Lille 1997

Concours Orthophonie Lille 1997

Sujet d’Etude de Texte Littéraire

Introduction: La méthodologie du concours d’orthophoniste comprend cinq principaux axes:

Le résumé de texte
La discussion
La dissertation
La synthèse de documents
Le commentaire de texte

Il aura fallu les déconvenues suscitées par la transmission « en direct » de la révolution roumaine pour que la plupart des médiateurs redécouvrent les problèmes des médias. C’est vrai qu’on est tombé de haut. On avait cru vivre une révolution en direct. Il était fascinant de se persuader que l’on était en présence de l’une des merveilles technologies de l’an 2000. Pour tous, le don d’ubiquité. Pour chacun, l’action révolutionnaire par procuration. Pour quelques uns : une possibilité de vivre sinon de faire l’histoire en recevant chez soi, à domicile, une succession d’images. La vérité vient en personne vous rendre visite, elle s’offre à vous, dans la brutale splendeur de sa nudité. Miracle. Plus de questions à se poser sur le savoir d’un journalisme. Plus de regroupements ni de vérifications à faire pour chercher une vérité. Plus de recoupements ni de vérifications à faire pour chercher une vérité. Plus de jugement à élaborer dans l’intimité de sa conscience. Ce face-à-face avec ce qui se présente comme l’authentique et l’irréfutable c’est, soudain, la panacée.

Ne revenons pas sur le procès, tragique pantalonnade, de Ceausescu. Ni sur les faux charniers et les cadavres préfabriqués. Tout a été dit. Pourtant l’illustration la plus simple et la lus forte de notre propos tient dans une autre image. Au cours d’une manifestation destinée à faire respecter les droits de la minorité hongroise de Roumanie, des échauffourées se produisent avec des civils roumains. Pour les séparer, un peu tard, arrive la police roumaine. Mais le présentateur (ce n’est pas un Français) nous fait comprendre que les policiers ne sont pas neutres. Ils ont envie de « casser du bougnoul hongrois ». Et l’on voit en effet un policier s’acharner, le matraquant à mort, sur un manifestant. Comment douter du racisme antihongrois de ces Roumains ? Comment réfuter l’image qu’on a devant les yeux ? Seulement voilà. On va apprendre quelques heures plus tard que la victime était elle même roumaine. Terrible démystification. Mais insistons. Jusqu’où va-t-elle ? Peut-elle triompher de l’émotion ressentie quand on se trompait sous le choc ? La rectification paraît bien grise, abstraite et d’ailleurs tardive pour effacer l’intensité et la couleur de l’image aussi forte qu’elle était trompeuse. Que reste-t-il dans l’esprit ? Le massacre d’un Hongrois par un Roumain, pour la plupart : « Car en somme on a bien vu le massacre ». Quant aux autres, ceux que la réalité a déniaisés, ils ne croient plus à rien. Pour un certain temps. Ils ont découvert que l’image venait d’une caméra, de l’objectif d’une caméra, et que rien n’était plus subjectif que cet objectif. La caméra, c’est le caméraman. On le savait ? Vous le saviez ? Bien sûr. C’était évident. Jurez-moi cependant que devant une image forte vous pensez qu’il y a un homme qui la capte.

Dans l’analyse des causes de cette intoxication (évidemment involontaire de la part des télévisions occidentales), nos confrères ont trouvé le fiévreux désir habituel chez tout homme de presse d’avoir le maximum d’informations sur le sujet le plus « chaud » ; la crainte de se laisser « brûler » par d’autres concurrents que l’on avait déjà montrés en exemple ; le crédit aveugle que l’on faisait aux protagonistes de la révolution roumaine dont on oubliait qu’ils se livraient, surtout dans les premiers jours, à une véritable guerre psychologique et qui justifie toutes les manipulations ; un défaut de « background historique et sociologique sur le pays ». A propos de la dernière image, le rédacteur en chef avoue très honnêtement que les raisonnements ont trop vite fonctionné. Les Roumains aiment-ils les Hongrois ? Sans aucun doute. Un Roumain ? C’est moins, probable. Oui, décidément, cela va très vite. Souvent, d’ailleurs, l’erreur va plus vite que la vérité.

