PACA 2010

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Concours Aide Soignant
PACA – Septembre 2010

Culture générale
12 points

500 plaintes pour maltraitance ordinaire à l’hôpital en 2009

Le médiateur de la République, Jean-Paul Delevoyel s’inquiète du nombre de réclamations révélant la banalisation de la violence en milieu hospitalier, près de 500 en 2009.

Un an après l’ouverture d’une Ugne téléphonique dédiée aux questions de santé, le médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, constate que les Français sont nombreux à dénoncer des situations de maltraitance ordinaire dans les établissements de santé. L’instance jouant les intermédiaires entre les citoyens et les services publics comptabilise, dans son bilan 2009, près de 500 requêtes portant spécifiquement sur la violence à l’hôlpital. Et ce grief est aussi présent, de façon secondaire, dans près de 2 000 autres doléances.

Les situations varient du reproche adressé à la mère d’un jeune homme handicapé – “votre fils coûte déjà bien assez cher à la Sécurité sociale. et ceci depuis sa naissance” – aux brimades infligées à un adolescent atteint de violentes diarrhées – “nous ne sommes pas là pour ramasser ta m…” – Le médiateur recense à la fois des attentes interminables pour les families demandant à accéder à leurs proches, des douleurs non soulagées, des toilettes imposées, des gifles, du matériel inadapté, l’absence de consentement du patient.

Une violence insidieuse et difficile à dénoncer

Cette violence banale, quotidienne, est beaucoup moins visible que des actes délictuels passibles du tribunal. Du coup, elle se montre insidieuse et souvent difficile à dénoncer. Pourtant, ses ressorts sont bien identifiés. Le personnel invoque souvent la fatigue, la multiplication des contraintes, l’organisation trop rigide. Mais il y a plus grave. ” La violence nait d’un manque de respect réciproque entre patients et soignants, estime Jean-Paul Delevoye. Un climat de soupçon s’est installé dans la société en général et à l’hôpital en particulier. Cette méfiance constitue une source de conflit qui induit des comportements agressifs des usagers et des comportements défensifs chez les professionnels.” Parmi les réclamations reçues par le médiateur, d’ailleurs, près de 60 émanent d’infirmières ou d’autres membres du personnel menacés ou insultes, notamment dans les services d’urgences.

Le concept de “bientraitance”, pourtant, commence à s’imposer dans les hôpitaux. La Fédération hospitalière de France, fer de lance du secteur public, a édité en 2007 un guide opérationnel sur ce thème, destiné à ses adhérents. La Haute Autorité de santé [HAS] propose, dans son manuel 2010 de certification des établissements de soins, “une mobilisation de l’encadrement […] autour dela notion de bìentraìtance.” S’agissant de personnes aussi vulnérables que des patients, la vigilance s’ímpose.

Monsieur B., victime de brimades

L’épouse de Monsieur B., 70 ans, a contacté le médiateur de la République, l’an dernier. Elle déplorait la maltraitance dont son mari était victime dans la maison de retraite où il séjournait après un accident vasculaire cérébral [AVC]. Aucun centre de rééducation spécialisé ne pouvait en effet le prendre en charge dans sa région.

Au téléphone, Madame B. a cité quelques exemples de brimades constatées au cours de la semaine passée. Lors d’un transfert de son lit vers le fauteuil, son mari avait eu la jambe coincée dans la barrìère du lit. L’aide-soignant était resté sourd à sa souffrance et l’avait même réprimandé. Dans les jours qui ont suivi, Monsieur B. a présenté un gros hématome nécessitant des injections d’anti-coagulants ainsi qu’une ponction. Une autre fois, lors d’une visite de nuit, l’infirmier avait réveillé Monsieur B. afin de lui donner son traitement.

Ce dernier encore ensommeiilé, n’avait pas manifesté assez d’empressement à prendre le cachet. L’infirmier, irrité, l’avait frappé à deux reprises a l’épaule, avant de lui intimer: “Avale ça, sinon je te casse la gueule.” L’intervention du médiateur a permis d’organiser le retour à domicile de Monsieur B., avec une prise en charge médicale adaptée.

Estelle Saget, L’Express, 12 janvier 2010

Questions:

1. Dégagez les idées essentielles de cet article.
2. Selon vous, que signifie la notion de respect vis-à-vis du patient?

Biologie Humaine
4 points

1. Citez les 5 sens.
2. Quelles sont les deux fonctions de l’oreille?
3. Qu’est ce qu’un neurone?
4. Où se situe la moelle épinière?
5. Quel est le rôle fondamental des plaquettes?

Opérations numériques
2 points

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1. Une aide-soignante gagne 1 152 € par mois. Elle dépense: 1/3 de son salaire pour sa nourriture, 3/10 pour son loyer et 1/5 pour sa voiture. Calculer la sommen qu’il lui reste.
2. Sonia et Christophe emmènent leurs trois enfants au zoo. Le prix du billet d’entrée est de 9,50 € pour les adultes, et demi-tarif pour les enfants. Quel est le prix total de la visite?
3. La Securité sociale rembourse 65 % des frais médicaux et la mutuelle rembourse le reste des frais. Quelles sont les sommes remboursées par la Sécurité sociale et mutuelle pour une dépense de 75 80 € ?

Conversions
2 points

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1. Vous préparez un cocktail de jus de fruits comprenant:
– A,5 L de jus d’orange
– 200 mL de jus de goyave
– 15 cL dejus de mangue
– 1 dL de jus de carotte
Calculez en litres la quantité totale obtenue.

2. Le temps de sommeil d’un bébé est important. À 6 mois et demi, il se réveille le matin à 6 h 50. Il dort ensuite après le repas et le bain de 9h20 à 11h10. L’après-midi, il fait une sieste de 13h15 à 15h55. Le soir, sa mère le couche à 20h.
Calculez le temps de sommeil de ce bébé en minutes.

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