intéresse infiniment plus le législateur que celle de la protection de l’enfance. Le 26 septembre,le réseau DEI-France et l’Ordre des avocats de Bobigny organisaient à l’Assemblée nationale, sous forme de parodie de procès, un colloque intitulé “Faut-il voter la mort de l’ordonnance du 2 février 1945 ? proposant en fin de journée, entre autres idées, la création d’un code de l’enfance. Une des intervenantes, Dominique Versini, Défenseure des enfants, évoquait une étude mise en place par ses services afin de connaître les demandes des jeunes eux-mêmes en matière de protection de l’enfance et de délinquance, dans laquelle ceux-ci insistaient sur la nécessité de connaître la psychologie de l’enfant délinquant avant de le juger. Malheureusement, le pouvoir vient de supprimer cette institution, entraînant une protestation unanime (environ 40 000 signataires aujourd’hui).

    Joël PLANTET ; Lien social

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  • Ecoles préparant le DEEJE

    Écoles préparant le DEEJE

    CFEJE

    22 avenue du Président Kennedy 68200 MULHOUSE

    Tél: 03.89.42.65.16 Fax : 03.89.42.29.76

    3 rue Sainte Elisabeth 67085 STRASBOURG Cedex

    Tél. : 03.88.14.42.90 Fax : 03.88.14.42.91

    IFRASS-CFEJE 2 bis rue Emile Pelletier BP 1277 31047 TOULOUSE Cedex 1

    Tél. : 05.34.63.89.00

    102 rue Saint Jacques 44200 NANTES info@cfeje-nantes.com

    Tél. : 02.40.75.68.09 Fax : 02.51.70.09.30

    IRTS

    9 avenue François Rabelais BP 39 33401 TALENCE

    Tél. : 05.56.84.20.20 Fax : 05.56.84.20.22

    Brest 15 rue Gaston Planté 29850 GOUESNOU secretariat.direction@ires-formation.com

    Tél. : 02.98.02.60.60 Fax : 02.98.42.48.22

    Rennes2 avenue du Bois l’Abbé CS 442038 35042 RENNES Cedex info@irts-bretagne.fr

    Tél. : 02.99.59.41.41 Fax : 02.99.54.97.36

    Franche-Comté 4 bis rue Léonard de Vinci BP 2107 25051 BESANCON Cedex

    Tél. : 03.81.41.61.00

    IRTS Ile-de-France 1 rue du 11 novembre 92120 MONTROUGE

    IRTS Ile-de-France 150 rue Paul Vaillant Couturier93330 NEUILLY SUR MARNE

    Date des concours AS: les 22 octobre et 04 décembre 08

    Tél. : 01.40.92.35.30, Fax : 01.40.92.35.00

    Ile-de-France Paris145 avenue Parmentier 75010 PARIS irtsparis.idf@wanadoo.fr

    date des concours AS le 07.03.09

    Tél. : 01.42.03.08.31 Fax : 01.42.45.23.60

    1011 rue du Pont de Lavérune CS 70022 34077 MONTPELLIER Cedex 3 www.irts-lr.fr

    Tél. : 04.67.07.02.30 Fax : 04.67.47.28. 46

    Lorraine 41 avenue de la Liberté Le Blan St Martin CS 50029 57063 METZ Cedex 2 www.irts-lorraine.fr

    Tél. : 03.87.31.68.00 Fax : 03.87.31.68.29

    Lorraine 201 avenue Raymond Pinchard BP 2009 54100 NANCY www.irts-lorraine.fr

    Tél. : 03.83.93.36.36

    1 rue Guynemer BP 215 86005 POITIERS Cedex direction@irts-poitiers.assoc.fr

    Tél. : 05.49.37.60.00 Fax : 05.49.53.28.39

    20 boulevard de Salyens BP 133 13267 MARSEILLE 08 irts@irts-pacacorse.com

    Tél. : 04.91.76.92.00 Fax : 04.91.25.24.75

    Antenne Nord Les Flamands Avenue Georges-Braque 13014 MARSEILLE irts@irts-pacacorse.com

    Tél. : 04.91.11.22.00 Fax : 04.91.67.34.70

    IRTS de l’Ile de la Réunion 1 rue Sully Brunet 97470 SAINT-BENOIT – LA REUNION

    Tél. : 0262.92.97.77 Fax : 0262.92.97.78

    EPIRES

    62 avenue Marx Dormoy 63000 CLERMONT-FERRAND

    Tél.:04.73.17.01.00

    IRTESS

    2 rue du Professeur Marion21000 DIJON

    Tél. : 03.80.36.45.38

    AFPE

    Saint-Brieuc Centre Louis Guilloux 12 rue du Vau Méno BP 7008 22005 SAINT BRIEUC Cedex 1

    Tél. : 02.96.78.86.20 Fax : 02.96.78.86.21

    ITS

    17 rue Groison BP 7554 37075 TOURS Cedex 2 www.its-tours.org

    Tél. : 02.47.62.33.33

    IFEN

    10 rue du Docteur Gilbert 76600 LE HAVRE

    Tél. : 02.35.42.40.30 Fax : 02.35.21.53.13

    Centre de Formation L’Horizon

    120 rue BLOMET 75015 PARIS

    Tél. : 01.53.68.91.91 Fax : 01.53.68.91.90

    Centre de Formation SAINT HONORE

    60 rue Raynouard 75016 PARIS

    Tél.:01.42.88.80.80 Fax : 01.42.88.08.42

    EFPP

    22 rue Cassette 75006 PARIS

    Tél. : 01.44.39.71.35 Fax : 01.44.39.71.39

    CERPE

    52 rue du Pont Blanc 93300 AUBERVILLIERS

    Tél. : 01.48.34.67.26

    IRFE

    Rue du Buisson 87170 ISLE

    Tél. : 05.55.01.40.52 Fax : 05.55.50.85.14

    Institut Saint-Simon

    Avenue du Général de Croutte 31100 TOULOUSE

    Tél. : 05.61.19.09.49 Fax : 05.61.19.09.40

    CRFPE

    14 boulevard Vauban 59800 LILLE

    http://www.crfpe.fr

    Tél. : 03.20.14.93.00 Fax:03.20.14.93.09

    AFPE Rennes

    – Centre Emmanuel Mounier Campus Ker Lann – Rue Pierre de Maupertuis BP 7451 35174 BRUZ Cedex www.afpe.org