Il est question ici de la télévision et il n’est question que d’elle. Pas de la presse écrite ni même radiophonique. Pourquoi ? Ce n’est évidemment pas par désir d’innocenter ou de blanchir qui que ce soit parmi ceux qui écrivent ou qui parlent. Je suis prêt à instruire le procès des miens, je l’ai fait d’ailleurs, et le dossier est lourd. Mais c’est un autre problème, tout autre dans la nature comme dans le degré. C’est en effet par abus de langage, je dirais même par imposture sémantique , que l’on parle de la presse à la fois pour celle qui est écrite et pour celle de l’audiovisuel. La différence entre l’image et les mots, entre l’utilisation des uns et des autres, entre la circulation des images et celle des idées, entre le fait de lire et celui de voir et entendre, surtout de voir, cette différence est si radicale, si intense dans le degré, si essentielle dans la nature, que l’on a affaire à des concepts parfois antinomiques que seuls réunissent des usages jadis commodes et aujourd’hui pernicieux. Disons déjà qu’en particulier tout ce qui a été étudié depuis la révolution sur la libre circulation des idées devrait être révisé quand il s’agit de la libre-circulation des images. N’importe quel caméraman, monteur, mais bien plus encore n’importe quel présentateur dispose désormais d’une capacité de familiarité avec la nation, d’intimité avec les citoyens dans leur foyer, d’une notoriété sociale, et d’une ascendance intellectuelle qui ne peuvent évidemment qu’être rarement en rapport avec les facultés les meilleurs, des plus cultivés, des plus brillants. C’est le mot de Bernard Pivot : « Parfois je pense que je descendais les champs-Elysées entre Lévi-Strauss et Marguerite Yourcenar, c’est moi qu’on saluerait et j’en ai honte ». C’est un mot qui fait honneur au présentateur d’Apostrophes. Mais la tâche lui est, en somme, facilitée par le fait qu’il y a consensus sur la gloire et le mérite des grands écrivains.

Toutes ces observations, qui deviennent aujourd’hui litaniques et auxquelles on ne peut échapper dès qu’il s’agit de réfléchir sur la communication, paraîtraient moins banales si l’on s’intéressait à l’historique comme à la philosophie de l’image, c’est-à-dire de la représentation. L’université de Georgetown, à Washington, m’a fourni l’occasion de me plonger dans des textes bien anciens et des débats qu’on croyait poussiéreux. A ceux que cela intéresse, je signale outre la trop connue mais indispensable Galaxie Gutenberg de Mc Luhan, l’étude de Fulchignoni, La civilisation de l’image, et l’un des chapitres contenus dans la fresque de Leroi-Gourhan Le Geste et la Parole. Vous saurez tout alors sur la querelle des images à Byzance, au VIIIe siècle, puis au XIIe siècle pendant l’hérésie cathare, et enfin au XVe pendant la Réforme. A l’origine, la fonction de l’image est de restituer un lien magique entre l’homme et l’objet, l’animal ou le dieu représenté. Ce lien va rapidement se transformer en culte et c’est ce culte qui suscitera l’interdiction de Dieu adressée aux Hébreux pendant l’Exode : « Tu ne te prosterneras point devant elles (les images) et tu ne les serviras point ». On rapporte que bien des païens refusèrent de se convertir au christianisme parce qu’ils étaient idolâtres et que les premiers chrétiens observaient les commandements de Moïse. Mais les tolérances arrivèrent, les conversions eurent lieu et aussi la renaissance de l’idolâtrie. Il n’y avait plus que les Juifs et les Musulmans pour rester fidèles aux interdits. Probablement influencés par eux, l’empereur Léon III fit la guerre aux images vers le début du VIIIe siècle. Il fallut attendre le second concile de Nicée, à la fin de ce VIIIe siècle, pour qu’on distingue entre vénération de certaines images recommandées et l’adoration de certaines images proscrites. L’explosion iconoclaste la plus célèbre a eu lieu à tournai où la révolte dite des Gueux mit à sac les églises, les statuts, les reliques, les retables. Il fallut attendre le concile de la contre-Réforme, celui de Trente, au milieu du XVIe siècle, pour que les artistes puissent savoir ce qui était autorisé et ce qui était interdit. En fait, la plus grande négation de l’image surviendra dans les temps modernes avec l’art abstrait, mais ce développement nous entraînerait trop loin.

