Annales concours Kiné. Aderf 2014. Epreuve de Biologie. Durée 1h30 min. 1ère partie. Qcm 1 à 20.

Concours Kinésithérapeute
Aderf 2014
Epreuve de Biologie – Durée : 1h30 min

Partie 1 : Questions 1 à 20

QUESTION N°1

Quelles propositions s’appliquent à la réaction immunitaire inflammatoire ? C’est une réaction :

a)présente chez tous les animaux

b)spécifique d’un organisme et d’un type d’agression extérieure

c)innée, active dès la naissance

cl) stéréotypée, avec une mise en œuvre et des symptômes semblables chez les organismes qui la développent

e) d’origine évolutive homologue chez les animaux pluricellulaires

QUESTION N°2

Quelles propositions s’appliquent à la réaction immunitaire inflammatoire ? C’est une réaction :

e)spontanée, ne nécessitant pas d’agent déclencheur pathogène ou traumatique

b)qui peut être induite par des lésions cellulaires et tissulaires

c)qui peut être développée en réponse à une contamination, due par exemple à des bactéries ou des virus

d)qui peut être développée en réponse à une exposition, par exemple à des toxines ou des venins

e)qui peut être développée en réponse à la présence d’une forte concentration plasmatique d’anticorps secrétés par le sujet lui-même

Pour les questions 3 et 4 on considère les données du tableau suivant.

La première colonne répertorie un certain nombre d’évènements impliqués dans la réaction immunitaire inflammatoire consécutive à une blessure cutanée avec une épine de rosier.

La deuxième colonne répertorie les explicitations des évènements précédents impliqués dans la réaction immunitaire inflammatoire.

Évènements de la réaction inflammatoire

Explicitations des évènements

1 – contamination

A : la barrière cutanée naturelle est détériorée.

2 – diapédèse

B : des cellules immunitaires fixent à leur surface des micro-organismes grâce à des récepteurs et les intemalisent avant de les digérer.

3 – lésion mécanique

C : des micro-organismes pénètrent dans les tissus infectés et vont débuter leur multiplication cellulaire.

4 – phagocytose

D : la paroi des capillaires sanguins dilatés permet la diffusion de diverses substances issues du plasma

danslestissusavoisinants,conduisantau
gonflement de la plaie et à sa rougeur (oedème et érythème).

5-vasodilatation

E`: les phagocytes circulant dans les vaisseaux sanguins traversent leur paroi et viennent au contact des micro-organismes.

QUESTION N°3

Quelle est la liste des associations exactes entre un évènement et son explicitation ?

a)

1-A,

2-B,

3-C,

4-E, 5-D

b)

1-B,

2-A,

3-D,

4-C, 5-E

o)

1-C,

2-E,

3-A,

4-B, 5-D

d)

1-C,

2-D,

3-A,

4-B, 5-E

e)

1-C,

2-E,

3-A,

4-D, 5-B

QUESTION N°4

Quelle est la succession chronologique possible de certains évènements de la réaction immunitaire inflammatoire ?

a)

1

– 2

– 3

– 4

– 5

b)

1

– 3

– 2

– 5

– 4

c)

2

– 1

– 3

– 4

d)

4

– 2

– 1

– 3

e)

3

– 1

– 5

– 4

QUESTION N°5

Quelles sont les propositions exactes concernant l’intervention de certains agents de la réaction immunitaire inflammatoire ?

a)des macrophages et des granulocytes participent à la reconnaissance d’agents infectieux et à leur phagocytose

b)les cellules dendritiques constituent une population cellulaire de surveillance plasmatique de l’intégrité de l’organisme

c)les mastocytes et les populations phagocytaires sécrètent des médiateurs chimiques, les interleukines, induisant une vasodilatation

d)les prostaglandines sécrétées lors de la réaction inflammatoire participent à l’élaboration de la sensation douloureuse par l’intermédiaire de la stimulation de récepteurs locaux

e)l’acide acétylsalicylique (Aspirine) présente une activité anti inflammatoire grâce à sa capacité de liaison avec certaines enzymes impliquées dans la synthèse de prostaglandines

L’énoncé ci-dessous s’applique aux questions 6 à 9.

