Category: Aide-soignant

Concours aide-soignant et IFAS : sélection, financement, annales et résultats par établissement.

  • Tabl ann ME

    Annales corrigées des concours de Moniteur-Éducateur

    Amiens IRFFE 2011

    CFA Amiens IRFFE 2011

    Normandie 2011

    PACA 2010
    Paris 2009
    Nord 2007 Aquitaine 2007
    Auvergne 2006

    Limousin 2006

    Loire 2006

    Picardie 2006

    Champagne-Ardennes 2006 Bretagne 2006
    Bourgogne 2006 Centre 2006
    Ile-De-France 2006

    La Réunion 2006

    Nord Pas de Calais 2006
    Limousin 2005

    Normandie 2005

    Picardie 2005

    Champagne-Ardennes 2005

    Bretagne 2005 Bourgogne 2005
    La Réunion 2005

    Normandie 2004

    Limousin 2004

    Champagne Ardennes 2004

    Picardie 2004
    Angers 2003 Picardie 2003

    Champ-Ard. 2003

    Limousin 2003
    Picardie 2002 Angers 2002

    Champagne-Ardennes 2002

    Limousin 2002

    Nord Pas de Calais 2001

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  • Tabl Ann AS

    Annales concours écrit Aide Soignant(e) IFAS

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  • Sujets-types CSS. Oral AS

    Sujets-types CSS Oral AS


    Les sujets suivants sont des exemples de sujets d’oral pour le concours d’aide-soignant. Vous avez 10 minutes de préparation pour 10 minutes d’exposé environ .

    1. Vous êtes témoin d’une scène de maltraitance envers une personne âgée dans un service de soins de longue durée.

    – Quelle définition donneriez-vous de la maltraitance ? – Quel serait votre comportement dans cette situation ?

    2. Sur chaque paquet de cigarettes des messages, on peut lire un message préventif comme celui-ci : « Nuit gravement à la santé. »

    – Pensez-vous que cette mesure permet de modifier les comportements?

    3. Les médias nous révèlent l’existence d’un trafic humain qui a abouti au décès de 58 personnes dans un camion frigorifique de tomates au port de Douvres.

    – Quelles réflexions vous inspire cette information ?

    4. Les maladies cardio-vasculaires représentent une grande cause de mortalité dans nos pays développés.

    – Comment expliquez-vous ce phénomène ? Illustrez vos arguments par des exemples.

    5. Les communes développent progressivement un programme de tri des déchets ménagers. Pourquoi ?

    6. Beaucoup de « top modèles » sont anorexiques et la majorité pèse 23 % moins que le poids moyen des femmes.

    – Votre fille (ou amie) adolescente vous interpelle à ce sujet : que lui dites-vous ?

       

       

    7. Internet permet la diffusion et la commercialisation sans contrôle de produits ou idéologies, contraires aux valeurs humanistes.

    – Quelles réflexions vous inspire cet inconvénient des nouvelles technologies ?

    8. Dans le cadre de vos activités estivales, vous emmènerez deux jeunes enfants, Jean, 4 ans, et Marie, 2 ans, à la plage à Pornichet pour l’après-midi.

    – Quelles précautions allez-vous prendre pour accompagner ces enfants ?

    9. Le décret n° 93.345 du 15 mars 1996, dans son article 1er, stipule que l’infir­mier a le devoir de « prévenir et évaluer la souffrance et la détresse des per­sonnes et de participer à leur soulagement ».

    – Peut-on affirmer les mêmes choses de la profession d’aide-soignant ?

    10. Les infections nosocomiales sont de plus en plus l’objet de procès et de reportages .

    – Définissez ce type d’infections et donnez votre avis sur ce constat .

    11. Vous souhaitez être aide-soignant. Pourtant, vous allez côtoyer la fin de vie de l’autre. C’est inévitable et douloureux.

    – D’après vous, comment peut-on se préparer à cet aspect de la profession ?

    12. « On peut soigner sans prendre soin ; on peut prendre soin sans soigner. »

    – Que pensez-vous de cette affirmation de W. Hesbeen ?

