Concours d’entrée concours EJE région Bretagne épreuve de français (discussion) session 2008

Annales EJE : Bretagne 2008

DOCUMENT 1 : LA FAMILLE : ÉVOLUTIONS ET CONTINUITÉS

La famille est une réalité complexe et qui fait souvent l’objet de projections ou de prises de position passionnées et peu réalistes… Qu’en est-il aujourd’hui ?

Le mythe de « la » famille

Agnès Pitroul a analysé le mythe de « la » famille, récurrent et flou dans les discours politiques ou médiatiques qui nous inondent. La famille renvoie, dans cet imaginaire, à un certain ordre qui suivrait une loi issue de la nature, à la chaleur, à l’ambiance, au spontané et au gratuit. Elle se comprend en référence à l’image d’Épinal d’une famille rurale ancienne où les aspects gênants pour nos contemporains sont gommés (la mortalité infantile, la dureté des conditions de vie, la soumission de tous et des femmes en parti­culier à l’autorité du chef de famille). Ce mythe permettrait de rassembler autour d’un « bon objet » et, surtout, de renvoyer les familles actuelles à leurs lacunes, puisqu’elles ne font pas aussi bien que le mythe, et de les culpabiliser pour ces écarts.

« Les » familles d’aujourd’hui

La forme dite traditionnelle de la famille (un couple marié et ses propres enfants, légitimes par définition) n’est plus la référence unique ; les familles monoparen­tales ou recomposées ont progressé ces vingt dernières années. Cependant, la majorité écrasante des enfants naissent (92 %) et sont élevés (82 % des 15-17 ans) dans une famille à deux parents. Si les naissances « illégitimes », c’est-à-dire hors mariage, n’ont cessé d’augmenter de façon constante et linéaire, les enfants « illégitimes » sont de plus en plus souvent reconnus par leur père2 3.Les nouvelles formes de famille sont souvent brandies dans les débats comme des supports de valeurs opposées, symboles de la crise de la famille ou au contraire de la liberté affirmée. Mais on peine toujours à les définir4. Et ce sont les mêmes individus que l’on peul retrouver successivement dans une famille conjugale, dans une famille monoparentale et dans une famille recomposée. La perspective temporelle devient donc capitale.La biographie « type » des enfants de famille recomposée est la suivante : d’abord une séquence de vie commune avec leurs père et mère (un enfant sur sept n’a pas connu cette séquence). À la rupture ou au décès (le décès d’un parent touche 6 % des enfants ), les enfants restent le plus souvent avec leur mère.Le plus souvent, une période de « monoparentalité » succède à cette rupture. Dans une bonne moitié des situations, la famille monoparentale (ou le ménage monoparental) perdure. Lorqu’il y a recomposition familiale, elle est précédée en moyenne d’une séquence monoparentale de 2 à 3 ans. Si la seconde famille de l’enfant reste plus durable que la première, le risque de seconde rupture est en train de s’accroître : « Les familles recomposées, à l’égal des autres familles, se fragilisent à leur tour »1. Certains enfants connaissent donc des recompositions successives, il n’est pas facile de les dénombrer.

Des différences hommes/femmes

Ces différentes formes familiales dans lesquelles sont élevés les enfants n’impli­quent pas de la même façon les père et mère. Neuf fois sur dix, une famille monoparentale est constituée d’une mère et de ses enfants. Claude Martin précise : « Les femmes, presque toujours mères gardiennes, demeurent plus fréquemment en situation monoparentale, par choix, par crainte des implica­tions d’une nouvelle union, ou par contrainte. Elles sont aussi plus nombreuses à vivre des situations conjugales sans cohabitation… »3 Les hommes de leur côté se remettent plus rapidement en ménage. Le même enfant pourrait donc passer la semaine dans une famille monoparentale et des week-ends dans la famille recomposée où vit son père. Il expérimente les deux formes familiales à travers ses deux parents, et ce que l’on nomme la « pluriparentalité » : les fonctions parentales ne sont plus remplies par un couple unique et durable, mais par une pluralité de personnes aux fonctions séparées ou successives2. Dans un nombre marginal de cas, il vivra avec deux femmes, dans une famille « homoparentale » où « les belles-mères prennent progressive­ment place au sein de la nouvelle donne familiale en incarnant un rôle inédit qui ne se « substitue » aucunement à celui que tenait le père et que, de fait, il tient encore même si la séparation l’a réaménagé »2.

