Category: Annales & corrigés

Sujets d’annales et corrigés classés par concours, par école et par année.

  • QCM ATSEM 25 oct. 2006

    Concours d’Agent Spécialisé Des Ecoles Maternelles

    25 OCTOBRE 2006

    Attention : la ou les réponses exactes correspondent aux cases noircies.

    1. A quelle collectivité se rattache la PMI ?

     La Région

     La commune

     L’État

     Le département

    2. A quel niveau hiérarchique correspond le cadre d’emploi des ATSEM ?

     Catégorie A

     Catégorie B

     Catégorie C

    3. Quel est le décret qui précise les fonctions des ATSEM ?

     Le décret du 24 juin 1982

     Le décret du 28 août 1992

     Le décret du 13 juillet 1983

    4. Le maire peut interdire, sans avoir à donner des explications, à une ATSEM de se rendre à une

    réunion d’information sur le droit syndical.

     Vrai

     Faux

    5. Le supérieur hiérarchique de l’agent territorial spécialisé des écoles maternelles est :

     L’enseignant

     Le directeur de l’école maternelle

     Le directeur général des services de la commune

     L’inspecteur départemental de l’éducation nationale

    6. Le maire organise les élections, publie et exécute les textes officiels, participe au recensement de

    la population sous le contrôle administratif :

     Du Procureur de la République

     Du Président du Tribunal de Grande Instance

     Du Préfet

     Du Commissaire de police

     Du Président du Conseil Général

    7. Pour vous nommer agent territorial des écoles maternelles, le maire prend :

     Un arrêté

     Une circulaire

     Un décret

     Un amendement

     Une délibération

    8. Quel est le mode de recrutement statutaire des ATSEM ?

     Le recrutement direct

     Un examen

     Un concours

    9. Les élections municipales ont lieu tous les :

     4 ans

     5 ans

     6 ans

    10. Les écoles maternelles sont gérées par :

     La région

     Le département

     La commune

    11. Quelles sont les fonctions de l’ATSEM ?

     La préparation ou la fabrication du matériel pédagogique

     Entretien des locaux liés aux activités éducatives sur le temps scolaire

     Aide et soutien à l’administration scolaire

     Organisation et préparation des conseils d’école

    12. Que signifie ASE ?

     Association sociale et éducative.

     Aide sociale à l’enfance.

     Aide sanitaire et éducative.

    13. Le numéro d’urgence « allo enfance maltraitée » est :

     112

     117

     118

     119

    14. Un détergent :

     S’attaque aux micro-organismes

     Elimine les matières grasses

     Evite la dispersion des salissures

     Nettoie en dissolvant les impuretés

    15. Le matériel de nettoyage et les produits d’entretien doivent être :

     A votre portée

     Dans un local prévu à cet effet

     Dans les sanitaires

     Dans un placard fermé à clé

    16. Le dépoussiérage humide s’effectue avec :

     Un balai brosse

     Une serpillière

     Un balai trapèze recouvert de gaze

    17. Un enfant porteur d’allergies alimentaires est en droit d’accéder au restaurant scolaire avec

    son panier repas fourni par ses parents :

     Oui

     Non

    18. L’apport de vitamine D est important durant la petite enfance pour prévenir :

     De l’anorexie mentale

     Du rachitisme

     De la boulimie

     D’une maladie affectant le squelette

    19. Un bactéricide :

     Tue les bactéries

     Arrête le développement des bactéries

     Détruit les virus

     Arrête le développement des champignons

    20. Un enfant présente une forte fièvre :

     Vous le couchez et le couvrez en attendant ses parents

     Vous prévenez ses parents

     Vous lui faites prendre une douche froide

     Vous lui faites prendre un bain dans une eau à 2 °c en dessous de sa température

     Vous le réhydratez, le dévêtissez et vous l’allongez

    21. Que faut-il faire immédiatement lorsqu’un enfant saigne du nez ?

     Téléphoner à ses parents

     Lui mettre des mèches de coton dans le nez

     Lui faire pencher la tête en avant

     Presser la narine concernée

    22. Un enfant s’est écorché :

     Vous vous lavez les mains et mettez des gants

     Vous nettoyez la plaie avec de l’alcool à 70°, en vous étant lavé les mains au préalable

     Vous lui désinfectez avec un antiseptique incolore

     Vous attendez le retour de ses parents, ne jugeant pas utile d’intervenir

    23. Un enfant se blesse à la tête en tombant et reste inconscient. Vous prévenez :

     Les parents de l’enfant et la directrice

     La directrice, les parents et le SAMU

     Le SAMU, la directrice et les parents

    24. Le chariot de ménage doit être nettoyé :

     Tous les jours

     Toutes les semaines

     Tous les mois

     Après chaque utilisation

    25. Un parent d’élève vous questionne sur un enfant de la classe ayant un trouble de la santé :

     Vous le dirigez vers l’enseignant(e)

