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Sujet de Midi-Pyrénées 2010: ÉPREUVE ÉCRITE de 3 heures -ASS-ES-EIE Synthèse de documents Sujet : Les familles monoparentales Sujet de l’École de formation d’assistante de service social de la région Midi-Pyrénées, 2010: Une synthèse de documents (sur une copie) : à l’aide des documents joints en rassemblant les éléments qui vous paraissent les plus représentatifs du problème évoqué, de façon à fournir une vue d’ensemble de celui-ci. Document 1 : Familles monoparentales, familles recomposées : un défi pour la société française, Rapport d’information sur l’activité de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes pour l’armée 2005-2006. Extrait du site internet : « Bienvenue au Sénat. Un site au service des citoyens », année 2008, http://parle-ment-ue2008.fr/rap/r05-3 88/ro5-3 88 1 6.html. Document 2 : Olivier Chardon, Fabienne Daguet et Émilie Vivas, « Les Familles monoparentales. Des difficultés à travailler et à se loger », INSEE Première,1195, juin 2008 Document 3 : Louis Maurin, « La vie non rêvée des familles monoparentales », Alternatives Économiques, n° 272, septembre 2008, p. 44-45. Document 4 : Anne Eydoux et Marie-Thérèse Le tablier, avec la collaboration de Nathalie Georges, Les familles monoparentales en France, Rapport de Recherche, Université Rennes 2, Centre d’études de l’emploi, n° 36, juin 2007. Critères de correction Pour l’exercice de synthèse -Compréhension globale des documents. -Construction logique et concise (1 copie double). -Présentation générale, style clarté, orthographe. Pour l’argumentaire : – Analyse et réflexion personnelle. -Organisation des idées. – Présentation générale, style clarté, orthographe. Document1 Familles monoparentales, familles recomposées : un défi pour la société française Rapport d’information sur l’activité de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes pour l’armée 2005-2006. Extrait du site internet « Bienvenue au Sénat. Un site au service des citoyens », année 2008, http://parlement-ue2008.fr/rap/r05-3 88/ro5-3 88 i 6.html. B. LA PLURALITÉ DES STRUCTURES FAMILIALES Les transformations radicales qu’a connues la famille dans les sociétés occidentales au cours des dernières décennies ont contribué non seulement à l’accroissement du nombre des familles monoparentales, mais également à leur plus grande visibilité sociale. Dès les années 1960, la monoparentalité a été affirmée en tant que catégorie sociale par les courants féministes nord-américains. Dans les pays occidentaux, la mise en œuvre de politiques sociales dirigées vers ces familles a contribué à en faire une catégorie statistique, même si son contenu est variable. M. Didier Le Gall, professeur de sociologie, a précisé, au cours d’une table ronde organisée par la délégation, que l’expression « famille monoparentale » avait été importée, au milieu des années 1970, des pays anglo-saxons, où existaient déjà de nombreux travaux sur les conséquences économiques et psychologiques du divorce, par des sociologues féministes qui souhaitaient à l’époque, éviter la stigmatisation des foyers dont le chef est une femme et qui avaient pour objectif de faire passer les situations monoparentales du registre de la « déviance » à celui de la simple « variance ». Pourtant, M. Stéphane Ditchev, secrétaire général du Mouvement de la condition paternelle, au cours de son audition, a contesté les termes mêmes de familles monoparentales et de familles recomposées, apparues au début des années 1980 avec l’augmentation des séparations et des divorces. Il a en effet estimé qu’il s’agissait d’expression « artificielles », parce qu’elles masquent l’existence de l’autre parent faisant observer que certains parents, après la séparation, considéraient avoir la charge exclusive de l’enfant alors même que la loi du 8 janvier 1993 modifiant le code civil relative à l’état civil, à la famille et aux droits de l’enfant et instituant le juge aux affaires familiales avait généralisé l’exercice en commun de l’autorité parentale et que la loi du 4 mars 2002 relative à l’autorité parentale a consacré le principe de coparentalité. M. Alain Cazenave, président de l’association SOS Papa, s’est quant à lui dit « choqué » par l’emploi de l’expression « famille monoparentale ». Il a en effet estimé que ce terme devrait être réservé à la désignation des cas dans lesquels l’un des parents est décédé ou a complètement disparu. Selon lui, après la séparation, l’un des parents, dans la majorité des cas, cherche à éliminer l’autre et à « s’approprier » les enfants. I. Les familles monoparentales : l’accès à la visibilité sociale Pour l’INSEE, une famille monoparentale est une famille composée d’un adulte vivant sans conjoint et avec son ou ses enfants de moins de 25 ars. Toutefois, cette définition ne va pas de soi, comme la expliqué à la délégation Mme Élisabeth Algava, ancienne chargée d’études à la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) du ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement. Elle laisse en effet subsister des imprécisions car l’analyse des structures familiales rendue possible par les informations complémentaires de l’enquête « Étude de l’histoire familiale » (EHF), précitée, révèle que de nombreuses situations sont plus ambiguës. La définition de la monoparentalité insiste sur l’absence du logement d’un parent mais ce parent n’est pas nécessairement absent de la vie des enfants et peut s’impliquer dans leur vie et leur éducation. En effet, lorsqu’un parent vit seul avec ses enfants, il est impossible d’en conclure qu’il est le seul à assumer l’ensemble des fonctions parentales. En outre, les déclarations d’union ne coïncident pas toujours avec la cohabitation effective il peut s’agir de personnes séparées pour des raisons professionnelles ou personnelles par exemple. Cette situation concernerait une proportion non négligeable des parents de famille monoparentale comptabilisés au recensement. Ainsi, 8 D/o des femmes habitant seules avec leurs enfants disent « vivre en couple », ce pourcentage atteignant 25 % chez les hommes. De surcroît, au sein des familles monoparentales, une proportion importante vit avec d’autres adultes. On parle alors, en cas de cohabitation intergénérationnelle, de familles « complexes ». 9 0/0 des familles monoparentales se trouvent dans ce cas, et 21 % lorsque la mère a moins de 30 ans. Il n’en demeure pas moins que le caractère plus ou moins restrictif de la définition de la famille monoparentale a des conséquences sur les statistiques retenues dans les différentes études, qui peuvent ainsi fluctuer. Être parent de famille monoparentale n’est généralement qu’un état transitoire. Ainsi, une femme sur trois ou quatre se trouverait au moins une fois dans sa vie en situation d’élever seule son ou ses enfants de moins de 25 ans et l’ancienneté médiane dans la monoparentalité est évaluée à 5 années en 1999 (il s’agit d’un indicateur d’ancienneté et non de durée finale de la séquence monoparentale) : 50 % des familles monoparentales se sont constituées depuis au moins 5 ans. Toutefois, ce chiffre recouvre de fortes disparités, selon l’origine de la monoparentalité, le sexe du parent et le nombre d’enfants : à un instant donné, un quart des familles monoparentales se sont constituées depuis moins de 2 ans et un quart depuis plus de 10 ans. Les familles monoparentales : absence de modèle unique et diversité des définitions Les distinctions opérées entre les définitions de la monoparentalité s’appuient sur différents critères de nature juridique, démographique, économique et même subjective : – le critère juridique définit la famille par le mariage, ce qui induit la question de la définition des couples non mariés comme familles monoparentales ; -le critère démographique définit la famille monoparentale par l’absence du conjoint, l’homme le plus souvent. Il convient alors de distinguer les familles monoparentales de jure, où le conjoint ou le concubin n’existe pas, et les familles monoparentales de facto, la femme assumant le rôle de chef de famille pendant l’absence plus ou moins longue de l’homme ; – le critère économique considère qu’une famille est dirigée par une flemme dès lors que celle-ci est la principale pourvoyeuse des ressources du ménage ; -le critère subjectif revient à considérer comme monoparentales les familles se déclarant comme telles, mais il est fortement dépendant des contextes culturels. Source : l’essentiel, publication électronique de la Caisse nationale des allocations familiales, n’ 15, juillet 2003. Document 2 Olivier Chardon, Fabienne Daguet et Émilie Vivas (division Enquêtes et études démographiques, INSEE), « Les Familles monoparentales. Des difficultés à travailler et à se loger », INSEE Première, n’ 1195, juin 2008. En 2005, 1,76 million de familles sont composées d’enfants de moins de 25 ans et d’un seul parent leur mère le plus souvent. Depuis les années soixante, la part des familles monoparentales ne cesse de grandir du fait de la fragilité accrue des unions parentales. Seule la moitié des mères de famille monoparentale occupent un emploi à temps complet, alors qu’elles fournissent en général l’essentiel des revenus du ménage. Les familles monoparentales vivent dans des conditions de logement plus difficiles et plus fragiles que les couples avec enfants. Elles sont moins souvent propriétaires. Signe des difficultés à vivre seul avec des enfants, 10 % de ces familles partagent leur logement avec d’autres personnes habituellement un parent. En 2005, 1,76 million de familles sont composées d’un seul adulte qui vit sans conjoint avec un ou plusieurs enfants de moins de 25 ans dans un même logement (tableau 1). Dans 85 % des cas. Il s’agit d’une mère et de ses enfants. Ces familles sont dites « monoparentales » (définitions). Le nombre de familles monoparentales ne cesse de croître depuis quarante ans (graphique).
Champ : France métropolitaine, ménages ordinaires, familles avec enfants de moins de 25 ans en années révolues. Source : lnsee, enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2007. Elles sont aujourd’hui 2,5 fois plus nombreuses qu’en 1968. En 2005, 17,7 % des enfants de moins de 25 ans vivent dans une famille monoparentale, contre 7,7 0/0 en 1968. Les ruptures d’unions plus fréquentes sont à l’origine de cette croissance. Auparavant, les familles monoparentales étaient la conséquence du décès précoce d’un des parents, le plus souvent du père. En 1962, 55 % des parents à la tête d’une famille monoparentale étaient veufs ; en 2005, ils sont moins de 10 %. Selon l’enquête « Étude de l’histoire familiale de 1999 », neuf familles monoparentales sur dix le sont parce que les parents vivent séparément. Parfois, les parents n’ont même jamais vécu ensemble : 15 % des familles monoparentales se sont formées ainsi. Lors d’une séparation, les enfants restent généralement rattachés au foyer de la mère ; aussi la part des hommes à la tête d’une famille monoparentale est-elle passée de 20 % en 1968 à 14 0/o en 1990. Aujourd’hui, les enfants gardent généralement des relations avec leurs deux parents quand ils sont séparés (encadré). Les pères hébergent occasionnellement ou régulièrement leur enfant plus que par le passé. Mais le logement où les enfants passent le plus de temps demeure couramment celui de la mère. Bien que le rôle du père soit de plus en plus reconnu, la part des hommes à la tête d’une famille monoparentale n’a ainsi que légèrement progressé depuis 1990 : elle est de 15 0/0 en 2005. Tableau 2 A partir de 1999, l’âge des enfants est l’Age révolu à la date du recensement, alors que lors des recensements précédents il s’agissait de l’âge atteint l’année du recensement. En 1999, il y a 34 000 familles avec enfant de 0 à 24 ans de plus en utilisant l’âge révolu plutôt que l’âge atteint dans l’année. 2. il s’agit de la situation matrimoniale légale et non de la situation de fait. Un adulte d’une famille monoparentale auparavant en couple non marié reste légalement célibataire après une séparation ou le décès du conjoint. Champ France métropolitaine, ménages ordinaires, familles avec enfants de moins de 25 ans. Source : Insee, recensements de la population de 1962 à 1999, enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2007. 2,8 millions d’enfants vivent dans une famille monoparentale. En 2005, 2,84 millions d’enfants de moins de 25 ans vivent dans une famille monoparentale. Les risques de rupture d’union, mais aussi de décès d’un conjoint, croissent au fil des années. Les enfants en très bas âge sont donc moins fréquents dans les familles monoparentales : 10,3 0/0 des enfants de moins de trois arts, contre 17,7 % pour l’ensemble des enfants de moins de 25 ans. Les familles monoparentales ont par ailleurs moins d’enfants vivant au domicile que les couples : 1,6 enfant en moyenne, contre 1,9. De fait, la rupture d’union écourte la période pendant laquelle le couple aurait pu avoir des enfants. En outre, tes enfants vivant en famille monoparentale partent s’installer plus tôt dans un autre logement. Ainsi, plus d’une famille monoparentale sur deux est uniquement composée d’un adulte et d’un enfant, et seulement 14 % ont trois enfants ou plus. Les pères à la tête d’une famille monoparentale sont relativement peu nombreux. Ils le sont davantage lorsque les enfants sont grands : 10 % des enfants de 0 à 6 ans en famille monoparentale vivent avec leur père ; ils sont 18 % parmi les enfants de 17 à 24 ans. Les pères sont à la tête de familles monoparentales plus petites : dans 63 % des cas, il n’y a qu’un seul enfant. Des revenus du travail incertains pour les mères de famille monoparentale Les mères de famille monoparentale sont moins diplômées que celles qui vivent en couple ; 23 0/0 ont un diplôme du supérieur, contre 30 0/0 pour les mères de famille vivant en couple. Elles sont souvent dans une situation moins favorable sur le marché du travail. Elles doivent en effet surmonter à la fois les contraintes liées à leur situation de mères seules – la garde d’enfants en particulier – et l’impossibilité de compter sur le revenu d’un conjoint pour subvenir aux besoins de la famille. Occupant un peu moins souvent un emploi que les mères de famille en couple (68 0/0 contre 72 0/0), elles se déclarent beaucoup plus souvent chômeuses lorsqu’elles sont sans emploi : dans 54 % des cas, au lieu de 31 % pour les mères de famille en couple. Quand elles ont un emploi, les mères de famille monoparentale travaillent moins fréquemment à temps partiel : 26 0/0 contre 34 0/0 pour les mères en couple (tableau 2). Cette proportion varie fortement selon la qualification des emplois. Elle va de 16 % pour les cadres à 39 0/0 pour celles qui occupent des emplois non qualifiés, les