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Liste admissibilité en Institut de Formation d’Aide Soignant IFAS Tréguier 2016 Liste Admissibilité : Affichage le 29 avril 2016 à 15 h 00 |
Category: Aide-soignant
Concours aide-soignant et IFAS : sélection, financement, annales et résultats par établissement.
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Adté
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Adté
Liste des admis en Institut de Formation
d’Aide Soignant
IFAS Strasbourg 2016
Liste Admission : Affichage le 29 avril 2016 à 14 h 00
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Admission
Liste des admis en Institut de Formation
d’Aide Soignant
IFAS Rennes 2016
Liste Admission (document non archivé)
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Admis
LISTE des admissibles en Institut de Formation
d’Aide Soignant
IFAS Verdun 2016
Liste Admission (document non archivé)
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Annales du concours de Moniteur-Educateur du Nord-Pas-de-Calais ; session 2006 Epreuve écrite.
Annales de Moniteur-Educateur du Nord Pas-de Calais ; session 2006
Epreuve écriteDurée : 3 heures.
Sécurité : Faut-il suivre le modèle américain ?
60 % d’homicides en moins à New-York.
Les Etats-Unis ont réussi une performance exceptionnelle pour un pays champion de la libre acquisition et circulation des armes et de la délinquance inflationniste. Le taux des crimes violents est passé de 50 pour 1000 habitants en 1993 à 42 en 1996 et 39 en 1997. La ville de New-York, réputée pour son insécurité, a réussi, rien qu’à elle, à diminuer de 60 % le taux d’homicide. On s’y promène à présent tranquillement, sans crainte de se faire agresser au coin de la rue. La détresse, la misère et l’inégalité à l’origine d’une grande partie de la délinquance auraient-elles à ce point reculé, faisant naître ainsi un espoir, un avenir ou une perspective d’épanouissement pour les millions de reclus et de laissés pour compte des ghettos ? Certes, le taux de chômage a atteint ici son niveau le plus bas depuis 1973. Il plafonnait fin 1997 à 4,6 % de la population active alors même que dans les derniers mois de l’année 400 000 emplois étaient encore créés. Pourtant, pendant que le chômage baissait, et qu’on atteignait ce presque “plein emploi” qui fait le rêve de tant de chômeurs, la misère montait : un rapport publié fin 1997 faisait état d’une hausse de 16 % du nombre d’Américains faisant appel à l’aide alimentaire d’urgence. Sur le nombre de pesonnes ne pouvant subvenir normalement à leurs besoins élémentaires, 38 % avaient un travail salarié ! Une enquête effectuée à Jefferson dans l’Indiana montre que si le nombre de SDF a quadruplé depuis 1989, la moitié d’entre eux travaille (contre 3 % en 1990) et 52 % sont des jeunes (contre 29 % il y a 10 ans). Déréglementation, précarité, multiplication des petits boulots sous-payés…n’ont fait qu’accroître les inégalités. Ce n’est donc pas l’amélioration de la situation économique qui peut expliquer la moindre criminalité.
Les recettes du “miracle” sont triple : le renforcement des forces de l’ordre, la répression accrue des tribunaux et l’incarcération massive. En un peu plus de 10 ans, les budgets de la police et de la justice ont quadruplé. Cela représente 100 000 policiers supplémentaires qui peuvent quadriller le territoire et harceler les délinquants. Pas seulement les délinquants d’ailleurs. L’arbitraire et la tyrannie des forces de sécurité sont tels qu’un récent sondage fait état de 81 % de New-Yorkais se plaignant des brutalités policières !
Une fois déférés devant les tribunaux, les citoyens en délicatesse avec la loi sont condamnés très sévèrement, y compris pour des délits peu graves tels les infractions mineures à la législation sur les stupéfiants. Certains Etats appliquent des peines disproportionnées n’ayant que peu à voir avec la nature de l’infraction. Il suffit d’être récidiviste pour être lourdement condamné. Ainsi, le vol d’un paquet de cigarette pourra entraîner 10 ans de prison au simple prétexte qu’on est déjà passé devant la justice.
