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Concours Ergothérapeute Epreuve de Biologie |
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Concours Ergothérapeute- Berck 2007
Corrigé de l’épreuve de Biologie
1°) L’intérêt de cet exercice est de reconstituer, à partir de documents proposés, les grandes étapes de la formation de l’appareil génital masculin fonctionnel. Puis grâce à ces informations et à nos connaissances, nous réaliserons un schéma fonctionnel retraçant cette formation de l’appareil génital masculin apte à la procréation.
Le document 1 nous présente différentes informations regroupées dans un tableau permettant de préciser le rôle des chromosomes X et Y dans la détermination du phénotype sexuel.
Les personnes de caryotype 45,XO ont un phénotype féminin. Les personnes du caryotype 47,XXY malgré la possession de deux chromosomes X ont un phénotype masculin. Cela montre l’importance du rôle joué par le chromosome Y dans la masculinisation de l’organisme.
Les personnes du caryotype XO ont un phénotype féminin mais elles présentent des ovaires non fonctionnels. Les femmes 47,XXX étant fertiles et pubères, on peut dire que la présence d’un chromosome X supplémentaire n’a pas d’effet au moins du point de vue sexuel.
Les personnes du caryotype 47,XXY sont des hommes mais présentant des testicules sans spermatozoïdes, une stérilité et des caractères sexuels primaires et secondaires peu développés. La présence d’un chromosome X supplémentaire a donc un effet inhibiteur sur le développement et l’activité des testicules. Le chromosome Y joue un rôle majeur dans la différenciation vers le phénotype masculin mais la présence de deux chromosomes X est indispensable à une maturation complète du phénotype féminin.
Mais il existe dans l’espèce humaine des individus dont le phénotype est en contradiction avec leur caryotype.
Le document 2 nous relate cette contradiction. L’homme XX a un phénotype comparable aux individus Klinefelter comme si le chromosome X était masculinisant ; par contre les femmes XY ont un phénotype assez semblable aux individus atteints du syndrome de Turner comme si le chromosome Y n’était pas masculinisant. Ces observations permettent de montrer qu’un autre niveau que le niveau chromosomique agit sur la mise en place du sexe phénotypique.
Le document 3 permet de préciser les anomalies des chromosomes X et Y.
L’homme XX, par rapport à une femme XX, possède un fragment du chromosome X qui porte le gène Sry : c’est un individu de caryotype féminin dont un des chromosomes X, au moins, a incorporé un fragment de Y porteur du gène Sry. La comparaison des électrophorèses d’une femme XY et d’un homme XY montre l’absence chez la première du fragment porteur du gène Sry.
Le fragment AZF du chromosome Y et qui diffère du gène Sry n’est pas responsable de la masculinisation (comparaison homme XY et femme XY).
L’étude de ce document 3 conduit à dire que c’est une région particulière porteuse du gène Sry et non l’ensemble du chromosome Y qui est à l’origine de la masculinisation de l’organisme. La partie Sry du chromosome Y détermine le sexe phénotypique masculin. Le sexe génétique ( XX ou XY) est à l’origine du sexe gonadique c’est-à-dire du développement des testicules chez le mâle ou des ovaires chez la femelle.
Quels sont les mécanismes à l’origine de la différenciation des appareils génitaux mâle et femelle ?
Le document 4 nous présente des expériences effectuées sur des embryons femelles de lapin par Jost.
L’ovaire seul, à gauche, est développé et relié au canal de Müller suite à l’atrophie du canal de Wolff. C’est le développement normal du sexe phénotypique féminin.
L’ovaire en contact avec le testicule greffé est atrophié, le canal de Wolff se développe du côté du greffon et le canal de Müller régresse du même côté. Les canaux sont « inversés » comme lors du développement phénotypique mâle.
Le remplacement du testicule greffé par un extrait de testostérone n’entraîne que le développement des canaux de Wolff et sans disparition des canaux de Müller. L’action de la testostérone ne suffit pas à la différenciation des conduits génitaux : les canaux de Wolff sont développés mais les canaux de Müller n’ont pas régressé.
Une autre hormone présente dans le testicule est à l’origine de la disparition des canaux de Müller.
Cette expérience montre que les testicules sécrètent deux hormones : la testostérone et une autre hormone testiculaire (dont on ne peut préciser le nom car pas assez d’éléments dans les documents).
Comment évolue le taux de testostérone au cours de la vie d’un individu mâle et quel(s) est (sont) le (les) rôle(s) de cette hormone ?
Le document 5 nous présente un graphe de l’évolution du taux de testostérone en fonction de l’âge. On constate une augmentation du taux de testostérone avant la naissance avec un maximum à 4 mois de vie fœtale. Cette testostérone est responsable du développement des canaux de Wolff. Ceci conduit à un appareil génital différencié de type mâle. Il y a eu masculinisation et mise en place des caractères sexuels primaires. Cependant le développement du sexe phénotypique n’est pas achevé. D’après le document 5, on constate que la concentration de la testostérone augmente de nouveau à partir de la puberté. En effet, cette hormone permet la mise en place des gonades et le début de la production des gamètes. Sous l’influence de cette testostérone vont se développer les caractères sexuels secondaires.
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