moins bien loties en termes de salaires, de conditions d’emploi et de travail. Au sein des couples avec enfants, 85 0/0 des pères ont un emploi à temps complet, le salaire de la mère peut donc plus facilement représenter un revenu complémentaire. De fait, le taux de temps partiel des mères cadres (26 %) et professions intermédiaires (32 %) en couple est beaucoup plus élevé. Au total, une mère de famille monoparentale sur deux est en emploi à temps complet, soit à peine plus que les mères en couple. Les professions des mères de la famille monoparentale, comme celles des femmes en général, se concentrent sur les métiers liés à la santé, aux services aux personnes ou aux tâches administratives. Les mères de famille monoparentales sont un peu plus présentes que les autres parmi les agents de services, les aides à domicile, les personnels de nettoyage et les adjoints administratifs de la Fonction publique. En revanche, elles sont nettement sous-représentées parmi deux des principales professions des mères de famille. Elles sont ainsi moins souvent professeurs des écoles, en raison de leur niveau de formation. Elles sont encore moins souvent assistantes maternelles, car leurs conditions de logement constituent fréquemment un obstacle à l’obtention de l’agrément pour exercer cette profession à domicile. La situation sur le marché du travail des hommes qui vivent sans conjoint avec leurs enfants apparait moins défavorable que celle des femmes. Les trois quarts des pères de famille monoparentale ont un emploi à temps complet. En revanche, ils sont beaucoup plus souvent sans emploi que les hommes en couple avec enfants (20 % contre 12 0/0) et se déclarent plus souvent chômeurs. Dans ce contexte, les revenus d’activité des familles monoparentales sont relativement faibles. Par suite, leur risque de pauvreté monétaire est habituellement supérieur à celui des couples, malgré les prestations sociales et les pensions alimentaires qui contribuent à rééquilibrer leurs ressources. Des conditions de logement plus difficiles et plus fragiles Seules 28 % des mères de famille monoparentale sont propriétaires de leur logement contre 63 0/o des couples avec enfants. Plus d’un tiers déclare vivre dans une FILM. Leurs conditions de logement sont moins favorables : 20 0/o habitent un logement où il manque une ou deux pièces, selon l’indicateur usuel de surpeuplement (tableau 3 et définitions). Seules 36 % des mères de famille monoparentale vivent dans une maison (contre 68 % des couples avec enfants). Elles ont des ressources plus faibles et résident plus souvent en milieu urbain ou dans des régions où les prix des logements (à la vente comme à la location) sont plus élevés. Ainsi, 24 % des familles avec enfants sont monoparentales dans les pôles urbains, contre 16 0/o en zone rurale. Elles sont en particulier plus fréquentes dans les grands centres urbains de la région parisienne et du sud de la France (carte). Les hommes à la tête d’une famille monoparentale sont en meilleure situation : la moitié d’entre eux est propriétaire et la moitié vit dans une maison. 17 % des pères de famille monoparentale et 9 % des mères résident avec d’autres personnes, en plus de leurs enfants (contre 3 0/o pour les couples), soit 178 000 familles. Parmi ces parents, 18 % sont des jeunes de moins de 30 ans, dont la plupart vivent avec leurs enfants chez leurs propres parents. Le ménage est alors plus fréquemment propriétaire, et le logement plus souvent une maison. Mais le nombre de personnes cohabitant dans le logement est souvent élevé : dans 32 % des cas, il y a au moins cinq personnes, et au regard de l’indicateur de surpeuplement, 42 % des logements ont trop d’occupants. Les mères et les pères de familles monoparentales qui cohabitent avec d’autres personnes sont plus souvent inactifs ou en difficulté sur le marché du travail en termes de chômage ou d’emploi. Sources Les résultats proviennent des enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2007. Les situations familiales, comme la structure par âge, correspondent à des structures moyennes sur les quatre années de collecte. Les effectifs donnent une estimation des niveaux atteints au ter juillet 2005. Dans ces enquêtes, les personnes déclarent directement leur situation vis-à-vis de l’emploi. La situation déclarée peut être différente de celle qui serait déterminée à partir des définitions édictées par le Bureau international du travail (BIT). Ces définitions s’appuient sur plusieurs critères que seule l’enquête Emploi permet de vérifier. Le nombre de personnes se déclarant spontanément au chômage est notamment plus élevé que le nombre de chômeurs au sens du BIT. L’encadré s’appuie sur les résultats de l’enquête « Étude des relations familiales intergénérationnelles » (Erfi), réalisée par l’Insee et l’Ined à l’automne 2005 auprès de 10 079 personnes âgées de 18 à 79 ans.
Champ : France métropolitaine, ménages ordinaires, familles avec enfants de 25 ans ou moins en années révolues. Source : Tnsee, enquêtes annuelles du recensement de 2004 à 2007. Définitions Une famille monoparentale est formée d’un parent et d’un ou plusieurs de ses enfants qui ont la même résidence principale. Le parent ne partage pas sa résidence principale avec un conjoint. Un « enfant » au sens du recensement est une personne célibataire qui habite avec au moins un de ses parents et qui n’est lui-même ni parent, ni conjoint d’un autre habitant de sa résidence principale. En cas de séparation des parents, même si l’enfant est hébergé tantôt chez l’un tantôt chez l’autre parent, il n’est rattaché qu’à un seul ménage, pour ne compter chacun qu’une fois. C’est le ménage du parent chez qui il séjourne le plus souvent. À défaut, if est rattaché au ménage où il est présent le jour du recensement.
Dans cette étude, les familles monoparentales et « les couples avec enfants » sont définis en ne prenant en compte que les enfants âgés de 29 ans ou moins. Pour les enquêtes annuelles de recensement ce seuil correspond à l’âge à la date de recensement. Un « couple avec enfants » au sens du recensement est une famille formée d’un homme et d’une femme qui vivent en couple, mariés ou non, avec leurs enfants, communs ou non, dans la même résidence principale. Si le logement n’est pas la résidence principale d’un des conjoints, la famille est considérée comme monoparentale, que le coude soit séparé ou non. L’indice de peuplement caractérise le degré d’occupation du logement par comparaison entre le nombre de pièces qu’il comporte et un nombre de pièces considérées comme nécessaires au ménage. Ce dernier nombre attribue à chaque ménage : une pièce de séjour pour le ménage, une pièce pour chaque couple et pour les célibataires de 19 ans ou plus. Pour les célibataires de moins de 19 ans, il attribue une pièce pour deux enfants s’ils sont de même sexe ou s’ils ont moins de sept ans, sinon une pièce par enfant. Un logement auquel il manque une pièce est dit en situation de « surpeuplement modéré ». S’il manque deux pièces ou plus, il est dit en « surpeuplement accentué ». Bibliographie Chardon O., Daguet F., « Enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2007. L’activité des femmes est toujours sensible au nombre d’enfants », Insee Première, n° 1171, janvier 2008. Daguet F., « Enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2006. Seul un tiers des ménages compte plus de deux personnes », Irisée Première, n° 1153, juillet 2007. Algava E., Le Minez S., Dressé S., Pla A., « Les familles monoparentales et leurs conditions de vie », Drees, Études et Résultats, n° 389, avril 2005. Document 3 Louis Maurin, « La vie non rêvée des familles monoparentales », Alternatives Économiques, n° 272, septembre 2008, p. 44-45, 4,6 millions de personnes vivent au sein d’une famille monoparentale. Une vie quotidienne qui n’est pas toujours facile à gérer. Prendre Kévin à la crèche, puis Marion à l’étude. Passer chez le docteur pour les vaccins. Faire les courses et rentrer. Préparer le repas, donner le bain, puis coucher les enfants. Ne pas oublier de téléphoner pour savoir si les grands-parents sont disponibles pour les prendre à la Toussaint. L’agenda d’une famille est souvent serré. À deux, on se laisse parfois déborder. Seul, c’est encore plus dur. Or de plus en plus de personnes vivent seules avec des enfants : le nombre de familles monoparentales a été multiplié par deux depuis le début des années 80, pour atteindre 1,8 million en 20051. Au total, 2,8 millions d’enfants – un sur cinq – vit dans ce type de famille, contre 1 % à la fin des années 60. Dans 85 % des cas, ces familles ont une femme à leur tête. Le modèle le plus courant est composé d’une mère âgée d’entre 30 et 40 ans, dans un peu plus de la moitié des cas avec un seul enfant rarement trois ou plus (14 0/0), selon une estimation de l’ined, entre un quart et un tiers des femmes se retrouveront au moins une fois dans ce cas au cours de leur vie2. Toutes les couches sociales sont concernées. Même si ces mères sont moins diplômées en moyenne : 23 % ont un niveau bac+2 minimum contre 30 % pour les mères de famille en couple avec enfant.
Source : Insee Une liberté au prix fort L’essor de la monoparentalité résulte de la progression des ruptures de couples, qu’ils soient mariés ou non. En 1962, 55 °k des 680 000 familles monoparentales l’étaient du fait d’un veuvage contre seulement 9 % en 20053. Ce phénomène constitue une liberté gagnée : le couple se maintient moins souvent artificiellement. Mais pour les parents seuls, cette liberté se paie au prix fort. « Le passage se fait souvent rapidement. Se retrouver seul avec ses enfants pose toute une série de difficultés, d’ordres très différents : financier, professionnel, moral, administratif… », indique Nathalie Guellier, fondatrice du premier site d’information pour les familles monoparentales (www.parent-soloir), qui recueille un très grand nombre de témoignages. Le premier souci est d’assurer la subsistance, Comme l’a souligné un rapport du Centre d’études de l’emploi (voir « Pour en savoir plus »), « La question de l’exclusion sociale de ces familles est clairement posée, tout comme celle de la féminisation de la pauvreté. » Le niveau de vie moyen d’un parent de famille monoparentale est de 1 200 euros nets par mois après impôts et prestations sociales, selon les données 2006 de l’Insee, contre 1 900 en moyenne pour un adulte d’un couple composé de deux actifs et de deux enfants. Un tiers des familles monoparentales sont considérées comme pauvres avec un seuil de pauvreté équivalant à 60 0/0 du revenu médian (un cinquième avec un seuil à 50 h), contre 4,7 % des couples actifs avec deux enfants. Au total, un cinquième des mères de famille monoparentale vivent dans un logement où il manque au moins une pièce, selon l’indicateur de surpeuplement de l’Insee. Bien d’autres difficultés se posent. « Avec de jeunes enfants dont on doit s’occuper seule inviter des amis à dîner le soir n’est pas de tout repos. Pas facile de recevoir, de préparer le repas tout en couchant les petits, indique une mère de famille qui vit avec ses deux enfants. Du coup, on le fait beaucoup moins. » Même si le partage des tâches entre hommes et femmes demeure inégalitaire, être deux apporte des facilités, d’un point de vue matériel mais aussi moral. 5e retrouver seul implique moins de temps à consacrer à soi (loisirs, activités associatives ou autres) et à la sociabilité. Concilier une vie familiale et activité professionnelle devient souvent complexe. « Les mères de famille qui occupent un emploi doivent gérer davantage de contraintes (…) alors qu’elles ne peuvent mobiliser que des ressources financières plus réduites », résume un document du ministère de la Santé4. Les mères de famille monoparentale exercent moins souvent à temps partiel (26 % contre 34 0/0 pour les mères vivant en couple). Elles ont plus souvent recours aux modes de garde informels gratuits (amis ou famille), aux centres aérés, aux garderies périscolaires ou à l’étude. « Avec parfois de vrais casse-tête, comme quand les dates des vacances imposées par l’entreprise diffèrent de celles décidées par le juge aux affaires familiales lors d’un divorce », commente Nathalie Guellier. Rendre la vie plus facile Toutes ces difficultés sont aujourd’hui mal prises en compte. Certes, il ne faut pas tomber dans le catastrophisme : la situation est le plus souvent transitoire – l’ancienneté médiane (1 de la monoparentalité était cependant de cinq ans en 1999 – et généralement préférable à la vie dans un couple qui ne marche plus. Une partie des difficultés, comme l’isolement relationnel, ne peut que difficilement être prise en charge par l’action publique. En matière de niveau de vie en revanche, les politiques sociales (allocation parent isolé, allocation logement et allocations familiales notamment) peuvent limiter la casse : une étude de l’Insee réalisée à partir des données 2003 montrait que le taux de pauvreté des familles monoparentales atteignait 46 0/0 avant la prise en compte des aides et 27 % après5. Beaucoup reste à faire également pour leur rendre la vie plus facile. En matière de services publics notamment, des transports à la garde d’enfant en particulier. Ainsi, en avril dernier, le chef de l’État avait souhaité que les familles monoparentales aient accès aux tarifs réduits dans les transports en commun à partir du premier enfant, mais c’est le silence radio depuis. On pourrait aussi aider davantage les femmes à recouvrer les pensions alimentaires auxquelles elles ont droit et qui sont loin de leur être toujours versées. Une étude de l’Ined du milieu des années 80 estimait que 30 0/o des parents créanciers (essentiellement des femmes) ne percevaient pas leur pension, et 10 % ne la recevait que partiellement. Une situation inacceptable. Ancienneté médiane : la moitié des familles monoparentales le sont depuis moins de cinq ans, l’autre depuis plus. 1.« Les familles monoparentales. Des difficultés à travailler à se loger », lnsee Première, n° 1195, juin 2008. 2. Élisabeth Algava, « Les familles monoparentales des caractéristiques liées à leur histoire matrimoniale », Cahier de I’Ined, n° 156, 2005. 3. Selon l’Ined, un peu plus de 10 % des mères n’ont jamais vécu en couple (données 1999). 4. « Les familles monoparentales et leurs conditions de vie », Études et Résultats, n’ 389, ministère de la Santé et des solidarités, avril 2005. 