     Vous répondez à ses questions

     Vous vous taisez car vous êtes tenu(e) au secret professionnel

     Vous donnez les coordonnées des parents de l’enfant au parent d’élève

    26. Un enfant vous confie qu’il est brutalisé par ses parents :

     Vous en parlez au responsable de l’établissement

     Vous en parlez aux parents de l’enfant

     Vous préférez garder l’information pour vous

     Vous prévenez l’enfant que vous ne garderez pas l’information pour vous

    27. L’encoprésie est :

     Une allergie à un type d’antibiotiques

     Une émission de selles non contrôlée par l’enfant en âge d’ « être propre »

     Une paralysie partielle d’un membre inférieur

    28. Un enfant mord un autre enfant de la classe :

     Vous lui expliquez qu’il est interdit de mordre et que s’il est en colère, il faut en parler

     Vous le mordez à votre tour

     Vous le réprimandez en le mettant au coin

     Vous réconfortez l’agressé et l’agresseur

    29. Un enfant pleure beaucoup au moment du coucher :

     Vous vous renseignez pour savoir si il a un « doudou » et restez auprès de lui pour qu’il se calme

     Vous le laissez pleurer, car il faut qu’il s’habitue à la collectivité

     Vous le rassurez et attendez une ½ heure avant de le lever

     Vous le levez sans attendre

    30. Un enfant ne veut pas quitter ses parents lors de l’accueil et pleure beaucoup :

     Vous intervenez physiquement pour les séparer et vous rassurez les parents

     Vous attendez qu’il soit occupé à jouer et demandez aux parents de partir discrètement

     Vous interdisez aux parents de rentrer dans la classe et leur dîtes de partir

     Vous essayez de calmer l’enfant et lui proposez de raccompagner ses parents jusqu’à la

    sortie.

    31. Un parent vous demande de donner un antibiotique à son enfant pendant le temps scolaire :

     Vous acceptez

     Vous refusez car vous n’avez pas d’ordonnance du médecin

     Vous refusez d’accueillir un enfant avec un traitement médical

    32. A midi un adulte que vous ne connaissez pas vient chercher un enfant. L’enfant vous confirme que

    c’est bien sa grand-mère.

     Vous vérifiez si cette adulte est autorisée à récupérer l’enfant ; si c’est le cas, vous lui

    demandez une pièce d’identité et remettez l’enfant à sa grand-mère

     Vous refusez de remettre l’enfant à sa grand-mère

     Vous faîtes confiance à l’enfant et les laisser partir

     Vous appelez les parents au téléphone, et les laisser partir après confirmation téléphonique.