Parents et enfants

L’augmentation du nombre de désunions, de recompositions familiales, de familles monoparentales constitue-t-elle un danger pour l’enfant ? On l’a long­temps affirmé, en référence aux manuels de psychologie ou de psychiatrie de l’enfant qui ont diffusé dans les années 1950 et 1960 des stéréotypes psycholo­giques dont la base scientifique est quasiment nulle2 3. Au total, l’idée générale d’une influence néfaste des changements familiaux sur le bien-être des enfants doit être prise avec de très fortes réserves. Les enquêtes montrent des différences considérables entre garçons et filles, entre noirs et blancs, qui laissent présager que les conséquences pourraient être dues à d’autres facteurs que la rupture familiale. Le contexte de la rupture et les conditions de vie des périodes ultérieures doivent être pris en compte. Dans sa récente revue de la littérature sur les relations entre « familles et délinquances », Mucchielli insiste sur cette absence d’effet direct massif : « Le divorce n’a pas d’effet direct et univoque sur le psychisme et les affects des individus ».

moduler ces effets : le conflit entre les parents, l’insertion dans un réseau plus large, le niveau de vie de chacun… Ce n’est pas la séparation en elle-même qui a des effets mais le fait qu’elle s’accom­pagne d’un conflit entre les parents et/ou qu’elle dégrade les relations que l’enfant entretientl. Quand les conditions sont difficiles (précarité, grand nombre d’enfants, ressources sociales et financières limitées), le travail parental est plus difficile. Cela nous invite à nous poser collectivement les questions de l’accueil que nous réservons aux personnes et familles qui vivent dans ces conditions, ou de la facilité avec laquelle nous acceptons ou reproduisons collectivement leurs mauvaises conditions de vie (quartiers, logements, conditions de travail, chômage) quitte ensuite à les stigmatiser pour leurs réponses lacunaires à ces exigences augmentées.

 
 

 
 

Les activités professionnelles et parentales des femmes

Les formes de famille évoluent davantage et plus vite que les relations au sein ducouple, ou que la priseen charge différentielle des enfants par les hommes et les femmes.

Les mères sont massivement actives professionnellement même avec des enfants très jeunes. Les enquêtes emploi du temps montrent bien que l’évolution des pratiques quotidiennes n’est pas à la mesure des changements dans les discours. Les femmes continuent à réaliser 80 % des soins, de l’éducation ou du travail domestique associés à la présence d’un enfant. Au moment où les discours sur la parentalité, l’égalité et les « nouveaux pères » recommencent à fleurir, on constate que ces quinze dernières années, la participation des hommes au travail domestique a augmenté de… six minutes par jour. L’activité professionnelle de la femme ne s’accompagne pas d’une décharge de la mère, mais plutôt de sa surcharge.

Des familles ouvertes sur l’extérieur

L’enfant vit dans un milieu qui ne se réduit pas à la famille ouau ménage ; le réseau familial, le réseau institutionnel ou les prises en charge collectives, sont des éléments importants du milieu de vie des enfants. Trop souvent, le discours sur « la » famille, au singulier, oblitère l’existence de conceptions de la famille, de valeurs éducatives, de modes de garde ou d’organisation et d’expression qui diffè­rent selon les milieux sociaux. Tout commediffèrent l’organisation spatiale, les ressources économiques ou culturelles, les rapports au temps ou au corps, etc.

Kellerhals et Montandon montrent, de plus, que deux dimensions de l’organisa­tion de la vie familiale ont un poids important, la plus oumoins grande ouver­ture du groupe sur l’extérieur et la plus ou moins grande autonomie accordée aux personnes. Les familles ouvertes sur l’extérieur et accordant une forte auto­nomie en leur sein privilégient un mode de socialisation particulièrement valo­risé, parce qu’il favorise l’estime de soi des enfants et adolescents, qualités prisées dans les classes moyennes et supérieures2.