    Tél. : 02.99.05.06.13 Fax : 02.99.05.31.60

    ENSO / UPA

    6 rue George Morel 49045 ANGERS Cedex 01

    Tél. : 02.41.48.20.22

    IRFFE

    12 rue des Deux-Ponts 80044 AMIENS Cedex 01

    Tél. : 03.22.66.33.99 Fax : 03.22.66.33.98

    IFMES

    Les hauts de Californie Bât A11 97232 LE LAMENTIN – MARTINIQUE

    Tél. : 0596.42.56.56 Tél. : 0596.39.75.92 Fax : 0596.50.31.39

    IESTS

    6 rue Chanoine Rance- Bourrey 06105 NICE Cedex 2 www.iests.com

    Tél. : 04.92.07.77.97 Fax : 04.93.84.78.65

    ESSSE

    La Sémaphore 20 rue de la Claire 69337 LYON Cedex 09

    Tél. : 04.78.83.40.88

    IFTS

    3 avenue Victor Hugo BP 165 38432 ECHIROLLES Cedex iftsinfo@ifts-asso.com

    Tél. : 04.76.09.02.08 Fax : 04.76.09.99.77

    IRDTS

    Ecole Pratique de Service Social

    *

    1 avenue Gustave Charlery BP 897 97341 CAYENNE Cedex – GUYANE

    Antenne de Cergy Pontoise 32, bd. du Port 95094 CERGY PONTOISE www.epss-edu.com

    Tél.: 0594.25.34.88 Fax : 0594.25.35.03

    Tel : 01.30.75.62.90

    Ecole Pratique de Service Social

    Rentrée

    SEPTEMBRE 2009

    formation

    Assistant de service social Voie directe/ apprentissage DOM TOM

    Date inscription

    15.12.08

    Date de l’admissibilité

    28.01.09 Selon accord DSDS

    Résultats

    13.02.09

    Voir les dates épreuve d’admission assistant de service social 1ère session (épreuve à l’EPSS)

    Résultats

    25.05.09

    Assistant de service social Voiedirecte/ apprentissage 1èresession

    Date inscription

    16.01.09

    Date de l’admissibilité
    28.01.09

    13.02.09

    date limite d’inscription

    27.02.09

    Date d’admission écrit

    16.03.09

    Date entretiens admission Oral

    17 au 19.03.09

    Assistant de service social Voie directe/ apprentissage 2ème session

    Date inscription

    27.02.09

    Date de l’admissibilité
    11.03.09

    20.03.09

    17.04.09

    28.04.09

    29 au 30.04.09

  • Pas de Calais 2001

    Annales ES, ME, AS : Nord Pas-de-Calais 2001

    Epreuve écrite d’admissibilité

    Durée de l’épreuve : 4 HEURES
    Note : SUR 20 POINTS

    DOCUMENT 1 : Le Monde de l’Education – octobre 2000
    DOCUMENT 2 : Le Monde de l’Education – Décembre 1998
    DOCUMENT 3 : Le Journal des Professionnels de l’Enfance –Septembre/ Octobre 2000

    1-SYNTHESE DE TEXTES (10 POINTS)

    Rédigez une synthèse à partir des idées essentielles des 3 documents proposés.

    Donnez un titre à votre écrit.

    Une copie maximum.

    2-DISCUSSION (10 POINTS)

    « Aller à leur rencontre (de ces jeunes « décrocheurs ») pour comprendre, par-delà le point aveugle du fameux handicap socio-culturel, comment le lien scolaire se rompt, c’est accepter d’entendre qu’ils furent décrochés avant d’être décrocheurs et qu’ils n’en ont pas fini avec le désir d’école. C’est éclairer les ressorts de la démobilisation, de l’inappétence si souvent déplorée. » ( fin du texte 2)

    Commentez cette phrase et développez votre point de vue personnel en argumentant.

    DOCUMENT 1 – Le Monde de l’Education- octobre 2000

    CES JEUNES QUI FUIENT L’ECOLE

    Une série d’études interministérielles viennent d’être lancées afin de mieux cerner l’enchaînement de phénomènes qui conduit des jeunes à quitter l’école avant 16 ans. Des travaux qui devraient permettre de se forger une idée sur ces décrocheurs.

    PERDUS DE VUE ?INADAPTES ?

    « Les frontières sont incertaines entre l’absentéisme et la déscolarisation, affirme Jacques Mahieu, ancien chargé de mission pour les questions d’éducation à la délégation interministérielle à la ville. Déscolarisation désigne des enfants en âge scolaire, avant seize ans, ne fréquentant plus l’école, tandis que décrochage renvoie à des élèves qui commencent à ne plus fréquenter l’école jusqu’au processus de déscolarisation. »

    Afin de mieux comprendre, par une série d’enquêtes, les mécanismes qui conduisent une frange de la jeunesse à tourner le dos à l’école avant la fin de l’obligation scolaire fixée à seize ans, le ministère de l’éducation s’est associé à la délégation interministérielle à la ville (DIV), à la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ) et au Fonds d’action sociale pour les travailleurs immigrés et leurs familles (FAS). Menées par des équipes pluridisciplinaires, ces études sont destinées à couvrir une grande « diversité de situations et de trajectoires », au dire de Françoise Oeuvrard, coordinatrice de cet appel à projets dont les résultats sont attendus pour 2002. Certains travaux privilégient une zone géographique, une approche territoriale (les villes de Corbeil et Grigny en Essonne ou le Mantois), d’autres visent une catégorie de populations : les primomigrants, les enfants gitans et maghrébins, les collégiens de milieu populaire. Tous ont le même objectif : décrire les étapes qui mènent des adolescents à quitter l’éducation nationale ; analyser les situations familiales et scolaires ; mettre en lumière les signes précoces de désintérêt qui peuvent manifester dès l’âge de huit ans ; repérer les moments-clés dans un parcours scolaire où les risques d’abandon sont plus élevés, tels les changements de cycle ou d’établissement.

    Ce programme interministériel marque une avancée dans la prise en compte d’une réalité, occultée encore récemment. En janvier 1998, l’association grenobloise La Bouture, spécialisée dans la formation et ‘expertise du décrochage scolaire –curieusement sa candidature n’a pas été retenue dans l’appel d’offres interministériel- avait organisé un colloque européen pour évoquer un problème reconnu de longue date à l’étranger, sous le terme de drop-out chez les Anglo-Saxons, disperzione scolastica en Italie, ou « décrochage » au Québec. « A l’époque, le tabou était très fort. Il y avait un grand vide », explique Bernard Gerde, l’un des deux enseignants responsables de cette association, pour qui « l’école n’a réalisé pour l’instant que la démographication, non la démocratisation ». « Ce n’est pas facile de faire dire à des chefs d’établissement qu’ils avaient des élèves dont ils ne savaient plus où ils étaient, confirme Dominique Glassman, sociologue à l’université de Savoie et président du comité scientifique de l’appel d’offres interministériel. Au cours des deux dernières années, il est possible que le phénomène se soit amplifié et touche des populations de plus en plus jeunes. Ou que l’on porte une attention nouvelle à un phénomène déjà ancien. »

    LES NOUVELLES CHANCES

    Le fait est que le tabou est tombé sous la pression conjointe des acteurs de terrain (inspecteurs d’académie, travailleurs sociaux, juges pour enfants), mais aussi d’institutions, tel le ministère de la justice ou le conseil de sécurité intérieure. Depuis quelques années, des indicateurs statistiques exprimaient, il est vrai, un léger fléchissement des taux de scolarisation entre 13 et 16 ans, que ne suffisaitpas à expliquer la baisse démographique. Lancé en mai 1999, le programme « nouvelles chances », qui ambitionnait de repêcher, au cas par cas, les exclus du système -57 000 jeunes sortent chaque année du système éducatif sans qualification contre 100 000au début des années 90- en leur faisant suivre des formations individualisées, était déjà un premier pas vers la mise en œuvre de solutions. Reste qu’il est malaisé de soumettre les récalcitrants à l’obligation scolaire en l’absence de moyens, hormis la menace aux allocations familiales ou de rares structures d’accueil adaptées, classes-relais ou lycée autogérés.