    33. L’emploi d’un langage correct, avec l’utilisation du « je », s’acquiert vers :

     2 ans

     3 ans

     4 ans

     5 ans

    34. Un enfant arrache régulièrement les jouets des mains à un autre enfant :

     Vous faîtes preuve d’autorité et proposez à l’enfant agressif de se calmer

     Vous interdisez le jouet aux deux enfants

     Vous parlez à l’enseignante de cette situation récurrente

     Vous punissez l’enfant agressif

     Vous proposez le même type de jouet à l’enfant agressif

    35. Un enfant fait pipi au lit et ce n’est pas la première fois :

     Vous lui dites que vous ne pouvez pas laver la couchette tous les jours

     Vous le punissez

     Vous le réconfortez et le changez

     Vous en parlez au responsable de l’établissement

     Vous en faîtes part aux parents avec l’accord de l’enseignante

    36. Vous êtes en désaccord avec l’enseignante concernant les activités proposées :

     Vous lui dites et refusez d’y participer

     Vous n’avez pas à intervenir sur les contenus des activités

     Vous en faites part aux enfants

     Vous échangez avec l’enseignante en dehors de la présence des enfants

    37. Pour l’enfant, le jeu est avant tout :

     Une activité moins importante que le travail

     Une activité indispensable à son équilibre et son apprentissage

     Une activité secondaire

     Une activité socialisante

    38. Lors d’un jeu collectif l’adulte doit :

     Etre garant des règles du jeu et des règles de sécurité

     Ranger le matériel

     Adapter le jeu aux capacités des enfants

     Intervenir le plus possible

    39. Le mode d’animation directif consiste pour l’adulte à :

     Imposer ses règles à l’enfant, qui doit les suivre

     Ne pas intervenir et laisser l’enfant jouer

     Proposer des idées à l’enfant qui est libre de choisir

    40. A quel stade du sommeil est sécrétée l’hormone de croissance ?

     Le sommeil lent léger

     Le sommeil paradoxal

     Le sommeil lent très profond

     Lors de la phase la plus longue d’un cycle de sommeil

    41. A partir de quel âge l’enfant commence-t-il à jouer à des jeux symboliques ?

     12 mois

     24 mois

     36 mois

    42. Pour prévenir les salmonelloses, il faut :

     Utiliser des gants

     Laver les conduits d’aération

     Se laver les mains après chaque passage aux toilettes

    43. De quels constituants alimentaires sont constitués les produits sucrés ?

     Les glucides

     Les lipides

     Les protides

    44. Après avoir mangé, il faut :

     Aller se laver les mains

     Se reposer

     Reprendre les activités

    45. Lors d’une sortie scolaire, il est primordial :

     De compter les enfants et de les surveiller

     De les laisser jouer en toute liberté

     De les laisser profiter pleinement de cette expérience

    46. Un enfant reste dans un coin de la classe et ne fait aucune activité :

     Vous en profitez pour vous occuper des enfants plus turbulents

     Vous le sollicitez pour qu’il participe aux activités

     Vous trouvez cet enfant très agréable et le laissez tranquille

     Cette situation vous interpelle et vous en parlez à l’enseignante

    47. Que signifie le sigle AFPS ?

     Attestation de Formation Professionnelle des Stagiaires

     Attestation Française de Promotion Sociale

     Attestation de Formation aux Premiers Secours

    48. Quels sont les aliments à préconiser en cas de diarrhée?

     Les fruits juteux et les légumes riches en fibres

     Les produits laitiers

     Les féculents

    49. Qu’est-ce qu’un enfant énurétique ?

     Un enfant qui ne dort pas la nuit

     Un enfant qui ne mange pas

     Un enfant ayant des incontinences urinaires

     Un enfant changeant d’humeur fréquemment

     Un trouble du comportement mictionnel

    50. Une mère de famille vous confie que le père de son enfant a interdiction de venir le chercher à

    l’école :

     Vous prenez en compte sa demande

     Vous lui expliquez qu’il vous faut un justificatif juridique et en faîtes part à l’enseignante

     Vous remettrez l’enfant à son père, si il n’y a aucun justificatif l’interdisant de voir son enfant

    Vous lui expliquez que vous ne pouvez pas empêcher un père de venir chercher son enfant

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  • Paris Salpêtrière 1999

    Annales Psychomotricien : Paris 1999 (Pitié – Salpêtrière)

    Epreuve de Français : 2 heures

    Professeur Bernard Debré, Hôpital Cochin.

    Notre société est hypocrite et lâche ; nous voulons tous la beauté, la jouissance et le bonheur ; nous refusons de regarder la proximité de la mort et de la souffrance. Nous refusons le regard de celui qui sait qu’il va partir. Si nous tolérons encore la famine au Soudan, c’est que nous pouvons éteindre la télévision ou regarder un match de football. Mais nous ne tolérons plus ni la mort ni la déchéance de nos amis, de nos parents ; ils sont trop près de nous. Alors nous réclamons pour nous le droit de leur administrer une mort propre.

    Une loi, réclamée au nom de ceux qui veulent mourir dans la dignité, est souvent une excuse pour ne pas être dérangés par nos proches qui s’en vont trop lentement. Si nous acceptons une loi sur l’euthanasie, pourquoi garder en vie les arriérés mentaux, les vieillards atteints de la maladie d’Alzheimer ?

    Et d’ailleurs, à partir de quand un handicap devient-il inacceptable ? La voici cette rencontre entre “le coeur et la raison” que je redoute tellement. Côté coeur, ce vieillard qui, petit à petit, s’isole du monde, s’enfonce dans la folie et qui fait pitié ; coté raison, l’économie bien sûr ! Soigner ce vieillard incurable et qui va mourir coûte cher. A une époque où il nous est répété chaque jour que la santé coûte trop cher – les économistes nous le disent – les dépenses de santé sont les plus élevées dans les derniers mois de la vie. Supprimons ces derniers mois, les économies seront énormes.