    13. « Écouter, c’est commencer par se taire. »

    – Expliquez ce que cela signifie et donnez votre avis sur cette affirmation .

    14. Les mains des soignants sont-elles, d’après vous, de simples outils perfec­tionnés ou ont-elles d’autres fonctions,d’autres sens ?

    15. Désormais, le pharmacien peut vous délivrer des médicaments génériques à partir de l’ordonnance établie par votre médecin.

    – Qu’en pensez-vous ? Argumentez.

    16.Que savez-vous de l’incontinence urinaire ? Vous avez choisi une profession qui vous amènera à être confronté(e) à ce problème chez les personnes âgées à domicile ou en institution, mais aussi chez des personnes jeunes, à la suite d’un accident de la route, de loisirs, de travail ou de maladie.

    17.Quelles réflexions suscitent en vous ces difficultés de la vie quotidienne des personnes dont vous serez amené(e) à vous occuper ?

    18. La CMU a été créée par la loi du 27 juillet 1999.

    -Donnez la définition de ce sigle et dites ce que vous en pensez.

    19. Les bateaux de Greenpeace ont découvert en juin des fûts de déchets radioac­ifs dans la Manche, à proximité du bord de mer.

    Connaissez-vous les risques pour la santé de la diffusion de ces déchets dans la nature ?

    20. Les services à domicile se développent de plus en plus, notamment pour les personnes âgées. Ces dernières semblent en être satisfaites et le personnel soignant semble l’être aussi.

    – Quelles sont selon vous les raisons de cet enthousiasme pour ce type de soins.

    21. Les modifications génétiques permises aujourd’hui par la science peuvent avoir des conséquences sur votre santé.

    -Qu’en pensez-vous ? Développez à l’aide de différents exemples.

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  • Concours d’éducateur spécialisé de Tours; session 2003 Épreuve de connaissances sociales.

    Concours d’éducateur spécialisé de Tours; session 2003

    Épreuve de connaissances sociales.

    1. L’euthanasie est un sujet largement débattu en ce moment. Quelle est votre réflexion à ce sujet ?

    2. Certains enfants s’ennuient à l’école. Quelles peuvent en être les raisons ?

    3. Alors que le vieillissement de la population s’accélère, des actions intergénérationnelles fleurissent un peu partout en France. Quels peuvent être l’intérêt et les limites de ces actions qui permettent de mixer les âges ?

    4. Pour les immigrants arrivés en France, l’apprentissage du français est un véritable parcours du combattant. Qu’en savez-vous ? Quel est l’importance de cet enjeu pour eux et pour la société ?

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  • Concours d’entrée de l’ITS de Pau ; session 2002 (ES- ASS-EJE) Épreuve de méthodologie français

    Concours d’entrée de l’ITS de Pau ; session 2002 (ES- ASS-EJE)

    Épreuve de méthodologie

    La seule chance

    Parmi tous les objectifs que l’on se propose d’atteindre pour lutter contre la violence des jeunes, et en l’occurrence celle des scolaires, s’il ne fallait en garder qu’un seul, ce serait la restauration de l’image de l’adulte. Ce n’est pas faire un choix entre des stratégies diverses, mais résumer, par une définition, l’ensemble du travail à faire. On peut parler là d’une formule tautologique plus que d’un intitulé générique.

    En effet, avec des parents crédibles à ses yeux, un enfant pose rarement de problèmes insolubles ; avec des enseignants qu’il reconnaît, un élève se comporte presque toujours très bien ; avec des vieux qui leur inspirent confiance, les jeunes font peu de bêtises graves.

    Mais les jeunes n’ont plus – à tort ou à raison – beaucoup d’adultes en estime. Certains ont commencé par éliminer les adultes de leur petit panthéon les uns après les autres : le père chômeur, le flic raciste, le prof incompétent, le politique menteur, le notable voleur, le travailleur social dilettante, le passant hostile, et même l’aîné empathique et sympathique à souhait. Jusqu’au dernier.