Conséquence : les pénitenciers se remplissent à vue d’oeil ! Avec 1,8 million de citoyens incarcérés et 3,5 millions en liberté surveillée ou libertés sur parole, le taux d’incarcération aux USA est de 6 à 12 fois supérieur à celui des pays européens. 9 % de croissance par an, c’est 2000 détenus supplémentaires chaque semaine !
La résignation ou l’incarcération : solution possible pour se protéger des dérives des plus pauvres? certains y pensaient très fort : les USA ont concrétisé leur rêve. Du coup, en les entassant derrière les barreaux, on peut faire l’économie de l’assistance financière qui leur était jusqu’ alors dévolue.On le doit d’ailleurs nécessairement si on veut pouvoir financer les constructions de nouvelles prisons. Entre 1984 et 1994, la Californie en a édifié 19 contre 1 campus universitaire. A l’échelle du pays, entre 1976 et 1989, les dépenses carcérales ont doublé, dans le même temps, le budget de l’aide sociale a été amputé de 41 %. Décidément, la sécurité que nous revendiquons tous légitimement, mérite d’autres voies.J. TREMINTIN ; Lien social ; 14 janvier 1999
Questions :
1. Résumé (8 points)
Vous résumerez le texte en 120 mots (+ ou – 10 %). Indiquez à la fin de votre résumé le nombre de mots utilisé.2. Questions (12 points)
a. A quoi est dû l’accroissement des inégalités aux Etats-Unis ? (2 pts)
b. Quelles solutions le gouvernement américain a-t-il adoptées pour faire régresser la criminalité ? (2 pts)
c. L’auteur de l’article pose la question : “La résignation ou l’incarcération : solution possible pour se protéger des dérives des plus pauvres ? ” Quelle réponse apportez-vous ? (8 points)Prépa social – Concours Travail social – Prépa sociale – Concours Educateur spécialisé – Concours Moniteur -Educateur – ME -EJE- ES- AS Paramédical – Concours Assistante sociale – Méthodologie Concours social – Sujets concours éducatrice jeunes enfants – Institut du travail social – Sujets concours assistante sociale – Annales concours social ME – Sujets concours moniteur educateur – Concours Nord- annales concours moniteur-éducateur
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Résultats concours Auxiliaire de Puéricultre Alençon Croix Rouge Française IFAS CRF Basse Normandie
LISTE des admissibles en Institut de Formation
d’Auxiliaire de PuéricultureIFAP CRF Alençon 2015
Résultats : cliquez ici (document non archivé)
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Résultats concours Aide Soignant IFAS Caen Admissibilité 2015 IFAS, Camille Claudel Basse Normandie
LISTE des admissibles en Institut de Formation
d’Aide SoignantIFAS Camille Claudel Caen 2015
Résultats : cliquez ici (document non archivé)
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CS PACA 2010
EPREUVE COMMUNE AS / ES / EJE
IRTS PACA
SESSION 2010
Durée 3h30Texte extrait de: François DE SINGLY Les uns avec les autres. Quand l’individualisme crée du lien. Armand Colin, 2003
La chèvre de monsieur Seguin
Jeune, je lisais souvent La chèvre de monsieur Seguin, conte d’Alphonse Daudet, publié dans la collection des «Albums du Père Castor» (1946). J’étais toujours effrayé par la conclusion. Le prix de la liberté était si élevé! Pourquoi la chèvre n’avait-elle pas choisi de rester dans le pré, nourrie si gentiment par le bon Seguin ? Elle refusait tout lien, elle ne voulait pas même que monsieur Seguin allonge la corde puisque celle-ci lui interdirait d’aller dans la montagne manger les herbes parfumées. Monsieur Seguin, lui, connaissait le danger. Il ne réussissait pas à lui transmettre son savoir. Il en était désolé. Il l’enfermait pour éviter à la petite chèvre ce malheur annoncé. Et elle se sauva. Je ne me suis posé que beaucoup plus tard la question interdite: pourquoi la chèvre <levait-elle rester dans le champ? Pour son bonheur? Quel bonheur? Qui le définit? Pour son lait apprécié par monsieur Seguin? Alors l’attention de ce dernier était intéressée.
