|
Epreuve de Biologie Toulouse I Durée: 2h Sujet QUESTION 1 (10 pts) Restitution organisée des connaissances sans support documentaire La diversité du vivant a pour origine de nombreux mécanismes dont certains sont d’origine génétique. Exposez, à partir d’exemples précis, comment l’étude du génome des êtres vivants actuels peut renseigner sur les mécanismes ayant contribué à la diversification et à la complexification du programme génétique des êtres vivants au cours de l’histoire de la vie. Vous dégagerez également l’impact que peuvent avoir ces mécanismes sur l’évolution des espèces et des populations. Votre exposé sera structuré, comportera une introduction et une conclusion et sera illustré par des schémas judicieusement sélectionnés. QUESTION 2 (10 pts) À partir de l’exploitation des documents proposés et de vos connaissances, expliquez les réactions immunitaires qui conduisent au phénotype diabétique de type 1 et comment l’organisme est normalement protégé contre ce type de maladie auto-immune. Document 1: les souris NOD (Non Obèse Diabetic), découvertes en 1980 au Japon, présentent souvent un diabète identique à celui des individus de l’espèce humaine atteints de diabète maigre, juvénile insulino-dépendant. Deux lots de souris NOD sont considérés dans l’expérience : un lot est traité dès la naissance avec de la ciclosporine, médicament qui abaisse l’intensité de la réponse immunitaire (immunodépresseur) ; l’autre lot ne reçoit pas cette substance. Le graphe A indique le pourcentage de souris atteintes de diabète en fonction du temps pour les deux lots. Le schéma B montre un îlot de Langerhans en voie de destruction, tandis que le schéma C montre un îlot fonctionnel chez les souris traitées avec la ciclosporine.
Document 2 : chez des mutants de souris, déficients en une interleukine (appelée 1L2) on étudie la réponse immunitaire consécutive à une maladie auto-immune. Pour cela, on mesure d’une part la capacité du système immunitaire à détruire spécifiquement les cellules atteintes (A), et d’autre part le nombre de lymphocytes T8′ présents dans la rate (B). Destruction des cellules atteintes chez des souris normales et mutées, sept jours après le déclenchement de la maladie auto-immune. Cette destruction est estimée selon une méthode utilisant la libération de chrome radioactif. Les cellules atteintes, cultivées en présence de chrome radioactif, accumulent de la radioactivité. Leur destruction libère cette radioactivité dans le surnageant ; le pourcentage de radioactivité dosée/rapportée à la radioactivité initialement incorporée et naturellement relâchée, fournit le pourcentage de la destruction. L’abscisse correspond au rapport entre le nombre de lymphocytes TB mis en contact et le nombre de cellules. B : Estimation du nombre des lymphocytes T8 dans la rate chez des souris normales et mutées, avant puis après le déclenchement de la maladie auto-immune. Document 2 |