    Pour ces jeunes, la seule chance de s’en sortir est la restauration d’au moins une image d’adulte qui les réconcilie avec la société et leur donne envie d’être à leur tour adultes. Ce qui passe pour eux par avoir un travail, un toit, un avenir, enfin de quoi vivre et avoir envie de vivre. Pas facile, c’est vrai.

    André JONIS,

    Éditorial de Lien Social, numéro 517, février 2000.

    Questions :

    1. Résumer les idées principales du texte (8 lignes ) : 4 points.

    2. Expliquez le 2nd paragraphe : “En effet…bêtises graves” (15 lignes) : 4 points.

    3. Développez une idée de votre choix en relation avec le texte (10 lignes ) : 10 points.

    Notation de la présentation, de la syntaxe et de l’orthographe : 2 points.

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  • Concours d’éducateur spécialisé ; session 2008. Epreuve du CFPES, à Aubervilliers

    Concours d’éducateur spécialisé ; session 2008

    Epreuve du CFPES, à Aubervilliers.

    “Eduquer un enfant, c’est d’abord et avant tout lui insuffler le courage de vivre sa vie”

    Source : citation de Daniel Desbiens

    En vous appuyant sur vos représentations et/ou votre expérience professionnelle, vous commenterez cette citation et préciserez ce que vous attendez de la formation.

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  • Concours d’éducateur spécialisé de la région Languedoc Roussillon; session 2007 épreuve de français

    Annales ES-EJE-AS : Languedoc-Roussillon 2007

    LA DOULEUR A-T-ELLE UN SENS ?

    Le problème de la douleur est l’un des plus aigus de notre société, confrontée au problème de la vie prolongée, du vieillissement, des douleurs chroniques et de fin de vie. La douleur n’est pas qu’un phénomène biologique, c’est aussi un rien philosophique où l’esprit, mis à l’épreuve, trouve l’occasion de mesurer ses qualités : c’est du moins ce qu’ont professé de nombreuses religions. Darwin voyait en la douleur un sauf-conduit : souffrir, c’est prendre connaissance d’un danger. Parfois, la douleur se dissocie pourtant de sa fonction première de sauvegarde, pour amener, au contraire, une altération durable et intense de l’individu, auquel cas elle a un caractère aberrant. Le corps, auquel nous ne prêtons d’ordinaire guère attention, devient source de préoccupations constantes. Il nous est étranger et rebelle, modifie nos rapports aux autres, car nous sommes obsédés par notre souffrance. Nous nous replions sur nous-mêmes, nos activités familières et liens sociaux perdent leur spontanéité. La douleur est alors une épreuve existentielle. Elle nous laisse devant un vide, et c’est à combler cette vacuité qu’ont travaillé les traditions philosophiques et religieuses ; certaines ont voulu attribuer un sens à la douleur, d’autres ont cherchécomment un sens pouvait émerger de notre rencontre avec elle.De ces tentatives d’investir la douleur d’un sens, la plus familière dans notre culture nous vient de la tradition chrétienne. La douleur y est la rançon du péché originel, marque de l’humanité déchue, compagne inséparable de l’humaine condition. L’idée de la douleur comme expiation de la faute n’est pas propre à la tradition chrétienne, elle se rencontre aussi dans les religions orientales, telles I’ hindouisme ou le bouddhisme. Elle y prend même un sens moral plus immédiat, car la douleur n’est pas simplement le rappel d’une faute originelle abstraite dont nous ferions l’héritage collectif, elle est pour chacun une juste rétribution des fautes qu’il a commises lors de vies antérieures. Toute souffrance est méritée, même si l’on a perdu le souvenir de la faute dont elle est la rétribution. En dépit de leurs conceptions très différentes de la personne, les traditions chrétiennes et orientales partagent l’idée que le séjour terrestre esttransitoire, que l’enveloppe charnelle où s’incarne l’âme n’est qu’un lieu de passage. La douleur,en nous faisant voir notre corps comme étranger à ce qui est véritablement nous, nous rappelle que l’essentiel est ailleurs : dans la vie éternelle de l’âme pour le chrétien, dans le renoncement à l’illusion du soi individuel et dans la sérénité suprême que procure la fusion avec la source cosmique de l’Être, pour le bouddhisme ou l’hindouisme. Toutefois, le christianisme et le catholicisme investissent la douleur d’autres significations. Conséquence de la faute, la douleur est aussi l’instrument de la rédemption. C’est le sens du message christique : le Christ mort sur la croix rachète les péchés du monde. En acceptant la douleur, en participant par elle aux souffrances du Christ, l’homme participe à son rachat. De façon générale, dans l’expérience religieuse, la reconquête du sens implique le passage par la transcendance. La douleur ne prend sens que par l’existence d’un Au-delà auquel elle renvoie et qui l’abolit.