5. « Les conditions de vie des familles nombreuses », Études et Résultats, n’ 555, ministère de la Santé et des solidarités, février 2007. Et l’autre parent ? Dans environ un dixième des familles monoparentales, les mères ont perdu tout contact avec le père. Dans la grande majorité d’entre elles, la figure complémentaire de la famille monoparentale, c’est le parent qui n’a pas la garde des enfants. Le plus souvent, il s’agit du père, la justice accordant la garde des enfants à la mère dans 80 % des cas, ce qui reflète les responsabilités qui étaient déjà les leurs, avant la séparation, en termes de prise en charge des enfants. La très grande majorité des pères ne demandent pas la garde, même s’il est vrai qu’une partie d’entre eux anticipent une décision de justice dont ils savent qu’elle sera favorable à la mère. Seuls 2 % des divorces s’accompagnent de conflits sur la garde des enfants (1). (1) Intostat justice n’ 93, février 2007, ministère de la justice. Disponible sur www.justice.gouv.fr Document 4 Anne Eydoux et Marie-Thérèse Letabfier, avec la collaboration de Nathalie Georges, Les familles monoparentales en France, Rapport de Recherche, université Rennes 2, Centre d’études de l’emploi, n’ 36, juin 2007. 2.2. L’accompagnement vers l’emploi À l’heure actuelle, si les évolutions des politiques sociales ont été marquées par le souci de ne pas pénaliser financièrement le retour à l’emploi, elles n’ont pas pris en compte les difficultés spécifiques de certaines mères de familles monoparentales qui nécessitent au-delà des dispositifs d’intéressement, des mesures d’accompagnement vers l’emploi. Comme nous l’avons vu dans les chapitres III et IV, les parents seuls ne sont pas tous exposés à la précarité et à la pauvreté. Les plus exposées sont les mères les moins qualifiées, les jeunes mères célibataires ou bien les mères séparées, divorcées ou veuves qui étaient dépendantes économiquement de leur conjoint et n’avaient pas d’activité professionnelle. Ce sont elles qui sont les plus susceptibles de devenir allocataires de minima sociaux (API, puis RMI) et d’éprouver le plus de difficultés à (re)venir sur le marché du travail. Or pour ces mères en difficulté, les politiques sociales sont ambiguës car si elfes prévoient bien une garantie de revenu et un intéressement, elles ne prévoient pas (ou trop peu) de mesures d’insertion ou de réinsertion sur le marché du travail, à même de leur permettre de surmonter leurs difficultés. Les auditions réalisées par la délégation du Sénat sur les familles monoparentales (Sénat, 2006) mettent en évidence l’insuffisance, voire l’absence du dispositif d’insertion organisé en faveur des allocataires de l’API. Il existe bien, comme le note le rapport du Sénat, des actions d’accompagnement menées par certaines caisses d’allocations familiales (CAF), qui font un effort particulier vis-à-vis des familles monoparentales, mais cet effort ne vise pas toujours le retour à l’emploi (cf. Best practices). Ainsi, en 2033, 37 % des bénéficiaires d’intervention de travailleurs sociaux (conseillers en économie sociale et familiale, assistants de services sociaux, agents de développement) des caisses étaient des familles monoparentales alors que celles-ci ne représentent que 17 % des familles. Ces actions ne visent pas toutes l’insertion dans l’emploi, et se contentent parfois de traiter les situations les plus complexes, ou de parer au plus pressé (logement, aide sociale, recouvrement des pensions alimentaires, etc.). Si un quart des CAF fait une « offre de services » aux bénéficiaires de l’API, ces services sont dans les faits très variés, allant des aides financières spécifiques à l’orientation vers des centres de formation ou d’information, des Missions Locales ou l’ANPE, en passant par l’orientation vers les services instructeurs du PMI afin d’éviter une rupture de l’aide sociale lorsque s’épuisent les droits à l’API. Il existe également des expériences associatives visant principalement le retour à l’emploi, comme celle de l’association Retravailler qui s’occupe depuis une quarantaine d’années de l’accompagnement des femmes vers l’emploi. Cette association souligne les multiples difficultés rencontrées par les mères seules qui ont interrompu leur activité pendant une longue période (voir Milewski et al., 2005, p. 166-168). Nombre d’entre elles se trouvent, après une séparation, dans une situation d’urgence de retour à l’emploi. Confrontées à la nécessité de retrouver au plus vite une source de revenu (souvent après avoir perçu l’API), Leurs motivations, avant tout financières, les conduisent à saisir n’importe quelle opportunité, qui peut les enfermer ensuite dans une spirale de la précarité. Après avoir été valorisées dans la sphère familiale en se consacrant totalement à leur conjoint et à leurs enfants, elles sont contraintes à s’investir dans une sphère professionnelle où leurs compétences « domestiques » ne sont pas reconnues, ni considérées comme nécessaires. Ces mères, qui ont mis en veille leur parcours professionnel, ressentent durement la dévalorisation identitaire qu’elles subissent. Leurs difficultés de retour à l’emploi sont encore aggravées par le fait que les séparations sont souvent l’objet de conflits entre les ex-conjoints ou partenaires, des conflits d’autant plus difficiles à gérer que leur dépendance était forte tant pour leur revenu que pour leur vie sociale. Comme le souligne le rapport du Sénat (op. cit.), le système d’aides publiques entretient une sorte de hiatus ou de « schizophrénie identitaire » chez les mères les plus précaires, prises entre l’aspiration à l’égalité et à l’autonomie (telle qu’elle apparaît dans les enquêtes d’opinion) et le fait de considérer le travail comme une éventualité et non comme une obligation. Ce hiatus tend à amplifier les difficultés de positionnement identitaire des mères. Tous les rapports officiels produits au cours des dernières années insistent sur la nécessité de placer la question de l’insertion sur le marché du travail au centre de l’action sociale. Nous avons mentionné plus haut qu’en l’absence de dispositif d’insertion organisé en faveur des bénéficiaires de l’API, certaines CAF développaient, entre autres, des actions d’accompagnement visant à faciliter la sortie des minima sociaux. La Convention d’objectifs et de gestion conclue entre l’État et la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF) pour 2005-2008 insiste d’ailleurs sur la nécessité d’un « renforcement de l’accompagnement des familles vulnérables » (art. I I -3) en prévoyant un accès prioritaire des bénéficiaires de l’API aux modes d’accueil des enfants. La délégation du Sénat quant à elle insiste surtout sur une logique d’insertion sur dans l’emploi et « recommande d’inscrire dans la loi le principe d’un Parcours d’insertion individualisé pour les allocataires de l’API, en les faisant bénéficier, le cas échéant. D’une formation processionnelle » (Sénat, 2006, p. 125). Par ailleurs, « pour favoriser le retour à l’emploi des parents isolés allocataires de minima sociaux, la délégation estime opportun d’aménager une sortie progressive des droits connexes au fur et à mesure de l’augmentation des revenus de la personne » (p. 125). 2.3. L’accès aux modes d’accueil des enfants Comme nous l’avons vu, les mères seules ayant un emploi accèdent surtout aux modes d’accueil collectif et ont moins souvent que les autres les moyens de rémunérer une assistante maternelle (presque jamais une salariée à leur domicile). Pour celles qui cherchent à reprendre un emploi, l’accès à une crèche s’avère crucial ; toutefois, les horaires des crèches offrant généralement moins de flexibilité que les modes d’accueil individuels, l’accueil des enfants peut demeurer un obstacle pour toutes celles qui travaillent à des horaires atypiques dans les secteurs tels que le commerce, les services aux entreprises, l’hôtellerie-restauration, le secteur sanitaire et social. Les évolutions et débats récents ne ciblent pas directement les familles monoparentales, mais plutôt les parents bénéficiaires de minima sociaux qui connaissent des difficultés particulièrement aiguës pour accéder à un mode d’accueil pour leurs enfants, ce qui constitue un frein à leur retour à l’emploi. La loi du 23 mars 2006 (article 8) cherche à remédier à cette situation et à faire en sorte que la garde des enfants ne soit pas un obstacle à la reprise d’activité des mères les plus démunies, que celles-ci vivent en couple ou élèvent seules des enfants. L’objet de l’article 8 est d’aider les bénéficiaires de minima sociaux à trouver un mode de garde pour leurs enfants en instituant non pas une priorité d’accès en crèche comme le prévoyait le projet initial, mais un mécanisme de places garanties, afin de ne pas opposer les intérêts des familles monoparentales ou des familles pauvres à ceux des autres familles : « le projet d’établissement et le règlement intérieur des établissements et services d’accueil des enfants de moins de six ans mentionnés aux deux premiers alinéas de l’article L. 2324-1 du code de la santé publique prévoient les modalités selon lesquelles ces établissements garantissent l’accueil d’un nombre déterminé d’enfants non scolarisés âges de moins de six ans à fa charge des bénéficiaires de l’allocation de revenu minimum d’insertion, de l’allocation de parent isolé, de l’allocation de solidarité spécifique (…) qui vivent seuls ou avec une personne travaillant ou suivant une formation rémunérée ». Ce texte vise à la fois les crèches (crèches collectives, crèches parentales, crèches familiales, crèches d’entreprises) et tes haltes-garderie accueillant de jeunes enfants non scolarisés. La délégation qui a présidé au rapport du Sénat, rappelant les chiffres fournis par le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale? (2004), exprime son souhait que les objectifs du quatrième « Plan crèches »2 soit réalisés et que soit effectivement mis en œuvre le nouveau dispositif d’accès privilégié aux crèches et aux services d’accueil des jeunes enfants prévu par la loi de 2006 en faveur des allocataires de minima sociaux reprenant une activité (Sénat, 2006, p. 123). La délégation propose en outre d’introduire de la souplesse dans l’organisation des modes de garde pour permettre notamment l’accueil des enfants de mères seules ayant des horaires de travail décalés (Sénat, 2006, p. 124). L’effort en matière d’accueil des jeunes enfants vise donc à accorder une priorité aux bénéficiaires de minima sociaux, et concerne les familles monoparentales de manière indirecte en tant qu’elles sont surreprésentées parmi les allocataires. La proposition du Sénat d’accroître la souplesse d’organisation des modes d’accueil afin de répondre aux besoins des parents qui travaillent à des horaires atypiques concerne cependant avant tout les parents seuls, ces parents ayant davantage de difficultés que les autres à trouver un relais familial pour s’occuper des enfants. 1. En 2000, seuls 17 O/c des enfants issus de familles bénéficiaires de minima sociaux étaient gardés en créche et 80 % n’étaient confiés à aucun mode de garde et restaient à la garde de leurs parents. 2. Cc plan prévoir la création de 72 000 places de crèche entre 2002 et 2008, ce qui devrait permettre de faire passer le nombre total de places de 240 000 à 312 000. |
Category: Travail social
Concours du travail social : assistant de service social, éducateur spécialisé, éducateur de jeunes enfants, moniteur-éducateur et aide médico-psychologique.
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Annales concours CS. Midi-Pyrénées 2010. Epreuves de Synthès de documents
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Annales concours CS. IRTS Île-de-France Montrouge/Neuilly-sur-Marne 2013. Epreuves de Résumé
Résumé
Sujet : Dans l’usine enchantée
Sujet de 1’IRTS Île-de-France Montrouge/Neuilly-sur-Marne 2013:
ÉPREUVE ÉCRITE de 3 heures -ASS-ES-EIE.
Consigne : Faire un résumé de texte en reprenant les idées principales
(Attention de ne pas dépasser 25 lignes maximum).
Citer trois mots-clés représentant pour vous ses idées-force.
Dans l’usine enchantée
Six mois après le séisme qui a frappé leur pays, les Japonais se sont remis au travail, et leurs enfants aussi, grâce aux attractions proposées par le parc KidZania, au cœur de Tokyo. Là, ils peuvent s’initier à de nombreux métiers et gagner un salaire. Cauchemar ? Utopie ? Les deux, sans doute.
Par Adrien Barton Je viens de pénétrer à Kidlania, en plein Tokyo ; sans doute l’un des parcs d’attractions les plus révolutionnaires au monde, car les enfants y jouent… à travailler ! Yoshihiko Nakada, directeur des relations publiques, me fait visiter les lieux avec une fierté évidente : « Les enfants peuvent ici participer à plus de quatre-vingt-dix métiers, m’explique-t-il. De pilote d’avion à coiffeur ; en passant par chef pâtissier ou mécanicien, tout le monde est assuré d’y trouver une occupation à son goût. » Dans l’allée centrale, une voiture de pompier double un véhicule de police. Sur les côtés se succèdent une série de magasins et d’ateliers, chacun associé à un métier différent. Nous pénétrons dans le premier d’entre eux : c’est une cuisine, où des enfants s’appliquent à la confection du hamburger parfait. Un peu plus loin, des détectives en herbe, rassemblés autour de la table du commissariat, identifient avec soin des empreintes digitales afin de résoudre le cas qui leur a été soumis. Au milieu d’une salle d’opération, des apprentis dentistes « opèrent » la carie d’un mannequin. Dans le bus local, une assistante apprend aux enfants qui ont revêtu l’uniforme de la compagnie comment saluer les voyageurs à leur entrée dans le véhicule. Un enfant ôte ses gants après avoir fini de laver les vitres d’une petite voiture électrique utilisable par les visiteurs du parc : sa tranche horaire est achevée, il peut maintenant aller chercher un salaire dûment gagné, que lui remet un employé du parc en le félicitant chaleureusement. Car, ici, les enfants sont payés pour leur dur labeur : ils reçoivent des Kidzos, une monnaie locale qui leur permet de faire des achats à la boutique du parc… ou qu’ils peuvent placer à la banque s’ils le préfèrent ! Ils recevront alors des intérêts d’ici leur prochaine visite et pourront à tout moment retirer leurs économies aux distributeurs du parc grâce à une carte bancaire. Il serait tentant de voir dans ce parc le symbole d’un Japon que l’on imagine tourné exclusivement vers les valeurs du travail. Ce concept est cependant né au Mexique en 1999 ; il a d’ailleurs fait de nombreux émules depuis Jakarta, Lisbonne, Dubaï, Séoul…
Mais si le concept n’est pas d’origine japonaise, de réelles raisons sociales ont motivé son importation en 2004 au pays du Soleil-Levant. La nouvelle génération japonaise connaît depuis une quinzaine d’années une baisse significative d’intérêt pour son insertion professionnelle : désenchantés, de plus en plus de jeunes refusent d’entrer sur le marché de l’emploi. Une crise révolutionnaire pour une nation qui s’est reconstruite après la Seconde Guerre mondiale en valorisant fortement le travail.