On cherche à préciser les interactions entre lymphocytes B et T lors de la réponse immunitaire. Pour cela on réitère l’expérience de Claman chez la Souris, dont les étapes sont précisées dans le texte et le tableau suivants.

-Dans un premier temps on prélève des cellules du thymus et de la moelle osseuse à des souris A, les plus identiques possibles entre elles des points de vue génétique, d’âge et d’antécédents environnementaux.

-On place ces cellules en culture dans un milieu approprié.

-D’autres souris B de souche génétique identique aux précédentes subissent à leur naissance une ablation du thymus et une irradiation de la moelle osseuse : tous leurs lymphocytes sont détruits et elles n’en produisent plus aucun. Ces souris B sont divisées en trois lots.

-Aux souris de chacun de ces lots, on injecte les cellules mises en culture des souris A ainsi que des globules rouges de Mouton (GRM). Une semaine plus tard, on leur prélève du sang dont on extrait le sérum. On le place en contact avec des GRM sur une lame porte-objet de microscope et on recherche s’il y a agglutination.

-Un quatrième lot de souris B ne subit aucun traitement.

Souris B après ablation du thymus puis irradiation de la moelle osseuse

Souris B sans aucun
traitement (lot 4)

Lot 1

Lot 2

Lot 3

Injection de
lymphocytes B

Injection de
lymphocytes T

Injection de lymphocytes B
et de lymphocytes T

Aucune injection

Injection de GRM

Une semaine plus tard prélèvement sanguin et isolement du sérum

Sérum de souris du lot 1
+ GRM

Sérum de souris du lot 2
+ GRM

Sérum de souris du lot 3
+ GRM

Sérum de souris du lot 4
+ GRM

Aucune agglutination

Aucune agglutination

Agglutination

Agglutination

QUESTION N°6

Quelles conclusions peuvent être déduites de cette expérience ?

a)les GRM jouent le rôle d’antigène dans ce protocole

b)les souris du lot 4 peuvent être qualifiées de souris témoins

c)une réaction immunitaire contre les GRM s’est produite dans toutes les situations expérimentales testées

d)les souris du lot 4 développent une réponse immunitaire adaptative

e)cette expérience démontre l’existence d’une coopération cellulaire entre populations de lymphocytes, indispensable à l’obtention d’une réponse immunitaire efficace

QUESTION N°7

Quelles conclusions peuvent être déduites concernant les réactions immunitaires développées au cours de cette expérience ?

a) le sérum des souris du lot 9 ne contient pas assez d’anticorps pour provoquer une agglutination visible

bi une semaine après l’injection des GRM aux souris du lot 3, des plasmocytes sont observables dans leur sang

des complexes immuns impliquant des GRM sont observables sur la lame porte-objet sur laquelle est déposé le sérum des souris du lot 3

d) dans le cas d’une agglutination impliquant le sérum des animaux du lot 3, les GRM ont été lyses

·dans les cas où elle est développée, la réponse immunitaire asti-GRM est à médiation humorale

Pour déterminer le mode de communication entre les lymphocytes, on réalise l’expérience suivante : on prélève des lymphocytes B et T au niveau de la rate de souris C préalablement sensibilisées à un antigène soluble Z. Ces lymphocytes sont placés dans une chambre de culture de Marbrook selon les conditions rapportées sur le schéma. On mesure le nombre de cellules sécrétrices d’anticorps dirigés contre l’antigène Z par million de cellules de rate pour chacune des expériences 1, 2 et 3 rapportées dans le tableau.

Schéma d’une cellule de Marbrook.


Conditions expérimentales et résultats obtenus.

Nature des lymphocytes sensibilisés
et placés dans la chambre :

Nombre de plasmocytes
sécréteurs d’anticorps par
106 cellules de rate.

