ES Paris & Ile de France 2003

Annales ES : Paris et Ile-de-France 2003

Epreuve écrite d’admissibilité

Manuel BOUCHER*

*Chercheur en Sciences sociales,

Institut du Développement Social (Rouen)

” Après Durban, quel antiracisme ? ”

De retour de la Conférence contre le racisme (Durban, du 31 août au 08 septembre 2001), en tant que membre de la délégation de l’Association internationale des écoles du travail social, l’auteur s’appuie sur son expérience vécue pour proposer quelques axes de réflexion sur le racisme et sortir d’une vision caricaturale de l’histoire et des rapports sociaux.

La conférence de Durban qui a rassemblé 12 000 délégués venus de 194 pays, 35 chefs d’état, 700 journalistes et plus de 2000 membres du personnel des Nations Unies et de l’Afrique du Sud, est une étape historique pour les gouvernements qui cherchent à promouvoir une image de tolérance et de diversité à l’aube d’un nouveau siècle. En s’appuyant sur la Déclaration universelle des Droits de l’Homme (1948), les Etats et les institutions politiques mondiales incarnées par les Nations Unies (1945) se posent des questions sur les pratiques d’exclusion, de stigmatisation, de racisme, de xénophobie, de sexisme, d’homophobie qui persistent dans le monde et engendrent des conflits, des souffrances physiques et psychiques.

Dans la pratique, la mise en œuvre « des normes internationales pertinentes » sur l’élimination de toues les formes de racisme par la rédaction d’une déclaration et d’un programme d’action des pays membres des Nations Unies se révèle très difficile car elle concentre de nombreuses oppositions, des intérêts divergents, et de multiples interprétations sur la signification effective du racisme et du combat contre celui-ci.

A Durban, les contributions d’experts, de gouvernements, d’organisations intergouvernementales (Union européenne, organisations africaines…) d’ONG, et de divers agences spécialisées des Nations Unies montrent que la lutte théorique contre le racisme est loin de neutraliser les antagonismes politiques, géographiques, historiques, culturels, identitaires, sociaux et économiques des nations, des régions, des organisations- politiques, religieuses, ethniques- et des mouvements culturels.

Le combat mondial contre le racisme représente un enjeu politique, économique et identitaire et dissimule souvent des intérêts stratégiques plutôt qu’un véritable combat contre des processus complexes impliquant l’ensemble de l’humanité. D’une certaine manière, Durban ressemble à un grand marché où l’on troque et négocie des silences faces aux atteintes effectives aux Droits de l’homme en échange de grandes déclarations de principe.

LE « RETOUR DU PENDULE »

La traite négrière transatlantique, l’apartheid aux Etats Unis et en Afrique du Sud, les discriminations dans les pays occidentaux, le colonialisme et le néo-colonialisme sont à l’origine de souffrances qui aujourd’hui encore génèrent mal-être, de la rancœur et même un désir de revanche chez une minorité de « victimes » désireuses de résister et au-delà d’être offensives pour reconstruire une identité.

C’est pourtant sur ces bases mortifères que, depuis très longtemps, se constitue une « identité noire » englobant une diversité d’acteurs se reconnaissant comme étant les membres d’une « grande communauté » opprimée.

En effet, aussi bien en Afrique qu’en Occident, la population Noire a été et est encore l’objet de violences racistes et de discriminations. Il paraît donc logique que des Noirs se soient mobilisés pour combattre ces injustices.