L ‘éducation « sexuée » des enfants

L’imagedu bon enfant est-elle moins liée au sexe qu’elle ne l’a été dans le passé ? Si les tactiques intentionnelles et les discours des parents à leur propos, ne sont pas marqués par de fortes différences entre les sexes1, des différences vont réapparaître dans la pratique, les conduites. Par exemple, on choisit de préférence des jouets sexués pour les enfants. Or « les jouets mascu­lins induisent plus de manipulations et de créativité alors que les jouets fémi­nins favorisent plutôt l’imitation et la proximité à l’adulte. De plus, on laisse davantage de liberté aux garçons pour explorer l’environnement. En fait, cette tendance semble surtout perceptible chez les pères »1. Père, mère et entourage encouragent alors chez l’enfant des dispositions différentes : davantage d’innovation et de contrôle de son environnement chez le garçon, une plus grande préoccupation pour le milieu social et les relations interpersonnelles chez la fille.

Des familles responsables

Projets parentaux et inscriptions dans la hiérarchie sociale ont ensemble des effets sur la réussite ou l’échec scolaire de l’enfant, sur son niveau de santé. Et la quasi-totalité des parents ont un très net sentiment de responsabilité vis-à-vis de leur enfant, de sa santé et de son éducation23. La famille est un groupe se reconnaissant des droits à faire valoir auprès de la collectivité, sans renoncer à sa propre responsabilité sur ses membres et leur bien-être, ni à sa liberté d’action.

L’enjeu des nouvelles politiques familiales

Ces quelques remarques rapides nous rappellent que la définition du « bon » enfant que les familles se donnent comme objectif est profondément tributaire de la position de classe et de sexe de l’enfant, comme de l’organisation familiale ou de l’origine nationale des parents. Les historiens nous ont familiarisés avec cette idée fondamentale d’une évolution du sens de l’enfant à travers les âges ; les images des « bons » parents ont, elles aussi, subi des transformations récentes importantes. On attend beaucoup actuellement des nouvelles politiques d’appui à la fonction parentale qui déclarent une volonté de rupture avec la suspicion à l’égard des parents, et d’accompagnement dans leurs apprentissages parentaux. Il est encore trop tôt pour savoir si ces annonces seront suivies d’effets, ou comment les professions médicales et sociales réussiront leur révo­lution culturelle sur ces aspects, mais l’observation de tous ces aspects est plus nécessaire que jamais.

G. CRESSON

Département de sociologie, université de Lille

Congrès national de la Société Française de Pédiatrie

DOCUMENT 2 : UNE CRÈCHE AUX HORAIRES INTELLIGENTS

À Nanterre, une crèche associative accueille les enfants de 6 heures à 22 heures, pour aider les mères qui se battent pour échapper à l’exclusion.

« Nous n’avions aucune aptitude à ouvrir une crèche, mais nous venions d’une association de chômeurs et nous nous sommes rendus compte que les personnes les plus en difficulté par rapport à la formation ou à l’emploi étaient les femmes avec des enfants en bas âge. » Monique Lechantre est présidente de l’association Collectif nanterrien enfants-parents-professionnels (CNEPP), qu’elle a créée avec quatre autres femmes bénévoles en 1997. Comme toujours dans l’économie solidaire, l’initiative est partie d’un constat de défaillance des secteurs marchands et publics. À Nanterre comme ailleurs, impossible de faire garder ses enfants en crèche avant 7 h 30 ou aprés 18 h 30. Et les nounous coûtent cher. Difficile donc, pour une femme seule, de se lancer dans une formation ou de décrocher un emploi en horaires décalés. D’où l’idée de faire de la garde d’enfants dès 6 heures et jusqu’à 22 heures, tout en proposant aux femmes qui en ont besoin un soutien en français, parce qu’une mauvaise maitrise de la langue est un autre facteur d’exclusion.

Le CNEPP a ouvert la crèche des Arlequins le 6 avril 1999. D’abord, il a fallu tâter le terrain dans le quartier, le Parc-Sud, le plus gros pourcentage de RMistes de Nanterre. Ensuite, le CNEPP a fait le tour des soutiens disponibles. « Tous les finan­ceurs habituels ont accepté », se souvient Monique, une retraitée qui se démène jusqu’à douze heures par jour pour faire vivre l’association. « La Caisse d’alloca­tions familiales et le Conseil général payent les journées de garde d’enfants à toutes les crèches. Le local, c’est un logement de 100 m2 qui a été mis à notre disposition par l’OPHLM, qui est très content de voir des associations occuper les rez-de-chaussée. Mais pour renouveler les subventions, c’est du travail. »