    Les sages antiques proposent un autre rapport à la souffrance. Ce n’est pas la douleur elle-même qu’ils cherchent à investir d’une signification, mais l’expé­rience qu’ils en font. Ce qui les unit est le refus de l’abdication devant la douleur. La douleur physique ne saurait abattre le sage épicurien, car il puise en lui-même de quoi la contrebalancer. Il peut surmonter la douleur présente en se reportant en pensée au souvenir des plaisirs qu’il a éprouvés dans le passé et en évoquant l’image de plaisirs futurs. Pour le sage stoïcien, l’exercice de la liberté passe par la soumission volontaire au destin. La grandeur d’âme avec laquelle nous endurons ce que la loi de l’Univers nous astreint à souffrir est la mesure de notre liberté. Le sage antique ne conçoit pas la douleur comme le salaire de la faute, il ne s’en repaît pas et n’y voit pas la voie du salut. Confronté à elle, il lui oppose sa force d’âme. Aussi ne prend-elle sens que vaincue, hymne au triomphe de la sagesse.

    Dans nos sociétés modernes, où elle n’est plus conçue comme fatalité, où l’appel à la transcendance pour lui donner un sens ne séduit plus guère, où l’orgueilleuse résistance du sage n’est plus si prisée, comment la douleur peut-elle être vécue et pensée ? Comment réagir à cette perte du rapport à soi et au monde qu’elle instaure ? Dans nos sociétés hautement médicalisées, la tentation est grande de s’en remettre aux spécialistes, d’attendre d’eux l’identi­fication de la cause et surtout le soulagement de la douleur. De fait, si une simple prise de médicaments peut abolir la douleur et nous rendre à nous-mêmes, pourquoi nous en priver, à quoi bon des souffrances inutiles ? Mais la douleur ne se laisse pas toujours aussi facilement réduire. En nous abandonnant passivement aux mains des médecins, nous nous rendons double­ment étrangers à nous-mêmes. Notre corps indocile, nous le livrons telle une machine aux techniciens chargés d’en réparer les dysfonctionnements, de donner sens à la douleur, de repérer la panne dont elle est signe. S’ils échouent la perte du sens est totale.

    La réappropriation de soi passe alors par une réappropriation de la douleur el de ses méthodes de contrôle. Ignorant des causes de sa douleur, le malade reste le meilleur juge de son intensité et du compromis acceptable entre souffrance et perte de lucidité liée à la prise massive d’analgésiques. Il peut être actif vis-à-vis de sa douleur : s’il participe à sa prise en charge par l’utilisation de techniques de neuro stimulation ou d’auto analgésie (dans les douleurs cancéreuses aiguës, il décide lui-même de l’injection de morphine) ou de techniques psychologiques de contrôle de la douleur (hypnose, relaxation), ou s’il sait pouvoir utiliser ur droit à l’euthanasie dans les cas les plus intolérables, il se sentira moins victime d’un mal insensé. Peut-être est-ce le sens qu’il faut donner à la douleur aujourd’hui : celui d’un combat dont le patient doit être, non plus seulement le théâtre, mais aussi l’acteur.