Einosuke Sumitani, ancien directeur d’une grande entreprise d’hôtellerie et de restauration, découvrit par hasard le parc KidZania au Mexique. Impressionné par le sérieux avec lequel les enfants s’appliquaient à leurs activités, il décida d’importer le concept au japon. Depuis, chaque année, une vingtaine d’enfants sont élus au congrès local du parc d’attractions et se portent volontaires pour différentes actions caritatives dans leur région – leur dernière en date a bien sûr concerné les conséquences du tremblement de terre du ll mars.
Les règles du jeu
Mais au-delà de cet intérêt sociologique, KidZania soulève également une véritable question philosophique. Le parc reproduit avec une telle précision nombre de structures sociales de notre société, que l’on peut s’interroger sur la nature de ces activités : s’agit-il d’un jeu, ou d’un authentique travail ? Pour répondre à cette question, il faut définir l’essence du jeu. L’écrivain et sociologue français Roger Caillois en a proposé six caractéristiques. Un jeu doit tout d’abord être une activité libre, afin de rester une source d’amusement – une condition respectée à KidZania, où les enfants s’engagent d’eux-mêmes dans diverses activités. te jeu doit être séparé des activités quotidiennes et être fictif, deux conditions là encore vérifiées dans le parc, où les enfants se rendent compte qu’ils ne sont pas « dans le monde réel ». Ensuite, son issue doit être incertaine ; de fait, les enfants, à KidZania, peuvent réaliser leurs tâches plus ou moins bien. La cinquième caractéristique d’un jeu selon Caillois est d’être dirigé par des règles ; or, chaque activité du parc est encadrée par des règles imitant plus ou moins fidèlement celles du métier correspondant. Enfin, la dernière condition est l’absence de productivité. C’est là la seule clause qui n’est pas systématiquement respectée par toutes les activités de KidZania certaines d’entre elles visant à la réalisation d’un produit final : un hamburger, une glace, une carte de visite… Mais cet objet étant consommé ou utilisé par l’enfant, on ne peut qualifier cette production de travail au sens classique du terme. La monnaie locale ne participe d’ailleurs pas à un réel système économique, puisque l’équilibre financier du parc repose évidemment sur les fonds apportés par l’achat du billet d’entrée. À quelques exceptions mineures près, les activités à KidZania peuvent donc effectivement être qualifiées de jeu. Un jeu institutionnalisé et très imprégné de valeurs capitalistes – chaque « métier » est sponsorisé par une grande entreprise -, mais un jeu tout de même, plutôt qu’un travail. Cela n’implique cependant pas une absence d’apprentissage. C’est d’ailleurs l’un des concepts phares du parc, martelé dans leurs messages publicitaires : l’edutainment, fusion des termes anglais education et entertainment (« divertissement »). Mais qu’apprennent les enfants à KidZania ? « La plupart des parents amènent leurs enfants ici en pensant qu’ils vont développer un savoir-faire lié à une profession m’explique Gentaro Yui, directeur du développement. Cependant, ce n’est pas là la vocation de notre parc. Les leçons les plus importantes sont ailleurs : s’essayer au travail d’équipe, découvrir la difficulté de travailler et la satisfaction de l’ouvrage accompli, apprendre à gagner et à gérer son argent. Bref, c’est avant tout une éducation sociale plutôt que technique. » Cette thèse rappelle celle du psychiatre américain Stuart Brown, pour qui les jeux de groupe constituent un apprentissage de la socialisation – pour les animaux comme pour les humains. Par exemple, les chats à qui l’on ôte la possibilité de jouer à se battre pendant l’enfance ne développent pas la capacité à différencier les amis des ennemis, et se comportent souvent ensuite de manière agressive ou, au contraire, solitaire. Une étude sur des meurtriers dans une prison du Texas a d’ailleurs montré une corrélation entre l’activité criminelle à l’âge adulte et l’absence de jeu durant l’enfance. Le jeu serait ainsi un moyen de développer l’intelligence émotionnelle, au sens où le psychologue américain Daniel Goleman a employé ce terme : la capacité à percevoir les états émotionnels d’autrui, et à adopter une réponse appropriée. KidZania remplirait donc tes fonctions classiques du jeu de groupe. Mais, en mimant au plus près le fonctionnement du monde réel le parc n’accomplit-il pas sa mission au détriment du rêve et du dépaysement, également nécessaires au développement équilibré de l’enfant ? Le doute s’installe. À l’issue de ma visite, je n’ai plus qu’une seule envie : jouer à ne rien faire.
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ASS Clermont 2012
ISTRA Clermont-Ferrand 2012
EPREUVE ECRITE des Concours d’Entrée aux formations d’Assistant de Service Social.
DUREE DE L’EPREUVE : 4 HEURES
QUESTIONS
« Les jeunes cons font les vieux cons »
Imaginez la réponse qu’un jeune pourrait faire à David ABIKER. Ce droit de réponse doit pouvoir
conserver le style satirique et ironique donné par cet auteur.“Les jeunes cons font les vieux cons”
Quelle heure est-il ? Je ne dors pas, même avec des boules Quies. Souvent, je rêve éveillé de
m’en prendre à un jeune mais je n’ai plus le courage de sauter dans le premier avion.
M’approcher comme ça, sans faire de bruit de la créature et lui arracher son I-Pod et son
appareil dentaire dans un même mouvement habile et précis. Jeter la boîte de MP 3 au
caniveau en ricanant et partir en suçotant l’appareil d’orthodontie mal réglé à mon palais.
Comme un troll en fait. Tu rêves, je rêve. Je n’ai jamais eu le courage d’agresser un jeune.
Manque d’énergie ? Lassitude ? Je ne fais plus de sport depuis 1985. Je traîne aux environs
des photocopieurs. Il faudrait me payer pour courir après un ado. Pour me situer, je suis
père de famille, bien gras et j’aime les MaronSuis’. Je me cure le nez au feu rouge dans un
Scénic, vous saisissez ? Il m’arrive toutefois de regarder les jeunes filles à la sortie. Envie de
les mordre, oui. De les faire pleurer avec mes faibles moyens que je perds peu à peu. Je
gémis seul à leur passage parfumé au risque d’effrayer les concierges. C’est ça ! Les faire
pleurer en leur montrant l’amour par surprise. J’ai vu comme ça un film avec Traci Lords qui
demandait à un membre du comité de direction de lui apprendre le plaisir. L’ennui avec les
jeunes filles, c’est la Police et leurs jeunes amis vigoureux. Ils m’attraperaient et me
roueraient de coups en me collant des bouteilles coca gélatineuses dans les cheveux. Ils me
lanceraient des quolibets ou stigmatiseraient mon âge et mes pantalons mal coupés. Depuis
quand ne mets-je plus aucun enjeu dans l’achat de mes jeans et de mes chaussures ? Je fus
si exigeant sur ces questions. Rien que des petits merdeux coiffés en pétard qui se prennent
pour Jack Dutronc ou Mike Jones. Pfff, avec leur pantalon slim et leur saharienne noire à
épaulettes… Ils ont des corps noueux et sentent des pieds après l’effort. Voilà à quoi servent
les progrès de la médecine prénatale. A ne pas perdre une goûte de ces éphèbes, coûteux
qu’ils sont dès l’échographie. Pour faire le plein de l’antifascisme à chaque élection, il en faut
des morveux à lâcher dans les rues avec la bénédiction des magazines. Depuis la deuxième
guerre mondiale et la fin des rations, ils ont des lèvres épaisses comme des matelas et leurs
dents sont de beaux pavés blancs au service du redressement. Les filles ne sont pas en reste.
Je les déteste. Dès qu’on leur tend un micro, le CNPF ou ce qu’il en reste, une association de
femmes citoyennes ou je ne sais quoi d’autre de généreux se propose de les caresser.
Bientôt on me demandera de parrainer un jeune car « une société qui ne pense pas à ses
jeunes n’a pas d’avenir » chantent-ils tous dans le choeur des blablas. Il n’y a pas assez de
postes, il n’y en aura jamais assez, on te dit Ça n’a pas d’intérêt.
David Abiker, écrivain, est né un an après Mai 68… Il a aujourd’hui près de quarante ans, possède un SUV 4×4
luxueux, polluant, outrageusement viril, et il occupe une sacrée position sociale… l’animal est diplômé de
sciences po. En plus de diriger un service de ressources humaines, David Abiker est présent chaque semaine (à
la droite du « père ») dans l’émission Arrêt sur Images de France 5.
Il est l’auteur de deux ouvrages plein d’humour qui épinglent notre société : « Le musée de l’homme : le fabuleux
déclin de l’empire masculin » en 2005, et « le mur des lamentations : tous victimes et fiers de l’être » en 2006.
David Abiker, présent actuellement au Salon du livre de Paris – du 23 au 27 mars 2007 – a donné au RING un
texte inédit « les jeunes cons font les vieux cons »… nous l’en remercions sincèrement…Moi, je créerais une association qui proposera de s’en prendre à un jeune sans défense pour
l’empêcher de nuire et l’aider à mal démarrer dans la vie pour que mes vieux jours soient
plus drôles. L’empêcher de jouir, d’éblouir, et de rajeunir. Et surtout d’obtenir un CDI.
Je ferai des contrats précaires d’une heure avec des périodes d’essai d’une minute dix pour
mettre le bordel comme ils ne savent plus le mettre qu’avec la complicité de types goinfrés
de stocks options. Tu piges ? Jaloux, c’est ça. Pour que mon soleil pâle puisse encore briller
dans l’ombre de mes années envieuses. Tout ça sur leur dos tatoués et pas l’inverse.
Souvent, je les imagine vers 17 ans, dans la torpeur du mercredi après-midi en train de jouir
entre eux, dans leur chambre à posters, avec leurs mots « c’est trop pas génial » ou « je kiffe
ton poil », dans le désordre de leurs baskets usées et de leurs ballerines mal cirées. Je ne les
comprends pas ; et cette façon de sauter la barrière comme des moutons pendant que je
compte les miles de ma carte Fréquence Plus ou que j’essaie d’obtenir un rabais sur une
table basse. En ce moment, je cherche une table basse qui aille dans mon salon et sur mes
tapis. Eux n’ont rien, bande de petits débiles plein de complexes. Pas d’épargne, pas
d’électroménager. Que des points noirs. Que des châteaux en Espagne. Je dois sortir le
chien. Parfois, je les entends crier dans le rue au bas de l’immeuble où je possède des
surfaces habitables. Propriétaire. Surtout les filles, qui couinent sur le trottoir au moment de
sortir leurs correspondantes norvégiennes nattées et déjà sociales démocrates. Elles
s’alimentent mal mais se vêtent pareillement. J’ai tant accumulé par devers moi que c’est
lourd à traîner tout ça. J’envie le trop peu qu’ils ont encore. Cette absence totale de
relations. Mais ils ne perdent rien pour attendre car demain ce sera déjà trop. Je les attends
au tournant de la quarantaine.David Abiker
David Abiker, écrivain, est né un an après Mai 68… Il a aujourd’hui près de quarante ans, possède un SUV 4×4
luxueux, polluant, outrageusement viril, et il occupe une sacrée position sociale… l’animal est diplômé de
sciences po. En plus de diriger un service de ressources humaines, David Abiker est présent chaque semaine (à
la droite du « père ») dans l’émission Arrêt sur Images de France 5.
Il est l’auteur de deux ouvrages plein d’humour qui épinglent notre société : « Le musée de l’homme : le fabuleux
déclin de l’empire masculin » en 2005, et « le mur des lamentations : tous victimes et fiers de l’être » en 2006.
David Abiker, présent actuellement au Salon du livre de Paris – du 23 au 27 mars 2007 – a donné au RING un
texte inédit « les jeunes cons font les vieux cons »… nous l’en remercions sincèrement…Prépa social – Concours Travail social – Prépa sociale – Concours Educateur spécialisé – Concours Educatrice jeunes enfants – EJE- ES- AS Paramédical – Concours Assistante sociale – Méthodologie Concours social – Sujets concours éducatrice jeunes enfants – Institut du travail social – Sujets concours assistante sociale – Annales concours social – Sujets concours educateur spécialisé
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Concours d’ éducateur spécialisé d’Angers ; session 2002 Épreuve de culture générale
Concours d’ éducateur spécialisé d’Angers ; session 2002
Épreuve de culture générale.QCM.