Comme j’ai trouvé ensuite ce conte « immoral », je ne l’ai pas raconté à mes enfants. Pourtant les apparences semblaient sauves, avec une conclusion presque «baba-cool», post soixante-huitarde: le bonheur est dans le pré. La chèvre n’aurait jamais dû le quitter. Elle était née dans la communauté de monsieur Seguin, là était son destin. A moins de désobéir et de finir dans la gueule du loup. L’indépendance et l’autonomie étaient un horizon impensable. Quand je lisais ce conte, je ne m’identifiais ni au loup ni à monsieur Seguin ni à la chèvre, j’adhérais à la morale: je voulais être obéissant pour vivre ainsi dans la sécurité et sous le regard bienveillant de mon maître, mes parents.
Certains pourraient avoir la tentation de raconter de nouveau ce conte dans le cadre de l’instruction civique, comme exemple de la «crise» du lien social. Si on connaît tous des messieurs Seguin nostalgiques, on connaît moins d’enfants dont le désir premier est l’obéissance. Ils ont changé, comme nous. Il nous faut donc inventer d’autres histoires, d’autres morales, d’autres savoirs, d’autres manières d’être ensemble pour que les chèvres aient d’autres choix, qu’elles puissent échapper à la fois aux dents du loup et à la corde Iiberticide de monsieur Seguin. Prenons un contre-exemple, le conte de Carl Norac et Carl Cneut, Un Secret pour grandir (2003). C’est l’histoire de Salam, un garçon qui fait des projets tournés en dérision par les plus grands. Néanmoins il décide de s’en aller, malgré sa taille et sa légèreté. Il prend un sac afin de mettre ce qu’il trouvera en cours de route pour l’aider à grandir. Et il voyage, à la fois poussé par le vent et lesté par son sac. Il doit vivre dans cette tension entre ces deux forces, tension nécessaire pour n’être ni une plume bougeant au gré du souffle, ni un arbre enraciné.
Nous sommes tous des Salam qui ne sont plus définis d’abord par une corde nous rattachant, involontairement, à notre communauté initiale, à notre lieu de naissance comme la chèvre «de »monsieur Seguin. Nous devons remplir nous-mêmes notre sac d’expériences, heureuses ou non. Sac personnel qui modèlera progressivement notre identité. Sac qui nous stabilisera sans pour autant nous immobiliser. L’histoire de Salam nous fait comprendre que la chèvre de monsieur Seguin aurait pu découvrir d’autres espaces qui ne soient ni celui du pré clos de sa naissance, ni celui de la montagne dangereuse, ni celui d’une morale qui ne laisse aucune autonomie à l’individu, ni celui enfin de l’anarchie du marché où règne la lutte de tous contre tous. Repenser les liens sociaux n’est possible que si nous envisageons en même temps la nature des individus ainsi reliés et la nature des liens qui les unissent.
L’avenir peut, alors, être autre que l’enfermement dans le communautarisme ou dans l’isolement de Narcisse replié sur soi. D’autres formes de «nous» sont possibles à la condition qu’ils respectent l’identité des« je» qui sont également autres. D’autres formes de lien sont possibles à la condition qu’ils ne soient pas perçus comme des cordes au cou, qu’ils traduisent un attachement significatif.
CONSIGNES :
Traitez le sujet en répondant aux consignes suivantes en 4 pages maximum:
Repérez les idées principales du texte, commentez-les en argumentant vos propos.
Choisissez une phrase de ce texte. Après l’avoir retranscrite, démontrez en quoi cette phrase résonne avec votre projet de formation en travail social ? Quelle articulation avec vos propres valeurs, votre regard et engagement dans les métiers du social?