    Rendre service au malade tout en rendant service à la société, quelle belle conjonction ! Quelle terrifiante conjonction ! D’ailleurs, pourquoi ne pas prévenir au lieu de guérir ? Dans peu d’années, la science va permettre de trier les embryons ; la société va ainsi pouvoir “éviter” la naissance d’individus qui auraient été programmés génétiquement pour “faire” un cancer actuellement incurable, ou pour développer une maladie physique ou psychique inacceptable. Ce triage pourrait être proposé au nom d’une “pitié” préventive (…).Il faut (…), bien entendu, refuser certaines formes d’acharnement thérapeutique. Il est indécent de pratiquer l’acharnement thérapeutique vis-à-vis de certains malades ou de vieillards, que l’on maintient artificiellement en vie. Evitons cependant d’être trop simplistes. Combien de personnes, ayant fait un infarctus ou après un coma traumatique, ont été sauvées par la réanimation et ont repris une vie normale, alors qu’elles étaient jugées perdues ? Il ne faut pas de loi autorisant l’euthanasie. La loi est manichéenne. Or la médecine refuse la règle du tout ou rien, d’une loi, fût-elle dictée par de bonnes intentions. Soigner, c’est être présent à côté d’un malade au début comme à la fin. Soigner, c’est aussi empêcher de souffrir et ne pas s’acharner sur un corps qui s’éteint.

    Il ne faut pas de loi, car légiférer, c’est avant tout maintenir certaines valeurs fondamentales qui façonnent une nation. La modernité d’une nation, c’est aussi accepter de prendre en charge les handicapés et les vieillards, ce n’est pas éliminer ceux qui pourraient gêner et qui coûtent cher.Nous entrons dans un monde qui va offrir à l’homme un pouvoir gigantesque sur sa propre destinée, comme sur celle de l’Univers. C’est aujourd’hui qu’il faut impérativement un rappel à l’éthique et à la morale

    Questions:

    1. Reformulez en une phrase la thèse défendue par l’auteur. ( 1 point )

    2. Reformulez deux des arguments utilisés par l’auteur. (Une phrase par argument). ( 4 points )

    3. Quel est le ton de la phrase : “Rendre service au malade tout en rendant service à la société, quelle belle conjonction ! ” Quel peut en être l’effet sur le lecteur ? (Répondez en deux phrases). ( 3 points)

    4. Résumez ce texte en 140 mots (plus ou moins 10%). ( 12 points )

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  • CEERRF 2009

    CEERRF 2009

    Physique : sujet corrigé

    Chimie: sujet corrigé

    Biologie : sujet corrigé

  • ES-AS-EJE Poitou-Charentes 2008

    Annales ES-EJE-AS Poitou-Charentes 2008

    NOUS SAVONS COMBIEN VOUS ÊTES !

    Rome, 10 juillet 2006. Les tifosi déchaînés viennent accueillir leur équipe vain­queur de la Coupe du monde de football. À pied, en voiture, en scooter… Ils affluent en masse vers le cirque Massimo, le stade où les gladiateurs étaient portés en triomphe dans la Rome antique. Combien sont-ils ? Des dizaines, des centaines de milliers ? Plus encore ? Il faudra attendre le lendemain pour connaître, par médias interposés, le chiffre exact : 1 million. Un chiffre en fait obtenu en temps réel, le soir même, minute après minute, par une poignée de scientifiques derrière des écrans. Même scénario, une semaine plus tard, pour le seul concert de l’étape italienne de Madonna. À l’aide de ce dispositif unique au monde, ce 6 août, 70 000 fans convergeant vers le stade olympique ont pu être suivis et comptabilisés en direct. Le procédé ? Des chercheurs du MIT (Massa­chusetts Institute of Technology : Institution de recherche et université améri­caine spécialisée dans les domaines de la science et de la technologie), auteurs de ce comptage inédit, ont révélé qu’ils avaient utilisé… les signaux émis par les téléphones mobiles des abonnés de Telecom Italia.

    Baptisée « Rome temps réel », cette première expérimentation a permis de visua­liser la capitale italienne sous un nouveau jour : sur de grands écrans étaient représentés des quartiers entiers de Rome où points lumineux, flèches rouges, vertes, oranges, courbes colorées en trois dimensions représentaient les mouve­ments de population, les lieux les plus fréquentés, les embouteillages… Des repré­sentations rendues possibles par l’utilisation de données anonymes et collectives fournies par l’opérateur téléphonique. « Nous leur avons appliqué des algo­rithmes d’intelligence artificielle, ce qui nous permet d’analyser les mouvements des automobilistes mais aussi des piétons, des cyclistes… », explique Carlo Ratti, directeur du SenseAble City Laboraty du MIT chargé de cette expérimentation.