1. Le texte de la loi 1901 sur les associations a été écrit par :
a; Waldeck-Rousseau b. Hérault de Séchelles c. Ledru-Rollin2. Mao Tsé-Toung était :
a. Birman b. Japonais c. Chinois3. Quelle est la directrice de l’ École nationale d’administration ?
a. Marie-Françoise Bechtel b. Gisèle Halimi c. Christine Ockrent4. De quelle année date l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans ?
a; 1959 b. 1945 c.19705. Trouver l’intrus.
a. 99 b. 33 c. 121 d. 256. Le toyotisme est :
a. Une maladie originaire du Japon.
b. Un système de production propre à la firme Toyota
c. Une préférence pour les voitures japonaises.7. Le forum économique mondial se tient à :
a. Davos b. Porto Allegre c. Lisbonne d. Québec.8. Le jean a été créé en :
a. 1850 b. 1910 c. 19209. Lequel de ces musiciens appartient au mouvement romantique ?
a. Bach b. Lully c. Schoenberg d. Schubert10. Le métro parisien a été mis en service en :
a. Juillet 1900 b. Août 1878 c. Octobre 190711. Quel est le nombre d’actifs français qui travaillent dans les associations loi 1901 ?
a. 1 200 000 b. 70 000 c. 800 00012. On écrit :
1. Eh bien ! 2. Et bien ! c. Hé bien !13. A l’initiative de quel ministre le RMI a-t-il été créé ?
a. E. Guigou b. A. Madelin c. A. Juppé d. M. Rocard14. Quel est le mot ayant un point commun avec chacun des trois autres ?
a. Jupiter b. Mars c. Décembre d. Nuts15. On écrit :
a. Des appuie-tête b. Des appuie-têtes c. Des appui-têtes16. Lequel de ces ouvrages a été écrit par Garcia Marquez ?
a. “100 ans de solitude”. b. “Les enfants de minuit” c. “Terra Nova” d. “La ville et les chiens”.17. En 1634, qui crée l’Académie Française ?
a; Richelieu b. Choiseul c. Colbert18. Que veut dire quo-vadis ?
a.Qui es-tu ? b. Où vas-tu ? c. Que veux-tu ?19. Quel est le juge chargé de l’émancipation des enfants ?
a; Juge des tutelles b. Juge des enfants c. Juge assesseur.20. Qui a composé l’oeuvre musicale “Le Messie” ?
a. Bach b. Haendel c. Beethoven21. Quel peuple a érigé la cité du Machu-Pichu ?
a. Inca b. Maya c. Aztèque22. Quel pays a une frontière commune avec la Russie ?
a; la Hongrie b. La Roumanie c. la Finlande.23. Un penalty au football se tire à combien de mètres du but adverse ?
a. 6 mètres b. 11 mètres c. 18 mètres.24. Que signifie le terme “perestroïka” ?
a. Circulation de l’information. b. Parti politique c. Traîneau attelé d. Dans folklorique25. Où est le Kilimandjaro ?
a. En Tanzanie b. Au Japon c. Au Pérou26. Quel dieu est représenté par deux visages opposés ?
a; Vulcain b. Zeus c. Jupiter d. Janus27. Quel acteur joue dans “Harry, un ami qui vous veut du bien ? ”
a. Alain Souchon b. Lambert Wilson c. Sergi Lopez d. Stéphane Freiss.28. Quelle religion ne reconnaît comme texte sacré que l’Ancien Testament ?
a. Le judaïsme b. L’Islam c. Le christianisme29. Dans le verbe “transporter” , quel est le radical ?
a. Trans b. Port c. Er30. Trouver l’intrus :
a. Picasso b. Iglesias c. Pavarotti d. Dali31. Les sénateurs sont :
a. Élus au suffrage universel b. Nommés c. Élus par les grands électeurs.32. La série d’affiches “Le bal du moulin rouge” a été peinte par :
a. Renoir b. Toulouse-Lautrec c. Degas.33. Le sigle “FMI” est :
a. le Fonds monétaire international b. La Force militaire d’intervention c. La Fédération des mouvements indépendants.34. Que signifie le terme de “latence” ?
a. temps de vacances b. temps de réaction c; temps d’entracte d. temps de réfléxion.35. Le 11 novembre célèbre :
a. L’armistice de 1918 b. L’armistice de 1945 c. La fête du travail36. Trouver l’intrus :
a. Passe-plat b. Passe-droit c.Passe-montagne d. Passe-muraille37. La suite logique : ATC/CSD/ERE :
a. GQF b. JPG c. HLM38. La Norvège :
a. fait partie de l’Union européenne.
b. a refusé d’adhérer à l’Union européenne.
c. a demandé son adhésion à l’Union européenne.39. Dans quelle ville a été signé le traité créant la Communauté économique européenne ?
a; Rome b. Maastricht c. Schengen.40. Quel est le pays qui est entré dans la zone euro en 2001 ?
a. la Suède b. la Grèce c. le Danemark41. Trouver l’intrus :
a; Bouygues b. La Poste c. Air-Bus Industrie d. EDF42. Combien d’étoiles y a-t-il sur le drapeau européen ?
a; 6 b. 12 c. 15 d. 1043. La Commission européenne siège à Bruxelles. Quel Français en a été le président ?
a. J. Delors b. J. Chirac c. A. Madelin d. J. Chaban-Delmas44. Où se trouve le siège de la BCE ?
a. à Strasbourg b. à Francfort c. à Bonn45. Les parlementaires européens sont élus pour :
a. 4ans b. 5 ans c. 6 ans46. Le raï est originaire de :
a; La Jamaïque b. l’Oranais c. la West Coast d. Harlem.47. Méduse était une :
a. Harpie b. Gorgone c. Néréide.48. Trouver l’intrus :
a. Bérénice b. Hermione c. Andromaque d. Phèdre.49. “Tristes tropiques” est une oeuvre de :
a; Lévy-Bruhl b. Lévi-Strauss c. Malinowski50. Les “Lettres persanes” sont :
a.des contes iraniens b. un roman philosophique c. des légendes arabes.51. Ne fait pas partie des pays baltes :
a. La Lituanie b. La Moldavie c. L’Estonie d. La Lettonie.52. La déclaration des droits de l’homme et du citoyen fut votée en :
a. 1689 b. 1789 c. 1948 d. 195053. Le contre-transfert est :
a. Une navette ferroviaire b. Un flux électrique c. Un sens giratoire d. Un concept psychanalytique54. Colombo est la capitale :
a. du Sri Lanka b. de la Colombie c. de l’Équateur d. de l’Ouganda.55. “Le Diable et le Bon Dieu” est :
a. une œuvre théologique médiévale
b. une pièce de J.-P. Sartre.
c. un retable de Chartres.56. Emiliano Zapata était :
a. un clown français
b. un révolutionnaire mexicain
c. un guitariste de rock
d. un ministre espagnol.57. “Les demoiselles d’Avignon” sont :
a. Un opéra b. Un ballet c. Un tableau d. Des insectes.58. Le cartésianisme est :
a. Un courant philosophique b. Un jeu de société c. Une secte religieuse d. Un manuel de navigation.59. Une cariatide est :
a. une statue féminine
b. une maladie vasculaire
c. une affection dentaire
d. un filon carbonifère.60. Quel mot a un point commun avec chacun des trois autres ?
a; Chrysler b. Ford c. Nixon d. Sean ConneryPrépa social – Concours Travail social – Prépa sociale – Concours Éducateur spécialisé – Concours social – ME -EJE- ES- AS Paramédical – Concours Assistante sociale – Méthodologie Concours social – Sujets concours éducatrice jeunes enfants – Institut du travail social – Sujets concours assistante sociale – Annales concours social ES – Sujets concours moniteur éducateur – Concours – concours angers – annales concours éducateur spécialisé
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Concours d’entrée ES région Aquitaine; session 2005 Epreuve de français (résumé et argumentation)
Concours d’ Éducateur spécialisé de la région Aquitaine ; session 2005
Dialogue sur la nature humaine (extrait)
Boris Cyrulnik : Vous avez dit que la société vit de la mort de ses individus. Ne peut-on pas dire également qu’une société vit de la mort de ses théories ? Car le plus sûr moyen d’assassiner une idée, c’est de la vénérer. A force de la répéter, on la transforme en stéréotype, au point que l’on peut la réciter en pensant au dernier match France-Angleterre ! Faire vivre une idée, c’est au contraire la débattre, la combattre, chercher à tuer certains éléments qui la composent. Nous savons de toutes les façons que les causalités linéaires sont abusives ; c’est nous qui les fabriquons pour donner au monde une vision réductrice et donc sécurisante. Dès l’instant où j’ai une certitude, la certitude est le meilleur de mes tranquillisants ; or, on connaît les effets des tranquillisants, ils font dormir et engourdissent la pensée. Aussi une petite angoisse, un petit débat, la petite mise à mort d’une idée permettent-ils de créer une autre idée, de faire vivre et faire naître une nouvelle théorie ? Même raisonnement pour l’homme ! Lorsque nos enfants arrivent au monde, pourquoi leur faut-il vingt à trente mois pour apprendre à parler notre langue ? Il y a en fait une genèse préalable qui les prépare à la langue. Lorsqu’ils arrivent à la langue, ils naissent à un autre monde, structuré auparavant par le récit de leur famille et de la société. Et lorsqu’on vieillit, c’est généralement là, au troisième âge, qu’on arrive à comprendre le sens de nos efforts, ce sens pouvant alors se mettre en récit. Il y a, à ce moment, une notion importante, celle de passer le relais à d’autres qui feront de nouvelles théories. Si l’on veut vivre, on est voué à débattre et à combattre, c’est évident.
Edgar Morin : Oui…Et j’ai d’ailleurs essayé d’établir une conception des idées en faisant la différence entre théorie et doctrine. J’appelais théorie un système d’idées qui se nourrit dans l’ouverture avec le monde extérieur, en réfutant les arguments adverses ou en les intégrant s’ils sont convaincants, et en acceptant le principe de sa propre mort, de sa propre biodégradabilité si par exemple des événements infirment la théorie. C’est du reste ce qui arrive dans les sciences, puisqu’il y a compétition dans les théories : quand arrive une nouvelle théorie, plus complète que l’ancienne, l’ancienne accepte la mort. Une doctrine est une théorie, mais elle est fermée. Elle se réalimente sans arrêt par la référence à la pensée de ses fondateurs, dits infaillibles, du type “Marx a dit”; “Freud a dit”, références à un texte canonique, biblique, etc. Ces dernières veulent être une confirmation permanente de l’idée, quand quelque chose semble la contredire, quand la réalité présente un obstacle. Bien sûr, les doctrines peuvent vivre plus longtemps, car elles se blindent. Le plus souvent, elles peuvent tenir des siècles parce qu’on ne peut finalement les vérifier qu’après la mort : le paradis, l’enfer, la promesse de Dieu, etc. Mais même sur le plan des idées sociales et politiques, combien de temps des théories perdurent; alors qu’on a montré leur fausseté de multiples façons ? Et pourquoi ? Mais parce que les doctrines satisfont des désirs, des aspirations, des besoins.
Dialogue sur la nature humaine, Éditions de l’Aube, 2000.
1. Résumé. ( 5 points)
Dégagez les idées principales du texte en 10 lignes maximum.2. Explication de texte (5 points)
Expliquez : “…les causalités linéaires sont abusives.”3. Argumentation (10 points)
Discutez et argumentez votre point de vue à partir de la phrase : “Mais même sur le plan des idées sociales et politiques, combien de temps des théories perdurent, alors qu’on a montré leur fausseté de multiples façons ? Et pourquoi ? Mais parce que les doctrines satisfont des désirs, des aspirations, des besoins.” -
Concours d’ Éducateur spécialisé de la région Centre ; session de 2005. Epreuve de français
Concours d’ Éducateur spécialisé de la région Centre ; session de 2005.
Épreuve de dissertation.
Durée : 2 heures 50.” Un cadeau, c’est ce que l’on offre à quelqu’un en espérant que cela lui fera plaisir ! Mais les vrais cadeaux, et ils sont rares, se font sans attendre de reconnaissance en retour”, écrit Etienne Jalenques. On est en droit de se demander s’il existe un altruisme intégral, car selon lui, très souvent, lorsque nous offrons, c’est que nous espérons un gain personnel. ”
Quel est votre point de vue sur ce sujet ?Épreuve sur texte.
Durée : 4 heures.De l’autorité à la négociation.
Dans les discours actuels, les parents sont coupables. Ils présentent selon certains “un défaut de maîtrise sur leurs enfants, une impuissance à réaliser l’acte éducatif autant qu’une démission à l’élaborer…Aux adolescents violents, c’est-à-dire désespérés, font face des parents silencieux, parce que brisés et désemparés. L’autorité familiale est donc en berne et les enfants de ce fait bernés.” Rien d’étonnant donc à l’augmentation des incivilités chez les jeunes, voire à leur incapacité de profiter pleinement des savoirs dispensés à l’école. “Invités à citer les principales raisons pour lesquelles certains enfants ne savent pas lire, à l’entrée en sixième, les instituteurs (…) citent à 70 % la responsabilité des familles et les problèmes socio-économiques (…), mais aussi à 25% la démission des familles…”Inutile donc de chercher plus loin, tout est de la faute des parents et non des autres structures de socialisation de l’enfant. Les causes sont d’autant plus simples à trouver que la famille a connu de grandes modifications. Sont dénoncées l’augmentation des divorces, la monoparentalité, la non-communication entre générations, la perte de repères et valeurs, la fragilisation ou l’absence des pères, l’individualisation…Notre époque serait confrontée à une crise sans précédent de l’autorité qui nécessiterait des réactions urgentes comme la réactivation de l’article 227-17 du Code pénal, la suppression des allocations familiales…
Mais cette crise de l’autorité et cette dénonciation des incompétences familiales sont-elles nouvelles ? “En Angleterre, en 1816, une commission d’enquête sur les causes de l’accroissement de la délinquance dénonçait déjà “la conduite indigne des parents”. Quelques décennies plus tard sous le Second Empire, le préfet de police de Paris prenait une ordonnance concernant la surveillance des enfants par leur famille. ” Il accusait les parents de “négligence” et les menaçait de sanctions-amendes et prison selon l’article 1384 du code napoléonien. Près de deux siècles plus tard, les accusés sont les mêmes, comme les réponses politiques. A cet égard, la politique sécuritaire n’innove pas sur un problème spécifique de notre époque, comme on veut nous le faire croire.
De l’autorité aujourd’hui, il n’existe donc qu’une lecture en creux, son absence est soulignée et seuls les parents sont dénoncés comme responsables d’une montée de la violence qui résulterait de leur faillite. Cette constance dans l’accusation est surprenante, car les parents ne sont pas les seuls à socialiser l’enfant. Très tôt, des relais existent, crèches, haltes, écoles, où un enfant sur trois est scolarisé dès 2 ans et la quasi-totalité des enfants à 3 ans. Ces structures n’auraient-elles aucune responsabilité à partager ? La question de l’autorité déborde pourtant le champ de la famille, interroge la société entière et le rapport que nous entretenons avec l’enfant.Partons de l’hypothèse que “l’autorité c’est moins la qualité d’un homme qu’une relation entre deux êtres” et, pour rompre avec une lecture jetant l’anathème sur les parents, centrons-nous sur la figure de l’enfant et sur sa relation avec le couple parental.
Remontons quelques siècles en arrière, à l’époque bénie pour certains où un ordre ne se discutait pas, où l’enfant était soumis à un pouvoir devant lequel il devait s’incliner, par crainte ou respect. L’autorité est en effet, dans son sens premier – du latin auctoritas – , le “pouvoir d’imposer l’obéissance” (1174), “la force de ce qui est jugé ou décidé” (XIIIème siècle). Puis, le terme désignera au XVème siècle la considération dont jouit une personne qui fait référence et en impose parce qu’elle sert de modèle. Dans cette conception de l’autorité, la relation est hiérarchisée, du détenteur de pouvoir à celui qui le subit ; l’autorité est sans partage et ne se conteste pas. Ce qui autorise cette logique est la légitimité conférée au détenteur de l’autorité – père, enseignant, prêtre… – , mais elle dépend aussi de celui sur lequel s’exerce cette autorité.