Ce rappel n’était pas inutile pour montrer que l’image n’a jamais été conçue, et ce depuis qu’elle existe, comme innocente, indifférente, neutre ou indolore. Sans doute ce qui a été dit et pensé sur l’image fixe, enfermée d’abord dans une icône toute garnie d’or pour donner de la lumière aux églises, puis dans des statuettes, puis dans des fresques murales, enfin dans des tableaux, seratrès différent des réflexions que vont susciter l’image en mouvement, le cinéma (le roman- photo et la bande dessinée qui l’imitent) et la télévision, nous sommes retournés de la vénération à la magie. Toutes les conditions sont d’ailleurs réunies pour créer la léthargie, l’hypnose, c’est-à-dire la passivité, la séduction et l’accueil. Il y a dans la contemplation d’une image fixe, et plus encore dans la lecture, une participation active qui peut se transformer e un dialogue d’égaux. Mais l’image mouvante imite la vie, happe et capte la vie du spectateur, installe un dénivellement où cette image-cinéma occupe un niveau supérieur. Il y a ainsi un distributeur haut placé (de vie ou de sacré) et un récepteur en contrebas qui se consente de recueillir et d’absorber. Autrement dit, toutes les civilisations qui tiraient leur fierté d’être les « civilisations du livre » risquent fort, même elles, de se fondre dans la civilisation de l’image. Mais surtout, on voit bien que l’information par l’image ne saurait être la même que l’information par la parole ou par l’écrit.

Et il est temps maintenant d’ajouter que cette révolution technique en a entraîné une autre, ou du moins, si l’on y tient, a été accompagnée par une autre. Laquelle ? Celle qui est née de la conjonction des coûts gigantesques de la technologie ; des prodigieuses incidences de la télématique ; et enfin de la mise en service de ces deux derniers phénomènes au succès des techniques de sondage, d’enquêtes d’opinions, d’études de marché, et bien sûr, de la publicité. C’est ce qu’on appelle la communication et c’est elle qui définit la surinformation, notre désinformation, ou tout simplement parfois, cela arrive, notre information. Sous le vocable optimiste, convivial et mystificateur de communication, on trouve désormais dans chaque journal une page spécialisée qui contient : un bulletin de santé sur les finances des groupes de presse ; les OPA éventuelles de l’un de ces groupes sur une station de radio ou une chaîne de télévision, ou sur un autre groupe de presse ; la chronique mondaine de la réussite ; en fin last but not least, et fait essentiel, l’essor de la publicité. On va revenir sur la « pub », vous pensez bien. Mais déjà, je veux noter que la philosophie implicite de toutes ces pages « communication » dans les médias peut être ainsi résumée-et il faut l’inscrire en lettres d’or puisqu’elle est dissimulée : l’information est une marchandise comme les autres. C’est essentiel de le savoir. C’est non moins essentiel de réfléchir à ce que cela signifie.

On a oublié en effet que, jusqu’à maintenant, en fait in n’y a pas si longtemps, quelques années à peine, l’information constituait un service public, et le traitement de l’information relevait de la compétence mais aussi de la pédagogie. C’était plus et autre chose qu’une marchandise. Pourquoi ? Parce qu’elle répondait au besoin et à la nécessité de savoir, de connaître et d’utiliser. Comme la météo pour les marins. Sans doute se proposait-on de vendre cette information. Sans doute devrait-on pour cela susciter une motivation d’achat. Sans doute après avoir recensé la demande, fallait-il être en mesure de proposer une offre qui fut la première et la plus attirante sur le marché où se produisaient les concurrents. Sans doute. Mais il y avait autre chose dans la mesure où l’on pouvait et où l’on devait dépasser les besoins économiques en période d’urgence, par exemple. Et il y avait plus dans la mesure où toujours en choisissant l’exemple de l’urgence, il fallait prévenir l’information de la manipulation même si on était sûr de pouvoir vendre de l’information manipulée. Autrement dit, ce capitalisme –là était supposé devoir être plus régulier que les autres marchandises. Or encore une fois, la communication désigne-aussi et surtout-le fait qu’une information devient une marchandise comme les autres.

