Culture générale 2009 – Chalon sur Saône |
La guerre des générations aura-t-elle lieu ?Georgette est une arrière grand-mère heureuse. Elle berce son arrière petit-fils Thomas dans ses bras. Elle, elle a connu les débuts du cinéma, lui il naît avec une souris d’ordinateur au bout des doigts. Plusieurs générations les séparent. Avec l’allongement de l’espérance de vie, cet exemple n’a rien d’exceptionnel. Aujourd’hui, les familles se composent de quatre générations. Mais il ne semble pas facile de vivre ensemble. De la transmission de la mémoire au financement des retraites, les incertitudes sont nombreuses. Anne-Lise Ravenieau – Sciences Humaines- mai 2008 Question 1: Entre certains séniors qui jouissent d’une retraite dorée et des jeunes qui galèrent…, les inégalités entre les âges risquent-elles de créer une fracture ? Vous donnerez votre avis et justifierez votre réponse à l’aide de 3 arguments pertinents. |
Dans un PMU : « tous les mois, je me dis : j’arrête ? Mais j’arrête jamais »Mohamed M. , 61 ans, est un homme de principes. Pendant le ramadan, ce mécanicien à la retraite à continué de parier sur les chevaux du PMU, mais il confie s’être abstenu de jouer aux jeux de grattage de la Française des Jeux pour ne pas être en contradiction avec la religion. Le reste de l’année, cet habitué du Gambetta, un bar-PMU de Chelles (Seine-et-Marne), pratique volontiers le Rapido et le Millionnaire : Luc Bronner – Le Monde.fr-26 décembre 2007 Question 2: Après avoir donné une définition de l’addiction, expliquez quels sont les effets de l’addiction aux jeux. |
Les inégalités, une menace pour la santéLes inégalités sanitaires, économiques, politiques ou d’accès à l’éducation ont en effet augmenté de manière spectaculaire durant les vingt dernières années. L’écart entre les 20% les plus riches et les 20% les plus pauvres serait passé de 1/30 vers 1950 à 1/78 à la fin des années 90. Cette pauvreté qui s’accompagne souvent de précarité et de vulnérabilité, constitue une menace pour la santé. Au-delà de cette approche classique de l’impact des inégalités sur la santé naît aussi l’idée que l’inégalité serait en quelque sorte elle-même pathologique. L’inégalité affecterait non seulement la santé des pauvres, mais aussi celle des riches, par le stress et les comportements agressifs et violents qu’elle induit, dans le contexte d’une société de consommation que certains jugent provocante, marquée par une culture de la peur. Pour témoin cette inégalité pathogène, les analystes prennent la coexistence de la sous-consommation et de la surconsommation, de la malnutrition par excès et par défaut. Question 3: Pourquoi, selon vous, une société où les inégalités s’accentuent engendre-t-elle de la violence et de la peur ? Rédigez votre réponse argumentée en une vingtaine de lignes maximum. |
Si nous mettions nos poubelles au régime ?Le volume de déchets a été multiplié par 2 en quarante ans. La collecte des traitements des déchets à doublé depuis 15 ans. Sébastien Jensonny – Ouest-France – novembre 2008 |
Le sidaEn France, 120000 personnes sont séropositives, selon une estimation de 2006. Mais un tiers d’entre elles ne savent pas qu’elles sont contaminées et ne prennent donc pas de précautions indispensables. 25 ans après l’apparition du sida, les messages de prévention et de dépistage doivent être répétés. Encore et encore … Les ados d’aujourd’hui ne sont pas de la , comme on le disait des jeunes des années 80-90. Le préservatif n’est plus un tabou pour eux. D’ailleurs les premiers rapports sexuels sont très protégés, mais souvent plus par crainte d’une grossesse non désirée que par peur de la transmission d’une maladie comme le sida. Pour un malade du sida qui suit bien son traitement (lourd et à vie tout de même), on estime aujourd’hui que la durée de vie n’est pas modifiée… En matière de prévention, on peut plus avancer avec cette image de peur et de mort liée au sida dans les années 90. Mais sur le plan vécu social, en revanche, toutes les enquêtes montrent que le sida est toujours une maladie pas comme les autres, liée au secret, honteuse… 46% des dépistés le sont à un stade avancé de la séropositivité, voire quand la maladie est déjà déclarée… Pour être efficace, rappelons que le dépistage doit être fait six semaines après la prise de risque. Anne Augié – Ouest-France – 29, 30 novembre 2008 Question 5: Pourquoi d’après vous, tant de personnes ignorent leur séropositivité et pourquoi le sida reste-il une maladie honteuse ? |