    Le principe de la géolocalisation n’est pas nouveau : aujourd’hui des parents stressés peuvent savoir à distance et en temps réel où se trouvent leurs enfants grâce à leur numéro de téléphone mobile ; des entreprises, pour mieux surveiller leur flotte automobile… et leurs salariés, peuvent installer des systèmes de loca­lisation par satellite (GPS) ; dans certaines enquêtes criminelles, la justice a recours aux services des opérateurs téléphoniques pour identifier et localiser les portables des suspects. Mais jamais une foule entière n’avait été suivie à la trace, comptée, et même qualifiée, puisque les signaux téléphoniques permettent tout de même de distinguer les numéros locaux et étrangers. Les chercheurs du MIT sont persuadés que leur technique, et les informations qui en découlent, sont susceptibles d’intéresser une multitude d’acteurs économiques dans une ville : des régies de transport voulant réorganiser le tracé des bus, une chaîne cher­chant les lieux les plus courus pour implanter ses magasins, des afficheurs urbains soucieux de connaître l’affluence réelle devant leurs panneaux… « Obtenir des informations via un téléphone portable est beaucoup moins cher que l’utilisation d’hélicoptères, de caméras ou de capteurs dispersés un peu partout dans la ville », affirme Carlo Ratti. Cette technique permettrait aussi de règler les différends entre forces de l’ordre et organisateurs concernant le nombre de manifestants.

    Après ce test ponctuel, la ville de Rome pourrait devenir la première capitale à fonctionner en « temps réel ». Seule interrogation, mais de taille : cette innova­tion ne peut-elle pas déboucher sur un outil gigantesque de surveillance, digne de George Orwell1, alors que près de 3 milliards d’individus sur la planète sont équipés de téléphones portables ? Dès aujourd’hui, la traçabilité des individus est possible. Les banques, à l’aide des cartes bancaires, peuvent suivre leurs clients en fonction de leurs dépenses. Les opérateurs sont techniquement capables de savoir d’où est émis un appel, où il est reçu, la durée et l’heure à laquelle a été passée la communication. Même lorsqu’il est en veille, il est possible de localiser la puce d’un appareil. Mais ces informations sont utilisées en principe seulement dans le cas d’enquêtes poli­cières. « Juridiquement, les opérateurs de télécommunications doivent effacer ou rendre anonymes les données techniques, sauf en cas d’infractions pénales et pour les besoins de la facturation », rappelle Sophie Nerbonne, de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés.)

    Avec la technologie imaginée par le MIT, « nous franchissons un palier supplémentaire », explique le chercheur belge Thierry Balzacq, spécialiste des questions de sécurité et de libertés individuelles. « Il existe déjà tout un tas d’outils qui vont dans le même sens, mais ce procèdé propose pour la première fois une géolocalisation massive en temps réel qui pose le problème de la liberté de mouvement », ajoute-t-il. Le chercheur rappelle qu’aux Etats-Unis, le respect des libertés individuelles est toujours au centre des préoccupations depuis que San Francisco veut devenir une ville Wifi (Internet sans fil) à l’aide de Google. Le projet initial, toujours à l’étude, offrirait aux utilisateurs un réseau sans fil gratuit, mais en contrepartie ces derniers accepteraient de fait d’être « géolocalisés » pour recevoir des publicités locales ciblées sur leur ordinateur, téléphone mobile ou assistant personnel.

    Face à la multiplication des outils de géolocalisation, M. Balzacq exhorte à la vigilance locale expliquant que « c’est à chaque pays de faire en sorte qu ‘il n’y ait pas d’abus ».

    Nathalie Brafman, Le Monde, 2 juillet 2007

    1. Résumé

    Veuillez résumer ce texte en 10 lignes maximum.

    2.Argumentation

    Veuillez donner votre avis sur le sujet (2 pages maximum) en vous appuyant, si vous le souhaitez, sur les remarques suivantes :

    « Les chercheurs du MIT sont persuadés que leur technique, et les informations qui en decoulent, sont susceptibles d’intéresser une multitude d’acteurs ».

    « Dès aujourd’hui, la traçabilité des individus est possible ».

    1. George Orwell est l’auteur de 1984, roman dans lequel il crée le concept de Big Brother, passé depuis dans le langage courant de la critique des techniques modernes de surveillance.