Le dernier avatar du phénomène publicitaire a joué un rôle majeur. C’est en 1836 qu’Emile de Girardin découvre qu’on ne peut faire un journal à grand tirage sans faire appel à la publicité. Mais l’irruption massive dans le chiffre d’affaires d’une entreprise de presse des ressources publicitaires est très récent et elle a tout changé. A vrai dire, la considération à l’égard de la publicité a suivi le même chemin que le regard porté sur l’argent. C’est-à-dire qu’elle est devenue très accommodante. Certains organes de presse dépassent parfois les 75 % de recettes publicitaires. A la limite, ils pourraient être distribués gratuitement.

Qu’y a-t-il de nouveau dans la publicité ? Les études de marché. Qu’est-ce à dire ? Avant tout, les sondages. Ce sont les instituts de sondages qui font le marketing ? Qu’est-ce que le marketing ? C’est l’étude la plus sophistiquée possible des besoins de plus en plus affinés du plus grand nombre de lecteurs en un point donné pour pouvoir adapter au marché ainsi « ciblé » le meilleur produit, la production la mieux adaptée, l’information-brève, insolite, brutale et colorée-la plus efficace. Ce sont les méthodes publicitaires qui feront découvrir les critères de jugement qui serviront ensuite à juger non pas seulement de la pub, mais la qualité des articles. Après quoi, le concepteur, l’annonceur et l’acheteur d’espace exigeront que leur pub soit placée près de l’article le mieux fabriquée et, si l’on va jusqu’au bout de cette logique, peuvent finir par imposer qu’il n’y ait plus que des articles fabriqués selon cette nouvelle programmation. Pour la télévision, c’est grave. C’est vital. Car si on entretient les rédacteurs, les présentateurs, dans l’idée que tout se vend donc que tout se vaut, on voit très bien pourquoi, à certaines époques, on a l’impression que plus on communique et moins on est informé.

La liberté de la presse, l’exercice de cette liberté ont parcouru des chemins difficiles, remplis de servitudes et de grandeurs, qui sont ceux de la civilisation libérale. Pour s’affirmer, il leur a fallu lutter d’abord contre l’autorité de l’Eglise et de l’Etat. Pour prospérer, il leur a fallu faire l’expérience de la dépendance à l’égard du pouvoir financier et des féodalités industrielles. Pour survivre, il leur faudra prendre en compte les données de la technologie et de la psychologie des besoins. Mais, en dernier recours, l’homme de presse, qu’il soit propriétaire d’un journal, patron d’une rédaction ou simple journaliste, demeure toujours, et je dirais plus que jamais (en fait bien plus), essentiel. Il est naïf et voué à la disparition matérielle ou à la confidentialité s’il a la présomption de négliger les facteurs dont j’ai souligné la pesanteur. En revanche, il devient cynique et il est voué à une disparition éthique mais aussi intellectuelle s’il ne trouve pas en lui la force de résister, en même temps et à tout moment à l’Etat, aux pouvoirs, aux industriels et à cette publicité baptisée « communication ». Il lui faut l’imagination du conquérant moderne et l’exigence démocratique du pédagogue. Cela relève de la gageure, mais sans cette gageure, qui tourne le dos à la philosophie de l’information conçue comme une « marchandise comme les autres », ce métier perdrait tout son sens et on pourrait conclure avec Balzac que, si la liberté de la presse n’existait pas, il faudrait surtout ne pas l’inventer.

Jean Daniel

Question 1 : Dans la deuxième partie du texte qui commence à « Toutes ces observations… », Jean Daniel développe une réflexion sur le rapport communication-Information. Vous repérerez les idées fondamentales, et résumerez son propos en 10 lignes.

Question 2 : Définissez : Ubiquité, Féodalités industrielles, Une disparition éthique, Ascendance intellectuelle.

Question 3 : Quel titre vous semble le mieux convenir à cet article ?

  1. La civilisation de l’image
  2. De Gutenberg à Mac Luhan
  3. Plus on communique moins on est informé
  4. Publicité-danger
  5. L’information-marchandise

    Question 4 : Dans l’expression « Une icône toute garnie d’or », quelle est la nature grammaticale de « toute » ?: a. Adjectif qualificatif/b. Adjectif indéfini/ C. Pronom/ d. Adverbe.