Or, si l’on a envisagé à un moment donné de dresser l’enfant, de le modeler, c’est qu’on estimait qu’il n’était qu’une glaise malléable. Cette image remonte à l’Antiquité et à Hippocrate pour qui l’enfant était un mélange d’éléments humides et chauds. “En conséquence de cette représentation de l’enfant comme matière informe, on va estimer que la petite enfance est précisément le seul moment où l’on peut donner une forme à l’individu, puisque devenant sec et froid-en vieillissant- il n’est ensuite plus aussi aisément malléable et réceptif à un travail de structuration”. Cette conception va donner lieu à des pratiques spécifiques et asseoir une autorité quasi absolue et légitime. L’enfant est aimé, mais il est d’abord l’infans, “celui qui ne parle pas et à qui on ne demande pas son avis”. Il est perçu “comme un jeune plant qu’il faut sans cesse tailler et guider dans sa croissance et qui a besoin de tuteurs rigides.”
Dans Enfances d’ailleurs, d’hier et d’aujourd’hui, les auteurs rappellent quelques pratiques du XVIème siècle : “le façonnage corporel commençait très tôt ,dès la naissance, (…) il s’agissait de préparer les enfants à leurs futurs rôles”, de leur inculquer une rectitude du corps allant de pair avec la rectitude morale. Les mauvaises attitudes physiques constituaient des risques de lordose, scoliose, etc. mais signaient surtout une mauvaise tenue morale.
Une autre représentation de la jeunesse avait aussi cours, celle de la jeunesse folie, de la jeunesse déraison. Pour Platon, “de tous les animaux c’est l’enfant qui est le plus difficile à manier ; par l’excellence même de cette source de pensée qui est en lui encore indisciplinée, c’est une bête rusée, la plus insolente de toutes, aussi doit-on la lier de multiples brides”.Pâte molle ou animal sauvage, il fallait mater l’enfant, et l’histoire montre que l’autorité a souvent été associée à des moyens extérieurs de coercition, preuve qu’elle n’allait pas de soi, et que les récalcitrants ont toujours existé. Lorsque l’enfant transgresse les règles, on le punit “pour son bien” ; châtiments corporels et privations font partie du quotidien sans que l’on s’en offusque. Simplement, dès le début du XXème siècle, la brutalité éducative n’est plus qu’occasionnelle. Le maître ne se sert, par exemple, de la baguette ou du fouet que pour corriger le cancre ou la forte tête. Alors, l’autorité du maître n’est pas ou peu contestée, et l’idée ne viendrait à personne de porter plainte pour abus de pouvoir. Cette autorité-là est proche de celle de la conception wéberienne, reposant sur un pouvoir et une légitimité. Le pouvoir se concrétise dans la capacité de déterminer le comportement de l’enfant ; la légitimité est le fait que l’enfant trouve ce pouvoir fondé et s’y plie dans la majorité des cas.
Dans les années 1945-1960 s’amorcent des changements déterminants dans les conceptions de l’enfance. La Seconde Guerre mondiale, son cortège de décès et la chute de la natalité, réorientent le regard sur l’enfant. Des auteurs comme Spitz ou Ainsworth dessinent une nouvelle image de l’enfance : ils montrent que les enfants ont une vie psychique, affective, qu’ils peuvent souffrir de la solitude, se déprimer à bas bruit, qu’ils éprouvent des émotions et des formes d’attachement privilégiées. Il n’est plus possible de considérer l’enfant comme une pâte à modeler ; il est identifié à un “autre moi-même”, différent parce que vulnérable mais semblable et donc susceptible d’acquérir des droits. De plus en plus, “l’enfant des sociétés modernes se signale par son appartenance virtuelle à la communauté des égaux”.
La reconnaissance de ces besoins reflète le changement de perception des adultes qui entraîne de nouvelles conceptions théoriques et éducatives. C’est Françoise Dolto qui renouvellera le plus l’approche éducative de la petite enfance, se basant sur la prééminence du langage : “Pour Dolto, il s’agit d’établir avec l’enfant un dialogue singulier, et de montrer que ce dialogue peut être établi par tous, à condition “de parler vrai” ” . L’éducation, selon elle, tourne le dos à toute idée de dressage ou de contrainte. En témoigne, en 1977, sa réponse à l’interrogation d’une mère en difficulté avec son enfant sur les heures de coucher : “Ce n’est pas bien d’aller au lit quand on n’a pas sommeil. L’important pour les parents c’est d’avoir la paix à partir d’une certaine heure(…) il faut dire ” eh bien maintenant c’est l’heure de nous laisser tranquilles…Va dans ta chambre, et tu te coucheras quand tu auras sommeil ! ” (…) L’enfant se couchera, non parce qu’on l’y oblige, mais parce qu’il a sommeil… Les rythmes de la vie, il faut que l’enfant les apprenne de lui-même. Si c’est la mère qui commande et décide de tout, (…) il n’aura plus de corps à lui : son corps appartiendra à l’adulte.”
Le message adressé aux parents est fort : le dialogue prend le relais de l’autorité qui change par là de forme. La famille n’impose plus mais dialogue et transige, admet le droit de tout individu à être considéré comme une personne. La notion de respect ne se décline plus verticalement comme le pensait Durkheim, mais horizontalement, tous les individus d’une famille pouvant y accéder sans hiérarchie.
(*)
Tout ceci montre comment nous sommes passés de l’idée d’un enfant malléable à celle d’un enfant sujet titulaire de droits. L’éducation, attentive à la personnalité de l’enfant, triomphe. Bruno Bettelheim s’en fait le porte-parole : “Les parents doivent se débarrasser de l’idée qu’il existe des méthodes éprouvées capables de donner des résultats prévisibles(…). Tout ce qu’ils font avec et pour leur enfant doit tenir compte de la situation particulière et de la relation qu’ils désirent établir avec lui…Élever des enfants est une entreprise créative, un art plutôt qu’une science”.
De l’éducation faite de préceptes et de normes, nous sommes passés à une éducation œuvre d’art. Mais tous les parents seront-ils des artistes ? Beaucoup ont aujourd’hui peur de ne pas être inspirés…et cette peur, qui prend souvent le visage de la culpabilité, est renforce par l’opprobre jeté sur des parents dits démissionnaires, irresponsables…Ce reproche est certainement déroutant pour de nombreux parents qui ont, somme toute, bien intériorisé les normes éducatives proposées par les experts ces dernières décennies. On leur a vanté les bienfaits d’une communication compréhensive avec l’enfant, de la prise en compte de ses besoins, de ses émotions…et ils ont appliqué ces préceptes.
Nous sommes passés d’une “autorité imposée” à une “autorité négociée”, comme en témoigne un sondage : à la question “comment faites-vous avec votre enfant, en matière d’autorité ? “, 58 % des parents disent dire à leur enfant ce qu’il doit faire après en avoir discuté avec lui, 35 % le conseillent mais le laisse agir comme il le veut, 5 % lui imposent la solution, 1% le laissent agir sans conseil. Si démission il y a, elle est dans ce 1 %, et l’autorité absolue ne fait plus recette : 5 %. Ces réponses confortent les analyses de François de Singly : l’autorité est désormais négociée, il s’agit de convaincre et non d’imposer. Et, dans ce nouveau partenariat, 20 % des parents se diront en difficulté, n’arrivant plus ni à convaincre ni à imposer.Serions-nous allés trop loin dans la métamorphose des rapports parents/ enfants ? Pour certains, la réponse est oui et la tentation de revenir à une éducation coercitive est toujours présente. En Grande-Bretagne, par exemple, sur 660 personnes interrogées par le Sunday Telegraph, 68 % souhaitaient un retour des châtiments corporels à l’école et autoriseraient que leur enfant y soit soumis. N’est-ce pas l’expression d’une défaite, l’autorité “excluant l’usage de moyens extérieurs de coercition. Là où la force est employée, l’autorité (…) a échoué” ?
La médiatisation des incivilités alimente la demande d’une réponse sécuritaire. Dans ce mouvement, les pères sont fortement mis en cause, dits démissionnaires. Mais sont-ils si absents de la scène parentale ? Si je n’ai pas à en juger, je note que de 1968 à 1990, on a discrédité les arguments d’autorité et qu’aujourd’hui on redemande aux parents d’indiquer des interdits, de faire preuve de sévérité. Ce souhait des politiques est exprimé au moment où les hommes et les femmes classent en septième position, dans la hiérarchie des qualités du père, “le sens de l’autorité”, bien après la tolérance ou la capacité d’écoute – sondage de 1994. Et ce qui fait “le plus plaisir” aux parents, c’est “que leur enfant réussisse à l’école” – 48 %- , “qu’il se confie aux parents” – 41 % – , bien avant “qu’il obéisse” – 8 %- classé en dernière position.
D’où ce paradoxe : quand les parents ont intériorisé un modèle qui leur a été proposé, croyant enfin bien faire, la critique n’est pas loin…car entre-temps le discours a changé.L’inquiétude des parents est massive ; ils ont peur de se tromper, d’autant qu’on leur a dit longtemps que “tout se jouait avant 6 ans”. Rien d ‘étonnant à ce que la perplexité gagne et s’exprime par la recherche frénétique de conseils de professionnels ou d’ouvrages de vulgarisation…qui diffusent des savoirs contradictoires, des représentations divergentes de l’enfance et de l’éducation, comme en témoigne l’exemple suivant. L’adolescence est une période complexe pour le jeune comme pour les parents. L’adolescent agresse souvent ses parents sur les problèmes d’autorité, de valeurs, de modèles. Quand ses engouements posent un problème, les parents doivent-ils intervenir dans ses goûts et son univers ? Pour Alain Braconnier, psychanalyste, “l’enfant a besoin de s’identifier à travers un personnage connu, l’idole véhicule les fantasmes de l’adolescent…et cela prouve une bonne santé mentale”. Pour Béatrice Copper-Royer, psychologue clinicienne, l’attrait pour l’idole “peut engendrer pour l’enfant une perte de confiance”. Les conseils divergent alors : pour le premier auteur, “les parents peuvent évoquer avec humour l’idole de leur enfant”, pour le second, “il ne faut pas entrer dans le jeu de l’enfant. Et surtout garder un œil attentif pour bien suivre la tournure que prennent les choses”. D’un côté, amusement, banalisation, voire complicité ; de l’autre, vigilance, méfiance, au mieux distance critique. Quel savoir le parent doit-il intégrer ? Et quelles pratiques doit-il adopter ? Éteindre autoritairement la télévision, imposer un choix, laisser l’enfant aimer à sa guise ses idoles, négocier des durées d’écoute ? Devant la dispersion des avis, le risque est grand de voir les parents changer la règle selon leur état de fatigue, selon les conseils donnés par tel ou tel.
Les savoirs sur l’enfance sont protéiformes. Plus rien n’est simple, nous sommes dans un temps de remise en cause des savoirs, donc de redéfinition de la parentalité et de l’éducation…Ce recadrage n’est pas sans incidences sur les fondements de l’autorité…
C. SELLENET ; Professeur des universités en sciences de l’éducation chercheuse au CREF (Centre de Recherches Education et Formation, Paris X – Nanterre ) , Le Journal des Professionnels de l’Enfance, mai-juin 2003.
Commentaire composé ( 20 points) :
1. En vous rapportant au texte, du début jusqu’au symbole (*), vous mettrez en évidence synthétiquement les différentes étapes historiques caractérisant les relations parents / enfants selon les époques et les représentations correspondantes de la place de ce dernier. (2 à 3 pages maximum )
2. En vous rapportant au texte, du symbole (*) jusqu’à la fin, vous montrerez comment l’auteur étaye, par son développement, la phrase : “Élever des enfants est une entreprise créative, un art plutôt qu’une science”. (2 à 3 pages maximum)Réflexion personnelle (20 points)
Que vous inspire cette réflexion d’un psychopédagogue adressée à des parents : “Obliger c’est aussi permettre à l’enfant de grandir ” ? (4 à 5 pages maximum) -
Annales concours CS. Provence-Alpes-Cote-d’Azur – IESTS Nice 2014. Epreuves de Résumé
Epreuves de ASS-EJE-ES
RésuméSujet de l’IESTS Nice 2014:
Résumez le texte en dégageant ses idées essentielles et en respectant ses articulations logiques.
« Les travailleurs sociaux confrontes à la “surexclusion” »
Avec l’installation durable de la crise économique, une population grandissante passe à travers les mailles du système de protection sociale. Cumulant les difficultés, elle confronte les professionnels à la rigidité et au cloisonnement des dispositifs.
Les images de travailleurs pauvres conduits à vivre dans leur voiture sur les écrans de télévision, au tournant des années 2000, ont fait prendre conscience à l’opinion publique de la fragilité du système de protection sociale. Et révélé de nouvelles catégories de population exclues : jeunes sans emploi en rupture familiale, femmes seules avec ou sans enfants, familles surendettées, usagers de la psychiatrie, sortants de prison… Les termes de « disqualification », « désaffiliation », « désinsertion », « déliaison » ont tenté de cerner le processus qui conduisait une personne à la rue, avant que les travailleurs sociaux eux-mêmes n’en viennent à parler de la « surexclusion » d’un nombre grandissant de personnes qui échappent aux dispositifs de solidarité en raison de la complexité de leur situation.