    Durée totale de l’épreuve : 3 heures

    Prépa social – Concours Travail social – Prépa sociale – Concours Educateur spécialisé – Concours Educatrice jeunes enfants – EJE- ES- AS Paramédical – Concours Assistante sociale – Méthodologie Concours social – Sujets concours éducatrice jeunes enfants – Institut du travail social – Sujets concours assistante sociale – Annales concours social 2008 – Sujets concours educateur spécialisé – Concours poitou-charentes

  • Strasbourg 2005 (Méthodo)

    STRASBOURG : AVRIL 2005
    Epreuve d’analyse de texte
    Durée : 3 heures

    Quant à mon mode de vie actuel, je dois avant tout noter l’insomnie dont je souffre ces derniers temps. Si l’on me demandait : « Quel est aujourd’hui le trait principal et fondamental de ton existence ? », je répondrais : l’insomnie. Comme autrefois, par habitude, à minuit précis, je me déshabille et me mets au lit. Je m’endors vite, mais avant deux heures je me réveille avec la sensation de n’avoir pas dormi du tout. Je suis obligé de me lever et d’allumer. Pendant une heure ou deux je fais les cent pas dans ma chambre, je regarde des tableaux et des photographies que je connais depuis longtemps. Quand j’en ai assez de marcher, je m’assieds à mon bureau. Je reste immobile sur mon siège, sans penser à rien ni éprouver aucun désir ; si un livre se trouve devant moi, je l’approche machinalement et lis sans y prendre aucun intérêt. Ainsi, il n’y a pas longtemps, j’ai lu machinalement en une seule nuit un roman entier, au titre bizarre : « Ce que chantait l’hirondelle* ». Ou bien, pour occuper mon attention, je me force à compter jusqu’à mille, ou je m’imagine la figure d’un de mes collègues et essaie de me rappeler en quelle année et dans quelles circonstances il a débuté. J’aime guetter les bruits. Tantôt dans la troisième chambre à partir de la mienne, ma fille prononce en rêve quelques mots rapides, tantôt ma femme traverse le salon, une bougie à la main, et laisse immanquablement tomber la boite d’allumettes, tantôt une armoire, travaillée par la sécheresse, craque, ou bien, soudain, le brûleur de la lampe se met à ronfler, et tous ces bruits, je ne sais pourquoi, me tracassent.

    Ne pas dormir la nuit, cela veut dire se reconnaître à chaque instant anormal, aussi j’attends avec impatience le matin et le jour où j’aurai le droit de ne pas dormir. Il s’écoule un temps interminable avant que le coq chante au-dehors. C’est mon premier message de bonne nouvelle.

    * Roman de l’écrivain allemand Friedrich Spielhagen.

    Anton TCHEKHOV « Une banale histoire » Fragments du journal d’un vieil homme

    Vous effectuerez une analyse de ce texte en ouvrant votre commentaire vers un développement plus personnel.

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  • Paris ISRP 2000

    Annales Psychomotricien : Paris 2000 (I.S.R.P)

    Epreuve de Français : 2 heures

    Le corps épanoui

    La réhabilitation du corps constitue sans doute l’un des aspects les plus importants de l’histoire de la vie privée. Elle modifie en effet le rapport de l’individu avec lui-même et les autres.

    Se maquiller, faire de la gymnastique ou du jogging, du tennis, du ski où de la planche à voile, c’est prendre son corps à la fois comme fin de son activité et comme moyen. Dans certaines activités, le travail physique par exemple, le corps est un moyen, non une fin. Dans d’autres, comme la cuisine, le corps est la fin, mais le moyen est un intermédiaire, les plats que l’on prépare dans cet exemple. La nouveauté de la fin du XXème siècle, c’est la généralisation d’activités corporelles qui ont le corps lui-même pour but : son apparence, son bien-être, son accomplissement. ” Se sentir bien dans sa peau” devient un idéal.

    L’évolution de la danse traduit bien cette nouveauté. Assurément, la danse implique toujours des partenaires, et la sensualité y est toujours présente, de façon plus ou moins discrète. Mais les danses du début du siècle, la valse, le quadrille, constituaient des rites sociaux complexes : danser, c’était exposer sa maîtrise de ces codes. Après la guerre de 1914, la danse lie les couples, et les moralistes dénoncent la lascivité du tango. Après la Seconde Guerre mondiale, le jazz qui, avec le charleston, n’avait touché jusque-là que des minorités, soutient de ses rythmes des danses populaires, boogie-woogie, be-bop, etc. Ce sont toujours des couples qui dansent mais ils s’écartent, se rapprochent, s’écartent encore. Le plaisir d’éprouver sa propre force, sa souplesse au gré des passes, en accord avec un rythme, accompagne celui, plus sensuel, du partenaire que les slows donnent l’occasion d’étreindre sans les règles de figures et de pas du tango. Avec le jerk et le disco, voici que l’on danse seul, éventuellement sans partenaire. Au rite social a succédé un rite du couple, puis un rite du corps individuel. La maîtrise des usages, l’accord avec un partenaire, la célébration du corps : la danse a connu trois âges successifs.