CRITERES D’ËVALUATION:
Pour la question 1 : Analyse, synthèse, argumentation (10 points) :
Bon repérage des idées principales
– Apports de connaissances, références éventuelles, exemples …
– Cohérence de ces connaissances, références, exemples avec les idées développées
Pertinence du commentaire
Pour la question 2: Inscription en formation en travail social (5 points) :
– Justification du choix de la phrase
– Principe de réalité quant aux enjeux et missions du travail social
– Pertinence du choix de la phrase par rapport au projet du candidatPour les questions 1 & 2: Organisation et expression écrite (5 points) :
– Respect des règles orthographiques, grammaticales, syntaxiques
– Présence d’un plan
– Présentation, soin apporté à la copie -
CS Marseille 2011
Annales Marseille 2011
Travail Social
Dissertation
Durée: 3 heures
Les SMS ruinent l’orthographe, mais brassent le langage !
C sa, é tu kroa q c bi 1 2 leur dir sa ?
Une très sérieuse étude, menée par des Canadiens, s’est penchée sur le désastre possible que peuvent engendrer les textos. 80 % des adolescents canadiens ont en effet recours à ces télégrammes modernes. Et forcément les parents, les professeurs s’inquiètent: orthographe laminée, syntaxe déplorable, grammaire bafouée, les symptômes sont connus … (…)
Sali Tagliamonte, qui supervise l’étude explique: « Tout le monde pense que les jeunes massacrent la langue par le biais des SMS, mais au contraire, ils nous démontrent qu’ils manipulent différents registres de langues quand ils les rédigent, Ils font preuve d’une maîtrise lucide et consciente du langage. Nous ne devrions pas nous inquiéter. »
Plusieurs choses restent à préciser: non seulement il est temps de se rendre compte qu’un langage est un organisme vivant qui évolue et se modifie, selon une vieille règle de linguistique, du moindre effort (qui vise à une simplification perpétuelle de la langue, à tous niveaux). Ainsi, les modifications que drainent les SMS pourraient n’être qu’une évolution, parmi d’autres. Ensuite, il faut bien se rendre compte que les changements de supports d’écriture ont toujours participé aux mutations du langage.
Néanmoins, il ne faudrait pas voir à encourager de trop les auteurs de textos : «Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément … »
Que pensez-vous des arguments selon lesquels les générations futures maîtriseront moins bien l’usage du français (grammaire, orthographe, syntaxe) à cause des nouveaux modes d’écriture induits par les changements de supports (SMS, textos, usage des correcteurs d’orthographe) ?
Dans un développement argumenté, vous exposerez votre point de vue.
Prépa social – Concours Travail social – Prépa sociale – Concours Educateur spécialisé – Concours Educatrice jeunes enfants – EJE- ES- AS Paramédical – Concours Assistante sociale – Méthodologie Concours social – Sujets concours éducatrice jeunes enfants – Institut du travail social – Sujets concours assistante sociale – Annales concours social – Sujets concours educateur spécialisé
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Sujet de français de l’école européenne supérieure en travail social concours ES session 2010
ECOLE EUROPEENNE SUPERIEURE EN TRAVAIL SOCIAL
SELECTION EDUCATEUR SPECIALISE
EPREUVE ECRITE 2010Durée 3 heures
1 – REDACTION D’UN RESUME DE TEXTE (10 points)
Vous résumerez le texte en 100 mots (une marge de 10% en plus ou en moins est admise). Au-delà ou en deçà de cette marge, vous vous exposez à une note éliminatoire.
Vous indiquerez à la fin de votre résumé le nombre de mots que vous aurez utilisés. Tous les mots comptent. Par exemple : “c’est-à-dire ” compte pour 4 mots.
2 – QUESTION (10 points)
Au regard des éléments du texte, que pensez-vous de cette évolution progressive qui met en relief les préoccupations politiques actuelles ? Vous argumenterez votre point de vue à partir de vos connaissances et/ou de vos expériences.