    Après avoir été échaudée en 1997 après l’abandon, par le recteur de l’époque, de leur projet d’établissement destiné aux élèves en rupture de banc, l’association la Bouture (1) ouvre ce trimestre le CLEPT (collège- lycée élitaire pour tous). D’un genre nouveau, celui-ci prévoit d’accueillir à terme cent cinquante jeunes pour les conduire jusqu’au baccalauréat d’enseignement général. « La problématique du décrochage scolaire ne se superpose pas stricto sensu à celle de l’échec scolaire, assure Bernard Gerde, coauteur d’un rapport pour l’INRP en 1998. Une minorité de sortants du système éducatif ne rencontrent pas de problèmes de ce type. Ils considèrent l’école infantilisante, incapable de les reconnaître comme des interlocuteurs valables. Beaucoup ont aussi le sentiment de non-appartenance à la culture scolaire et regrettent d’être évalués sur des choses qu’ils n’ont pas apprises, sans qu’on leur ait donné les moyens. Si, en outre, l’école ne remplit pas sa mission de socialisation, le divorce est consommé. »

    Le CLEPT fait partie de la douzaine de projets d’établissements qui doivent voir le jour cette année pour redonner le goût des études à ceux qui l’avaient perdu.

    Pour l’heure, difficile de prendre la mesure précise du phénomène. Un recensement partiel est en cours dans les dix sites pilotes retenus dans le cadre du programme « nouvelles chances » et dans une quinzaine de départements auprès de jeunes placés sous protection judiciaire. Par ailleurs, l’Association nationale des communautés éducatives (ANCE) a réalisé une étude en Rhône-Alpes qui a révélé que près d’un millier d’enfants handicapés ne sont ni scolarisés ni pris en charge dans la région. Dix mille enfants pourraient se trouver dans cette situation en France, selon cette association.

    Macha Séry

    (1)Lire l’analyse « Ce que nous disent les décrocheurs » signée par les deux responsables de cette association et parue dans le Monde de l’Education de décembre 1998. Association La Bouture : 04-76-17-09-46. Clept-lycée Emmanuel-Mounier : 07-76-86-64-32. La revue trimestrielle VEI (Ville école intégration) du CNDP a consacré sa livraison de septembre à ce thème sous le titre « Décrochage scolaire : une fatalité ? »
     

    DOCUMENT 2- Le Monde de l’Education – Décembre 1998

    CE QUE NOUS DISENT LES ” DECROCHEURS “

    Par dizaine de milliers, après être passés de la curiosité au dégoût, ils quittent le lycée en cours de route. Il faut les écouter, se confronter à leur refus pour comprendre comment le lien se rompt. Et pour en tirer des leçons qui vaillent pour tous.

    Au lieu de feindre redécouvrir les vertus de la contestation lycéenne à chacun de ses épisodes cycliques, la prendra-t-on enfin compte ? Tel est l’enjeu, sinon, une fois encore, des ajustements techniques et quantitatifs autoriseront les décideurs politiques à tourner la page lycéenne sans l’avoir vraiment lue.

    Cette lecture se fourvoierait à n’être envisagée que sous l’angle quantitatif. Elle nécessite une autre acuité : celle que nous offre la radicalité du regard des « décrocheurs », ces élèves qui, pour incompatibilité réciproque, quittent le lycée avant l’obtention du bac ou du BEP (1).

    Si cette rupture est souvent vécue par leur entourage comme un passage à l’acte brutal et inattendu, elle n’est pourtant que l’aboutissement d’un long processus qui les mène de la curiosité au dégoût. Peu visibles, ses étapes intermédiaires sont fréquentées par beaucoup des collégiens et lycéens qui investirent la rue récemment.

    Pour avoir organisé un colloque (2) et commandité la réalisation d’un documentaire (3) à leur sujet, pour les avoir rencontrés et longuement interrogés dans le cadre d’une étude pour l’Institut national de la recherche pédagogique (INRP), il nous semble qu’ils représentent l’épicentre de la crise scolaire. A ce titre, ils invitent à inventer des réponses qui vaillent tous.

    En effet, que disent les lycéens en réclamant « de meilleures conditions d’étude » ? Leur forte affirmation de solidarité montre qu’ils ne sont pas seulement des « consommateurs responsables », mais qu’ils expriment aussi les exigences nouvelles de jeunes « adultescents » (4), dont la réalité n’est pas reconnue au sein du lycée.

    Décrocheur, Baptiste se souvient : « Ma décision d’arrêter fut prise le jour où j’ai réalisé que je n’existais, pour eux, qu’absent, déclenchant alors la machine à contrôler. Présent, j’étais transparent au fond de la classe. » Cette « vie scolaire » dont le bureau est occupé par les conseillers d’éducation, est pourtant une des réponses institutionnelles mises en place pour remédier au malaise récurrent. Mais elle s’étiole souvent dans un rôle de police, soucieuse du seul respect des règles. Lucides, les décrocheurs regrettent que le traitement des absences (et ils en accumulèrent beaucoup en forme de SOS avant de fuir définitivement) privilégie le contrôle formaliste (comptabilisation, justification signée) au détriment d’une pratique davantage soucieuse d’étayer le retour en classe.

    S’agissant de l’orientation, que les textes officiels hissent en toute première place des missions des lycées, ils portent un regard très cru sur son usage. N’ayant eu qu’à la subir, ils la jugent éminemment démobilisatrice, vécue d’abord comme une menace et essentiellement au service de la gestion des effectifs.

    Et pourtant, des rêves, des projets, ils n’en manquent pas et ont même cru que le lycée leur permettrait de construire un bout de route vers leur réalisation. « L’anglais et l’espagnol, j’ai toujours aimé ça. J’étais bonne d’ailleurs. Je voulais faire du commerce international », raconte Dalila, mais se souvenant de sa démission, officialisée dans le bureau du conseiller principal d’éducation, elle évoque le soulagement qui lui a immédiatement succédé : « Je suis rentrée chez moi et j’avais un poids qui s’est enlevé,j’étais bien, mais bien oh la la ! J’avais plus de soucis, plus de demain. » Et plus d’appréhension du contrôle : « Jusque là, quand j’avais un 4 ou un 5 je pleurais. »

    Et qu’en est-il de l’apprentissage, cet objectif central de tout établissement scolaire ? « On souhaite comprendre plutôt qu’apprendre » disent aujourd’hui comme hier les lycéens en colère, mais que lire dans ce slogan ? L’absence de sens de ce qu’ils apprennent est au cœur de ce qu’ils dénoncent. Jean-François, interrogé sur ce qu’il aurait fallu lui proposer pour éviter son décrochage répond : « Pour que je reste, il aurait fallu déjà, à la base, que j’apprenne plein de choses qu’on m’a jamais apprises. Déjà au collège, dès que je suis rentré en sixième, j’aurais dû apprendre à parler mal aux copains (…) J’aurais aimé apprendre à me comporter, à bien parler, tout ça (…). On m’a appris à découper une phrase en 150 triangles rectangles ronds et conjonction de coordination, j’ai jamais compris à quoi ça me servait ça. » Frédéric et Dalila pointent les méfaits de la notation- sanction érigée comme boussole essentielle du cursus scolaire. Coincé entre les impératifs du conseil de classe (gestion des flux) et de l’inspection (le même programme pléthorique pour tous), l’enseignant produit des notes qui sont ce qu’elles devraient être : un repère au service de l’apprenant pour mieux évaluer le chemin qui reste à parcourir. Globalement, les décrocheurs constatent que les retards, les lacunes ne se comblent pas malgré les efforts. Ils se cognent à une fatalité renforçant, au détriment de l’acquis, l’idée que leurs dons initiaux seraient insuffisants.