Expérience

Supérieure

inférieure

1

Aucun

T et B simultanément

980

2

Aucun

B uniquement

72

3

T uniquement

B uniquement

1 011

Ces résultats obtenus 3 à 5 jours après la mise en culture
sont significatifs à 60 cellules sécrétrices d’anticorps près

QUESTION N°8

Quelles propositions peuvent être déduites de ces résultats de culture de lymphocytes dans une cellule de Marbrook ?

a)‘il existe une coopération cellulaire entre lymphocytes B et lymphocytes T

b)la coopération cellulaire développée entre lymphocytes B et T nécessite des contacts membranaires entre ces cellules

,• la coopération cellulaire développée entre lymphocytes B et T aboutit à la différenciation de lymphocytes en plasmocytes dans la chambre inférieure de la cellule de Marbrook

d)la coopération cellulaire développée entre lymphocytes B et T doit reposer sur la sécrétion de messagers chimiques solubles dans le milieu de culture

e)des messagers chimiques sécrétés et échangés sont capables d’activer la multiplication et la différenciation en plasmocytes de lymphocytes immunocompétents contre l’antigène Z

QUESTION N°9

Quelles propriétés concernant les lymphocytes peuvent être déduites de l’ensemble des données précédentes ?

a)des plasmocytes issus de la différenciation de lymphocytes sécrètent des anticorps circulants dirigés contre l’antigène Z

b)l’amplification clonale des lymphocytes à l’origine des plasmocytes sécréteurs d’anticorps nécessite une coopération cellulaire entre lymphocytes B et T

c)la culture de lymphocytes dans une cellule de Marbrook est adaptée à la démonstration de l’existence de coopération(s) cellulaire(s) dans le déroulement de la réponse immunitaire adaptative

d)les mêmes conclusions à propos des lymphocytes peuvent être déduites de l’expérience de Claman et de l’expérience de culture en cellule de Marbrook

e)les lymphocytes B sont à l’origine de la sécrétion d’interleukines nécessaires à la sécrétion d’anticorps circulants par des plasmocytes


QUESTION N°10

Quelles propositions s’appliquent au réflexe myotatique ?
C’est une réponse musculaire à une stimulation :

a)innée et présente chez tous les animaux

b)stéréotypée et participant au tonus musculaire

c)consécutive à un étirement passif musculo-tendineux

d)participant au maintien de la posture de l’organisme

e)mettant en jeu un grand nombre de synapses médullaires et cérébrales

QUESTION N°11

Quelles sont les propositions exactes concernant certaines structures biologiques impliquées dans la réalisation du réflexe myotatique ?

Ce réflexe

e)a pour point de départ la plaque motrice

b)a pour point de départ le fuseau neuromusculaire

c)fait intervenir une seule synapse médullaire entre un neurone sensitif et un motoneurone

d)aboutit à la contraction involontaire du muscle stimulé par un étirement passif

e)est associé au relâchement du muscle antagoniste stimulé par un étirement passif

QUESTION N°12

Quelles sont les propositions exactes concernant certaines structures biologiques impliquées dans la motricité volontaire ?

a)la moelle épinière participe à certaines manifestations de la motricité volontaire par l’intermédiaire de faisceaux de fibres nerveuses descendantes de la substance blanche

b)la moelle épinière participe à certaines manifestations de la motricité volontaire par l’intermédiaire de faisceaux de fibres nerveuses descendantes de la substance grise

c)la motricité volontaire nécessite l’activité de motoneurones médullaires dont les noyaux sont situés dans la racine rachidienne dorsale

cl) la motricité volontaire nécessite l’activité de motoneurones médullaires dont les noyaux sont situés dans la racine rachidienne ventrale

e)le nerf rachidien sciatique, qui participe à la motricité volontaire des membres inférieurs, est un nerf mixte

QUESTION N°13

Quelles sont les propositions exactes concernant la commande cérébrale de la motricité

volontaire ?

a)la commande des mouvements musculaires volontaires est sous la dépendance de certaines aires des hémisphères cérébraux

b)les aires motrices cérébrales commandent les mouvements musculaires volontaires via des faisceaux descendants de motoneurones localisés dans la substance blanche médullaire

c)les aires motrices sont uniquement localisées dans la partie corticale occipitale des hémisphères cérébraux

ci)l’homonculus moteur est une représentation cartographique qui associe à certaines parties du corps les surfaces de l’aire motrice cérébrale qui les commandent

e) les lésions des aires motrices d’un hémisphère cérébral affectent les mouvements musculaires volontaires controlatéraux