Depuis les premières révoltes et mutineries des esclaves en passant par la structuration de mouvements politiques et culturels de valorisation de l’identité Noire comme les Black panthers – aujourd’hui encore pour-suivis en la personne d’Abu Djamaal- , par l’émergence de courants littéraires et philosophiques avec la naissance du concept de «négritude» (Marcus Garvey, Aimé Césaire…), par l’organisation de grands mouvements civiques jusqu’à la genèse d’une culture de résistance à l’oppressionpar l’intermédiaire d’expressions culturelles et artistiques multiples influençant largement la « culture mondiale », les Noirs se sont toujours battus pour la réappropriation de soi. D’ailleurs, grâce à l’ensemble de ces mobilisations et à la construction de figures héroïques brisant leurs chaînes (les nègres marron par exemple) un grand nombre de personnes n’associent pas la couleur noire à la soumission mais à la lutte contre toutes les injustices. Cependant, dans une perspectives antiraciste, cette identification phénotypique, étape nécessaire pour sortir de « la mémoire des vaincus », contient ses propres limites qui se révèlent par l’échec répété des « panafricanistes » à réaliser une « alliance sacrée ».

Cette identification restrictive est en proie à toutes les manipulations. Le processus d’essentialisationopéré par les racistes à l’égard des Noirs est paradoxalement utilisé par des Noirs eux-mêmes considérant tous les Blancs comme les représentants de l’Occident et tous les Noirs comme des « frères » ou des « sœurs » unis contre « Babylone » symbolisant l’oppression. Or, malgré les apparences liées à une combinaison de facteurs, le racisme existe depuis l’Antiquité, mais prend son plein essor avec la modernité en Occident et a généré tant d’atrocité, ne se définit –il pas par une couleur de peau mais représente un processus protéiforme. Les individus Noirs ne vivent pas la même réalité. Dans le passé, plusieurs millions de personnes ont été victimes de l’esclavage mais d’autres, surtout les élites, ont été les complices des Etats esclavagistes. Depuis la fin de l’esclavage puis de l’Apartheid aux Etats- Unis, une majorité d’afro-américains subissent encore le racisme, vivent les « inner-cities » et les ghettos pendant que d’autres s’enrichissent et participent au pouvoir sans se soucier des rapports sociaux et ethniques inégalitaires.

En Afrique, même s’il est irréfutable que les ex-puissances coloniales continuent à influencer, voire à orienter la politique de nombreux pays, des dirigeants africains n’hésitent pas à piller leur pays, à nier les libertés, à maintenir un système politique et économique inégalitaire et à attiser les haines ethniques, même si dans de nombreux cas, celles-ci ont été construites par les colonisateurs.

Il paraît donc important de sortir de l’technicisation du débat antiraciste et d’affirmer une réflexion théorique associée à une action politique. Attention au « retour du pendule» dirait Albert Memmi.

Autrement dit, après que le dominant ait affirmé ses différences contre le dominé, le dominé revendiquerait ses différences contre le dominant construisant ainsi le cercle vicieux du racisme «comme l’utilisation de la différence contre quelqu’un en sa propre faveur».

On proclame aujourd’hui Black is beautiful, comme on se glorifie d’être une femme, juif ou breton.

L’arabo-musulman est proposé comme un parangon de la civilisation. Cette fierté paraît aussi discutable que l’auto-déva-luation d’antan.

« Personne ne doit avoir honte de son passé et des siens ; s’accepter, c’est accepter aussi son histoire, personnelle et collective. Mais faut-il passer du refus de soi à la surenchère ? Se valoriser à l’excès parce qu’on a été dévalorisé à l’excès ? Ne risque-t-on pas de commettre les mêmes erreurs que les partisans racistes de la différence ? Ne risque-t-on pas de s’affirmer bientôt contre les autres ? »

L’oppression n’a pas de couleurs, d’ailleurs, contrairement à ce qui est quelquefois véhiculé sur l’Occident dans une perspective dichotomique, cette entité plurielle n’est pas et n’a jamais été un tout homogène.

Durant l’ère industrielle, les pays occidentaux se définiront par une historicité et des rapports sociaux conflictuels et quelquefois violents entre la classe dirigeante et une classe exploitée. Si les pays occidentaux apparaissent aujourd’hui contrôler la planète, c’est que parallèlement à l’esclavage et à la colonisation, les classes possédantes ont exploité et manipulé la classe ouvrière. Or, à l’instar des Noirs opprimés, ce rapport inégalitaire a généré des résistances et surtout des projets politiques alternatifs dessinant une société plus humaine qui malheureusement ont été le plus souvent réprimés dans le sang (la Commune de Paris, la guerre d’Espagne …).