    LE DESIR D’ECOLE

    On pourrait encore rappeler le travers mortifère qui consiste à aiguiller sur les rails de l’accompagnement médical ceux qui n’arrivent plus à se plier à la norme lycéenne. Un père raconte : « Entre sa mère et moi, ma fille. Elle a à répondre d’absences chroniques. Nous faisons face à l’institution. Ils sont de bonne volonté. Quelqu’un dit : il faudrait peut-être que Clara voie un psychologue. Elle se lève, elle est dans le couloir. Je la rattrape dans la rue, je l’entoure, que faire ? La suite est banale, Clara a décroché. »

    Nouveaux clients des missions locales, les décrocheurs basculent parfois dans cette précarité qui les amène à n’être définis, faussement, que par l’absence ou le manque. Ils sont alors évoqués comme ne disposant pas de compétences actives, perçus comme hors système, puis comme hors de portée, et disparaissent : au pire dans les statistiques de l’érosion scolaire (5), au mieux dans une approche misérabiliste qui ne rend pas compte de la complexité de leur parcours et le fige.

    Aller à leur rencontre pour comprendre, par-delà le point aveugle du fameux handicap socio-culturel, comment le lien scolaire se rompt c’est accepter d’entendre qu’ils furent décrochés avant d’être décrocheurs et qu’ils n’en ont pas fini avec le désir d’école. C’est éclairer les ressorts de la démobilisation, de la démotivation, de l’inappétence si souvent déplorées. Pour qui veut maintenir l’option politique et éthique de l’école pour tous, ils nous invitent à ne plus différer le choix d’éduquer. C’est-à-dire aussi de se confronter à leur refus, puisqu’au cœur de la pédagogie se trouve la résistance.

    Marie-Cécile Bloch

    Et Bernard Gerde*

    * Fondateurs de l’association La Bouture, au service de la lutte contre le décrochage scolaire. Tel/Fax : 04-76-51-25-62.

    (1)Les lycéens décrocheurs, La chronique sociale (7, rue du Plat, 69002 Lyon), 304 p., 128F.

    (2)Lyon, Janvier 1998.

    (3)Paroles de décrocheurs, fragments, Réalisation : Jean-Paul Pénard.

    (4)Néologisme nous permettant d’indiquer que la prolongation de la scolarité conduit nombre de jeunes à exercer parallèlement à celle-ci des responsabilités d’adulte.

    (5)Le ministère faisait état de 34 000 jeunes ayant abandonné un lycée avant l’obtention du bac ou du BEP en 1994. Ce chiffre, n’incluant pas les abandons en cours de terminale, doit être revu nettement à la hausse.

    DOCUMENT 3 – le Journal des Professionnels de l’Enfance-septembre-octobre 2000, N°7

    POUR UNE SCOLARITE HEUREUSE

    Catherine Mathieu Orthophoniste

    Pour vivre une scolarité heureuse et réussie, l’enfant doit acquérir certaines qualités : autonomie, curiosité, aisance orale, mémoire… Nous, parents, sommes fortement impliqués dans le développement de ces capacités. Commençons donc très tôt à encourager notre bébé. Si nous croyons en lui, il se sentira valorisé et affrontera avec force les nouvelles expériences. Laissons-le tâtonner, se tromper, sans faire les choses à sa place même s’il pique des colères, car sa frustration générera aussi ses progrès et donnons-lui les moyens de progresser, en gardant un rôle de guide plus que de modèle.

    ATTISER LA CURIOSITE, LA SOIF DE CONNAISSANCE

    Les enfants sont curieux. Certaines questions sont déconcertantes et nous ne pouvons pas toujours y répondre, mais un enfant à qui l’on répond « j’ai bien entendu ta question mais je ne sais te répondre dans l’immédiat » a beaucoup de chance : il sait qu’il est pris en considération et que son interrogation est recevable, tout en découvrant que l’adulte ne détient pas toutes les vérités. Différer ses réponses, utiliser le dictionnaire, chercher des documents –sans jamais oublier de répondre ensuite- attise la curiosité du petit et lui ouvre les chemins de la connaissance. S’il s’interroge sur le père Noël, la religion, la mort, etc., mieux vaut ne pas lui donner des réponses catégoriques –quelles que soient nos convictions ou nos angoisses. L’important est de susciter chez lui une réflexion. En lui retournant la question, on constate qu’il a déjà des représentations intéressantes. Des discussions très riches peuvent ainsi naître, au cours desquelles chacun apporte son idée sans chercher à convaincre. Car faire prendre conscience à nos petits qu’il existe des points de vue différents est le meilleur service à leur rendre pour leur ouvrir sur le monde et favoriser leurs capacités de réflexion et d’argumentation.

    UN BON « BAIN DE LANGAGE »

    Pour être à l’aise dans la communication, l’enfant doit acquérir une aisance verbale. Il faut donc parler tôt et beaucoup à son bébé, sans bêtifier ni restreindre la qualité de notre langage – ce qui n’exclut pas les formules affectives, pas toujours élaborées mais pleines d’amour. Les jeux de mots, de consonances, de rimes et l’écoute de chansons et comptines exercent sa conscience et sa mémoire auditive et le familiarisent avec le rythme de la parole.

    Si un petit a des difficultés d’articulation, il faut lui répéter correctement le mot erroné. En général, il le répétera spontanément – sans forcément avoir plus de succès que la première fois ! Il doit être de toute façon encouragé par des paroles gratifiantes : c’est son effort qui compte. S’il refuse de répéter, il faut continuer à lui donner des modèles justes afin qu’il mémorise. Si les difficultés persistent, l’aide d’une orthophoniste permettra aux parents de rester dans une communication de plaisir avec l’enfant, le travail sur la parole étant laissé à la rééducatrice.

    Quant au langage écrit, Bentolila, linguiste, en dit : « Lire, c’est reconnaître sous une autre forme une langue que l’on connaît déjà. » Utiliser un langage riche donc chez l’enfant une bonne compréhension du langage oral puis du langage écrit, avec une plus grande facilité à appréhender l’orthographe. De plus, la découverte de mots suscite des interrogations qui initient une démarche d’apprentissage avec recherche de sens. Nous pouvons très tôt intéresser l’enfant à l’écrit en lui montrant les mots et leur usage : noms de produits sur les emballages, enseignes, son prénom, son nom sur la boîte aux lettres, inscriptions sur la télécommande de la télévision, noms des films sur les cassettes vidéo, notes sur le calendrier, listes des courses… Très vite, il désignera lui-même des mots et en demandera le sens. Il remarquera ensuite certaines analogies, puis sera tenté à son tour d’écrire.