    D’après un texte d’ELISABETH PACHERIE

    chargée de recherches au CNRS

    Institut Jean-Nicod, Paris, Cerveau et psycho, numéro 4, décembre 2003

     
     

     
     

    1. Résumé (10 points)

    Résumez le texte en 252 mots (une marge de 10 % en plus ou en moins est admise). Indiquez à la fin de votre résumé le nombre exact de mots employés.

    2. Argumentation (10 points)

    En vous appuyant explicitement sur les éléments que vous avez relevés dans l’actualité, dégagez les axes de réflexion puis construisez et développez votre atqumentation en une quarantaine de lignes pour chaque question.

    1. L’Europe sera-t-elle riche de ses poubelles ? Le traitement des déchets et le recyclage deviennent des questions économiques importantes.

    2. Environ 17 % des travailleurs handicapés sont au chômage contre 8 % pour l’ensemble de la population active.

    Durée totale de l’épreuve : 2 heures 45 minutes

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  • Concoursd’entrée ES ASS EJE région Poitou-Charentes de français (résumé, argumentation) session 2008

    Annales ES-EJE-AS Poitou-Charentes 2008

    NOUS SAVONS COMBIEN VOUS ÊTES !

    Rome, 10 juillet 2006. Les tifosi déchaînés viennent accueillir leur équipe vain­queur de la Coupe du monde de football. À pied, en voiture, en scooter… Ils affluent en masse vers le cirque Massimo, le stade où les gladiateurs étaient portés en triomphe dans la Rome antique. Combien sont-ils ? Des dizaines, des centaines de milliers ? Plus encore ? Il faudra attendre le lendemain pour connaître, par médias interposés, le chiffre exact : 1 million. Un chiffre en fait obtenu en temps réel, le soir même, minute après minute, par une poignée de scientifiques derrière des écrans. Même scénario, une semaine plus tard, pour le seul concert de l’étape italienne de Madonna. À l’aide de ce dispositif unique au monde, ce 6 août, 70 000 fans convergeant vers le stade olympique ont pu être suivis et comptabilisés en direct. Le procédé ? Des chercheurs du MIT (Massa­chusetts Institute of Technology : Institution de recherche et université améri­caine spécialisée dans les domaines de la science et de la technologie), auteurs de ce comptage inédit, ont révélé qu’ils avaient utilisé… les signaux émis par les téléphones mobiles des abonnés de Telecom Italia.

    Baptisée « Rome temps réel », cette première expérimentation a permis de visua­liser la capitale italienne sous un nouveau jour : sur de grands écrans étaient représentés des quartiers entiers de Rome où points lumineux, flèches rouges, vertes, oranges, courbes colorées en trois dimensions représentaient les mouve­ments de population, les lieux les plus fréquentés, les embouteillages… Des repré­sentations rendues possibles par l’utilisation de données anonymes et collectives fournies par l’opérateur téléphonique. « Nous leur avons appliqué des algo­rithmes d’intelligence artificielle, ce qui nous permet d’analyser les mouvements des automobilistes mais aussi des piétons, des cyclistes… », explique Carlo Ratti, directeur du SenseAble City Laboraty du MIT chargé de cette expérimentation.

    Le principe de la géolocalisation n’est pas nouveau : aujourd’hui des parents stressés peuvent savoir à distance et en temps réel où se trouvent leurs enfants grâce à leur numéro de téléphone mobile ; des entreprises, pour mieux surveiller leur flotte automobile… et leurs salariés, peuvent installer des systèmes de loca­lisation par satellite (GPS) ; dans certaines enquêtes criminelles, la justice a recours aux services des opérateurs téléphoniques pour identifier et localiser les portables des suspects. Mais jamais une foule entière n’avait été suivie à la trace, comptée, et même qualifiée, puisque les signaux téléphoniques permettent tout de même de distinguer les numéros locaux et étrangers. Les chercheurs du MIT sont persuadés que leur technique, et les informations qui en découlent, sont susceptibles d’intéresser une multitude d’acteurs économiques dans une ville : des régies de transport voulant réorganiser le tracé des bus, une chaîne cher­chant les lieux les plus courus pour implanter ses magasins, des afficheurs urbains soucieux de connaître l’affluence réelle devant leurs panneaux… « Obtenir des informations via un téléphone portable est beaucoup moins cher que l’utilisation d’hélicoptères, de caméras ou de capteurs dispersés un peu partout dans la ville », affirme Carlo Ratti. Cette technique permettrait aussi de règler les différends entre forces de l’ordre et organisateurs concernant le nombre de manifestants.