« La protection de l’enfance en question »
Un rapport de la Cour des comptes pointe du doigt de graves insuffisances dans le dispositif de la protection de l’enfance. La loi édictée il y a maintenant deux ans et demi souffrirait de graves lacunes.
La protection de l’enfance qui représente environ six milliards d’euros par an – a concerné 300 000 jeunes en 2007, dont la moitié ont fait l’objet d’un placement hors de leur famille, et l’autre de mesures éducatives. Le 1 er octobre, la Cour des comptes rendait un rapport plus que sévère sur le sujet : structures d’accueil trop peu contrôlées, rôles mal répartis entre judiciaire et administratif, insuffisances d’exécution des décisions de justice (pointant par exemple des « délais très excessifs » pour les décisions de placement) et même risque de « maltraitance institutionnelle » entre judiciaire et administratif. À partir d’une enquête portant sur dix-sept départements, dix-huit tribunaux, cinq services de protection judiciaire de la jeunesse et « plusieurs » associations, l’écrit dénonce vertement des enfants « souvent ballottés d’institution en institution » et aussi le fait que soixante-cinq jeunes confiés à l’aide sociale à l’enfance aient été, en 2006, hébergés à l’hôtel.
Les attaques ont porté tous azimuts : 82 % des mesures sont ordonnées par les juges alors qu’une proportion d’entre elles pourraient être traitées par le département ; en outre, ceux-ci ne reçoivent pas toujours les informations concernant l’enfance en danger, notamment « celles connues de l’éducation nationale ou des médecins ». Qui plus est, les conseils généraux s’en remettent à un secteur associatif dont l’efficacité ne serait pas suffisamment vérifiée : la Cour des comptes incite les Départements à revoir les anciennes autorisations d’accueil. « L’offre est rigide et souvent, on a l’impression qu’elle conditionne les décisions, plutôt que l’analyse du besoin réel des enfants », conclut-elle.
La délinquance des mineurs intéresse plus que la protection de l’enfance
Globalement, la loi du 5 mars 2007 sur la protection de l’enfance serait mal appliquée. « On constate que le parcours des enfants protégés est souvent long et chaotique. Les enfants, déjà fragilisés, subissent donc les effets des défauts d’organisation de la prise en charge », déclarait Philippe Seguin, président de la Cour des comptes.Même si le dispositif actuel n’est pas radicalement remis en cause, l’institution plaide pour une meilleure coordination des acteurs concernés sous la houlette des conseils généraux.
Elle préconise aussi une évaluation plus stricte et une meilleure définition des mesures éducatives et des placements, au moyen de référentiels. Que penser d’un tel tableau ? Prévu dans la loi de 2007, le fonds de financement n’a toujours pas été créé et, bien plus inquiétant, Nadine Morano, ministre de tutelle, l’a officiellement enterré le 23 juin dernier. Au grand dam des associations, dont l’Unasea ou l’Unicef… Où est alors le véritable dysfonctionnement ? En interface, la question de la délinquance des mineurs intéresse infiniment plus le législateur que celle de la protection de l’enfance. Le 26 septembre,le réseau DEI-France et l’Ordre des avocats de Bobigny organisaient à l’Assemblée nationale, sous forme de parodie de procès, un colloque intitulé “Faut-il voter la mort de l’ordonnance du 2 février 1945 ? proposant en fin de journée, entre autres idées, la création d’un code de l’enfance. Une des intervenantes, Dominique Versini, Défenseure des enfants, évoquait une étude mise en place par ses services afin de connaître les demandes des jeunes eux-mêmes en matière de protection de l’enfance et de délinquance, dans laquelle ceux-ci insistaient sur la nécessité de connaître la psychologie de l’enfant délinquant avant de le juger. Malheureusement, le pouvoir vient de supprimer cette institution, entraînant une protestation unanime (environ 40 000 signataires aujourd’hui).
Joël PLANTET ; Lien social
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