Enfin, il a fallu recruter une équipe qui puisse se relayer pour assurer une large amplitude horaire. Quand des diplômes n’étaient pas nécessaires, le CNEPP a choisi des femmes de Nanterre : trois animatrices en emplois jeunes et deux temps partiels. En tout, huit emplois ont été créés. Dès la première année, l’asso­ciation a reçu 105 familles mais n’a pu répondre positivement qu’à 45 d’entre elles. L’agrément de la Protection maternelle et infantile prévoit 13 places seule­ment en accueil permanent et deux en halte-garderie. « Mais de 6 heures à 22 heures, on peut avoir trois enfants sur le même poste », précise Cécile, la directrice. Par exemple, un enfant arrive à 6 heures et repart vers 14 heures, quand d’autres sont accueillis de 16 h 30 à 18 h 30.

Du temps pour l’insertion et la formation

En 2000, 35 % des parents ayant confié leur enfant aux Arlequins travaillaient en horaires décalés. Pour ce qui est de l’insertion professionnelle des parents, quatorze mères et deux pères ont suivi une formation professionnelle ou un stage de remise à niveau, neuf ont trouvé un emploi et trois ont entamé une formation longue. « Mais l’association est consciente que l’accès à l’emploi n’est pas suffisant pour la globalité de l’insertion sociale », conclut le rapport 2000 du CNEPP. « D’où l’importance de développer parallèlement l’insertion cultu­relle, l’insertion par le langage, la participation à la vie de la cité. » Une quin­zaine de bénévoles de l’association font du soutien en français pour rendre autonomes ces femmes. Le deuxième volet de cette action parentale en est encore au stade du projet. Le CNEPP veut mener des actions de convivialité impliquant les parents : braderie de vêtements, semaines à thème sur un pays etc., pour socialiser davantage les parents entre eux, au sein du quartier. Côtés salariés, que pense-t-on de cette crèche ? « Le travail est le même que dans toutes les crèches, précise Laure, la psychomotricienne. Celle-ci est différente non pas pour les salariés ou les enfants, mais pour les parents. Je trouve impres­sionnant le travail que font les bénévoles. » D’autant qu’ils aident aussi les sala­riés qui en ont besoin. « Les emplois jeunes et CES peuvent prendre quatre heures sur leur temps de travail pour une remise à niveau ou une préparation à un concours, comme le CAP à la petite enfance », affrme Cécile. Malgré son succès, la crèche ne compte pas ouvrir de nouvelles places. « Nous n’avons pas assez de forces », explique Monique. « Nous avons été précurseurs, posé les problèmes et montré que l’on pouvait le faire. Maintenant, nous le faisons savoir. » L’urgence est plutôt à la pérennisation des Arlequins car les membres de l’association sont en majorité retraités. « Il faut faire venir de nouveaux béné­voles, prévoir la relève, sans quoi l’association pourrait se professionnaliser ou être reprise par une administration. Et ils ne feraient plus ce que nous faisons. »

DANTE SANJURIO, Le Monde Initiatives, novembre 2001

DOCUMENT 3 : HALTES-GARDERIES ITINÉRANTES DANS L’YONNE

Des bébébus, soutenus notamment par le conseil général et la CAF, sillonnent le département.

Maman hyperactive de cinq petites filles, Valérie Lepever a créé en mai 2002 dans l’Yonne le Bébébus, une halte-garderie itinérante, gérée par l’association Igloo. Son objectif : proposer un service aux habitants des communes rurales et, pourquoi pas, permettre aux femmes de mener des démarches de retour à l’emploi. Entre l’envie et la réalisation, le chemin a été long.

La jeune femme a dans un premier temps adressé la plaquette d’une expérience picarde similaire à une cinquantaine de maires de l’Yonne, département où est situé le constructeur de Bébébus Cerva, qui en vend dans la Nièvre, le Var, etc. « Deux élus seulement m’ont répondu », déplore-t-elle. Le principe est simple : un véhicule équipé en nursery se positionne près d’une salle polyvalente agréée par le médecin du service de protection maternelle et infantile. Tout un matériel de halte-garderie y est installé pour les enfants de 3 mois à 6 ans, qui ne monte­ront dans le Bébébus que pour se changer et aller aux toilettes ; les plus petits y dormiront. L’idée a surpris et l’énergie déployée par la directrice d’Igloo a dérangé certains, qui lui ont suggéré qu’en tant que mère de famille elle avait « mieux à faire »… Son dossier sous le bras, elle a démarché de nombreux élus. Le déclic s’est produit lorsque Jean-Luc Prévost, maire de Merry-la-Vallée, a provoqué une réunion rassemblant assistantes maternelles, mères de famille et médecins. Le conseil général de l’Yonne, la Caisse d’allocations familiales (CAF) et des partenaires privés ont alors décidé de soutenir ce projet développé par l’association Igloo, pour un investissement total de 69 379 euros.

