Annales concours Infirmier 2014. IFSI Auvergne sujet 2. Proposition de corrigé.



Annales concours Infirmier – Ifsi Auvergne 2014. Sujet 2


Proposition de corrigé de l’épreuve de culture Générale

La lecture réinventée

Question1 :

Dans cet article du Monde, daté du 10 décembre 2011, l’auteur nous parle d’une cliente type nouvelle adepte des liseuses électroniques. Sylvie Sagnes est une grande lectrice tenant un blog littéraire. Pour Noël, elle vient de céder et d’acheter le nouvel objet électronique en vogue. Cet achat représentait 30000 acheteurs en 2010 ; le chiffre estimé aujourd’hui est de 100000.

Sylvie Sagnes évoque les capacités étonnantes de cet outil et l’économie par rapport à l’achat de livres traditionnels.

De plus, l’innovation technologique va jusqu’à reproduire les gestes du livre papier mais permet aussi un accès immédiat à des sources externes comme le dictionnaire par exemple. Deux conceptions de la lecture s’opposent donc dans ce texte correspondant à l’évolution du numérique dans notre société.

Y a-t-il plus à perdre ou à gagner à céder aux tentations du tout numérique ?

Question 2 :

Les différentes marques font de la liseuses le cadeau de Noël tendance cette année. Les capacités de chargement font que l’on peut partir en voyage par exemple, avec un moindre encombrement. Les appareils sont conçus pour avoir une autonomie de batterie impressionnante permettant d’avoir accès à ses fichiers sur du long terme. Enfin, le coût moindre et la variété de la bibliothèque virtuelle proposée finit de convaincre les plus réticents.

Bien sûr, les œuvres tombées dans le domaine public dont les droits d’auteur n’existent plus, sont proposées en téléchargement gratuit élargissant le panel proposé, des œuvres classiques aux plus récentes.

Finalement, l’atout principal de la liseuses est de permettre un accès à la littérature pour tous partout.

Question 3 :

La mondialisation touche tous les domaines, la littérature comprise. L’industrie du papier est touchée de plein fouet par l’apparition de l’ « e-book » déjà nommée « tree-book » aux États-Unis. Deux mondes s’opposent alors définitivement ? Sont-ils incompatibles ? L’un ne peut-il pas appeler l’autre ?

Le livre numérique reste encore confidentiel malgré un décollement des ventes ces derniers temps. Il gagne en effet des parts de marché pour plusieurs raison. L’argument premier est écologique : le papier est issu du bois et contribue à la déforestation. Les liseuses limitent cet effet en permettant un téléchargement numérique immédiat à la mémoire illimitée. De plus, l’instantanéité et l’aspect ludique de ce support est séduisant.

Cependant, le rapport au livre papier reste pour ses défenseurs, incomparable. Un livre se sent, se touche, se corne, se prête et s’annote. Il n’y a pas ce rapport impersonnel entretenu par la liseuses. Entrer dans une librairie ou télécharger sur Amazone par exemple un livre n’a aucun caractère commun. Il s’agit donc de deux expériences différentes correspondant à deux attitudes au monde.

Et pourtant, nous notons que certains lecteurs utilisent les deux supports. Nous continuons à étudier sur des livres papier tout en apprenant à manier l’outil informatique. Nous acceptons de nous délester de nos « gros bouquins » au profit d’un écran lors de nos transports ou de nos villégiatures. Finalement, peut-on aujourd’hui s’extraire de l’avancée technologique et refuser les avantages du progrès ? Sans céder aux sirènes du tout numérique, il nous semble possible de concilier littérature et modernité.

Le livre reste bien sûr un objet sollicitant le toucher et l’odorat là où la liseuse stimule la vue et l’ouïe avec des illustrations sonores possibles. Mais, le point de rencontre de ces deux supports, n’est-il pas le plaisir de lire et la passion des mots et de la littérature ? Le progrès numérique n’est donc pas forcément la mise en péril de la lecture papier et ne signe donc pas un arrêt de mort d’une littérature qui n’admet qu’une règle : lire et faire lire pour faire vivre une culture multiple.