    Après ce test ponctuel, la ville de Rome pourrait devenir la première capitale à fonctionner en « temps réel ». Seule interrogation, mais de taille : cette innova­tion ne peut-elle pas déboucher sur un outil gigantesque de surveillance, digne de George Orwell1, alors que près de 3 milliards d’individus sur la planète sont équipés de téléphones portables ?Dès aujourd’hui, la traçabilité des individus est possible. Les banques, à l’aide des cartes bancaires, peuvent suivre leurs clients en fonction de leurs dépenses. Les opérateurs sont techniquement capables de savoir d’où est émis un appel, où il est reçu, la durée et l’heure à laquelle a été passée la communication. Même lorsqu’il est en veille, il est possible de localiser la puce d’un appareil. Mais ces informations sont utilisées en principe seulement dans le cas d’enquêtes poli­cières. « Juridiquement, les opérateurs de télécommunications doivent effacer ou rendre anonymes les données techniques, sauf en cas d’infractions pénales et pour les besoins de la facturation », rappelle Sophie Nerbonne, de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés.)

    Avec la technologie imaginée par le MIT, « nous franchissons un palier supplémentaire », explique le chercheur belge Thierry Balzacq, spécialiste des questions de sécurité et de libertés individuelles. « Il existe déjà tout un tas d’outils qui vont dans le même sens, mais ce procèdé propose pour la première fois une géolocalisation massive en temps réel qui pose le problème de la liberté de mouvement », ajoute-t-il. Le chercheur rappelle qu’aux Etats-Unis, le respect des libertés individuelles est toujours au centre des préoccupations depuis que San Francisco veut devenir une ville Wifi (Internet sans fil) à l’aide de Google. Le projet initial, toujours à l’étude, offrirait aux utilisateurs un réseau sans fil gratuit, mais en contrepartie ces derniers accepteraient de fait d’être « géolocalisés » pour recevoir des publicités locales ciblées sur leur ordinateur, téléphone mobile ou assistant personnel.

    Face à la multiplication des outils de géolocalisation, M. Balzacq exhorte à la vigilance locale expliquant que « c’est à chaque pays de faire en sorte qu ‘il n’y ait pas d’abus ».

    Nathalie Brafman, Le Monde, 2 juillet 2007

    1. Résumé

    Veuillez résumer ce texte en 10 lignes maximum.

    2.Argumentation

    Veuillez donner votre avis sur le sujet (2 pages maximum) en vous appuyant, si vous le souhaitez, sur les remarques suivantes :

    « Les chercheurs du MIT sont persuadés que leur technique, et les informations qui en decoulent, sont susceptibles d’intéresser une multitude d’acteurs ».

    « Dès aujourd’hui, la traçabilité des individus est possible ».

    1. George Orwell est l’auteur de 1984, roman dans lequel il crée le concept de Big Brother, passé depuis dans le langage courant de la critique des techniques modernes de surveillance.

    Durée totale de l’épreuve : 3 heures

     
     

     
     

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  • Epreuve d’entrée au concours d’Educateur de Jeunes Efants de Normandie session 2003 Epreuve écrite

    Concours d’ EJE de Normandie ; session 2003

    Epreuve écrite

    Durée : 3 heures

    Texte argumentatif

    Menaces sur l’identité

    En Europe occidentale, la seconde moitié du XXème siècle s’est caractérisée par l’apaisement progressif des conflits armés et par la montée d’une prospérité quasi générale. Les conditions d’existence se sont remarquablement améliorées. L’espérance de vie a été portée à un niveau jamais atteint dans le passé.