Il n’est pas question ici pour autant de comparer l’expérience d’exploitation et –d’aliénation de la classe ouvrière occidentale avec le crime contre l’humanité que représente l’esclavage même s’il est toujours difficile de hiérarchiser les représentations de la souffrance. Quoi qu’il en soit, il paraît dangereux de céder aux instrumentalisations idéologiques comme le nationalisme, l’éthnicisme, le radicalisme religieux, le culturalisme et le racisme qui opposent les peuples, les personnes et les groupes au profit de quelques exploiteurs, idéologues, et « théologues ». Dans un espace globalisé, les nantis, les assoiffés de pouvoir et les profiteurs de la force de travail n’ont pas une couleur de peau spécifique ni une culture « supérieure » ou en danger mais pourtant, ils réussissent à diviser les gens du peuple en les opposant à partir de mythes ou d’idéologies prêchant la haine ou la peur de « l’Autre ». Heureusement, cette vision étriquée n’est partagée que par une minorité et il existe partout des personnes, des groupes qui ont une vision internationale, pluricivilisationelle et multicolore de la lutte contre les phénomènes de racisme et de domination. Il ne s’agit pas pour autant de faire oublier les responsabilités particulières.

UNE CONDAMNATION NECESSAIRE

De la même manière que les Nations unies ont reconnu le génocide des juifs opéré par les nazis et leurs alliés, l’esclavage construit de manière systématique, rationalisé et idéologisé (construction du racialisme puis du racisme) durant plusieurs siècles par les gouvernements des pays occidentaux et des entrepreneurs capitalistes en s’appuyant sur des croyances déshumanisant leurs victimes, il est impératif que tous les pays des Nations Unies reconnaissent, à l’instar de la France qui a tardé à voté une loi (loi du 21 Mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité), que l’esclavage est un crime contre l’humanité et qu’il doit donner lieu à des dédommagements et à des réparations pénalisant ceux qui ont profité de ce commerce inhumain (grandes entreprises, Etats).

Concrètement, cette réparation pourrait se traduire par l’annulation de certaines dettes financières contractéespar des pays ayant subi la traite négrière auprès de pays s’étant enrichi de cette activité, par l’aide au développement mais aussi par la mise en place des dispositions spécifiques à l’égard des descendants d’esclaves. Par ailleurs, le colonialisme doit lui aussi être condamné et pourquoi pas donner lieu aussi à des réparations pour permettre aux pays pillés d’accéder à un réel développement. Il est intolérable que des Etats, tout en donnant des leçons de démocratie, refusent de reconnaître la responsabilité de leur pays et continuent d’opérer une forme de néo-colonialisme en vendant des armes aux pays les plus pauvres qu’ils savent gouvernés par des tyrans.

Ce combat concerne tous ceux qui militent sur la planète pour plus de justice. Le monde contemporain est en proie aux effets négatifs du libéralisme et de nombreux pays sont encore gouvernés par des Etats totalitaires. Dans toutes les nations, des atteintes graves aux Droits de l’homme persistent : en Occident, des législations sécuritaires limitent le droit des étrangers et des réfugiés, les conditions de vie dans les prisons demeurent épouvantables, les discriminations ethniques, de genre et de sexe pourrissent la vie de nombreuses personnes et le système libéral continue de maintenir une part non négligeable de «surnuméraires», de «valides invalidés» dans la pauvreté et l’humiliation dirait Robert Castel.

