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Epreuve de Culture Générale Ifsi de la Rochelle Situation professionnelle n 1 « Ne pas lâcher », « ne pas s’épuiser ». Autant d’injonctions que se formulent à eux-mêmes les soignants quand la charge de travail se fait lourde. Quel soutien l’équipe peut-elle procurer à ses membres ? L’équipe représente un groupe de personnes réunies pour accomplir ensemble un travail commun. L’équipe soignante se compose de nombreux professionnels aux qualifications et compétences diverses. Tous collaborent à la réalisation d’un projet de soins commun, chacun jouant un rôle spécifique mais complémentaire de celui des autres intervenants. Du fonctionnement de cette équipe va dépendre en grande partie la qualité des soins apportés aux patients, l’atmosphère générale du service et le plaisir au travail. Dans un service, la cohésion de l’équipe se manifeste par l’entraide entre ses membres et ce que l’on nomme l’esprit d’équipe. Les efforts et les actions, mais aussi les connaissances sont mises en commun. Le désir de participer à un travail en commun est plus important que la réalisation de ses propres souhaits. La formule « le tout est supérieur à la somme de ses parties » prend tout son sens dans le travail d’équipe. Le partage des informations est un élément très important du fonctionnement fluide de l’équipe et de l’implication de chacun. En effet, il est difficile de participer pleinement à une action, qu’il s’agisse d’un soin ou d’une réunion, si toutes les informations disponibles ne sont pas connues de tous. Or ne pas se sentir « mis sur la touche » participe fortement à l’engagement dans une équipe. La cohérence entre les membres est l’autre point de référence qui fonde l’équipe. Rappelons que la cohérence est « le rapport logique, l’absence de contradiction dans l’enchaînement des parties d’un tout ». Appliquée au travail soignant, la notion de cohérence rend compte d’une façon commune d’envisager le soin. Elle est issue de la rencontre d’avis différents. Chaque membre d’une équipe a sa formation spécifique et sa sensibilité propre. La non-contradiction dans les façons de dire et de faire peut être assurée seulement si le sens du soin a pu être discuté en équipe. L’adhésion de surface ne résistera pas à la pratique de terrain. D’où l’importance du rôle pédagogique du médecin et/ou du cadre de santé pour expliquer en quoi une décision est thérapeutique. L’équipe pourra s’approprier la marche à suivre et, de surcroît, élargir ses compétences. Contre l’épuisement professionnel, la transmission de savoirs est une véritable ressource. Quand le sens est partagé par l’ensemble de l’équipe, la cohérence du travail d’équipe existe de fait. « Passer la main » peut être tout autant négatif que positif. Quand ils ne savent plus comment « s’y prendre » avec un patient, les soignants peuvent adopter plusieurs comportements, dont le rejet du patient, considéré par tous comme un travail de mauvaise qualité, y compris par celui qui rejette le patient. Le soignant peut aussi demander de l’aide aux collègues pour qu’ils prennent le relais. Ainsi, le patient ne devient pas la victime des difficultés passagères de ce membre de l’équipe. Cela suppose que chacun fasse confiance aux autres soignants pour ne pas le juger mais l’aider. Dans de nombreux services où le travail est très éprouvant, faire une pause dans la relation avec le patient permet de considérer celle-ci différemment. C’est le cas notamment en service de réanimation ou en psychiatrie. Le premier bénéficiaire d’une équipe soudée est le patient car non seulement il est mieux soigné mais il est sécurisé par un discours cohérent. Les soignants ont évidemment eux aussi un bénéfice à trouver du sens à leurs actions. Michèle Guimelchain-Bonnet, L’Aide-soignante, n° 123, janvier 2011 QUESTION Dégagez les idées principales de ce texte en les reformulant et en les explicitant, en lien avec votre expérience professionnelle. Quatre idées sont attendues. (10 points : 8 points sur le fond + 2 points sur la forme) Situation professionnelle n 2 Aujourd’hui, les établissements de soins pour personnes âgées sont emprisonnés dans une injonction paradoxale, à la fois missionnés pour respecter les droits et libertés fondamentaux des résidents, et assujettis à une obligation de même niveau de garantir la sécurité des personnes. On constate, par ailleurs, que le risque de la judiciarisation, dérive actuelle de notre société, relève