    Question 5 : Dans le texte, le mot image(s) apparaît : a. 12 fois/ b. 28 fois/ c. 18 fois /d. 38 fois / e. 8 fois.

    Question 6 : La révolte dite des Gueux se passe en : a. Roumanie /b. Italie/c. Belgique /d. Hongrie.

    Question 7 : Jean Daniel cite 5 attitudes possibles devant la télévision. Numérotez de 1 à 5 de l’attitude la moins active à la plus engagée.

    Séduction- Accueil- Léthargie- Hypnose- Passivité

    Question 8 : Que signifie l’abréviation OPA ?

Corrigé Lille 97

1 . Résumé : Les images, qui visaient naturellement à créer un lien entre l’homme et son dieu, furent tantôt adulées et vénérées, tantôt décriées et proscrites en raison de leur risque de manipulation. Ce danger est d’ailleurs accru par la mise en mouvement des images, endormant la conscience, la vigilance et l’esprit critique du spectateur. A cette révolution s’ajoute le développement excessif de la communication : l’information, autrefois outil pédagogique et protégé devient une marchandise. Ainsi, les médias sont envahis par les messages publicitaires, sources principales de leur revenu. Afin de défendre la liberté de presse menacée, j’affirmerais que le journaliste doit d’une part combattre l’influence des pouvoirs et de la publicité et, d’autre part, faire preuve de pédagogie.

2. Définitions :

Ubiquité : C’est la faculté d’être présent en plusieurs lieux à la fois. La télévision nous permettrait ainsi d’être témoins des évènements quel que soit le lieu où ils se déroulent.

Les féodalités industrielles correspondent aux structures dont dépendait financièrement la presse et qui entravaient son essor économique.

Une disparition éthique signifie la fin du caractère moral de l’information, réduite à une simple marchandise.

L’ascendance intellectuelle désigne l’influence qu’exercent ceux qui travaillent à la télévision sur l’esprit et l’opinion des spectateurs.

2. Les images, à l’origine destinées à créer un lien entre les païens et leurs dieux, sont progressivement devenues des objets de culte vénérés et idolâtrés. Aujourd’hui, la mise en mouvement des images au cinéma et à la télévision rétablit le lien magique et mystérieux, les spectateurs sont hypnotisés, envoûtés et passifs devant leurs écrans.

3. Selon Jean Daniel, l’information est devenue une marchandise comme les autres dans la mesure où ce service autrefois public, à visée informative et pédagogique, ne répond plus qu’aux impératifs économiques. La vente de l’information a perdu son caractère éthique. Par ailleurs, la nécessité d’informer est désormais secondaire face à l’invasion de la publicité dans les médias qui engendre d’importantes entrées d’argent.

4. la civilisation de l’image

5.dans l’expression « une icône t

oute garnie d’or », la nature grammaticale de ‘toute’ est adverbe quand il a le sens de ‘totalement’, ‘entièrement’.

‘Tout’ est pronom quand il remplace un nom. Il est adjectif indéfini quand, placé devant un nom, il a le sens de ‘chaque’, ‘n’importe quel’ ; il est adjectif qualificatif quand il se rapporte à un nom ou à un pronom et a le sens de ‘entier’ ou ‘seul’

6. le mot image(s) apparaît :28 fois

7. La révolte des Gueux se passe en Belgique.

8. Léthargie, hypnose, passivité, accueil, séduction.

9. Offre publique d’achat. C’est l’offre que fait une sociétéqui annonce son intention d’acquérir une partie d’une autre société.

Concours d’orthophoniste Lille 1997
QCM d’orthographe.


Pour chaque question, mettez la lettre A si vous considérez que le mot est bien écrit, la lettre B, s’il contient une faute d’orthographe.