Tout cela favorise des comportements pusillanimes et réactifs de la part d’occidentaux qui accusent les «étrangers» d’être responsables de leur insécurité et favorisent le développement de discours, d’attitudes racistes de la part de « petits blancs » et plus largement d’une grande partie de la population. De plus, des minorités culturelles et religieuses, des populations indigènes sont niées dans leurs droits politiques, culturels, sociaux et territoriaux. Sur les continents africain, américain et asiatique, des pratiques similaires existent mais sont souvent complétées par une défaillance, une désorganisation ou un contrôle complet des institutions démocratiques associées à des violences meurtrières de certaines populations cibles.

QUELLE UNITE ?

Le racisme, la xénophobie, les discriminations et l’intolérance sont des processus qui mettent en évidence une organisation planétaire erratique, profondément inégalitaire, violente et rejetante envers une partie de ses habitants plongés dans une pauvreté extrême. Transformer cette situation catastrophique pour l’avenir de l’humanité nécessite une mobilisation internationale de la « société civile » et des acteurs politiques à tous les niveaux. Il ne sert à rien d’être pessimistes puisque depuis la création des Nations Unies de nombreux progrès ont été accomplis dans le domaine des Droits de l’homme et de la lutte contre le racisme, cependant, la conférence de Durban présentée comme « le défi du nouveau millénaire » a montré des limites.

Du coté des ONG, celles-ci ont eu beaucoup de difficultés à sortir de leurs intérêts particuliers et nombre d’entre elles, se sont largement ignorées ou déchirées en s’opposant de manière quelquefois très violente à propos d’enjeux politiques et identitaires. Certaines n’ont pas su ou pas voulu prendre la hauteur face au problème que représente la racisme. Quelques unes pensant être dans leur bon droit en représentant des personnes vivant effectivement des situations intolérables ont même défendu des positions radicales quelquefois fortement éloignées de la lutte internationale contre la racisme et la xénophobie. Or, l’un des résultats de cette désunion apparente est le manque de crédibilité et d’efficacité des ONG dans le travail de pression qu’elles devraient normalement exercer auprès des gouvernants. Par conséquent, en tant que représentant du forum des ONG, j’ai eu à certains moments le sentiment désagréable d’être un « faire-valoir » ou de faire partie d’une identité collective molle, instrumentalisée.

Du coté des gouvernements, il est extrêmement regrettable qu’une fracture déjà constituée depuis plusieurs siècles entre les pays occidentaux et les pays dits du « Sud » se soit renforcée. Plutôt qu’à une coopération réelle de l’ensemble des pays du globe, à l’émergence de compromis salutaires pour lutter contre le racisme, nous avons assisté à une radicalisation des positions de chacun : des pays gouvernés par des régimes totalitaires et accusés de pratiquer des discriminations et des violences n’ont fait que se défendre ou accuser leurs voisins ; des Etats occidentaux ont minimisé leur responsabilité quant à la pratique de l’esclavage et du colonialisme refusant d’admettre l’idée de devoir opérer des réparations ; des pays comme les Etats- Unis ou Israël ont même préféré se retirer plutôt que de discuter une position indéfendable aux yeux de la majeure partie du monde, augmentant ainsi le sentiment de frustration, voire de haine à leur égard déclenchant la violence terroriste des plus énervés ; enfin, d’autres pays ont choisi l’invective tiers-mondiste et victimologie transformant la conférence de Durban en un combat des pays pauvres contre les pays riches enjoints de payer leurs fautes résultant de leur penchant impérialiste.