    Mais cette démarche suppose que nous nous interrogions sur notre propre rapport à la lecture. On entend trop souvent, dans les cabinets d’orthophonie, des parents regretter que leur enfant ne veuille pas lire… alors qu’eux-mêmes n’ont jamais de livre en main. Sachons donc reconnaître nos limites et ne les cachons pas à nos enfants. Mieux vaut leur dire « je ne prends pas de plaisir à lire, mais toi, tu choisiras et peut-être que tu aimeras ça » que « il faut lire »- alors qu’ils trouvent que leurs parents s’en sortent bien dans la vie sans livres. Si nous aimons lire, alors ne nous privons pas et lisons-leur des histoires tant qu’ils en redemandent.

    DES REPERES HISTORIQUES, GEOGRAPHIQUES…

    Donnons-leur aussi des repères que seuls les parents peuvent donner au départ : des repères généalogiques, la perception de l’espace et du temps. Ils se construisent en premier lieu au sein de la cellule familiale puis s’élargissent au monde extérieur. La construction de ces repères met en jeu divers processus : mémoire, évocation de « l’absent », capacité d’abstraction. Beaucoup d’enfants en difficulté scolaire sont privés de ces repères. Les enfants bien situés dans leur famille, leur pays et à l’aise dans leur langue ont toutes les chances de s’ouvrir avec plaisir et intérêt aux apprentissages. L’école leur apportera les connaissances qu’ils recherchent et que le milieu familial seul ne peut plus leur fournir

    Prépa social – Concours Travail social – Prépa sociale – Concours Educateur spécialisé – Concours Educatrice jeunes enfants – EJE- ES- AS Paramédical – Concours Assistante sociale – Méthodologie Concours social – Sujets concours éducatrice jeunes enfants – Institut du travail social – IRTS – Sujets concours assistante sociale – Annales concours social 2010 – Annales corrigées concours du social – Sujets concours educateur spécialisé – Concours nord pas de calais

  • ES-AS-EJE Picardie 2007

    Annales ES- EJE- AS : Picardie 2007

    1. Expression (coef 2 ; durée 3 heures )

    Dans un développement construit et illustré d’exemples, vous répondrez à la question suivante :
    Pour vous, la mode est-elle originalité ou mimétisme ?
    (Différents domaines peuvent être abordés et la réflexion ne se limitera pas à la mode vestimentaire).

    2. Etude d’un texte argumentatif (coef 2 ; durée 3 heures )

    Longtemps clandestine et marginale, la techno était l’apanage des milieux bran­chés. Aujourd’hui la musique électronique se popularise et défile dans les rues. Elle est sur le chemin de la reconnaissance artistique et ce n’est qu’un début…

    On aime ou on n’aime pas… Une chose est sûre, personne ne reste indifférent à cette tendance musicale. Ceux qui aiment dansent à perdre haleine. Ceux qui n’aiment pas se bouchent les oreilles ou tentent de trouver un refuge plus silen­cieux… Cette musique ne ressemble à aucune autre !

    « La techno est un phénomène musical ! Elle est composée à partir d’appareils électroniques, ce qui la place en pointe de la recherche musicale », explique Albert Castanet, directeur du département de musicologie de l’université de Rouen. Ce n’est pas une musique réchauffée ou un dérivé quelconque. C’est un courant musical à part entière qui a sa touche propre avec la sur-présence de bruit. De plus, elle est innovante car elle a l’art d’accomoder les restes. C’est de l’art tout simplement. Car l’art demande une certaine prise de risque et les DJ en prennent beaucoup quand ils improvisent devant un parterre de danseurs.

    Longtemps considérée comme une musique de marginaux et de drogués, la techno acquiert ses lettres de noblesse. Après tout ce fut le cas pour tous les nou­veaux courants musicaux. En son temps, le rock a cristallisé les mêmes juge­ments… Avec la techno, les mêmes provocations sont de mise et c’est là l’essentiel pour beaucoup. Une génération entière possède enfin sa propre musique et ne se sent pas obligée d’écouter les disques des aînés. « La techno fait peur aux vieux ? Tant mieux I Elle échappe complètement à leur culture ? Encore mieux ! », ironise le journaliste Guillaume Bara, dans son livre Techno.

    La techno n’était au début qu’un phénomène musical, mais en se heurtant aux barrières de la société, elle est devenue un véritable phénomène social et commercial. On aime ou on n’aime pas, on est obligé de subir. Elle est présente partout, même au générique du journal télévisé de France 2… C’est une musique intergénérationnelle, mais pas inter caste. Elle s’oppose au rap. En effet la techno ne revendique aucune révolution sociale, ne dénonce aucune injustice. Elle ne propose qu’une bulle d’isolement, à chacun d’y trouver son compte. C’est un monde très égoïste. Quand on écoute de la techno, on est dans sa tête… Mais, à force d’être entièrement tourné vers soi et ses sensations, on risque de se cou­per progressivement du monde et de se réfugier dans la musique.
    Même si un fort instinct grégaire est développé par les amateurs de techno, la danse n’est pas une danse de société. « On danse seul, niais la « teuf » est faite pour regrouper des individualités », explique Albert Castanet. La techno est donc le miroir abstrait de la société : il n’y a que du son et chacun interprète comme il veut. Le miroir concret, c’est le rap.

    Quoiqu’il en soit, c’est une musique véritablement populaire… Comment expli­quer un tel succès ? En fait, la techno induit une certaine alchimie qui lui est propre… On sent très nettement les « infrabass » résonner dans le ventre et dans la poitrine, entraînant ce qu’on appelle la transe. Certains sont littéralement accros et sont prêts à se déplacer n’importe où pour avoir une dose. Attention ! Ceci n’a été constaté que chez les gros consommateurs occasionnels. En somme la techno n’est pas une drogue.

    Finalement la musique techno permet à son public de libérer une grande quan­tité d’énergie. C’est un défouloir où chacun bouge comme il veut en fonction de son humeur et de sa personnalité. C’est la culture tribale réinventée.

    C’est aussi un spectaculaire exutoire social où les règles et les contraintes quo­tidiennes sont mises entre parenthèses. Les « teufs » techno rassemblent des jeunes et des moins jeunes dont le seul objectif est de faire la fête, fraternelle­ment et pacifiquement… sans jamais se demander comment ils sont perçus. Même si certains portent des tenues excentriques, humoristiques, voire provo­cantes, l’important est de se sentir bien.
    La techno serait-elle un signe annonciateur de la victoire de l’être sur le paraître ?

    DJAMEL BENTALEM, journal de la MGEN

    Questions (10 points )

    1. Quel titre pourriez-vous donner à ce texte ? (1 point)

    2. Selon l’auteur, en quoi la techno est-elle un courant musical à part entière ? (2 points)

    3. Quelle est la stratégie argumentative de l’auteur pour décrire ce phénomène de société ? (3 points)

    4. En quoi la musique techno est-elle devenue un phénomène social et commercial ? (2 points)

    5. Cette musique entraîne-t-elle, d’après vous, des conséquences néfastes ? (2 points)

    Travail d’écriture (10 points)

    « La techno est un spectaculaire exutoire social où les règles et les contraintes quotidiennes sont mises entre parenthèses.»