plus souvent du fantasme : en effet, très peu de familles portent plainte, peu de cas ont fait jurisprudence dans ce domaine. Cette injonction paradoxale, entre sécurité et restriction des libertés, met les équipes en souffrance parce qu’elle est difficile à gérer au quotidien. La réglementation va dans le sens d’une surprotection. La tendance est plutôt à surprotéger, donc à enfermer, à pratiquer des contentions plus ou moins maîtrisées. Puisque là aussi, en matière de contention, les droits fondamentaux des personnes ne sont pas respectés ; on a alerté la Haute Autorité de santé sur le sujet : la contention est d’abord un acte qui doit être médicalement prescrit, et qui doit l’être pour une durée déterminée, la plus courte possible et perpétuellement réévaluée… Autre exemple éclairant, la pose de barrières sur un lit : ce dispositif peut apparaître, d’une part, comme un bon réflexe puisqu’il constitue une prévention des chutes. Mais si vous vous mettez dans la peau d’une personne qui n’a pratiquement plus de mobilité et qui sait pertinemment qu’elle ne sortira plus de son lit sans assistance, vous comprendrez qu’elle peut avoir la sensation d’être mise en cage… Les barrières ne sont, d’autre part, pas toujours justifiées pour les personnes qui ont de graves troubles du comportement. Car c’est la confrontation à cette situation d’enfermement qui va leur faire développer une énergie parfois phénoménale pour s’extraire de ce lit à barrières de manière incompréhensible… et la chute est alors encore plus redoutable. Certaines attitudes « sécuritaires » des professionnels sont encouragées par les familles ultra-protectrices, protestant auprès des équipes si celles-ci laissent leur parent déambuler, demandant la pose de barrières au lit, au nom des meilleures intentions … Lorsque la personne est placée en établissement, les familles, pour compenser leur propre culpabilité, peuvent demander une protection accrue de leur parent. L’institution, par nature réductrice, a tendance à vouloir homogénéiser les comportements et les attitudes, au risque, d’ailleurs, d’être maltraitante par excès de protection et de sécurité… Il faut expliquer aux familles que la maison de retraite médicalisée la mieux organisée ne peut pas tout assurer ni tout garantir… Un mythe, ce fantasme d’une société sans risque, conduit à réclamer pour les siens un environnement sécurisé. Cela part des meilleures intentions mais finit par créer un enfer où les libertés et droits ne sont plus vraiment respectés. Interview d’Alain Villez, Infirmière magazine, n° 285, 15 septembre 2011 QUESTION 1-Après avoir dégagé la problématique évoquée dans ce texte, argumentez votre avis en vous appuyant sur votre expérience professionnelle. ( IO points : 8 points sur le fond + 2 points sur la forme) Situation professionnelle n° 3 Vous travaillez comme aide-soignant(e) dans un service de long séjour qui compte 80 patients, et vous devez faire la commande de boissons pour une semaine (7 jours). Boissons fraîches : l’eau est livrée en bonbonnes de 5 L, et servie aux patients en carafes de 1,25 litre. Le jus de fruits est livré en bouteilles de 1,5L. QUESTIONS 1-Chaque patient boit 125 cL d’eau par jour. Calculez combien de bonbonnes vous devez commander, en prévoyant une marge de 15 % supplémentaire. 2-Chaque patient boit 3 verres de 150 cm3 de jus de fruits par jour. Calculez combien de bouteilles vous devez commander, en prévoyant une marge de 5 % supplémentaire. 3-Le temps moyen pour servir un jus de fruits est de 20 secondes par résident. Quel est le temps total consacré à cette activité pour la semaine ? (Résultat exprimé en heures et minutes) Boissons chaudes : les boissons chaudes sont servies 2 fois par jour aux patients : * 40 % des patients prennent du café ; * 35 % des patients prennent du chocolat ; * 25 % des patients prennent du thé. Vous avez en stock : *10 boîtes de 50 sachets de café ; *10 boîtes de 40 sachets de chocolat , * 5 boîtes de 50 sachets de thé. Il faut prévoir une commande de 5 % supplémentaire par produit. QUESTIONS 4-Avez-vous suffisamment de réserve de boissons chaudes ? Détaillez votre réponse. Si non, combien faut-il commander de boîtes, et de quel produit ? 5-Le temps moyen pour servir une boisson chaude est de 24 secondes par résident. Quel est le temps total consacré à cette activité pour la semaine ? (Résultat exprimé en heures et minutes) Faites apparaître votre raisonnement dans vos réponses ( 1 0 points) |