    Les historiens des mentalités s’interrogeront un jour sur les peurs des années 2000. Ils découvriront que, à l’exception du terrorisme qui hante depuis le 11 septembre les sociétés occidentales, ces peurs nouvelles sont moins, comme naguère, d’ordre politique ou militaire (conflits, persécutions, guerres). Elles sont plutôt de caractère économique et social ( désastres boursiers, hyperinflation, faillites d’entreprises, licenciements massifs, précarité, nouvelles pauvretés ), ainsi que de nature industrielle (accidents effrayants comme à Minamata, Seveso, Bhopal ou Toulouse ) et écologique (dérèglements de la nature, bouleversements de l’environnement, qualité sanitaire de l’alimentation, pollution de tous ordres ). Elles concernent tout autant le collectif que l’intime (santé, alimentation ) et l’identité (procréation artificielle, ingénierie génétique ) .

    Ce dernier aspect en particulier préoccupe de plus en plus. Car les capacités d’intervention sur le patrimoine génétique ne cessent de croître. Et la production d’animaux transgéniques, le clonage, le séquençage du génome humain, la thérapie génique, la brevetabilité du vivant, le dépistage génétique des maladies héréditaires et l’utilisation de tests génétiques soulèvent de sourdes inquiétudes.

    On se souvient que, dès les années 1960 et 1970, aux États-Unis, des chercheurs comme le docteur José Delgado, l’un des plus chauds partisans du contrôle de l’esprit en vue d’arriver à une “société psycho-civilisée” , affirmaient que la question philosophique centrale n’était plus : “qu’est-ce que l’homme ? “, mais : “quel genre d’homme devons-nous fabriquer ? ”

    Le professeur Marvin Minsky, l’un des pères de l’ordinateur, a pronostiqué : “en 2035, l’équivalent électronique du cerveau, grâce à la nanotechnologie, sera peut-être plus petit que le bout de votre doigt. Cela signifie que vous pourrez avoir, à l’intérieur de votre crâne, tout l’espace que vous voudrez pour y implanter des systèmes et des mémoires additionnels. Alors, petit à petit, vous pourrez apprendre davantage chaque année, ajouter de nouveaux types de perceptions, de nouveaux modes de raisonnement, de nouvelles façons de penser et d’imaginer. ”

    L’essayiste américain Francis Fukuyama, de son côté, a soutenu que “d’ici les deux prochaines générations, les biotechnologies nous donneront les outils qui nous permettront d’accomplir ce que les spécialistes d’ingénierie sociale n’ont pas réussi à faire. A ce stade, nous en aurons définitivement terminé avec l’histoire humaine, parce que nous aurons aboli les êtres humains en tant que tels. Alors commencera une nouvelle histoire, au-delà de l’humain .”

     
     

     
     

    Questions :

    1. En 20, 25 lignes maximum, dégagez les idées essentielles de ce texte en respectant l’argumentation de l’auteur (10 points ) .

    2. Partagez-vous les sourdes inquiétudes de l’auteur devant ces technologies nouvelles ? (10 points )

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  • Annales de l’IRTS de Champagne-Ardenne ; session 2003 Épreuve de synthèse (français)

    Annales de l’Institut régional du travail social de Champagne-Ardenne ; session 2003

    Épreuve de synthèse.

    Durée : 3 heures.

    Le temps, nouvelle frontière.

    Qu’y a-t-il de commun entre une mère de famille qui s’arrache du bureau à six heures du soir pour récupérer son enfant à la crèche, un automobiliste qui passe deux heures dans les embouteillages pour rentrer chez lui après le travail , un jeune désoeuvréle mercredi après-midi et une femme de ménage qui nettoie les bureaux aux heures où ils se vident ? Le temps, bien sûr, commun à tous, que nous avons de plus en plus de mal à partager. (…)

    Les progrès de la productivité aidant, la durée du travail a ainsi baissé de manière spectaculaire au cours du vingtième siècle. De la naissance à la mort, “la part de notre temps consacré au travail est passée de 50 à 14 % de la vie éveillée”, note le sociologue Jean Viard. Une évolution observée dans la totalité des pays industrialisés, où le week-end et la journée de sept ou huit heures sont partout devenus la norme. Comme, dans le même temps, les neuf-dixièmes de la population sont devenus salariés, c’est toute l’organisation sociale et tous les rythmes urbains qui se sont trouvés progressivement modelés par les horaires imposés par les employeurs dans le privé comme dans le public.