    Qu’en pensez-vous ?

    3. Questions à choix multiple (coef 1 ; durée 1h30 )

    1. Le FMI désigne :

    a. le fond moyen d’insertion

    b. le festival mondial de l’informatique

    c. les fonds mutualisés des intermittents

    d. le fond monétaire international

    2. Qu’est-ce que la CRAM ?

    a. la caisse des revenus d’allocations aux malades

    b. la circulaire de réhabilitation des associations médicales

    c. la caisse régionale d’assurance maladie

    d. la commission de réforme et d’agrément de la magistrature

    3. Qui a écrit la musique de la comédie musicale West Side Story ?

    a. Léonard Bernstein

    b. Albert Einstein

    c. Jean Epstein

    d. Jacques Offenbach

    4. Le deuxième sexe a été écrit par :

    a. Françoise Sagan

    b. Colette

    c. Simone de Beauvoir

    d. Indochine

    5. La dette de l’État a été au coeur de la campagne présidentielle. À combien s’élève t-elle ?

    a. 10 milliards d’euros

    b. 156 milliards d’euros

    c. 520 milliards d’euros

    d. 1 200 milliards d’euros

    6. Qu’est-ce que la PAC ?

    a. la politique agricole commune

    b. la permanence des anciens combattants

    c. la politique des actions culturelles

    7. Quelle actrice a interprété, en 2006, le rôle d’Edith Piaf dans le film d’Olivier Dahan La môme ?

    a. Emmanuelle Béart

    b. Marion Cotillard

    c. Isabelle Adjani

    d. Laetitia Casta

    8. Qu’est-ce qu’une collectivité locale ?

    a. une assiociation favorisant l’intégration des nouveaux arrivants en milieu rural

    b. une assemblée d’agriculteurs ayant pour objectif le prolongement des exploitations

    c. une circonscription administrative dotée d’une personnalité morale

    9. Quelle est la capitale du Tchad ?

    a. Bogota

    b. N’djamena

    c. Lima

    d. Khartoum

    10. Guernica est un tableau réalisé par :

    a. Van Gogh

    b. Raphaël

    c. Monet

    d. Picasso

    11. Qui a été champion du monde de rugby en 2007 ?

    a. la Nouvelle Zélande

    b. la France

    c. l’Afrique du Sud

    d. l’Australie

    12. Quel est le nombre de départements de la France métropolitaine ?

    a. 91

    b. 98

    c. 90

    d. 95

    13. Rangoon est la ville principale :

    a. du Laos

    b. de la Thaïlande

    c. de la Birmanie

    14. Quelle est la durée légale hebdomadaire du travail en France ?

    a. 35 h

    b. 39 h

    c. 40 h

    15. Quelle est la durée du mandat des conseillers municipaux ?

    a. 4 ans

    b. 5 ans

    c. 6 ans

    16. Lequel de ces pays est membre de l’Union européenne ?

    a. la Suisse

    b. l’Islande

    c. la Roumanie

    d. la Turquie

    17. Le prix Nobel de la Paix 2007 a été décerné à :

    a. René Dumont

    b. Nicolas Hulot

    c. Al Gore

    18. Le régime général (salariés) de sécurité sociale, branche vieillesse (retraites) fonctionne sous le régime de :

    a. répartition

    b. capitalisation

    c. cotisations volontaires

    19. Le résistant Guy Môquet a été fusillé en :

    a. 1918

    b. 1941

    c. 1944

    20. En France, l’âge légal de mariage des filles est fixé à :

    a. 15 ans

    b. 17 ans

    c. 18 ans

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  • ES-AS-EJE Nord Pdc 2007

    Annales ES-AS-EJE : Nord-Pas-de-Calais (décembre 2007)

    1/ Expression (> coef. 2, durée : 3 heures)

    « Les biocarburants opposent les agriculteurs et les écologistes. Les agriculteurs y voient une nouvelle manne à revenus et à subventions, les écologistes une affaire plus que douteuse du point de vue de l’écologie (…). D’où une concurrence nouvelle, et plutôt malsaine, entre l’alimentation et l’automobile ! (…)
    Bernard Maris, marianne2.fr, 24 octobre 2007.

    Que pensez-vous des propos de Bernard Maris, journaliste et écrivain ?
    À partir de vos connaissances et expériences, vous développerez votre point de vue dans un exposé construit et argumenté.

    2/ Étude d’un texte argumentatif ( coef. 2, durée : 4 heures)

    PAYER PLUS POUR SA SANTÉ

    La France est-elle en faillite ? S’il est des mots qu’un responsable politique doit s’interdire de prononcer, c’est bien celui-là. La langue du ministre François Fillon a-t-elle fourché ? Veut-il tout simplement exister et se façonner une image d’homme de rigueur ? Reste que le terme de faillite pour caractériser la France est inapproprié. On ne saurait comparer un État à une entreprise. Lorsque cette dernière croule sous les dettes, lorsque son passif dépasse allègrement son actif, lorsque ses dépenses l’emportent largement sur ses recettes, et qu’il n’y a aucun espoir d’accroître ces dernières, le tribunal prononce alors la faillite.

    Mais dans le cas de l’État, de la France, les choses sont différentes. En face des dettes, il y a des actifs considérables. À commencer par une épargne des ména­ges, qui est l’une des plus élevées du monde. Et il y a surtout cette faculté de lever l’impôt, que n’ont ni les entreprises, ni les ménages. Certes, l’arme est à double tranchant. Trop d’impôt peut tuer l’impôt. Reste que les Français n’échapperons pas à une remise à plat de l’ensemble de la fiscalité, qui se tra­duira ipso facto par une ponction supplémentaire. Ce ne sera plus tant pour financer le budget de l’État que le système de protection sociale.

    Car l’État va tenter de maigrir, de moins et mieux dépenser, de réduire ses dépenses de fonctionnement pour investir un peu plus à long terme. C’est une oeuvre de longue haleine qui va se heurter à la force d’inertie de l’administration et de tous ceux qui gravitent autour. Cette réforme ne portera ses fruits qu’à très long terme. Et à condition que les collectivités territoriales suivent le même mouvement. Ce que l’État va gagner péniblement d’un côté, il va devoir le consacrer, et bien au-delà, à l’explosion des dépenses sociales.

    Le trou de la Sécu est un grand classique du feuilleton économique. Nous sommes passés en dix ans d’un déficit en francs à un déficit en euros. Toutes les mesurettes qui ont pu être prises n’ont été que des cautères sur une jambe de bois. Pour une simple et bonne raison : le vieillissement de la population. Les Français touchent leurs pensions pendant plus longtemps, et leur consommation médicale croît de façon exponentielle avec l’âge. Les six derniers mois d’un grand malade ou d’une personne âgée coûtent autant que toute leur vie durant. Le trou de la Sécu est également amplifié par les comportements irresponsables de l’ensemble des acteurs : assurés sociaux, médecins, élus locaux, administra­tions, sans oublier les laboratoires pharmaceutiques. Pourquoi se priver quand c’est le système qui paye ?