Michel Pouzol, aujourd’hui député de la 3e circonscription de l’Essonne, connaît bien cette situation qui peut conduire quelqu’un « à basculer dans le vide ». Cinq ans avant son élection en 2012, il vivait avec sa femme et ses deux enfants dans un cabanon en lisière d’un bois avec le RMI. Il ne doit son salut qu’à une assistante sociale qui a pris le temps de l’écouter et l’a mis en contact avec une association de médiation locative. « Un parcours très long, parsemé de moments de doute, où les travailleurs sociaux eux-mêmes finissent par ne plus croire en une solution », raconte-t-il avec émotion. De sa position de député, il voit qu’une nouvelle fracture se dessine dans les populations les plus pauvres. Encore avait-il, lui, « l’espoir d’un retour à un logement HLM, même à une échéance de plusieurs années. Or, affirme aujourd’hui le député, il y a une partie de la population qui n’a même plus cet espoir car sa situation sociale, voire psychologique, est trop dégradée. Ce sont ces gens qui perdent jusqu’à la faculté d’aller frapper aux portes des services sociaux ou qui n’en comprennent plus l’intérêt en raison de la complexité des démarchés qui les attendent. »…
Face à la saturation des dispositifs, les travailleurs sociaux sont conduits à des processus de sélection qu’ils peuvent difficilement contourner : seuil d’accès, hiérarchie des ayants droit, séparation entre méritants et non-méritants, rejet des irascibles qui entravent le travail des professionnels ou mettent en danger l’institution. Dans les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), les entretiens pratiqués avant l’entrée en institution tendent ainsi à privilégier ceux qui ont le plus de facilité à exprimer leur motivation, ce qui rejette les personnes incapables de formuler une demande, et pour lesquelles il y a vraiment urgence. « Mais qui choisir ? Pour quoi faire ? La personne a un droit sur lequel le travailleur social doit fonder une appréciation, alors qu’il n’y a pas de place pour tout le monde. Les effets pervers de cette confrontation font qu’on ne se consacre qu’à ceux avec qui il est possible d’engager une relation dulie, sachant que certains accueils de jour peuvent recevoir 150 à 200 personnes avec seulement trois à quatre salariés », témoigne François Morillon, qui dénonce une « fabrique de l’exclusion ».
L’enjeu est de taille. Le retentissement de la rue et de la précarité sur un individu est tel que les spécialistes parlent d’une recomposition des identités. Une ultime solution est tentée par le CNRS Carteret, à Lyon, qui intervient depuis 2007 auprès d’un public situé à l’extrême du processus de l’exclusion : hommes ou femmes interdits de structures d’hébergement du fait de leurs conduites addictives ou de leur intolérance au règlement de fonctionnement, longs parcours d’errance, personnes n’ayant plus aucun projet. L’accueil se fait dans un espace ouvert sur la rue sur lequel ont été disposés des Algeco servant de lieux d’hébergement. « Un dispositif entre le dedans et le dehors pour ne pas provoquer de sentiment d’enfermement, explique Natacha Gaillardo, chef de service. Les personnes orientées sur Carteret sont accueillies telles qu’elles sont, avec leurs addictions, leurs animaux de compagnie. Partant de là, le champ des possibles est beaucoup plus large. »
Les sept travailleurs sociaux de la structure installent pas à pas un parcours basé sur le vivre ensemble : partage des tâches ménagères, travail sur la santé, l’hygiène, la capacité d’habiter un lieu, groupe de paroles sur les addictions, encouragement à la recherche d’une activité ou d’un travail. « Le but est juste d’être présent en soutien et de travailler le désir de la personne, de lui réapprendre à se faire confiance, sans venir en substitution avec des solutions clé en main. » Se donner les moyens
(…) Pour autant, avec 150 000 personnes à la rue, auxquelles se rajoutent les bataillons grandissants des travailleurs pauvres, dont plus de un million vit avec moins de 800 € par mois (prestations sociales ou revenus du conjoint inclus), c’est une remise à plat de l’ensemble des logiques d’intervention qui est attendue. Le plan de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale a laissé les associations sur leur faim avec sa proposition de créer 7 000 « passerelles » vers le logement en 2013. Sylvie Hulmann, psychologue et directrice de l’EPOC (Espace psychanalytique d’orientation et de consultation), un organisme spécialisé dans l’accueil et le suivi de personnes en souffrance psychosociale ou désinsérées, exhorte les pouvoirs publics à tenir compte de la réalité du terrain : « Certaines réponses sont déjà dans la cité et peuvent être dupliquées si on s’en donne les moyens. » C’est le cas avec l’accueil inconditionnel pratiqué par certains services sociaux ou médico-sociaux, ou encore avec les dispositifs d’appui psychologique qui se donnent le temps de l’écoute et du suivi de la personne à la rue, quitte à aller à sa rencontre. « Mais souvent ces services, qui bousculent les pratiques établies, sont eux aussi précaires, faute de financements pérennes. Il faut que les politiques acceptent de soutenir des dispositifs nouveaux, si nous voulons apporter toute la souplesse nécessaire à l’accueil de ces gens devenus les invisibles d’aujourd’hui.
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Concours d’Assistant de service social de la région Midi-Pyrénées ; session 2005 épreuve de français
Concours d’Assistant de service social de la région Midi-Pyrénées ; session 2005
Durée : 4 heuresDocument 1 : Naissance citoyenneté.
Les Maisons de la Naissance : un choix personnel, chargé de remises en questions sociales et politiques. Mais à l’insu des acteurs, vecteur de l’économie libérale ? Comment se positionner pour que l’équité des soins perdure ? Pour échapper à la médecine à “deux vitesses” dont nous voyons se profiler les prémisses ? Comment dégager les conditions d’une naissance qui garde la charge émotionnelle et affective avec les garanties de sécurité et de respect ?
D’aucuns prétendent qu’une grossesse et un accouchement bien accompagnés échappent à la douleur insupportable, je ne partage pas cette certitude, en particulier pour la naissance du premier enfant : la douleur et sa perception sont d’une grande diversité et complexité.Les Maisons de la Naissance peuvent être ce lieu où les couples se donneront les moyens de mettre leur enfant au monde en échappant aux contraintes de l’époque . Des sages-femmes vont pouvoir exercer leur métier dans toute la plénitude de leur Art.
Il y a là un convergence d’intérêts. Une minorité de sages-femmes, par choix, échappe ainsi à la dépendance et la soumission du pouvoir des médecins, que représente l’accouchement sur un plateau technique.
Il est possible que l’État français, malgré l’opposition des médecins obstétriciens, accepte ce mode de naissance, non sur les arguments d’humanité mais sur le coût de revient réduit (la stratégie des Pays-Bas, avec ses meilleurs résultats, reste un exemple de réussite) . Les responsables politiques savent que ce souhait de Maisons de la Naissance est marginal pour le moment.L’État devrait être tenu de respecter les normes dégagées de la vison médicale, à une période donnée. Il définit les moyens pour faire appliquer la conformité. Mais il faut les moyens…
L’État se désimplique actuellement du service public dont la Santé, aux coûts soi-disant élevés.
Est-ce possible d’imaginer qu’il se désolidarise peu à peu des valeurs d’équité, d’égalité ?Dans ce scénario d’économie libérale, nous pouvons imaginer le développement du marché privé des assurances pour couvrir les Maisons de la Naissance où l’accouchement se déroule à bas coûts.
Il y aurait ceux qui ont les moyens financiers de choisir la naissance de leurs enfants et la grosse majorité de la population qui a la maîtrise de peu de choses…Conclusion.
Je ne pense pas que l’accouchement dit “naturel” représente pour les femmes une revendication générale comme le fut celle du droit à la contraception et l’avortement il y a 30 ans, et ceci pour plusieurs raisons :
Le droit à la contraception et l’avortement pour toutes recouvrait un intérêt général ; il s’agissait de l’émancipation des femmes…Les femmes et les hommes sont, pour la plupart, confrontés à la maîtrise de la procréation de la puberté à la ménopause, c’est une préoccupation permanente. Cette lutte fut soutenue par un réel mouvement social malgré les clivages idéologiques…
La grossesse et l’accouchement, eux, représentent une à quelques années dans la vie d’une femme, d’un couple. De plus, la majorité de la population veut mettre au monde ses enfants dans les meilleures conditions possibles de sécurité. Actuellement, la médecine la plus technique est considérée comme la plus sécuritaire. Les femmes ne sont pas prêtes à contester ce qu’elles subissent dans leur corps quand le discours médical leur promet le risque proche de “zéro”. -
Concours d’ASS session 2010 Epreuve de l’IRTS de Neuilly sur Marne. Epreuve écrite
Concours d’ASS ; session 2010
Epreuve de l’IRTS de Neuilly sur MarneDurée : 3 heures
Article de la rubrique « L’enfant violent de quoi parle-t-on ? » Mensuel N°208 – octobre 2009
La guerre des boutons au XXIe siècle ; Jean-François Dortier
La « guerre des bandes » peut désigner autant les innocents jeux d’enfants que les guerres meurtrières entre gangs urbains. Une nouvelle sociologie qui étudie les bandes de l’intérieur permet de lever les équivoques.
Avant d’être un film culte d’Yves Robert (1962), La Guerre des boutons fut un roman très célèbre publié en 1912 par Louis Pergaud. L’écrivain y racontait la rivalité entre deux bandes de gamins. Tout commence par un grave affront. Les deux frères Gibus ont été agressés sur le chemin de l’école par la bande des Velrans, du village voisin. Les deux garçons ont été traités de « couilles molles ». Le chef de bande est informé ; on décide d’une riposte. Le lendemain, sur la porte de l’église on découvre cette inscription : « Tou les Velran çon dé paigne Ku. » La guerre est déclarée !
Une bataille rangée a lieu entre les deux petites troupes. Elle se réduit en fait à une salve d’insultes, quelques bousculades et jets de pierre. Mais une embuscade permet aux gars de Longeverne de capturer un petit. Mique la Lune est attaché et on menace de lui « couper le zizi ». Le gamin est terrorisé. Finalement, tous les boutons de sa blouse et de son pantalon seront coupés. La suite du roman est une histoire de ripostes et de représailles. Avec des grands classiques du monde des bandes enfantines : les complots, les querelles intestines, les fanfaronnades, la construction d’une cabane, quelques larcins, et les brimades contre quelques « poules mouillées ». Le succès de La Guerre des boutons tient à ce qu’il met en scène sans tabou, ni mièvrerie une réalité du monde de l’enfance : la constitution de petits clans rivaux qui se disputent, avec ses brimades, ses souffre-douleur, ses petits caïds, ses insultes et bousculades et ses terreurs enfantines. Une petite cruauté ordinaire, mais qui reste innocente.
Lebrac, trois mois de prison
En mai 2009, Bertrand Rothé, enseignant en économie à l’IUT de Sarcelles, a publié une fiction contemporaine à partir de La Guerre des boutons, intitulée Lebrac trois mois de prison (Seuil, 2009). L’auteur imagine comment la société réagirait aujourd’hui devant l’agression du petit Gibus. Les parents iraient sans doute porter plainte. Les gendarmes interviendraient dans le collège. Il y aurait une enquête du juge des enfants. Finalement, Lebrac, l’un des chefs de file, qui n’en est pas à son premier coup, pourrait aujourd’hui écoper de trois mois de prison. Le but visé par l’auteur est de montrer la sensibilité différente de notre société : la dramatisation et la pénalisation d’actes qui ont ému et fait rire le public il n’y a pas si longtemps.
Faut-il en déduire que ce qu’on appelle les « bandes » de jeunes qui défraient régulièrement la chronique dans les banlieues ne sont que des jeux d’enfants innocents, que l’on dramatise à tort ? Ou bien au contraire que les petites guerres enfantines seraient le creuset d’une violence sourde et fondamentale qui rejaillit parfois sous forme de véritables « guerres des gangs » ?
On dispose aujourd’hui d’une riche moisson d’études sur l’univers des bandes de jeunes. Certaines monographies récentes, rédigées par quelques jeunes sociologues, souvent issus eux-mêmes des cités, ont renouvelé l’approche des bandes. Elles ont le mérite de ne pas céder au « sociologiquement correct » en osant montrer que l’univers des bandes, si elles se déploient sur le terreau de l’exclusion sociale, sécrète aussi sa propre culture de la violence. Ces études permettent aussi de dissiper les équivoques sur les mots et de cerner l’univers de la bande en la distinguant des réalités voisines : celles des simples groupes de pairs, des bandes délinquantes et enfin des gangs.
• Les groupes de pairs. Le regroupement des jeunes en petits groupes, clans, clubs fermés sur eux-mêmes est un phénomène assez général que l’on retrouve dans toutes sortes de sociétés et qui s’est généralisé avec l’avènement de la jeunesse comme groupe social relativement autonome (1). L’enfance et la jeunesse, c’est le « temps des copains » où l’on se regroupe en équipes, clans, clubs, bandes, et groupes de pairs. Ces groupes de pairs peuvent désigner aussi bien un petit groupe de lycéens qui se retrouvent régulièrement dans le même café, un groupe de rappeurs qui s’entraînent dans une maison de quartier, un « club » d’étudiants dans un internat de grande école ou un groupe de pom-pom girls. Ce « temps des copains », c’est celui des jeux, des fêtes, des fous rires, des discussions à n’en plus finir, des transgressions, des bravades qui marquent la volonté d’indépendance.
• Les bandes. Les bandes telles que l’entendent les sociologues relèvent d’un phénomène plus spécifique. Ce sont des groupes de jeunes adolescents et de jeunes adultes, essentiellement masculins, qui « traînent » dans les caves d’immeuble et les cages d’escalier. Les bandes délinquantes sont apparues sur un terrain social précis : les jeunes des milieux défavorisés en rupture avec l’école, le travail, la famille. Les bandes sont apparues depuis les années 1960 par vagues successives. Il y a eu les « blousons noirs », les « loubars », puis les skinheads, les hooligans.
Dans les années 1990 est apparue en région parisienne toute une série de « bandes des cités » : les Criminals Boys se sont formés autour de Grand Farouk, le caïd du quartier. les Clica Una sur Paris-Nord, les Flight Boys à Corbeilles, les Street Boys à Aulnay, etc. La bande n’est pas simplement un petit îlot de socialisation à l’écart du monde des adultes : elle est déviante. La délinquance sous forme de vols, trafics, dégradations y est monnaie courante. Les bandes arborent des sigles, occupent un territoire et développent une idéologie communautaire forte : avec culte de la virilité, de la fierté, du respect. Des conflits de territoire et des bagarres entre bandes sont fréquents. Évidemment, les « bandes de jeunes » des cités ne se réduisent pas à leur dimension délinquante. Elles intègrent les autres caractères de la sociabilité adolescente : sa dimension festive, le goût pour le sport, la musique, les codes vestimentaires, le culte du héros, l’idéalisme, la drague et les premières relations amoureuses.