Question 1 : drôlatique
Question 2 : symptômatique
Question 3 : une encâblure
Question 4 : un chaînon
Question 5 : un coût
Question 6 : un îlot
Question 7 : un câblage
Question 8 : iconique
Question 9 : le gîte
Question 10 : endêver

Cochez la lettre correspondant au mot bien orthographié (A ou B)

Question 11 :
A- combatu B- combattu

Question 12 :
A- aligator B- alligator

Question 13 :
A- Un atermoiement B- Un attermoiement

Question 14 :
A- pilule B- pillule

Question 15 :
A- rayonement B- rayonnement

Question 16 :
A- déshonorer B- déshonnorer

Question 17 :
A- Illusioniste B- illusionniste

Question 18 :
A- enamouré B- ennamouré

Question 19 :
A- combattif B- combatif

Question 20 :
A- abbatial B- abatial

Question 21 :
A- assymétrique B- asymétrique

Question 22 :
A- l’imbécilité B- l’imbécillité

Question 23 :
A- le carisme B- le charisme

Question 24 :
A- la synonymie B- la synonimie

Question 25 :
A- un chariot B- un charriot

Question 26 :
A- l’eccéité B- l’eceité

Question 27 :
A- ségrégationiste B- ségrégationniste

Question 28 :
A- le plein-chant B- le plain-chant.

Question 29 :
A- Une echymose B- Une ecchymose

Question 30 :
A- à résipiscence B- à récipiscence

Cochez la lettre correspondant au mot dont le genre est respecté

Question 31 :
A- un apogée B- une apogée

Question 32 :
A- un escarre B- une escarre

Question 33 :
A- un épître B- une épître

Question 34 :
A- un astérisque B- une astérisque

Question 35 :
A- un dragée B- une dragée

Cochez la lettre “A” si vous ne relevez aucune faute dans la phrase, la lettre “B” si vous relevez 1 faute, la lettre “C” si vous relevez deux fautes, la lettre “D” si vous relevez 3 fautes, la lettre “E” si vous relevez 4 fautes ou plus.

Question 51 :
-Il eut gagné des mille et des cent si il eut été capable d’écouter ses conseils.

Question 52 :
– Elle est restée toute ébahi et n’a su que faire tant la situation lui semblait incohérrente.

Question 53 :
– Il se trouvait à cent lieux de la ville où ils avaient décidés de se retrouver.

Question 54 :
– Il insista longtemps, jusqu’à ce qu’il se décida à les accompagner dans sa vieille cariole

Question 55 :
– ils se sont disputés, lancés des épithètes fleuris, puis se sont enfin parlés et réconciliés.

Question 56 :
Leurs réunions de travail se terminent souvent par des agappes bien arrosés.

Question 57 :
Quel ne fût pas sa joie lorsqu’il la vit arriver

Question 58 :
-Que de problèmes ont-ils dû résoudre pour atteindre leur but.

Question 59 :
-Je vous saurais gré de bien vouloir m’informer si ce sacripan renouvelle ses remarques.

Question 60 :
-résouds ce problème et donnes moi la solution.

Corrigé concours orthophoniste Lille 1997

Question 1 :B (drolatique)
Question 2 : B (symptomatique)
Question 3 : B (encablure)
Question 4 :A
Question 5 : A
Question 6 :A
Question 7 : A
Question 8 : A (En langage informatique, il est possible de dire “un” ou “une” “icone” ou “icône”.)
Question 9 : A
Question 10 :A
Question 11 :B
Question 12 : B
Question 13 :A
Question 14 :A
Question 15 : B
Question 16 : A
Question 17 :B
Question 18 : A (énamourer est valable également)
Question 19 : B
Question 20 :A
Question 21 : B
Question 22 : B
Question 23 :B
Question 24 : A
Question 25 : A
Question 26 :A
Question 27 : B
Question 28 : B (synonyme de chant grégorien)
Question 29 : B
Question 30 : A
Question 31 : A
Question 32 :B
Question 33 : B
Question 34 : A
Question 35 : B
Question 51 : D (cents, s’il, eût)
Question 52 : D (tout, ébahie, incohérente)
Question 53 : C (lieues, décidé)
Question 54 : B (il se décidât,carriole)
Question 55 : D (lancé, fleuries, parlé )
Question 56 : C (agapes, arrosées )
Question 57 : C (quelle, fut)
Question 58 : A
Question 59 : B (sacripant)
Question 60 : C (résous, donne)

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