    On est arrivé au seuil de non-retour. On peut toujours espérer un point de crois­sance de plus. On peut toujours mettre une franchise par-ci, une petite taxe par-là. On peut toujours améliorer l’efficacité des hôpitaux, former plus de généra­listes, installer des dipensaires pour désengorger les urgences. Reste que les mon­tants en cause sont tels, que l’on ne peut espérer tendre à un équilibre du système de protection sociale qu’à travers un double mouvement. D’une part, en transfé­rant à la charge de l’État les services de base de la sécurité sociale. D’autre part, en augmentant les recettes, c’est-à-dire la CSG. C’est ce qui est dans les cartons. On habillera la mesure avec une diminution en parallèle des cotisations sociales sur le travail. Mais il faut s’y préparer. Nous allons tous payer plus pour notre santé. À moins de décréter… que l’on supprime les six derniers mois de notre vie.

    JEAN-MICHEL QUATREPOINT, journaliste, marianne2.fr, septembre 2007.

    Questions (10 POINTS)

    À partir des propos tenus par le journaliste, répondez aux questions suivantes :

    1. Pourquoi ne peut-on comparer l’État à une entreprise ?

    2. Comment expliquez-vous l’inévitable augmentation des dépenses de santé ?

    Travail d’écriture (10 POINTS)

    Le texte montre la nécessité d’un changement de pratiques de tous les acteurs. Qu’en pensez-vous ? Rédigez un texte argumenté sur ce sujet.

    3/ Questions à choix multiple ( coef. 1, durée : 1 heure 30)

    1. Que signifie le sigle CSG ?

    a. club de Saint Germain
    b. confédération syndicale générale
    c. contribution sociale généralisée
    d. contrat sécurité garantie

    2. Le Président de la République française est élu pour :

    a. 7 ans
    b. 5 ans
    c. 4 ans
    d. 10 ans

    3. Quelle est la capitale de la Roumanie ?

    a. Bucarest
    b. Budapest
    c. Kiev
    d. Prague

    4. Quel est le nombre de pays depuis le 1er mai 2004 constituant la communauté européenne ?

    a. 15
    b. 17
    c. 27
    d. 23

    5. En 2007, qui a reçu le prix Nobel de littérature ?

    a. Jean d’Ormesson
    b. Doris Lessing
    c. Norman Mailer
    d. Françoise Chandernagor

    6. Sous quelle présidence ont été instituées la 5e semaine de congés payés et la retraite à 60 ans ?

    a. Valéry Giscard d’Estaing

    b. François Mitterand

    c. Jacques Chirac

    d. Nicolas Sarkozy

    7. Quel ministre a instauré la semaine de 35 heures ?

    a. François Fillon

    b. Jack Lang

    c. Martine Aubry

    d. Roselyne Bachelot

    8. Qui est L’actuel Directeur Général du FMI (Fonds Monétaire International) ?

    a. Dominique Strauss-Kahn
    b. José Maria Aznar
    c. Silvio Berlusconi
    d. Tony Blair

    9. Quel mouvement envers les « plus pauvres » a été fondé par l’Abbé Pierre ?

    a. la communauté Emmaüs

    b. les Restos du Coeur

    c. l’ Arche de Zoé

    d. les Orphelins Apprentis d’Auteuil

    10. Qui a gagné La coupe du monde de rugby en 2007 ?

    a. l’Angleterre
    b. l‘Argentine
    c. la Nouvelle Zélande
    d. l’Afrique du Sud

    11. Quels sont Les 2 films d’animation ayant obtenu le prix du jury ex æquo au festival de Cannes 2007 ?

    a. Persepolis

    b. L’Âge de glace

    c. Kaena, la prophétie

    d. Lumière silencieuse

    12. Où siège le Sénat ?

    a. Palais Bourbon

    b. Palais du Luxembourg

    c. Château de Versailles

    d. Les Invalides

    13. Quelle est la source de l’énergie éolienne ?

    a. les marées

    b. le soleil

    c. le vent

    d. les biocarburants

    14. Quel synonyme peut-on donner au mot “réprimander” ?

    a. punir
    b. demander à nouveau
    c. récompenser
    d. provoquer

    15. Que signifie le sigle OPEP ?

    a. office public de l’éducation populaire
    b. organisation partenariale des établissements privés.
    c. organisation des pays exportateurs de pétrole.
    d. organisme paritaire des exploitants pétroliers.

    16. Le taux maximum d’alcoolémie au volant autorisé en France

    a.
    0,5 g d’alcool par litre de sang
    b.
    1 g d’alcool par litre de sang
    c.
    0,2 g d’alcool par litre de sang
    d. 0 g d’alcool par litre de sang0. Dans quelle ville se trouve le siège du Parlement européen ?

    17. Cherchez l’intrus

    a. Victor Hugo
    b. Gilles Leroy
    c. Simone de Beauvoir
    d. Marc Chagall

    18. Qui dirige l’Orchestre national de Lille ?

    a. Jean-Claude Casadesus
    b. Didier Lockwood
    c. Marie-Claude Pietragallad. Carolyn Carlson

    19. Parmi ces animaux marins, chassez l’intrus :

    a. le requin

    b.le dauphin

    c. l’espadon

    d. La morue

    20. Dans quelle ville se trouve le siège du Parlement européen?

    a. Bruxelles
    b. Strasbourg
    c. Paris
    d. Bonn

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  • AS Ile-de-France 2007

    Annales Assistante Sociale : Ile-de-France 2007

    LA RELIGION RECOMPOSÉE

    En fait, dès la fin des années 70 s’opère un « retour du religieux», alors que la sécularisation paraissait en Europe une donnée inéluctable. On a alors pris ces manifestations de renforcement religieux plutôt pour une survivance, une réac­tion à la modernité triomphante. Il est vrai que les réalités de ce « retour » étaient et demeurent fort différentes. Un premier aspect s’est manifesté au plan géopo­litique à travers des conflits, comme celui du Liban à partir de 1975 ou dans les rivalités entre les Sikhs et le gouvernement indien durant la même période. Cet aspect s’est également incarné dans la Révolution islamique en Iran en 1979, ou dans l’affirmation catholique en Pologne lors de la chute du communisme, ou lors du conflit yougoslave, mais aussi dans le rôle des Églises réformées en Alle­magne de l’Est.

    Un autre aspect du retour du religieux fut le renforcement de mouvements inté­gristes dans les sociétés musulmanes, le retour à la Torah dans le judaïsme et à la Bible pour le protestantisme, dans l’affirmation de mouvements traditiona­listes ou charismatiques au sein du catholicisme. On peut ajouter à ce tableau le renforcement des religions et sectes parachrétiennes (Moon, Scientologie, Témoins de Jéhovah, etc.) ou de divers mouvements mystiques et/ou ésotéri­ques. Hostiles à la modernité technologique et au matérialisme comme à la rationalité scientifique, les intégrismes se sont opposés notamment à ce que la religion devienne une affaire privée, relevant du choix individuel. Au contraire, nombre de mouvements de croyants accompagnent cette individualisation croissante. Mais que ce soit en accompagnement ou en réaction, c’est bien au travers de mouvements religieux et non par la sécularisation, que s’effectuent les transformations religieuses contemporaines.