    S’occuper de son corps prend ainsi une place importante dans la vie privée, et l’on y recherche des gratifications multiples et complexes. Le plaisir du bain, de la toilette, de l’effort physique est en partie satisfaction narcissique, contemplation de soi-même. Le miroir n’est pas une nouveauté du XXème siècle ; sa banalisation, en revanche, en est-une, comme la façon d’en user : on ne s’y regarde pas seulement, avec le regard d’un autre, pour voir si l’on respecte les codes vestimentaires ; on s’y regarde comme les autres ne sont pas en général autorisés à le faire : sans maquillage, sans vêtement,nu.

    Mais les satisfactions narcissiques de la salle de bains sont traversées de rêves et de souvenirs. S’occuper de son corps, c’est le préparer pour le donner à voir. Il ne suffit pas de montrer ses parures, ses bijoux, ses décorations. Le vêtement ou bien se fait fonctionnel, confortable, pratique, fût-ce au mépris des usages, ou bien met en valeur le corps, le laisse deviner, le souligne et parfois le révèle. On fait parure désormais de son bronzage, de sa peau lisse et ferme, de sa souplesse, et le dynamisme du cadre moderne est attesté par ce que son style suggère de sportif. On laisse d’ailleurs voir de plus en plus son corps : chaque étape de ce dénudement partiel commence par faire scandale, puis se répand rapidement et finit par s’imposer, du moins parmi les jeunes, aggravant la coupure entre les générations. C’est l’histoire de la mini-jupe, au milieu des années 60, comme celle, dix ans plus tard, du monokini sur les plages. Montrer ses cuisses ou ses seins cesse d’être indécent. Et l’on voit l’été, dans les villes, des hommes en short, chemise ouverte ou torse nu. Le corps n’est plus seulement réhabilité et assumé : il est revendiqué et donné à voir […]

    En fait, le corps est devenu le lieu de l’identité personnelle. Avoir honte de son corps serait avoir honte de soi-même. Les responsabilités se déplacent : nos contemporains se sentent moins responsables que les générations précédentes de leurs pensées, de leurs sentiments, de leurs rêves ou de leurs nostalgies ; ils les acceptent comme s’ils leur étaient imposés de l’extérieur. En revanche, ils habitent pleinement leur corps : c’est eux. Plus que les identités sociales, masques ou personnages d’emprunts, plus même que les idées ou les convictions, fragiles et manipulées, le corps est la réalité même de la personne. Il n’est donc plus de vie sociale du travail, des affaires, de la politique, de la religion : c’est celle des vacances, du corps épanoui et libre.

    Antoine PROST, Histoire de la vie privée.1987.

    1/ Résumez ce texte en 150 mots (+ ou – 10 %). ( 16 points.)

    2/ Expliquez les expressions soulignées. ( 4 points.)

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  • Conc. comm. agts cat. C 2008

    Le QCM du concours pour le recrutement de personnels de catégorie C année 2008

    Le QCM du concours pour le recrutement de personnels de catégorie C du ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi et du ministère du budget, des comptes publics et de la fonction publique doit être accompli en 1 heure et 30 minutes

    1. Quelle proposition comporte une terminaison verbale erronée ?

    Concours catégorie C – Concours fonctionnaire catégorie C – Concours fonction publique – Annales Concours catégorie C – Annales corrigées concours commun catégorie C – Fonction publique – QCM Français concours fonction publique – Culture générale concours fonction publique – questions de logique et mathématiques concours catégorie C fonction publique – Concours catégorie C fonction publique – Annales sujets concours fonction publique – Concours externe fonction publique – Questions concours fonctionnaires – Annales concours C

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  • Paris ISRP 2004

    Annales Psychomotricien : Paris 2004 (I.S.R.P)

    Epreuve de Français : 2 heures

    Chaînon manquant : la fin d’un mythe.

    Longtemps, Lucy fut « la » référence. Découverte en 1974 dans la région de Hadar, en Ethiopie, cette représentante féminine d’Australopithecus afarensis, âgée de plus de trois millions d’années, s’imposait comme la seule ambassadrice de nos lointains ancêtres australopithèques, qui ont précédé les premiers Homo. Jusqu’à ce que les paléontologues, en 1994, fassent la connaissance d’Australopithecus ramidus. Originaire de la même région que Lucy, mais âgé, lui, de quatre millions et demi d’années, il devint aussitôt le nouveau « plus ancien ancêtre » des hominidés. Un ancêtre pas tout à fait convenable, qui présentait aussi des caractères évoquant la famille des chimpanzés….