QUESTION N°14

Quelles sont les propositions exactes concernant le cortex des hémisphères cérébraux humains ?

a)il comporte différentes aires spécialisées, certaines dans les commandes musculaires volontaires, d’autres dans les perceptions somato-sensorielles

b)les aires corticales visuelles primaires sont situées plus dorsalement que les aires primaires de la motricité volontaire

o)les aires somato-sensorielles et motrices ne sont pas en relation neuronale

ci) les transmissions synaptiques entre les aires impliquées dans la motricité sont assurées uniquement par l’acétylcholine

e) toute lésion des aires sensorielles visuelles d’un hémisphère affecte les mouvements musculaires volontaires de 1 oeil controlatéral

QUESTION N°15

Quelles sont les propositions exactes concernant certaines structures visuelles humaines ?

a)la rétine comporte dans l’axe optique un point aveugle qui correspond à la zone de départ du nerf optique

b)le chiasma optique est une zone d’échange de fibres nerveuses et d’informations entre les deux yeux

o) le cristallin est une lentille optique vivante et indéformable constituée de cellules lamellaires focalisant toujours les images sur la rétine

d)le champ visuel diffère selon la longueur d’onde des radiations lumineuses perçues

e)la rétine contient, en particulier, des cellules en cône qui sont concentrées dans l’axe optique rétinien, et qui permettent la vision différenciée des couleurs

QUESTION N°16

Quelle est la caractéristique optique originale de l’oeil humain par rapport à un système photographique passif ?

:

a)comporte une lentille convergente

b)comporte une surface de projection des images

c)comporte un diaphragme capable de filtrer la quantité de lumière transmise

d)ne dévie pas le rayonnement lumineux confondu avec son axe optique

e)peut accommoder : modifier la convergence de la lentille qu’il contient

Pour les questions 17 et 18 on considère les données suivantes :

QUESTION N°17
Quelles sont les propositions exactes concernant l’hérédité familiale de cette neuropathie optique ? L’allèle mutant responsable de cette anomalie présente le plus probablement :

a)une expression phénotypique dominante

b)une expression phénotypique récessive

c)un mode de transmission autosomal

d)un mode de transmission gonosomal

e)une localisation sur la portion du chromosome X qui n’a pas d’équivalent homologue sur Y

QUESTION N°18

Quelle est la probabilité que le foetus soit porteur de !’allèle déficient relatif à cette forme de neuropathie optique familiale ?

a)

0

b)

1/4

c)

1/3

d)

1/2

e)

3/4

QUESTION N°19

Quelles sont les propositions exactes concernant l’acquisition du phénotype sexuel chez l’Homme en conditions physiologiques ?

a)l’organisation de l’appareil génital de l’embryon est indifférenciée jusqu’à la fin du premier mois de sa vie intra utérine

b)l’appareil génital embryonnaire est initialement de type féminin avant de se différencier éventuellement vers un type masculin sous l’influence d’hormones masculinisantes

c)les gonades de l’embryon se différencient à partir de la fin du deuxième mois de sa vie intra utérine

d)la différenciation sexuelle des gonades embryonnaires est antérieure à la différenciation des voies génitales de l’embryon

e)l’appareil génital n’est définitivement différencié qu’à la naissance
QUESTION N°20

Quelles sont les propositions exactes concernant la protéine TDF (facteur de différenciation testiculaire), dans le cadre de l’acquisition du phénotype sexuel chez l’Homme en conditions physiologiques ?

a)en l’absence de protéine TDF, l’embryon puis le foetus conservera des gonades indifférenciées sexuellement

b)la protéine TDF est sécrétée par les testicules du foetus

c)chez l’embryon féminin, les canaux de Wolff régressent sous l’action de la protéine TDF

d)la protéine TDF n’exerce pas d’influence sur la régression des canaux de Müller chez l’embryon masculin

e)la sécrétion de la protéine TDF est déterminée génétiquement chez l’embryon masculin .

Questions 21 à 40