    C’est ce que souligne aujourd’hui le principal penseur de la modernisation reli­gieuse et de la sécularisation, le sociologue américain Peter Berger. Il déclare urbi et orbi qu’il s’est trompé et fourvoyé pendant le plus clair de ses années de recherches en pensant que les religions étaient entrées dans un irrémédiable déclin. Il estime au contraire dans ses écrits récents que « l’idée selon laquelle nous vivons dans un monde sécularisé est fausse. Le monde d’aujourd’hui, à quelques exceptions près, est aussi furieusement religieux qu’il ne l’a jamais été. Il l’est même davantage dans certains endroits ». En effet, dans les vingt dernières années, on a constaté pêle-mêle une radicalisation politico-religieuse dans l’espace islamique, l’expansion du protestantisme en Amérique latine, le développement de nouveaux mouvements religieux dans les pays occidentaux.

    Le constat commun est aujourd’hui que depuis trente ans nous sommes entrés au plan mondial dans une phase religieuse nouvelle. Si les explications et scéna­rios sont très différenciés selon les régions ou les phénomènes observés, tout le monde est d’accord : on assiste à la transformation de l’appartenance et des pratiques religieuses partout dans le monde et plus particulièrement à des recompositions religieuses partout dans le monde et plus particulièrement à des recompositions religieuses liées à la globalisation des réseaux culturels et religieux. Le déclin de la religion instituée, si net en Europe occidentale, ne l’est pas ailleurs. Ces constats européens ne sont pas vérifiés par exemple en Amérique latine où l’on n’assiste pas à la baisse des pratiques religieuses, mais à la mise en place d’un champ religieux concurrentiel. Dans ce continent, le pentecôtisme protestant d’inspiration nord-américaine est aujourd’hui le prin­cipal vecteur d’une réaffirmation du religieux et il a conquis de l’ordre de 20 % des populations de la caraïbe et de l’Amérique centrale. Ce mouvement d’affir­mation d’une religiosité émotionnelle (prêches vibrants du pasteur, manifesta­tions d’enthousiasme des fidèles durant des offices longs et orchestrés comme des spectacles) passe de plus en plus par la mise en place de communautés auto­nomes et d’Églises nouvelles qui essaiment au gré des diasporas, des immigra­tions et conquièrent de nouvelles aires géographiques.

    t phénomène de diffusion concurrentielle d’une religiosité communautaire et emotionnelle, dans le contexte particulier de l’Amérique latine, doit être rapproché du processus absolument universel de transformation des religions en systèmes symboliques que des petites communautés et des individus se réappro­prient de manière singulière, le plus souvent en l’absence de structures hiérar­chiques contraignantes. Mises au défi, les grandes traditions de religion du salut, issues de la période antique (christianisme, judaïsme, islam, bouddhisme, hindouisme) ne sont pas toutes « équipées » de la même manière pour y répondre. Si le protestantisme émotionnel américain est particulièrement adapté aux situations contemporaines, le catholicisme s’est transformé. Il n’est pas en teste dans une plasticité capable de séduire au-delà de ses espaces traditionnels : près de 70 millions de Chinois seraient aujourd’hui chrétiens et principalement catholiques. L’islam, pour des raisons historiques, joue souvent un rôle identi­aire et politique, similaire à celui qu’a joué l’Église catholique durant les deux siècles écoulés en réaction à la modernité. Il est en ce cas accompagné par la chrétienté orthodoxe et spécialement russe qui s’est repliée sur une tradition prémervée. Cette situation répond à la nécessité de définir une identité russe depuis la chute du communisme. Mais ni la religion orthodoxe ni l’islam ne sauraient étre réduits à ces dimensions. Rien ne laisse penser par exemple que la religion du Coran ne puisse s’adapter aux espaces religieux concurrentiels des sociétés actuelles. Il y a suffisamment de richesse dans les pratiques réelles de l’Islam pour fournir aux croyants le répertoire d’une religion individualisée et adaptée à la modernité. D’ailleurs, par maints aspects, les exemples de l’Europe et des Etats-Unis montrent la capacité de l’islam à se diffuser et à prospérer dans des espacesoù il est minoritaire.

    On assiste de manière explicite aujourd’hui à une prise de distance des chercheurs face aux conséquences supposées de la fin des institutions religieuses… que l’on ne constate qu’en Europe. Partout la religiosité demeure et les croyances se recom­posent. Partout et comme toujours, la religion est à la fois une aspiration indivi­duelle et une construction symbolique fournissant un lien aux communautés humaines. Elle est aussi, comme le montrent les anthropologues, historiens et politistes, une ressource identitaire, culturelle et politique dont les individus et les groupes se servent pour accompagner, justifier ou permettre leurs actions. Que l’on songe simplement au rôle des religions dans la décomposition de l’ex-Yougos­lavie, dans les conflits du Proche-Orient ou au rôle politique du pentecôtisme en Amérique latine. Les débats académiques sur la place et le devenir de la religion dans la période contemporaine font des constats tout à fait importants, mais n’aboutissent pas à des conclusions bien assurées : « Face aux changements religieux actuels dans les pays occidentaux, les sciences sociales sont partagées entre les théories de la sécularisation et celles de la recomposition ». Dans les années 1960-1970, les théories de la sécularisation tenaient le haut du pavé. Mais les évolutions religieuses contemporaines sont contradictoires. Le sociologue s’inter­roge, « on ne sait plus à quel saint se vouer » pour ainsi dire ! En fin de compte, la religion et le religieux sont-ils en déclin ou en recomposition ? Il estime que pour l’aire occidentale, la sécularisation reste une tendance lourde. Le christianisme saura s’adapter et, même si les religions non-chrétiennes s’implantent durable­ment, elles resteront pour l’essentiel circonscrites au milieu d’immigration « même dans le cas du bouddhisme en dépit de son succès d’estime ». Il est vrai, recon­nait-il, que l’on connait mal l’influence réelle de ces nouveaux mouvements reli­gieux et spirituels qui fleurissent dans la situation actuelle.

    JEAN-CLAUDE RUANO-BORBALAN,

    « La Religion recomposée », La religion, un enjeu pour les sociétés,

    Hors série Sciences Humaines, 2003.

    1. Résumé (7 POINTS)

    Résumez en 220 mots le texte ci-dessous de Jean-Claude Ruano-Borbalan « La religion recomposée », en vous attachant à mettre en valeur les idées princi­pales et le déroulement de l’argumentaire de l’auteur.

    Portez en fin de copie le nombre de mots utilisés (une marge de 10% en plus ou en moins est admise).

    2.Vocabulaire (4 POINTS)

    Définissez les mots suivants, soulignés dans le texte : irrémédiable — déclin — religiosité — influence

    3. Discussion (9 POINTS)

    Que pensez-vous de l’affirmation du sociologue P. Berger, cité dans le texte : « Le monde d’aujourd’hui, à quelques exceptions près, est aussi furieusement religieux qu’il ne l’a jamais été. Il l’est même davantage dans certains endroits ».

    Argumentez et illustrez votre propos en deux pages maximum.

    Durée totale de l’épreuve : 3 heures

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