    Depuis ? Le portrait de groupe de nos aïeux n’a cessé de se modifier, et les découvertes de fossiles pré- humains de se succéder. Rien que cette année, deux découvertes exceptionnelles sont ainsi venues compliquer un peu plus le puzzle de nos origines. La première, annoncée par une équipe franco-kényane, concerne le plus ancien représentant connu à ce jour de notre lignée évolutive : découvert au Kenya, dans les collines Tugen, Orrorin tugenensis est âgé de six millions d’années ! Or son squelette est celui d’un bipède et sa morphologie est plus proche de celle des hominidés modernes que celle des australopithèques. Quelques semaines plus tard, nouvelle annonce : dans la même région d’Afrique, Meave Leakey – épouse du célèbre paléontologue Richard Leakey- a découvert le fossile d’un autre représentant du futur genre humain. Baptisé Kenyanthropus platyops, vieux de trois millions et demi d’années, il présente une face moderne et un crâne primitif, et diffère à la fois des australopithèques et des premiers représentants du genre Homo….

    Depuis lors, l’arrivée de Toumaï, un crâne vieux de sept millions d’années trouvé dans un désert tchadien est venue brouiller encore d’avantage le paysage paléoanthropologique. A mesure que le tableau se complique, une certitude s’impose : le « chaînon manquant », ce prétendu hiatus évolutif que l’on crut longtemps exister entre les singes et l’homme, est une pure vue de l’esprit. « Ce mythe, fortement enraciné, a profondément biaisé notre démarche. Mais, avec le développement des travaux de terrain et des techniques plus fines, ces questions existentialistes ont été hissées au rang de vrais problèmes scientifiques » note Brigitte Senut ( Muséum national d’histoire naturelle, Paris) . Ainsi sait-on maintenant que les grands singes s’étaient largement diversifiés il y a vingt millions d’années, tandis que les premiers vrais hominidés sont attestés depuis six millions d’années. La question qui se pose désormais est donc la suivante : quand, et où, le premier représentant de la lignée humaine s’est-il séparé de celle des grands singes ? Parce que Lucy et bien d’autres fossiles y furent découverts, on pensa longtemps que le « berceau » de nos ancêtres se situait en Afrique de l’Est. Leur histoire supposée, nommée « East Side Story » par Yves Coppens – qui en fut le premier défenseur-, aurait débuté le long de la vallée du Rift, une énorme faille qui barre l’Afrique orientale du Nord au Sud sur plus de 3000 kilomètres. Son effondrement, survenu il y a sept ou huit millions d’années, aurait provoqué une « coupure écologique » au sortir de laquelle la forêt se serait transformée en savane à l’est de la faille. D’où une adaptation de nos ancêtres arboricoles, qui se seraient dressés sur leurs pattes de derrière pour mieux scruter l’horizon.

    D’abord contesté, ce scénario continue de séduire nombre de paléontologues notamment parce que l’on n’a jamais trouvé trace de grands singes contemporains des australopithèques à l’est du rift est-africain. Mais le berceau de nos ancêtres, pense-t-on aujourd’hui, pourrait tout aussi bien se trouver au Tchad, où les restes d’un Australopithecus bahrelghazali baptisé Abel, âgé comme Lucy de plus de trois millions d’années, ont été mis au jour en 1995. Quant à l’origine des singes, elle pourrait tout aussi bien se trouver…..en Asie. D’après de récentes découvertes faites en Chine centrale et en Birmanie, c’est en effet sur ce continent que pourraient être apparus les premiers anthropoïdes (ou simiens). Lesquels ont ensuite donné naissance aux hominoïdes (singes sans queue), qui comprennent les gibbons, les orangs-outans, les gorilles, les chimpanzés et les hommes. Une origine asiatique pour les anthropoïdes, une origine africaine pour les grands singes et l’homme, est-ce possible ? Oui, si l’on suppose des allers et retours entre les continents dictés par les fluctuations climatiques. Auquel cas le berceau initial de l’humanité, selon l’expression de Jean-Jacques Jaeger (Institut des sciences de l’évolution, Montpellier) pourrait bien ressembler à « un berceau à roulettes, naviguant entre le sud de l’Asie et l’Afrique ».

    Catherine Vincent ; 10 novembre 2001 – (Le Monde Mars 2004)

    Questions

    I) Résumer le texte en 160 mots (+ ou — 10%) ( 14 points)

    II) Expliquer les mots ou expressions soulignés. ( 6 points )

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