• Les gangs. Avec le gang on bascule dans un autre univers : celui du crime organisé. Le gang a une structure mafieuse : ses membres sont des hommes armés, qui pratiquent des vols à grande échelle, les braquages et le racket. Le gang est une entreprise criminelle hiérarchisée autour d’un chef et de ses lieutenants. Ils s’affrontent parfois avec d’autres gangs pour la maîtrise d’un territoire et des activités lucratives qui y sont associées. Les règlements de comptes et l’omerta sont la loi du milieu.
À la fin des années 1980, une guerre des gangs s’est déclenchée à Los Angeles, opposant les Creeps et les Bloods, qui fit des centaines de morts. Le conflit s’est déporté en Amérique centrale où les maras (gangs) se livrent une guerre sans merci (2). Le mot « bande » a quelques avantages et inconvénients majeurs. Un avantage est de pointer un phénomène assez général : la tendance des jeunes à se regrouper en petits clans qui échappent au monde adulte et aiment à faire les quatre cents coups. Ces petits clubs ne sont pas exempts de rivalités internes, de souffre-douleur et de conflits de territoire. Mais son inconvénient majeur est de désigner aussi bien n’importe quel groupe d’adolescents que les bandes délinquantes, qui ne sont qu’une « périphérie étroite de l’univers adolescent (3) ». Quant aux gangs, ils sont une dérive mafieuse, très particulière et hyper-violente.
Le débat public et la compréhension du phénomène de la bande sont empoisonnés par une assimilation abusive de ces différentes significations. La bande désigne trois niveaux d’organisation communautaire qui ont des traits en commun et s’emboîtent les uns dans les autres. Mais le groupe de pairs ne débouche pas forcément sur la bande délinquante et la bande ne dérive sur le gang que dans des conditions sociales spécifiques et, heureusement, très rares.
NOTES :
(1) Maryse Esterlé, in L’Histoire des jeunes en Occident, 2 vol., Seuil, 1996.
(2) Frédéric Faux, Les maras, gangs d’enfants, Autrement, 2006.
(3) Michel Fize, Les Bandes : de l’« entre soi adolescent » à l’« autre-ennemi », DDB, 2008.Source : http://scienceshumaines.com/la-guerre-des-boutons-au-xxie-siecle_fr_24256.html
1- Faire un résumé de texte en reprenant les idées principales (attention à ne pas dépasser 25 lignes maximum). Citer 3 mots clés que vous inspire le texte.
2 – Faire un commentaire en développant vos réflexions sur le thème traité par le ou les auteurs.
Vous essayerez de faire référence à vos connaissances sur l’actualité sociale et les données – professionnelles ou personnelles – dont vous disposez concernant cette question.
Votre travail sera évalué au regard des aptitudes suivantes : capacité d’expression et de rédaction, capacité de synthèse, capacité de raisonnement
Chacune des deux parties de cette épreuve sera notée sur 10.Prépa social – Concours Travail social – Prépa sociale – Concours Educateur spécialisé – Concours Educatrice jeunes enfants – EJE- ES- AS Paramédical – Concours Assistante sociale – Méthodologie Concours social – Sujets concours éducatrice jeunes enfants – Institut du travail social – Sujets concours assistante sociale – Annales concours social – Annales concours 2008 2010 – Sujets concours educateur spécialisé – Concours IRTS Paris
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Concours d’entrée ES- ASS-EJE Alsace session 2005 Épreuve de français et culture générale
Concours de EJE, ES, ASS de la région Alsace ; session 2005
Épreuve écrite.1. Expression (durée : 3 heures)
De nombreuses données scientifiques indiquent que nous serons vraisemblablement confrontés dans les prochaines décennies à un changement climatique dont les impacts sur les milieux et les activités économiques seront nombreux et variés.
Nous devons donc nous préparer à des conséquences de tous ordres, notamment celles qui résulteront d’une augmentation très probable des événements météorologiques extrêmes, du type de ceux que nous avons connu en décembre 1999 ou pendant l’été 2003.
De plus en plus nombreux sont ceux qui insistent sur l’urgence à obtenir des changements radicaux de politique de l’environnement et de comportement des citoyens. Ces appels semblent pourtant avoir un impact limité sur les prises de conscience et les attitudes de nos contemporains.
Commentez cette situation en vous appuyant sur votre information et votre réflexion sur ces questions, et tentez de présenter votre position en l’ argumentant.2. Q.C.M (coefficient 1, durée : 1 heure 30 )
Pour chaque question, vous cocherez une case, et une seule, pour la réponse que vous avez retenue.1. Le Conseil économique et social est une assemblée constitutionnelle placée auprès des pouvoirs publics :
a. Le Conseil est composé de représentants des différentes catégories professionnelles et il assure leur participation à la politique économique et sociale du Gouvernement.
b. Le Conseil est composé de dirigeants d’entreprise qui élaborent des préconisations au gouvernement, en particulier dans le domaine des évolutions technologiques.
c. Le Conseil est élu par les conseillers régionaux pour représenter les intérêts économiques des régions et assurer l’information du Gouvernement et du Parlement.2. Dans quel domaine l’inégalité des hommes et des femmes est-elle la plus notable ?
a. la représentation politique.
b. le monde du travail
c. les droits personnels.3. Quel ministère occupait Jean-Louis Borloo en 2003 ?
a. Le ministère de la famille.
b. Le ministère de la famille publique.
c. Le ministère de la Ville et de la Rénovation urbaine.4. La décentralisation à venir concernera :
a. Les programmes scolaires.
b. Le revenu minimum d’insertion.
c. Les tribunaux d’instance.5. Après combien d’années de présence en France un étranger peut-il obtenir une carte de résident de 10 ans ?
a. 3 ans b. 5 ans c. 7 ans.6. Une personne surendettée peut demander une étude de sa situation à la commission départementale de surendettement. Quelles en sont les conséquences ?
a. Elle n’a jamais rien à payer si elle est considérée comme surendétée.
b. Elle bénéficie d’un minimum de ressources et elle rembourse ses dettes.
c. Elle est obligée de liquider tous ses biens pour rembourser.7. Le commerce équitable :
a. permet une meilleure rémunération aux artisans et aux paysans du Sud pour les produits qu’ils exportent sur le marché mondial.
b. est une émanation de l’Organisation des Nations unies pour permettre à tous les pays de commercer au plan international.
c. développe une nouvelle méthode d’échange, proche du troc ; elle permet l’échange de produits contre des services.8. Quelle est la monnaie de la Chine ?
a. le won b. le yen c. le yuan.9. Quel est le pays européen qui a eu le plus haut taux de chômage en 2002 ?
a. La Grèce b. l’ Espagne c. l’Italie10. Le déficit de la Sécurité sociale a été de 9 milliards d’euros en 2003. Quelles en sont les principales causes ?
a. la baisse de croissance qui entraîne une moindre rentrée de cotisations.
b. l’augmentation des dépenses de l’allocation personnalisée d’autonomie.
c. l’augmentation des frais d’hospitalisation.11. Comment se nomme l’assurance maladie des personnes sans ressources ?
a. assurance maladie obligatoire.
b. assurance maladie solidaire.
c. couverture maladie universelle.12. L’écart entre les espérances de vie des personnes situées aux deux extrémités de l’échelle sociale est de :
a. 5 ans b. 7 ans. c.10 ans.13. Le cannabis :
a. La loi française autorise l’usage de cannabis et interdit sa possession et sa cession.
b. La loi française autorise l’usage et la culture du cannabis mais elle en interdit la vente et le trafic.
c. La loi française interdit l’usage, la possession, la détention et le trafic du cannabis.14. La validation des acquis de l’expérience (VAE) :
a. permet de faire reconnaître ses compétences dans un métier et d’obtenir le diplôme correspondant à son niveau.
b. elle reconnaît la pratique et les connaissances acquises dans des activités sans toutefois donner accès au diplôme.
c. elle permet à des personnes qui n’ont pas accès à la formation d’être diplômées dans un nouveau métier.15. Le revenu minimum d’activité permet, dès 2004, à des personnes bénéficiaires du RMI :
a. d’avoir un complément de revenu pour un travail à temps partiel.
b. d’avoir un salaire versé par l’employeur pour un emploi à temps complet.
c. d’avoir un emploi et une formation payés par l’employeur.16. Qui est l’auteur des Raisins de la colère ?
a. John Steinbeck b. Albert Camus c. Ray Bradbury.17. La loi du 19 juin 2003 sur le prêt de livres en bibliothèque :
a. fixe une liste limitative de livres pour la jeunesse.
b. instaure une taxe par livre acheté pour les droits d’auteur et d’édition.
c. instaure la gratuité du prêt pour les chômeurs.18. Quel peintre a réalisé une partie de son œuvre puis est mort en Polynésie ?
a. Matisse b. Magritte c. Gauguin.19. Le festival de cinéma qui se déroule à Gérardmer est consacré :
a; au film fantastique et d’horreur.
b. au film policier.
c. à la comédie musicale.20. La Cinémathèque française:
a. organise un festival du film historique.
b. diffuse des films anciens dans le réseau national commercial.
c. archive et projette des films dans ses locaux.3. Étude de texte argumentatif (durée : 3 heures)
Un monde où les hommes et les femmes seraient égaux est facile à imaginer car c’est exactement celui qu’avait promis la révolution soviétique : les femmes élevées et formées exactement comme les hommes travailleraient dans les mêmes conditions et pour les mêmes salaires ; la liberté érotique serait admise par les mœurs, mais l’acte sexuel ne serait plus considéré comme un “service” qui se rémunère ; la femme serait obligée de s’assurer un autre gagne-pain ; le mariage reposerait sur un libre engagement que les époux pourraient dénoncer dès qu’ils le voudraient ; la maternité serait libre, c’est-à-dire qu’on autoriserait le birth-control et l’avortement et qu’en revanche on donnerait à toutes les mères et à leurs enfants exactement les mêmes droits, qu’elles soient mariées ou non ; les congés de grossesse seraient payés par la collectivité qui assumerait la charge des enfants, ce qui ne veut pas dire qu’on retirerait ceux-ci à leurs parents mais qu’on ne leur abandonnerait pas.
Mais suffit-il de changer les lois, les institutions, les mœurs, l’opinion et tout le contexte social pour que femmes et hommes deviennent vraiment des semblables ? “Les femmes seront toujours des femmes”, disent les sceptiques ; et d’autres voyants prophétisent qu’en dépouillant leur féminité elles ne réussiront pas à se changer en hommes et qu’elles deviendront des monstres. C’est admettre que la femme d’aujourd’hui est une création de la nature ; il faut encore une fois répéter que dans la collectivité humaine rien n’est naturel et qu’entre autres la femme est un produit élaboré par la civilisation : l’intervention d’autrui dans sa destinée est originelle : si cette action était autrement dirigée, elle aboutirait à un tout autre résultat. La femme n’est définie ni par ses hormones ni par de mystérieux instincts mais par la manière dont elle ressaisit, à travers les consciences étrangères, son corps et son rapport au monde : l’abîme qui sépare l’adolescente de l’adolescent a été creusé de manière concertée dès les premiers temps de leur enfance : plus tard, on ne saurait empêcher que la femme ne soit ce qu’elle a été faite et elle traînera toujours ce passé derrière elle ; si on en mesure pas le poids, on comprend avec évidence que son destin n’est pas fixé dans l’éternité. Certainement, il ne faut pas croire qu’il suffise de modifier sa condition économique pour que la femme soit transformée : ce facteur a été et demeure le facteur primordial de son évolution ; mais tant qu’il n’a pas entraîné les conséquences morales, sociales, culturelles,etc. qu’il annonce et qu’il exige, la femme nouvelle ne saurait apparaître ; à l’heure qu’il est, elles ne sont réalisées nulle part , pas plus en URSS qu’en France ou aux USA ; et c’est pourquoi la femme d’aujourd’hui est écartelée entre le passé et l’avenir ; elle apparaît le plus souvent comme une “vraie femme” déguisée en homme, et elle se sent mal à l’aise aussi bien dans sa chair de femme que dans son habit masculin. Il faut qu’elle fasse peau neuve et qu’elle se taille ses propres vêtements. Elle ne saurait y parvenir que grâce à une évolution collective. Aucun éducateur isolé ne peut façonner un “être humain femelle” qui soit l’exact homologue de “l’être humain mâle” : élevée en garçon, la jeune fille se sent exceptionnelle et par là elle subit une nouvelle sorte de spécification. Stendhal l’a bien compris qui disait : “Il faut planter d’un coup toute la forêt”, mais si nous supposons au contraire une société où l’égalité des sexes serait concrètement réalisée, cette égalité s’affirmerait à neuf en chaque individu.Simone de Beauvoir ; Le deuxième sexe ; Éditions Gallimard, 1949.
Questions ( 10 points)
1. Quel est le thème du texte ? Quelle est la thèse explicite de l’auteur ? (2 points)
2. Reformulez les différents arguments qui développent la thèse de l’auteur. ( 3 points)
3. Commentez les deux expressions du texte. (3 points)
– “il faut qu’elle fasse peau neuve et qu’elle se taille ses propres vêtements.”
-” il faut planter d’un coup toute la forêt. ”
4. Pourquoi l’auteur utilise-t-il l’hypothèse dans le premier paragraphe ? (2 points )Travail d’écriture (10 points)
“Mais suffit-il de changer les lois, les institutions, les mœurs, l’opinion et tout le contexte social pour que femmes et hommes deviennent vraiment des semblables ? ” se demandait Simone de Beauvoir en 1949.
Le problème de l’égalité entre l’homme et la femme vous paraît-il toujours d’actualité ? Quels seraient, selon vous, les moyens de parvenir à cette égalité ? Vous présenterez votre point de vue de façon argumentée en l’illustrant d’exemples précis.Prépa social – Concours Travail social – Prépa sociale – Concours Éducateur spécialisé – Concours social – ME -EJE- ES- AS Paramédical – Concours Assistante sociale – Méthodologie Concours social – Sujets concours éducatrice jeunes enfants – Institut du travail social – Sujets concours assistante sociale – Annales concours social ES – Sujets concours moniteur éducateur – Concours Alsace annales concours éducateur spécialisé