    Un temps de plus en plus élastique.

    Nombreux sont les salariés qui travaillent quand les autres se reposent et réciproquement. Le phénomène n’est pas nouveau. La volonté d’accroitre la durée d’utilisation des équipements a conduit de longue date à développer le travail en équipe, voire le travail du week-end dans l’ industrie. D’autres activités doivent nécessairement fonctionner en continu, comme les transports, les hôpitaux et les services de police ou de sécurité. Enfin, de nombreux secteurs ont vocation à fonctionner en dehors du temps de travail de la masse des salariés : les spectacles, l’hôtellerie-restauration, les commerces, etc. (…)

    Facteur commun à toutes ces évolutions : des plages horaires traditionnellement consacrées au repos ou à la vie familiale cèdent la place au travail . Cette nouvelle “porosité” des temps sociaux concerne aussi bien la frange des “affairés” (ceux qui ramènent du travail à la maison ) que les personnes à temps partiel non choisi ou en horaires atypiques (travail du week-end et travail de nuit progressent l’un et l’autre ). Aujourd’hui, environ 30 % des actifs travaillent en horaires décalés.

    Cette flexibilité croissante des horaires, qu’elle soit contrainte ou choisie, vient percuter en retour la demande de services urbains. dans le domaine du transport, l’individualisation des rythmes ouvre une voie royale à l’automobile, qui vous conduit quels que soient l’heure et le trajet.

    Tout, tout le temps et tout de suite.

    La voiture n’est d’ailleurs qu’un élément d’ une série de développements techniques qui favorisent l’autonomie des individus en leur permettant de gérer plus librement leur emploi du temps (ordinateur portable, téléphone mobile…). Le secteur marchand s’efforce d’y répondre : ainsi, une enseigne de vente par Internet affiche le slogan “Faites provision de temps libre” et livre ses clients jusqu’à 23 heures. Les centres commerciaux se transforment en espaces multifonctionnels, combinant offres de biens, de services et de loisirs (pendant que les parents font les courses, les enfants jouent à la garderie ! ) . Les commerces étendent leurs plages horaires le soir ou le week-end. Au-delà des remparts réglementaires s’élève dorénavant le spectre d’une ville ouverte 24 heures sur 24, où la flexibilité imposée à une partie de la société permet à l’autre de mieux jouir de la vie urbaine, tout en satisfaisant aux exigences horaires de son emploi.

    On mesure ici à quel point la question du temps est complexe. Peut-on simplement se contenter de prendre acte de ces évolutions et laisser les plages horaires des services urbains s’élargir indéfiniment? Ou faut-il réglementer à tout va, au risque de contraindre ceux qui vivent positivement les évolutions actuelles ? La voie est étroite pour les pouvoirs publics : d’un côté, il leur faut limiter les dérives que la logique marchande entraîne sur les temps sociaux comme sur le temps de chacun. Mais, de l’autre, ils ne peuvent pas non plus ignorer les normes imposées par ces grands prescripteurs de temps que sont les employeurs et les institutions éducatives, et ne pas tenter d’adapter en réponse les services collectifs : au nom de l’efficacité collective, comme les nuisances causées par l’automobile l’illustrent bien, mais aussi au nom de la justice sociale et d’un accès équitable aux opportunités offertes par la ville.

    Sandra Moatti , Dossier “les villes courent après leurs temps”, Alternatives économiques, numéro 204, juin 2002.

    Questions :

    1. En une vingtaine de lignes au maximum, vous présenterez la structure et les idées essentielles du texte en utilisant votre propre vocabulaire.

    2. En vous aidant du texte et notamment de votre propre expérience, expliquez ce que vous entendez par : “un temps de plus en plus élastique”. Rédigez 30 lignes au minimum.

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