ANCIENS ACCUSATEURS SUR LE BANC DES ACCUSES

Au-delà des discours « politiquement corrects », de l’inflation des textes sur « l’unité du combat contre le racisme », la conférence de Durban a été le révélateur de malaises profonds difficilement dépas-sés tant ils reflètent d’importants antago-nismes entre les Etats, la société civile, les représentants des Nations Unies et les médias. Même si avec Annette Wieviorka nous regrettons qu’une certaine « défaite de l’intelligence » se soit opérée, nous ne pouvons envisager «le passé (et le présent) dans une grille confortable du blanc et du noir, de la victime et du bourreau». Nous pensons que Durban n’est pas un échec car cette conférence a eu le mérite de montrer que de « nouveaux » actes s’affirment sur la scène mondiale : les pays les plus « pauvres » ont clairement exprimé qu’ils n’acceptent plus de faire allégeance au cercle restreint des pays économiquement les plus avancés. Ces pays ne supportent plus d’être les boucs-émissaires d’«Occident» érigé en « croisé de la morale » alors que ce sont les pays se réclamant cette identité qui dans le passé ont été les premiers acteurs contre l’humanité. On assiste à une «solidarité d’opposition» entre une multiplicité de pays, d’organisations, de mouvements pour la reconquête de la dignité. Aujourd’hui, tous demandent légitimement une réparation pour les dommages subis et qui continuent à peser sur eux. Ironie de l’histoire, c’est en s’appuyant sur la morale « onusienne » considérée trop longtemps comme dictée par les américains que les représentants du peuple et des personnes exclus de la croissance demandent des réparations. A Durban, les anciens colonisateurs et accusateurs sont devenus les principaux accusés.

Les anciennes puissances coloniales et esclavagistes ainsi que les pays économiquement prospères ont une responsabilité supplémentaire pour préserver la démocratie et la défense des Droits de l’homme : lorsqu’ils ne reconnaissent pas leur rôle dans la construction du racisme, qu’ils contribuent à cantonner dans la misère des millions de personnes, ils sont les producteurs directs d’humiliations, de sentiments de colère qui quelquefois engendre une violence aveugle ou des réactions « tripales ».

Il ne peut y avoir de paix sans réparations. Même s’il est plus facile de l’écrire que de le réaliser, il est urgent de sortir d’une représentation caricaturale du monde chère au Western. La planète n’est pas constituée par d’un coté des « bons », de l’autre, « des brutes et des truands ».Or, pour le moment, c’est cette image réductrice du monde qui malheureusement semble triompher, surtout lorsque des évènements tragiques comme des actes terroristes spectaculaires viennent radicaliser les positionnements de chacun : une grande partie des occidentaux considèrent les autres civilisations comme « barbares » ou dangereuses pour la démocratie et des habitants de pays ayantune autre tradition civilisationelle, notamment islamique, associent l’Occident et ses habitants à une forme d’hégémonie décadente.

Lorsque l’on parle du combat antiraciste, il s’agit d’éradiquer cette façon de voir dangereuse pour la pluralité car ceux qui ont intérêt à brouiller les cartes pour maintenir leurs privilèges tirent un avantage certain des oppositions stériles qui persistent. Ce sont toujours les plus humbles qui subissent finalement la foudre des intégristes et des fanatiques. Ce sont donc bien aux processus racistes, aux croyances obscurantistes, aux systèmes générateurs d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion qu’il s’agit de s’attaquer et non pas à des personnes, des civilisations et des cultures essentialisées. Le racisme a plusieurs visages en transformation constante qu’il est difficile de combattre sans une mobilisation quotidienne de tous ceux qui veulent l’éradiquer en associant leurs actions collectives (éducation, prévention, législation …) locales et internationales à une vigilance intellectuellepermettant la décentration et la lutte contre l’ethnocentrisme réducteur. Grâce à la mobilisation de tous et au travail pugnace du Haut Commissariat aux Droits de l’homme au sein des Nations Unies, nous espérons que Durban, malgré les apparences, n’est pas un cul de sac mais bien le commencement d’une lutte effective mondiale face aux actes et processus racistes. »

Cultures en mouvement- Déc-Janv 2002- N°43

1.En une dizaine de lignes, vous reformulerez les principales idées de ce texte. (8 points)

2.Quelles réflexions vous inspire ce texte ? Vous développerez vos idées sous la forme d’un essai structuré de 2 à 3 pages. Il ne s’agit pas de paraphraser le texte mais de donner votre point de vue. (12 points)

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