Après le Bébébus de l’Auxerrois, deux autres ont pris la route dans le départe­ment. Ils sont agréés pour 15 places et comptent une éducatrice de jeunes enfants, une auxiliaire de puériculture et, au besoin, une, voire deux anima­trices. La CAF participe à hauteur de 50 % du prix de passage annuel (5 629 euros pour une demi-journée) et les parents s’acquittent d’un montant basé sur leurs ressources (30 centimes à 2,30 euros l’heure).

Les mamans qui utilisent ce service mettent à profit ce temps pour effectuer des tâches ménagères, mais quelques-unes entreprennent des démarches de recherche d’emploi. Ce système permet aussi aux parents qui travaillent à domi­cile de se rendre à des rendez-vous professionnels à l’extérieur ou de s’occuper de leurs chambres d’hôtes par exemple.

Si le Bébébus de l’Auxerrois fonctionne à plein régime avec sept demi-journées et deux journées complètes par semaine, celui de la Puisaye, lancé en juin, ne parvient pas à trouver sa vitesse de croisière. Et le troisième, qui dessert l’Aval­lonnais depuis le mois de septembre, tourne presque à vide. Pour Valérie Lepever, « certains besoins peinent à émerger dans les communes les plus rurales, où beaucoup de femmes sont en congé parental ou épouses d’agriculteurs : les parents y ont pris l’habitude de s’organiser sans aide extérieure ». Elle souhaiterait que son initiative s’inscrive dans des projets de communautés de communes. Celle de Yonne Nord, autour de Pont-sur-Yonne, gère son propre Bébébus, qui « fonctionne très bien », dit-elle.Mais diverses formules sont possibles. Dans d’autres départements, des haltes-garderies itinérantes dépendent d’un conseil général, d’une communauté de communes, de la CAF ou encore d’une association.

Les Bébébus d’Igloo auront peut-être aussi un avenir comme outil d’insertion des populations en difficulté. Le plan local pour l’insertion et l’emploi (PLE) de Sens, qui mène une réflexion sur les modes de garde atypiques et les freins à la reprise d’activité, pourrait envisager son utilisation en milieu rural. « Des struc­tures du PLIE ont signalé que, parfois, des personnes en insertion profession­nelle ne venaient pas car elles devaient garder leurs enfants, ou encore qu’elles les amenaient avec eux », explique Patricia Flavien, directrice de l’association Ailes, dont dépend le PLIE. Le problème se pose également dans les cas d’horaires atypiques : « Les femmes que nous suivons se voient souvent proposer des emplois non qualifés aux horaires décalés, qui sont difficiles à gérer si elles ont des enfants. L’idée serait peut-être alors de faire appel aux services d’une personne qui viendrait à la maison jusqu’à l’heure de l’école. » En parallèle, la CAF et les crèches réfléchissent à des horaires d’ouverture plus souples pour les structures existantes.

NATHALIE HADRBOLEC, Le Monde, 14 décembre 2004

1. Discussion

Selon vous, en quoi l’évolution de la famille :

— fait-elle évoluer les dispositifs proposés pour l’accueil des jeunes enfants ?

— a-t-elle des répercussions sur le travail des professionnels de la petite enfance ?

Vous appuierez votre propos sur les textes joints et sur vos connaissances

Durée de l’épreuve : 3 heures

Prépa social – Concours Travail social – Prépa sociale – Concours Educateur spécialisé – Concours Educatrice jeunes enfants – EJE- ES- AS Paramédical – Concours Assistante sociale – Méthodologie Concours social – Sujets concours éducatrice jeunes enfants – Institut du travail social – Sujets concours assistante sociale – Annales concours social – Annales concours 2008 – Sujets concours educateur spécialisé – Concours Bretagne